Parti communiste de Grèce

Parti communiste de Grèce
(el) Κομμουνιστικό Κομμα Ελλάδας
Image illustrative de l'article Parti communiste de Grèce
Logotype officiel.
Présentation
Secrétaire général Dimítris Koutsoúmbas
Fondation
Siège 145 Leof. Irakliou, Athènes, Grèce
Journal officiel Rizospastis
Organisation étudiante Front de la lutte étudiante
Organisation de jeunesse Jeunesse communiste de Grèce
Positionnement Extrême gauche
Idéologie Communisme[1]
Marxisme-léninisme[1]
Euroscepticisme[2]
Affiliation européenne Initiative des partis communistes et ouvriers
Affiliation internationale Conférence internationale des partis communistes et ouvriers
Couleurs Rouge
Site web kke.gr
Représentation
Députés
15 / 300
Périphéries de la Grèce
42 / 725
Députés européens
2 / 21

Le Parti communiste de Grèce (en grec Κομμουνιστικό Κομμα Ελλάδας / Kommounistiko Komma Elladas, abrégé usuellement en français en KKE) est un parti politique d'extrême gauche grec fondé en 1918. Jusqu'en 1974, le Parti communiste de Grèce a été, sauf durant de courtes périodes, un parti illégal.

À partir des années 2000, il obtient entre 4,5 et 8,2 % de votes aux élections législatives grecques, lui valant entre 11 et 26 députés sur les 300 que compte le Parlement grec. Son émanation syndicale est le Front militant de tous les travailleurs (PAME).

Histoire

Les origines (1918-1924)

Le , Abraham Benaroya fonde le Parti socialiste travailliste de Grèce, le SEKE (Σοσιαλιστικό Εργατικό Κόμμα Ελλάδας). Le premier comité central est composé de N. Dimitratos, D. Ligdopoulos, M. Sideris, A. Arvanitis et S. Kokkinos.

Lors de son deuxième congrès, le 5 avril 1920, le SEKE décide de rejoindre la Troisième Internationale et devient le SEKE-K. Son nouveau comité central est composé de N. et P. Dimitratos, Y. Kordatos, G. Doumas et M. Sideris. Lors du troisième congrès extraordinaire de 1924, le SEKE-K prend le nom de KKE et adopte le marxisme-léninisme ainsi que le centralisme démocratique comme éléments fondamentaux de sa doctrine.

Les débuts (1924-1941)

La République (1924-1935)

La monarchie est abolie en 1924. les communistes votent pour l'établissement de la république, mais les partis libéraux ne parviennent pas à établir la stabilité. Le coup d'état du général Pangalos le 25 juin 1925 ouvre pour le KKE une période de clandestinité jusqu'au rétablissement de la démocratie en 1926, qui permet au KKE d'obtenir dix élus au Parlement. Jusqu'en 1935, la politique du KKE suit fidèlement les évolutions du Kominterm : "classe contre classe", front uni, front populaire antifasciste. Ce dernier se traduit par la signature d'un accord avec le Parti agraire, le Parti socialiste et le Parti ouvrier social-démocrate. .

Le retour de la monarchie et la dictature (1935-1941)

Le retour du roi n'apporte pas non plus de solution. Aux élections de janvier 1936, le Front uni emporte 15 sièges, mais en août 1936, le gouvernement est confié à Ioannis Metaxas qui instaure un régime dictatorial purement étatique, sans aucun parti, la « troisième civilisation grecque ». Tous les partis sont donc interdits, mais le KKE s'adapte à la vie clandestine malgré ses difficultés alors que les partis « bourgeois » sont totalement désorganisés. Le KKE est donc avantagé lorsque le pays est occupé en 1941.

La Seconde Guerre mondiale et ses suites (1941-1946)

Article détaillé : Résistance grecque.

La résistance : l'EAM-ELAS

Statue mémoriale EAM-ELAS à Áno Liósia.

La résistance intérieure s'organise rapidement en différents mouvements : l'EDES, l'EKKA, et surtout l'EAM (Front de libération nationale) qui est une émanation du KKE, ainsi que sa branche militaire, l'Armée populaire de libération nationale grecque (ELAS). La résistance communiste se manifeste au bout de quelques jours d'occupation d'Athènes avec l'action de Manólis Glézos et Apóstolos Sántas sur l'Acropole.

L'auto-administration des régions libérées

À partir de 1943, de très vastes régions ne sont plus réellement contrôlées par les occupants, mais directement administrées par l'EAM. Dans ces régions, malgré l'importance des communistes dans le mouvement, les conceptions socialistes ne sont pas mises en pratique : pas de réforme agraire ni d'appropriation collective des moyens de production (une même circonspection quant à la socialisation des biens se retrouvera lors de la guerre civile). Est mise en place une forme d'auto-administration qui fait partie de la tradition grecque : d'abord au niveau communal, ultérieurement au niveau des provinces puis des préfectures. Les institutions sont l'assemblée générale (hommes et femmes de plus de 17 ans), les commissions populaires, le Tribunal populaire. Cette auto-administration est tout à fait adaptée dans le cadre du conflit, puisque le pouvoir central appartient à l'occupant, mais irait à l'encontre du principe communiste de la centralisation au cas où le KKE arriverait au pouvoir après la guerre. Le parti communiste est donc dans une situation ambiguë durant cette période[3].

L'EAM dans les villes

En ce qui concerne les villes, l'EAM intervient clandestinement, mais détient une influence énorme sur leur population et est en mesure de lancer des mouvements sociaux importants (grèves) ou des actions de sabotage perturbant gravement la machine militaire allemande. L'EAM lutte aussi efficacement contre la bulgarisation dans la zone attribuée à la Bulgarie (Thrace, Thasos, Samothrace).

La montée en puissance de l'EAM dans la résistance

Les relations avec les autres mouvements de résistance sont parfois tendues, voire conflictuelles. En septembre 1943, l'Italie de Badoglio signe un armistice avec les Alliés. En Grèce, cela aboutit à la livraison de l'armement italien à l'ELAS[4], dont la prédominance est ainsi accentuée. Rapidement, l'EKKA est neutralisée et l'EDES est cantonnée en Epire.

Un épisode extérieur essentiel est la Conférence de Téhéran (novembre 1943), au cours de laquelle Churchill et Staline auraient échangé la Pologne contre la Grèce : l'une destinée à passer dans la sphère d'influence soviétique, l'autre dans la sphère britannique.

La libération : le conflit avec les Britanniques (1944-1945)

En 1944, les Britanniques et l'EAM préparent l'après-libération. En mars 1944, l'EAM crée le Comité politique de libération nationale  (PEEA), ou « gouvernement des montagnes », pour administrer les zones libérées. Celui-ci organise des élections pour un Conseil national  (Parlement). Churchill décide de s'appuyer sur la monarchie, bien qu'elle soit discréditée. L'armée grecque de l'étranger (40 000 hommes) est épurée à la suite de mutineries pro-EAM, (20 000 déportations en Afrique du Nord[5]). Des négociations ont lieu, mais l'EAM n'exploite pas sa position de force à l'intérieur, consentant des concessions considérables (conférence du Liban le 20 mai, accords de Caserte  en septembre).

La libération de la Grèce à partir de l'automne 1944 s'accompagne effectivement de l'arrivée des troupes britanniques, en particulier le détachement qui débarque à Athènes au moment du départ des Allemands le 12 octobre.

En décembre 1944, un véritable conflit oppose les Britanniques et l'EAM-ELAS pour le contrôle d'Athènes et du port du Pirée. Mais, en l'absence d'une action massive de l'ELAS hors de la zone de la capitale, les Britanniques l'emportent assez facilement.

Cet épisode se solde par l'accord de Varkiza  en février 1945, par lesquels l'ELAS est officiellement dissoute dans toute la Grèce.

La période d'après-guerre (1945-1946)

Le rétablissement du gouvernement royal, sous la forme d'un régime autoritaire protégé par les Britanniques et, de plus en plus, par les Américains, place les anciens résistants dans une situation difficile ; une répression anticommuniste frappe d'anciens résistants.

La guerre civile (1946-49) et ses suites

Article détaillé : Guerre civile grecque.

Le KKE ne peut pas accepter une telle évolution. L'intensité de l'antagonisme débouche sur la guerre civile, qui dure de 1946 à 1949.

Pendant plus de deux ans la Grèce est coupée en deux : une partie est tenue par les milices de droite et surtout par l'armée gouvernementale, l'autre par l’Armée démocratique de Grèce, officiellement fondée en décembre 1947 (par exemple, Delphes est sous le contrôle des communistes[6]). Le KKE bénéficie dans un premier temps d'une aide venant des pays communistes, notamment de la Yougoslavie. Mais cette aide disparaît du fait de la rupture entre Tito et Staline en 1948 ; du reste, Staline ne tient pas vraiment à la victoire des communistes en Grèce. Le gouvernement, dirigé à ce moment par les libéraux (Sophocle Vénizelos et Geórgios Papandréou), bénéficiant du soutien américain (doctrine Truman) l'emporte donc en 1949. Cette victoire s'accompagne de nouveau d'une intense répression contre les communistes, mais aussi contre la gauche en général.

De nombreux communistes se réfugient alors dans les « pays frères » du bloc de l'Est. Mais des milliers de ses membres et cadres, arrêtés, sont emprisonnés, déportés dans les îles (bagne de Makronissos), voire torturés ou tués, ainsi Níkos Beloyánnis, un de ses leaders arrêté et exécuté en 1952. Quelques-uns des prisonniers politiques sont relâchés au cours des années 1950 (Míkis Theodorákis), mais il y en a encore un grand nombre en 1964, date de la première amnistie (limitée) réalisée par Geórgios Papandréou.

La période de l'EDA (1951-1967)

Tandis que la direction du parti est installée à l'étranger (URSS, Roumanie, Bulgarie), l'organisation clandestine en Grèce va se doter d'une façade légale sous la forme de l'Union démocratique de la gauche (ΕAD) créée en 1951. Les élections de 1951 ne lui donnent aucun député et surtout permettent le retour au pouvoir de la droite avec le Rassemblement grec du général Aléxandros Papágos, parti qui devient ensuite l'ERE de Konstantínos Karamanlís. Le gouvernement de la droite est marqué par un anticommunisme encore plus systématique que celui des libéraux, désormais dans l'opposition, mais qui dans l'ensemble refusent de coopérer avec l'EDA.

L'histoire de l'EDA est marquée notamment par la personnalité de Grigóris Lambrákis, élu député en 1961 au Pirée et assassiné en mai 1963 à Thessalonique. Les autres personnalités connues de l'EDA sont Ilias Iliou, le poète Yánnis Rítsos, le compositeur Míkis Theodorákis.

La dictature des colonels et la scission (1967-1974)

Après l'instauration de la dictature des colonels le 21 avril 1967, le KKE se scinde en deux en 1968. Certains communistes jugent la répression du Printemps de Prague trop violente. Ils se rapprochèrent de la ligne Eurocommuniste préconisée par exemple par les communistes italiens. Ils prirent le nom de KKE de l'intérieur (« ΚΚΕ εσωτερικού », ou KKE esot) et par dérision appelèrent ceux qui continuaient à obéir à Moscou le KKE de l'extérieur.

Le retour à la vie légale (depuis 1974)

En 1974, Constantin Caramanlis légalise le Parti communiste grec. Il se joint alors à l'EDA. Le KKE obtient à l'époque aux élections législatives, et ce jusqu'en 1989 un score tournant autour de 10 %. Dans les années 1970, le KKE refuse, au contraire du Parti communiste de Grèce (intérieur), de se joindre au courant réformateur de l'eurocommunisme, et demeure strictement aligné sur l'URSS[7]. À la fin des années 1980, le KKE et la Gauche grecque (parti issu d'une scission de l'ex-KKE esot) forment en vue des élections de juin 1989 la coalition Synaspismós : mais cette alliance suscite l'incompréhension d'une partie de leur électorat et se traduit par un recul dans les urnes. Le scrutin n'ayant pas permis de dégager de majorité claire, Synaspismós accepte ensuite de participer à un gouvernement tripartite avec le parti de droite Nouvelle Démocratie et le PASOK[8] : en novembre 1989, le KKE obtient un portefeuille ministériel dans le gouvernement de Xenophón Zolótas[9]. Cette participation gouvernementale aboutit à aggraver le trouble des électeurs communistes : la coalition subit à nouveau un recul lors des élections anticipées d'avril 1990[8]. En 1991, Synaspismós se sépare du KKE pour devenir un parti politique à part entière, formé par la fusion de Gauche grecque et de différents groupes de gauche.

Après être tombé en 1993 à moins de 5 %, le KKE est remonté et ses scores (voir chapitre ci-après) évoluent entre 7 % et près de 10 % suivant les scrutins, le KKE devenant alors le troisième parti au Parlement grec.

Le KKE actuellement

Aux élections législatives de septembre 2007, le KKE a dépassé les 8 % de voix et obtient 22 députés, confirmant ainsi sa place de troisième parti de Grèce.

Deux ans plus tard, il perd un siège aux élections anticipées mais reste la troisième force du pays.

Il dépasse les 8 % des suffrages lors des élections législatives de mai 2012, passant de 21 à 26 sièges, mais se trouve désormais loin derrière la coalition de gauche radicale SYRIZA. Lors du nouveau scrutin organisé en juin 2012, le score électoral du KKE descend à 4,5 % (12 sièges) : le parti tombe à la sixième place des formations représentées au Parlement. Il connaît en janvier 2015 une légère remontée, avec 5,47 % (15 sièges, cinquième parti au Parlement), tout en restant largement distancé par SYRIZA.

Idéologie

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Le KKE est contre l'appartenance de la Grèce à la Communauté européenne et a aussi appelé à voter contre le traité de Maastricht ou l'élargissement de l'Union européenne.

Dans le cadre des élections législatives anticipées de 2012, le KKE propose comme programme « la conquête du pouvoir ouvrier et de l’économie populaires, le désengagement de l'Union européenne et l'annulation unilatérale de la dette, la socialisation des moyens de production, les coopératives de production populaires, la planification nationale pour l'utilisation du potentiel de développement du pays, avec le contrôle ouvrier et populaire de bas en haut ».

Certains communistes anti-staliniens reprochent au KKE d'adhérer au concept du « socialisme dans un seul pays » développé par Staline. En effet, Aleka Papariga dit dans ses discours que la Grèce peut mettre en place le socialisme à l'échelle nationale, pour atteindre l'autosuffisance.

Dirigeants

  • Nikolaos Dimitratos (novembre 1918-février 1922)
  • Yannis Kordatos (février-novembre 1922)
  • Nikolaos Sargologos (novembre 1922-septembre 1923)
  • Thomas Apostolidis (septembre 1923-décembre 1924)
  • Pandelis Pouliopoulos (décembre 1924-septembre 1925)
  • Eleftherios Stavridis (1925-1926)
  • Pastias Giatsopoulos (septembre 1926-mars 1927)
  • Andronikos Chaitas (mars 1927-1931)
  • Nikolaos Zachariadis (1931-1936)
  • Andreas Tsipas (juillet 1941-septembre 1941)
  • Georges Siantos (janvier 1942-1945)
  • Níkos Zachariádis (1945 -1956)
  • Apostolos Grozos (1956)
  • Konstantinos Koligiannis (1956-1972)
  • Charilaos Florakis (1972-1989)
  • Grigoris Farakos (1989-1991)
  • Aléka Paparíga (1991-2013)
  • Dimítris Koutsoúmbas (depuis 2013)

Résultats électoraux

Élections parlementaires

Résultats depuis 1926
Année Type d'élection Voix % Sièges
1926
Parlement
41 982
4,37 %
10 / 286
1928
Parlement
1,4 %
0 / 250
1929
Sénat
Dans un front uni
1,7 %
0 / 92
1932
Parlement
58 223
4,97 %
10 / 254
1932
Sénat
Dans un front uni
3,91
0 / 30
1933
Parlement
4,5 %
0 / 248
1935
Parlement
9,59 %[10]
0 / 300
1936
Parlement
5,8 %[10]
15 / 300
1951
Parlement
EDA
vitrine légale du KKE
10,57 %
10 / 258
1952
Parlement
EDA
9,55 %
0 / 300
1958
Parlement
EDA
24,42 %
79 / 300
1974
Parlement
464 787[10]
9,47 %
8 / 300
1977
Parlement
480 272
9,36 %
11 / 300
1981
Parlement
620 302
10,93 %
12 / 300
1985
Parlement
629 525
9,1 %
12 / 300
Juin 1989
Parlement
855 944[10]
13,1 %
28 / 300
Novembre 1989
Parlement
734 611[10]
11,0 %
21 / 300
1990
Parlement
677 059[10]
10,3 %
19 / 300
1993
Parlement
313 087
4,5 %
9 / 300
1996
Parlement
380 167
5,61 %
11 / 300
2000
Parlement
379 517
5,53 %
11 / 300
2004
Parlement
436 573
5,9 %
12 / 300
2007
Parlement
583 815
8,15 %
22 / 300
2009
Parlement
517 154
7,54 %
21 / 300
Mai 2012
Parlement
531 195
8,5 %
26 / 300
Juin 2012
Parlement
277 122
4,50 %
12 / 300
Janvier 2015
Parlement
338 138
5,47 %
15 / 300
Septembre 2015
Parlement
301 632
5,55 %
15 / 300

Élections européennes

Année Voix  % Sièges Rang Groupe
1981 729 052 12,84
3 / 24
3e COM
1984 693 304 11,64
3 / 24
3e COM
1989 936 175[10] 14,30
3 / 24
3e CG
1994 410 741 6,29
2 / 25
4e GUE/NGL
1999 557 365 8,67
3 / 25
3e GUE/NGL
2004 580 396 9,48
3 / 24
3e GUE/NGL
2009 425 963 8,35
2 / 22
3e GUE/NGL
2014 349 255 6,11
2 / 21
6e NI

Références

  1. a et b (en) Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe » (consulté le 4 juillet 2015)
  2. « Grèce : quel est le rapport de force des partis politiques ? », sur lemonde.fr, (consulté le 22 août 2015)
  3. Contogeorgis, p. 409-410.
  4. Contogeorgis, p. 407.
  5. Contogeorgis, p. 412.
  6. Cf. le récit par Jacques Lacarrière de sa visite à Delphes en 1947 dans l'Eté grec.
  7. Nikos Marantzidis, in Communist and post-communist parties in Europe, Vandenhoeck & Ruprecht, 2008, p. 246-253
  8. a et b José Gotovitch, Pascal Delwit et Jean-Michel De Waele, L'Europe des communistes, Complexe, 1992, pages 306-307
  9. Greece Installs Government of 3 Major Parties, The New York Times, 24 novembre 1989
  10. a, b, c, d, e, f et g Coalition

Voir aussi

Bibliographie

  • (en) Richard Clogg, A Concise History of Greece, Cambridge University Press, (ISBN 0-521-37830-3)
  • Georges Contogeorgis, Histoire de la Grèce, Hatier, coll. « Nations d’Europe », (ISBN 2-218-03-841-2)
  • Apostolos Vacalopoulos, Histoire de la Grèce moderne, Horvath, (ISBN 2-7171-0057-1)
  • (en) Dimitri Kitsikis, « Greek Communists and the Karamanlis Government », Problems of Communism, vol. XXVI,‎ , p. 2-56
  • (en) Dimitri Kitsikis, « Greece : Communism in a Non-Western Setting », dans D. E. Albright, Communism and Political Systems in Western Europe, Boulder, Westview Press, (ISBN 0-89158-308-4)
  • (en) Dimitri Kitsikis, « Populism, Eurocommunism and the Communist Party of Greece », dans M. Waller, Communist Parties in Western Europe, Oxford, Blackwell, (ISBN 0-631-15617-8)
  • Nikos Papadatos, Les communistes grecs et l'Union soviétique, Histoire de la scission du Parti communiste de Grèce (1949-1968), Paris, L'Harmattan, , 435 p. (ISBN 978-2-343-09606-3)

Articles connexes

Liens externes