Parti communiste de Bohême et Moravie

Parti communiste
de Bohême et Moravie
(cs) Komunistická strana Čech a Moravy
Image illustrative de l'article Parti communiste de Bohême et Moravie
Logotype officiel.
Présentation
Chef Vojtěch Filip
Fondation 1989
Siège Politických vězňů 9, Prague (Drapeau de la République tchèque République tchèque)
Parti prédécesseur Parti communiste tchécoslovaque
Organisation de jeunesse Union de la jeunesse communiste
Journal Haló noviny
Think tank Centrum strategických a teoretických studií KSČM
Positionnement Gauche à extrême gauche[1]
Idéologie Communisme[2],[3]
Marxisme[4]
Euroscepticisme[5],[6],[7]
Affiliation européenne Parti de la gauche européenne (observateur)
Groupe au Parlement européen GUE/NGL
Affiliation internationale Conférences internationales des partis communistes et ouvriers
Adhérents 42 994 (2016)
Couleurs Rouge
Site web kscm.cz
Représentation
Députés
15 / 200
Sénateurs
1 / 81
Députés européens
3 / 21
Le leader Vojtěch Filip en 2013

Le Parti communiste de Bohême et Moravie (en tchèque : Komunistická strana Čech a Moravy, KSČM) est un parti politique tchèque de gauche, héritier du Parti communiste tchécoslovaque, dont l'organisation de jeunesse est classée à l'extrême gauche[1]. Il est membre de la Gauche unitaire européenne/Gauche verte nordique (GUE/NLG) au Parlement européen et actuellement dirigé par Vojtěch Filip.

Son symbole est la cerise. Il revendique plus de 100 000 adhérents.

Histoire

Le KSČM est créé en 1989, lors d'un congrès extraordinaire du Parti communiste tchécoslovaque qui décida de fonder un parti spécifique pour les territoires de Bohême et de Moravie, les régions qui allaient devenir la République tchèque. En 1990, le Parti communiste tchécoslovaque devint une fédération des deux partis créés par la séparation. Plus tard, le Parti communiste slovaque devint le Parti de la gauche démocratique et la fédération fut rompue en 1992.

Au IIe Congrès du parti, en 1992, des groupes importants le quittèrent comme le nouveau Parti de la gauche démocratique et le Parti du bloc de gauche qui ensuite fusionnèrent en un Parti du socialisme démocratique, parfois allié au KSCM. Une autre partition advint avec le départ du Parti des communistes tchécoslovaques, rebaptisé Parti communiste de Tchécoslovaquie (post 1992).

Son électorat est principalement constitué par les « laissés-pour-compte » du nouveau système (anciens fonctionnaires, retraités, ouvriers et Roms)[8].

En juin 2002, le KSČM obtint 18,5 % des votes à la Chambre des députés, ce qui en fait le troisième parti représenté au parlement avec 41 députés. En juin 2004, il atteint même la deuxième place, lors des élections au Parlement européen, avec 6 députés sur 24.

En juin 2006, il subit un revers lors des législatives en n'obtenant que 26 sièges (12,8 %). La branche jeunesse du parti est interdite en 2006 par le gouvernement de Václav Klaus pour avoir « violé la constitution » en militant pour la nationalisation des moyens de production[1].

Il a obtenu près de 15 % des voix lors des élections régionales et sénatoriales d'octobre 2008[9].

Le KSCM a obtenu 20,44 % des voix lors des élections régionales d'octobre 2012, en passant de 114 élus à 182 élus. Pour la première fois, le Parti social-démocrate (CSSD, 23,57 % des voix) envisage de former une coalition gouvernementale avec le KSCM[10].

Résultats électoraux

Chambre des députés

Année Voix % Sièges Rang Gouvernement
1990 954 690 13,2
33 / 200
2e 
1992[11] 909 490 14,0
35 / 200
2e  Opposition
1996 626 136 10,3
22 / 200
3e Opposition
1998 658 550 11,0
24 / 200
3e Opposition
2002 882 653 18,5
41 / 200
3e Opposition
2006 685 328 12,8
26 / 200
3e Opposition
2010 589 765 11,3
26 / 200
4e Opposition
2013 741 044 14,9
33 / 200
3e Opposition
2017 393 100 7,76
15 / 200
5e Opposition

Sénat

Année 1er tour 2d tour Sièges
Voix % Voix %
1996 393 494 14,3 45 304 2,0
2 / 81
1998 159 123 16,5 31 097 5,8
4 / 81
2000 152 934 17,8 73 372 13,0
3 / 81
2002 110 171 16,5 57 434 7,0
3 / 81
2004 125 892 17,4 65 136 13,6
2 / 81
2006 134 863 12,7 26 001 4,5
2 / 81
2008 147 186 14,1
3 / 81
2010 117 374 10,2
2 / 81
2012 153 335 17,4 79 663 15,5
2 / 81
2014 99 973 9,7
1 / 81

Parlement européen

Année Voix % Sièges Groupe
2004 472 862 20,3
6 / 24
GUE/NGL
2009 334 577 14,2
4 / 22
GUE/NGL
2014 166 478 11,0
3 / 21
GUE/NGL

Notes et références

  1. a, b et c (en) « Communists denounce ban on far-left youth movement », sur Radio Praha, (consulté le 21 décembre 2017).
  2. Bozóki, A & Ishiyama, J (2002) The Communist Successor Parties of Central and Eastern Europe, pp150-153
  3. « Parties and Elections in Europe, Czechia, The database about parliamentary elections and political parties in Europe, by Wolfram Nordsieck », Parties & Elections, (consulté le 14 octobre 2013).
  4. (cs) « Naděje pro Českou republiku (2006) », sur kscm.cz, (consulté le 13 février 2017).
  5. « How Europe will break on Brexit », sur Politico.eu, (consulté le 6 septembre 2016).
  6. « O Brexitu neboli proč by EU měla jít », sur kscm.cz, (consulté le 4 juillet 2017).
  7. « Krachující Evropská unie a Česká republika », sur kscm.cz, (consulté le 5 juillet 2017).
  8. « L'étonnante résurgence du Parti communiste tchèque », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  9. http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2008-10-21-Tcheques
  10. http://www.presseurop.eu/fr/content/news-brief/2874361-au-secours-les-communistes-sont-de-retour
  11. Au sein du Bloc de gauche.

Articles connexes

Lien externe

  • (cs) Site officiel