Parti animaliste

Parti animaliste
Image illustrative de l’article Parti animaliste
Logotype officiel.
Présentation
Coprésidents Douchka Markovic, Florence Juralina, Hélène Thouy, Isabelle Dudouet-Bercegeay, Isabelle Yvos, Laure Gisie, Valentin Bernard
Fondation
Siège Pontchâteau
Positionnement Attrape-tout
Idéologie Droits des animaux
Animalisme
Affiliation européenne Animal Politics EU
Adhérents 2 000 ()
Couleurs violet
Site web parti-animaliste.fr

Le Parti animaliste (PA), fondé en 2016, est un parti politique français consacré à la défense des animaux.

Historique

Formation

L'idée d'un parti animaliste en France se développe durant l'année 2014[1].

Déclaré au Journal officiel Associations le [2], le parti est fondé le par sept personnes[3],[4]. Il rejoint la dynamique internationale initiée par le parti néerlandais Parti pour les animaux en participant à des rencontres internationales réunissant ces différents partis pour la défense des animaux[5].

Élections législatives de 2017

Le Parti animaliste se présente pour la première fois à un scrutin lors des élections législatives de 2017. Son but affiché lors de ces élections n'est pas d'obtenir des élus mais de communiquer autour de la cause animale[6]. Pour des raisons budgétaires, il ne peut présenter qu'un nombre limité de candidats[7],[8]. Plusieurs personnalités engagées dans la cause animale sont candidates : c'est notamment le cas de la journaliste Élise Desaulniers et de la pianiste Vanessa Wagner[9],[10]. Les affiches du parti ne comportent ni nom, ni photo des candidats, mais présentent un chaton[11].

Lors des élections législatives, le Parti animaliste obtient quelque 64 000 voix, soit en moyenne 1,1 % des suffrages exprimés dans les 142 circonscriptions où il se présentait (jusqu'à 2,9 % en Haute-Corse)[12],[13]. Ses candidats dépassant le score de 1 % des suffrages exprimés dans 86 circonscriptions, soit plus que le seuil de 50 circonscriptions, il parvient à obtenir un financement public : au vu de ses résultats, il doit recevoir un peu plus de 90 000  par an pendant cinq ans[14]. Mais ayant présenté 62 % de femmes, il devra payer des pénalités pour non-respect de la parité[12],[15],[16].

Élections européennes de 2019

Le Parti animaliste présente aux élections européennes de 2019 une liste avec à sa tête l'avocate bordelaise Hélène Thouy, cofondatrice du parti, suivie d'Eddine Ariztegui, responsable d'équipe dans le milieu associatif[17],[18]. Soutenue par Brigitte Bardot[19], la liste compte parmi ses candidats l'écrivain et chroniqueur de télévision Henry-Jean Servat, et la veuve de l'ancien Premier ministre Michel Rocard, Sylvie Rocard[18].

À l'occasion de ces élections, le parti rejoint Animal Politics EU, une coalition d'une douzaine de partis animalistes européens[20].

Malgré la mise à disposition des électeurs d'un nombre limité de bulletins de vote, le Parti animaliste obtient 2,17 % des suffrages exprimés[21]. Ce résultat est considéré comme une surprise par les médias[22],[23]. Cependant, la tête de liste, Hélène Thouy, dénonce une « fraude massive », affirmant que de nombreux bureaux de vote ne présentaient pas les bulletins de sa liste alors que le parti avait payé pour[24].

Élections municipales de 2020

En , le parti répond par la négative à la main tendue de David Cormand, secrétaire national d'EELV, pour des listes communes[25] aux élections municipales de 2020.

Par la suite, le parti annonce une dizaine de listes — avec à leur tête « des personnes de toutes les sensibilités politiques »[26] — et autant d'alliances locales, comme avec Europe Écologie Les Verts à Paris[27], ou avec La France insoumise à Angers[28] ou à Orléans[29]. Il apporte également son soutien à la liste divers gauche « Metz en confiance » de Thomas Scuderi à Metz.

À l'issue du scrutin, le Parti animaliste obtient ses premiers élus[30] :

Nom Ville Liste Attribution
Emmanuelle Gabali-Bonnehon Boulogne-Billancourt LR
Cécile Collet Fontenay-aux-Roses
Sandra Krief Grenoble EÉLV
Giovanni Recchia Melun Divers centre
Eddine Arizetgui Montpellier EÉLV - PS 24e adjoint, chargé du bien-être animal
Séverine Figuls Nantes Déléguée à l'animal dans la ville et au parcours de la biodiversité
Grégory Moreau 11e arrondissement de Paris (conseil d'arrondissement) EÉLV - PS 3e adjoint, chargé de l'alimentation durable, de la condition animale et de la propreté
Douchka Markovic 18e arrondissement de Paris (conseil de Paris) EÉLV - PS Déléguée à la condition animale
Violeta Rouba Rambouillet
Sandrine Jamar-Martine Saint-Denis Divers gauche
Véroniqe Sahun Vitrolles
Sandra Afonso-Machado Brétigny-sur-Orge

Causes et objectifs

L'idéologie du Parti animaliste est centrée sur les droits des animaux[31]. Cette caractéristique « monothématique » conduit le parti à refuser de s'allier avec d'autres formations politiques[32].

Les mesures qu'il défend sont notamment l'abolition de la corrida et des combats de coqs ou l'établissement d'une charte des droits des animaux. Il vise notamment la création d'un ministère ou d'un secrétariat voué à la cause animale, à la lutte contre la maltraitance et contre l'expérimentation animales ou encore à la réduction de 25 % de la consommation de produits d'origine animale dans l'alimentation à l'horizon 2025[6].

Le parti milite aussi pour l'amélioration des conditions d'élevage en interdisant la production de fourrure, le gavage (notamment des palmipèdes), la castration, l'écornage, l'amputation de la queue, l'épointage du bec, le déplumage à vif, le broyage des poussins, etc. Le parti souhaite la suppression à l'horizon 2025 des élevages en cage ou l'interdiction d'abattage des animaux sans insensibilisation. Il prône l'instauration d'un repas végétarien une fois par semaine dans les cantines scolaires[33].

Direction

Il est dirigé par un bureau composé de sept personnes : Douchka Markovic, Florence Juralina, Hélène Thouy, Isabelle Dudouet-Bercegeay, Isabelle Yvos, Laure Gisie et Valentin Bernard[34].

Soutiens et adhérents

Le Parti animaliste revendique 1 000 adhérents en [35] et 2 000 en [32].

La philosophe Corine Pelluchon et la comédienne Christine Berrou lui apportent en 2017 leur soutien[36],[37]. La même année, le journaliste Aymeric Caron demande sans succès à Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon de donner au Parti animaliste deux sièges à l'Assemblée nationale[38]. Aux élections européennes de 2019, l’ancienne actrice et militante de la cause animale Brigitte Bardot appelle à voter pour le parti, après avoir un temps fait comprendre qu'elle figurerait sur sa liste[19].

Au niveau européen, la leader parlementaire néerlandaise du Parti pour les animaux, Marianne Thieme, se félicite de la création d'un parti animaliste en France[39]. Le député portugais André Silva, du Pessoas–Animais–Natureza, partage cet enthousiasme[40].

Résultats électoraux

Élections législatives

Année Premier tour Sièges
Voix %
2017 63 637[12] 0,3[41]
0 / 577

Élections européennes

Année Voix % Tête de liste Rang Sièges
2019 490 074[42] 2,16[42] Hélène Thouy 11e
0 / 79

Notes et références

  1. « Le projet - Parti animaliste », sur Parti animaliste (consulté le 8 mai 2017).
  2. « Annonces du Journal Officiel Association », sur www.journal-officiel.gouv.fr, (consulté le 27 août 2017).
  3. Catherine Vincent, « Le bien-être animal, au détriment des droits de l’homme », sur Le Monde, .
  4. Dominique Lestel, « Prendre le parti des animaux », sur Libération, .
  5. « Pour la première fois, la question animale s'est imposée dans le débat présidentiel », huffingtonpost.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mai 2017).
  6. a et b Audrey Chauvet, «  Les défenseurs des animaux lancent leur parti politique  », sur 20 minutes, .
  7. «  Le Parti animaliste se prépare aux législatives », sur Natura-sciences, .
  8. Margaux Lacroux, « Qui se cache derrière le Parti animaliste, ce mouvement qui met des chats sur ses affiches ? », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 8 juin 2017).
  9. « Législative : Une Franco-Canadienne pour le Parti animaliste en Amérique du Nord », sur French Morning, (consulté le 24 juillet 2018).
  10. « Liste des candidats du Parti animaliste aux élections législatives de 2017 », sur Parti animaliste (consulté le 17 mai 2017).
  11. Voir sur liberation.fr.
  12. a b et c Yohan Roblin, « Il a obtenu plus de 1% des voix aux législatives : ce qui va changer pour le Parti animaliste », sur LCI, (consulté le 17 juin 2017).
  13. Voir sur interieur.gouv.fr.
  14. Geoffroy Clavel, « Ce que le Parti animaliste va pouvoir faire de ses 1 % au 1er tour des législatives 2017 », Le HuffPost,‎ (lire en ligne, consulté le 15 juin 2017).
  15. Ludwig Gallet, « Le parti animaliste, un ovni politique qui veut marquer son territoire », sur le site de L'Express, (consulté le 16 juillet 2018).
  16. Loris Biochot, « Parité : particulièrement mauvais élèves, Les Républicains frappés au portefeuille », sur Le Figaro, (consulté le 25 octobre 2018).
  17. Corine Dalla Verde, « Élections européennes : une candidate agenaise pour le Parti animaliste », sur La Dépêche du Midi, (consulté le 12 avril 2019).
  18. a et b Voir sur legifrance.gouv.fr.
  19. a et b Voir sur 20minutes.fr.
  20. Sarah Finger, « Le Parti animaliste en campagne : « Vous trouvez que c’est un gag ce qui se passe dans les abattoirs ? » », sur Libération, (consulté le 8 mai 2019).
  21. « Elections européennes 2019 : résultats France entière », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le 27 mai 2019)
  22. Voir sur lemonde.fr.
  23. Voir sur lexpress.fr.
  24. BFMTV, « Élections européennes : Le parti animaliste dénonce une “fraude massive” », BFMTV (consulté le 27 mai 2019).
  25. « Le Parti animaliste présentera des listes indépendantes aux élections municipales », sur Ouest-France, (consulté le 12 septembre 2019).
  26. Pierre Lepelletier, « Municipales : le Parti animaliste va présenter une dizaine de listes », sur Le Figaro, (consulté le 16 janvier 2020).
  27. Nicolas Berrod, « Municipales : le Parti animaliste cherche à s’implanter après sa percée aux européennes », sur Le Parisien, (consulté le 8 février 2020).
  28. Yves Tréca-Durand, « Angers. Angers citoyenne et populaire veut mobiliser ceux qui se sentent exclus du débat public », sur Ouest-France, (consulté le 16 janvier 2020).
  29. François Guéroult, « Municipales à Orléans : l'étonnante alliance entre la France insoumise et le Parti animaliste », sur France Bleu, (consulté le 5 février 2020).
  30. « Municipales : le Parti animaliste obtient ses premiers conseillers municipaux dans une dizaine de villes », sur liberation.fr,
  31. « Un parti de défense des animaux se lance dans la course pour 2017 », lexpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mai 2017).
  32. a et b Joanne Saade, « Après les législatives, le parti animaliste veut transformer l'essai », sur lefigaro.fr, (consulté le 13 juillet 2017).
  33. Marie-Gabrielle Miossec, «  Naissance du premier parti animaliste français », sur La France agricole, .
  34. « Le bureau », sur Parti animaliste (consulté le 15 novembre 2019).
  35. Sarah Finger, « La cause animale bien campée sur quatre pattes », sur Libération, .
  36. « Corine Pelluchon : “La cause animale est la cause de l’humanité” », sur Libération (consulté le 17 mai 2017).
  37. « Christine Berrou », sur Twitter (consulté le 18 mai 2017).
  38. Aymeric Caron, « Jean-Luc Mélenchon, faites entrer le Parti animaliste à l’Assemblée », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 13 mai 2017).
  39. « Soutien de Marianne Thieme au Parti animaliste », sur YouTube, (consulté le 20 mai 2017).
  40. « Soutien d'André Silva au Parti animaliste », sur YouTube, (consulté le 20 mai 2017).
  41. Youness Rhounna, Lucas Lazo et Pascal Marie, « Législatives : les grosses combines de tout petits partis pour gagner 5 ans d'argent public », sur Marianne, (consulté le 13 mai 2019).
  42. a et b « Proclamation des résultats de l'élection des représentants au Parlement européen », Journal officiel de la République française, no 125,‎ (lire en ligne).

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

  • Site officiel