Parti évangélique suisse

Parti évangélique suisse
(de) Evangelische Volkspartei
(it) Partito evangelico svizzero
(rm) Partida evangelica da la Svizra
Image illustrative de l'article Parti évangélique suisse
Logotype officiel.
Présentation
Présidente Marianne Streiff
Fondation 1919 P. chrétien-protestant

1994 P. évangélique suisse

Siège Nägeligasse 9

Case Postale 294

3000 Berne 7

Idéologie Démocratie chrétienne
Conservatisme social
Europhilie
Affiliation européenne Mouvement politique chrétien européen
Couleurs jaune
Site web evppev.ch
Présidents de groupe
Conseillers fédéraux -
Représentation
Conseillers nationaux[1]
2 / 200
Conseillers aux États[2]
0 / 46
Législatifs cantonaux[3]
39 / 2 609
Exécutifs cantonaux[4]
0 / 154
Législatifs communaux
123 / 5 403
Exécutifs communaux[5]
23 / 1 146

Le Parti évangélique suisse (PEV) (en allemand Evangelische Volkspartei (EVP), en italien Partito evangelico svizzero (PEV), en romanche Partida evangelica da la Svizra (PEV)) est un parti politique suisse situé au centre de l'échiquier politique et de tendance social-conservatrice. Son actuelle présidente est la bernoise Marianne Streiff, Conseillère nationale.

Histoire

Le parti est fondé en 1919 sous le nom de Parti chrétien-protestant dans le canton de Zurich. En 1994, il prend son nom actuel.

Aujourd’hui, le PEV est représenté dans 18 cantons : Argovie, Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Berne, Fribourg, Genève, Grisons, Jura, Lucerne, Neuchâtel, Schaffhouse, Schwyz, Soleure, St-Gall, Thurgovie, Vaud et Zurich.

Le parti ne s'est étendu qu'en 2004 en Romandie avec la création de la première section purement francophone dans le canton de Vaud.

Le PEV est la seule formation de moyenne envergure à n’avoir pas été victime de la mort des partis, à l'inverse notamment de l'Alliance des indépendants, du Parti des automobilistes ou des Républicains.

Mandats politiques

Mandats fédéraux

En 1983, le parti obtient 2,1 % au Conseil national et trois sièges et les garde jusqu'en 1995 où il passe à deux sièges.

En 2003, il obtient à nouveau trois sièges (en Argovie, à Berne et à Zurich) et s'allie à l'Union démocratique fédérale pour créer un groupe à l'Assemblée fédérale. Le PEV perd un siège lors des élections fédérales de 2007 et se retrouve à nouveau avec deux députés, bien qu'il ait légèrement augmenté sa part électorale.

Mandats cantonaux

Le PEV n'est pas représenté dans tous les parlements cantonaux mais compte tout de même 47 députés[Quand ?], répartis dans les cantons de Berne (10), de Zurich (10), d'Argovie (6), de Thurgovie (6), de Bâle-Ville (4), de Bâle-Campagne (4), de Saint-Gall (2), d'Appenzell Rhodes-Extérieures (2), de Schaffhouse (1), de Soleure (1) et de Fribourg (1).

Il n'a pour l'instant aucun représentant dans un gouvernement cantonal.

Orientation politique

Le PEV se définit comme conservateur mais non réactionnaire. Sur des questions environnementales ou économiques, il est progressiste mais sur des questions de société, il est très conservateur, opposé notamment à la dépénalisation de l'avortement et organisateur du référendum contre le partenariat enregistré pour les couples de même sexe.

Le Parti évangélique est un parti centriste.

Lors des élections fédérales, le Parti évangélique est parfois apparenté avec le Parti socialiste et les Verts. Durant la législature 2003-2007, les trois députés du Parti évangélique formaient un groupe parlementaire avec les deux députés de l'UDF (le parti de la droite chrétienne et conservatrice). Durant la législature de 2007 à 2011, les deux députés du PEV font partie du groupe centriste composé du Parti démocrate-chrétien et des Vert'libéraux. Dès 2011, il siège dans un groupe parlementaire exclusivement «chrétien» composé du Parti démocrate-chrétien (PDC), du Parti chrétien-social d'Obwald (PCS-OW) et du Parti évangélique (PEV).

Publications

Le parti édite un journal en allemand, Akzente, et un en français, Accents.

Charte graphique

Jusqu'en 1999, le parti utilisait alternativement sur sa propagande électorale et les bulletins de vote le sigle PEP (Parti Évangélique Populaire) pour ne prendre que les trois lettres PEV dès 1999. Le logo de 1999 à 2014 était composé d'un coq jaune, symbole que l'on retrouve sur les girouettes au sommet des clochers de beaucoup de temples protestants avec les trois lettres PEV en bleu. Le , le parti annonce une nouvelle charte graphique[6] et abandonne le coq[7].

Résultats électoraux

Élections au Conseil national

Élections au Conseil d'État

Lien externe

  • Site officiel

Références

  1. Répartition des mandats par parti Elections au Conseil national de 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  2. Répartition des mandats par parti 1971 à 2011, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  3. Répartition des mandats, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  4. Exécutifs cantonaux, Office fédéral de la statistique, consulté le 10.12.2016
  5. Statistiques des villes suisses - Chapitre politique, Union des villes suisses, consulté le 13.04.2017
  6. « Nouvelle identité graphique du PEV introduite progressivement »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)
  7. « Le parti évangélique veut reconquérir un siège à Berne », sur lematin.ch,