Pari sportif

Un pari sportif consiste à miser de l'argent sur un évènement lors d'une rencontre sportive. Il existe de nombreux types de paris, dont les plus simples consistent à parier sur la victoire d'une équipe précise. Chaque pari a une cote et c'est elle qui permet de connaître à l'avance, en fonction de la somme misée, le montant gagné si l'évènement se produit.

En notation décimale, si l'on mise 10 € sur l'équipe A dont la cote est de 1,6 par exemple :

  • Si A gagne, la somme récupérée est de 16€, soit un gain de + 60 % ;
  • Si A ne gagne pas, la somme misée est perdue, soit 10€.

Les paris se font en général chez des bookmakers qui sont des organismes autorisés à proposer aux joueurs de parier. Les paris sportifs étaient interdits en France jusqu'au 10 juin 2010, la veille de l'ouverture de la Coupe du monde de football. À compter de cette date, l'ARJEL (Autorité de Régulation des Jeux En Ligne) a été créée à la suite de la loi relative à l'ouverture à la concurrence des jeux d'argent et de hasard en ligne[1]. Elle est chargée de réguler le marché et distribue des agréments officiels aux opérateurs[2]. Ils sont très prospères au Royaume-Uni par exemple.

Notation des cotes

La cote d'un pari permet de savoir quel serait le gain en cas de victoire. Celle-ci est calculée et proposée par les bookmakers en fonction de leurs estimations de chances de victoire ou de nul entre deux équipes. Bien que la cote et les gains soient les mêmes, la cote du pari peut être exprimée selon trois notations différentes : européenne, anglaise ou américaine.

Cote européenne

La cote européenne est utilisée comme son nom l'indique en Europe, en France par exemple elle est proposée par défaut sur les sites de paris sportifs. C'est un indice décimal, qui indique le gain potentiel suivant la mise.

Gain = Cote × Mise

Par exemple pour un match de tennis entre deux joueurs A et B, supposons qu'un bookmaker donne une cote de 3 pour la victoire du joueur A, et de 1,5 pour l'événement opposé, la victoire de B. Si vous avez parié 10 euros sur la victoire de A et qu'elle se réalise, vous recevez un "gain" de 10*3=30 euros. En tenant compte de votre mise, vous avez donc gagné 30 - 10 = 20 euros.

Anglaise

Gain = Mise × (Cote + 1) :

Elle permet de connaître rapidement la plus value possible (Mise × Cote).

Américaine

Une cote de -X signifie qu'il faut parier X € pour gagner 100€ (plus value) alors qu'une cote de X veut dire qu'il faut parier 100€ pour gagner X€.

Exemple de cotes

Ci-dessous un exemple de cotes pour deux équipes différentes avec les gains et plus values possible en cas de victoire.

Equipe A Equipe B
Cote Européenne 1,5 4
Cote Anglaise 1/2 3/1
Cote Américaine -200 +300
Mise 100€ 100€
Gain 150€ 400€
Plus value 50€ 300€

Comment savoir quelle proportion de la mise est redistribuée ?

Si on pose P la proportion d'argent redistribuée par le bookmaker, on trouve :
P = Σ(1/Ci) où les Ci sont les cotes européennes des différentes équipes en jeu.
Plus cette quantité est proche de 1, plus on gagne d'argent en moyenne en pariant.

Comprendre le VIG[3]

La commission des bookmakers, communément appelée le VIG, provient du terme "vigorish" en anglais. Elle permet aux bookmakers de faire un profit sur les paris sportifs. Vous pouvez déterminer la répartition du VIG à l'aide des probabilités implicites et d'un simple calcul.

Probabilités implicites

La formule pour déterminer les probabilités implicites à l'aide des cotes américaines est:

Favori: % de gain = - cote / (100 - cote)

Underdog: % de gain = 100 / (100 + cote)

À l'aide des chiffres d'un bookmaker, si vous additionnez les chiffres du favori et de l'underdog, le résultat obtenu sera supérieur à 100%. Tout ce qui est au-dessus de 100% appartient au VIG.

Retirer le VIG

Il est pratique de savoir retirer le VIG afin de déterminer quel est le coût de commission payé lorsqu'on fait un pari. Pour ce faire, nous avons besoin des cotes de probabilités implicites des opposants. Exemple avec un opposant 1 et opposant 2, pour déterminer le VIG payé si l'on pari sur l'opposant 1.

(Cote implicite opposant 1) / (cote implicite opposant 1 + cote implicite opposant 2) = % gain estimé sans VIG

% VIG = Cote du bookmaker sur l'opposant 1 - % gain estimé sans VIG

Législation en France

Durant la saison 2006-2007, à la suite de l'affaire Bwin, la Ligue de football professionnel a interdit aux clubs de Ligue 1 et de Ligue 2 d'être sponsorisés par des sites de paris sportifs en ligne (principalement sponsor maillot et panneaux publicitaires). Une douzaine de clubs est concernée  : Auxerre, Bordeaux, Le Mans, Lens, Lorient, Monaco, Nantes, Nice, Saint-Etienne, Toulouse, Montpellier et Metz.

Le 8 juin 2010, l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) a délivré ses premiers agréments dont Bwin a fait partie, mettant ainsi fin aux possibilités de poursuites[4]. C'est en application de l'article 21 de la loi 2010-476 du 12 mai 2010 que l'Arjel régule le marché des paris sportifs.

Législation pour les acteurs

Si désormais les paris sportifs sont légaux pour le grand public, d’autres règles drastiques demeurent : tout acteur de compétition sportive et lié d’une façon ou d’une autre à des opérateurs de paris sportifs, se voit dans l’obligation de ne pas participer à des opérations en relations avec les paris sportifs. Ainsi, les clubs de sport professionnels affiliées à des fédérations sportives agrégées stipulent dans les contrats qu’ils font signer à leurs joueurs, l’interdiction de prendre part à des paris sportifs sous peine de poursuite judiciaire. De nombreux évènements montrent que cette loi est utile et nécessaire, comme l’illustre l’affaire des paris truqués en handball, en 2012, et l’implication de sept joueurs du MAHB et deux du PSG.

Notes et références

  1. LOI n° 2010-476 du 12 mai 2010 relative à l'ouverture à la concurrence et à la régulation du secteur des jeux d'argent et de hasard en ligne, (lire en ligne)
  2. « Bookmaker ARJEL : Les 14 plateformes de jeux en ligne autorisées », Bonus-Paris-Sportif,‎ 2016-2017 (lire en ligne)
  3. « Guide comment parier en ligne », sur https://7etage.com/, (consulté le 18 novembre 2017)
  4. « Paris en ligne : les jeux sont ouverts », sur Le Parisien,

Voir aussi