Parc national de Gorongosa

Parc national de Gorongosa
Gorongosa Park Gate.JPG

Entrée du parc.

Type
Identifiant
801
Adresse
Coordonnées
18° 45′ 58″ S, 34° 30′ 00″ E
Superficie
5 370 km2
Création
Site web
www.gorongosa.net

Géolocalisation sur la carte : Mozambique

(Voir situation sur carte : Mozambique)
Point carte.svg

Le Parc national de Gorongosa est un parc national situé aux confins Sud de la Vallée du grand rift Africain au cœur du centre Mozambique. La superficie du parc de plus de 4 000 km2 inclus le sol de la vallée et les parties qui entourent les plateaux. Les rivières prennent leur source aux environs des 1 863 m d'altitude du Mont Gorongosa et arrosent la plaine. Les inondations saisonnières et les engorgements de la vallée, qui est composée d'une mosaïque de différents types de sol, créent ainsi une variété d'écosystèmes distincts. Les prairies sont parsemées à la fois d'accacias, de savane, de forêt sèche sur les sables avec des gros étangs remplis de pluies saisonnières ainsi que des fourrés de la colline des termites. Les plateaux contiennent du miombo et les forêts de montagne et une forêt tropicale sont grandement spectaculaires à la base d'une série de gorges calcaires.pas clair

Gladiolus crassifolius

Situé près du mont Gorongosa, au centre du parc se trouve le lac Urema.

Pendant longtemps, le parc a constitué un magnifique abri pour une très grande variété d'espèces et était connu du monde entier. Cet écosystème, aux caractéristiques uniques, fait prospérer certaines des populations d'animaux sauvages les plus denses dans toute l'Afrique, y compris les carnivores charismatiques, herbivores et plus de 500 espèces d'oiseaux[1],[2],[3],[4],[5].

La longue guerre civile du Mozambique qui a duré plus de dix-huit ans, de 1976 à 1992, a mené le parc au désastre. En effet, pendant, la guerre beaucoup d'animaux ont été les victimes de nombreux ravages, leur nombre a été réduit de 60 %, les grands mammifères de 95%. Les soldats et les braconniers les massacraient pour se nourrir de leur viande et revendaient, notamment les défenses d'éléphant.

Depuis 2008, le Parc est en train de revivre grâce à la mobilisation des scientifiques du Monde entier et surtout à un homme clé qui les a fait venir Gregory C. Carr[6]. En 2004, le gouvernement du Mozambique l'a sollicité pour l'associer au management du Parc. Après quelques années de préparation, en 2008, Greg C Carr a signé un accord sur 20 ans pour procéder à la renaissance du parc[7],[8]. Gregory C. Carr un entrepreneur américain et philanthrope et la fondation Carr ont fait équipe avec le gouvernement du Mozambique, s'est investi avec sa fondation dans ce projet de protection et de restauration de l'écosystème du parc national de Gorongosa tout en développant une industrie de l'écotourisme au profit des communautés locales[9],[10]

Carte du parc.

Histoire

Réserve de chasse de 1920 à 1959

Le Parc a été établi en 1920 sur mille kilomètres carrés en tant que réserve de chasse privée par "the Mozambique company" une entreprise privée situé au Centre du Mozambique pour le compte du gouvernement Portugais[11]. En 1935, la Réserve de Gorongosa fut élargie à 3 200 km2 pour protéger l'habitat des rhinocéros.En 1940, un nouveau camp de touristes fut construit sur le lit de la rivière Mussicadzi mais il fut abandonné deux ans après à cause de grosses inondations lors de la saison des pluies. Les lions prirent alors possession du bâtiment abandonné et celui-ci devint la maison des lions[12].

Ce bâtiment est toujours debout et les visiteurs peuvent le visiter pendant leur safari, afin de bénéficier d'une très belle vue panoramique surplombant le lit de la rivière Mussicadzi comme le firent auparavant les lions de Gorongosa. En 1951, le camp de Chitengo fut construit pour devenir le siège de la nouvelle réserve avec un restaurant et un bar.

Un Parc National de 1960 à 1980

C'est le 23 juillet 1960 que le gouvernement du Mozambique déclara Gorongosa comme Parc national et à cette occasion le parc s'est vu octroyer 2 100 km2 pour atteindre une taille de 5 300 km2[13].

Aloes du Mont Gorongosa

La renaissance de Gorongosa

Après la guerre civile, le parc national de Gorongosa était décimé à plus de 60 %. Depuis janvier 2008, date à laquelle un partenariat a été signé entre Gregory C. Carr et le gouvernement du Mozambique sur 20 ans. Greg C. Carr est un entrepreneur américain et philanthropique qui a fait fortune dans l'Internet les nouvelles technologies. Carr s'est investi avec sa fondation dans ce projet de refondation du parc national sur le long terme [14],[15] Les animaux reviennent pour se joindre à ceux qui sont restés et ont survécu [16],[17]. Les scientifiques se sont mobilisés sous la houlette du biologiste Edward Osborne Wilson tel Piotr Naskrecki, enthomologiste[18],[19], Joyce Pool est chercheur reconnue internationalement sur les éléphants [20],[21], elle est aussi la sœur de Bob Pool cinéaste lauréat d'un emmy award et photographe au National Geographic [22]. Bob Pool a réalisé toute une série de films sur Gorongosa pour National Geographic pendant trois ans. Paola Bouley est la responsable des lions pour observer les conditions de retour des animaux aidés par des rangers spécialement formés pour notamment lutter contre les braconniers et grâce à des colliers GPS [23],[24] Rui Branco est le vétérinaire du Parc [25]. Un laboratoire unique sur la recherche sur la biodiversité a été créé le E.O Wilson biodiversity laboratory [26]

Écologie

Géologie

Le Parc a une superficie de 4 000 km2 situé dans la Vallée du Rift. Le Rift s'étend de l'Éthiopie au centre du Mozambique. Une plaque tectonique commença à se former il y a 30 million d'années. Les autres déformations, soulèvements, et effondrements de la croute terrestre pendant des millénaires ont dessiné les plateaux sur à la fois les côtés et les montagnes vers l'ouest. La savane tropicale lié au climat du Mozambique, avec un cycle annuel d'humidité et de saisons sèches, ont ajouté un facteur supplémentaire dans l'équation déjà complexe : des changements constants dans la composition du sol qui varie avec l'altitude. La vallée est située à 21 km à l'ouest du Mont Gorongosa, à 14 m au-dessus du niveau de la mer.

Hydrologie

Lac Urema à la saison sèche (fin septembre
Gorongosa - terrain.JPG

Le parc national de Gorongosa protège un vaste écosystème défini et dessiné par le cours des rivières qui coulent et se jettent dans le Lac Urema. Le Nhandungue traverse le Plateau Barue sur son itinéraire à travers la vallée. Le Nhandue et le Mucombeze arrivent du Nord. Le Mont Gorongosa contribue avec la rivière de Vunduzi. Quelques petites rivières coulent à partir du Plateau de Cheringoma. Ensemble ils comprennent le circonscription d'Urema, une aire d'environ 7 850 km2.

Le Lac Urema est situé au milieu de la vallée, environ trois-quarts du chemin venant des frontières nord du Parc. La rivière Muaredzi, coulant du plateau Cheringoma, déposant des sédiments près des rives du lac pour les drainer doucement. La "connexion" produit la rivière Urema pour grossir grandement à la saison des pluies. Cette eau qui constitue son chemin son lit alluvial, coule de la rivière Urema vers le Pungue et dans l'Océan Indien. Dans les périodes d'inondation dues aux pluies, l'eau revient dans la vallée et sort vers les plaines, couvrant pratiquement 200 km2 en quelques années. Durant quelques saisons sèches, les eaux du lac se réduisent à peu près 10 km2. La constante expansion et rétraction de la plaine inondable, au milieu d'un patchwork de savane, bois, et thickets, crée une mosaïque complexe de plus petits écosystèmes qui supporte une plus grande abondance et une diversité de vie sauvage davantage que n'importe où ailleurs dans le parc.

Végétation

Les Scientifiques ont identifié trois principales végétations pour soutenir la santé de l'écosystème de la vie sauvage de Gorongosa. Les soixante-six pourcent sont couverts de savane — combinaison d'herbes et des espèces ligneuses favorisant les sols bien drainés. Quatorze pourcent de la végétation, sont des étendues boisées avec plusieurs types de forêt et fourrés. Le reste est constitué par des prairies sujette à de dures conditions saisonnières qui empêchent les arbres de grandir. On peut trouver tous ces types de bois dans cet écosystème, avec beaucoup de différents sous-types et variétés.

Le Mont Gorongosa subit des pluies de forêts (rainforests), des prairies de montagne, des forêts de rivières le long de ses rivières, et les forêts et les savanes boisées à des altitudes basses. Tous les plateaux sont couverts avec une sorte de canopée fermée de savane, qui s'étend en Afrique du Sud, appelé “miombo,” d'après le mot Swahili pour un arbre dominant, un membre du genre Brachystegia. Environ 20 pourcent des prairies de la vallée sont inondées la plupart de l'année.

Vie sauvage

Gorongosa est l'habitat d'une large diversité d'animaux et de plantes qu'on ne peut trouver nulle part ailleurs dans le monde. Cette riche biodiversité crée un monde complexe où les animaux, les plantes et les personnes interagissent. Des plus petits insectes aux plus grands mammifères, chacun joue un rôle important dans l'écosystème de Gorongosa. population naturelle et aide ainsi à restaurer l'équilibre écologique du parc.

Une grande population de grands herbivores du parc ont été réduits drastiquement au long des années de guerre et du braconnage. Cependant, presque tout naturellement les espèces comprenant plus de 400 types d'oiseaux et une large variété de reptiles ont survécu. Avec la gestion efficace et la réintroduction des espèces clés, la population de vie sauvage a repris la taille de sa

Mont Gorongosa

En regardant vers l'ouest, par une journée de belle clarté, à partir des plaines qui entourent le lac Urema, on peut observer la silhouette du magnifique mont Gorongosa. C'est un massif de granit isolé, le mont Gorongosa provient des Midlands, son sommet le plus élevé, Gogogo, atteint une altitude de 1 863 m.

Dans la montagne du Gorongosaœ actuellement, vivent plus de 2 000 personnes dont les ancêtres vivent depuis l'origine depuis 300 000 ans av. J.-C.[11].

En juillet 2010, le gouvernement du Mozambique et le projet de restauration de Gorongosa (mené par la fondation américaine de G. Carr) annonça que la montagne de Gorongosa serait ajoutée au parc pour former au total une taille de 4 067 km2[27].

Cette désignation a contribué au conflit continu entre les résidents de long-terme de la montagne et les représentants du parc[28].


Notes et références

  1. https://www.youtube.com/watch?v=0UTsASf8lBw
  2. https://www.youtube.com/watch?v=E_Q1f7rfctY
  3. https://www.youtube.com/watch?v=zqq7d9KwXyg
  4. https://www.youtube.com/watch?v=CLGu0TiPZF8
  5. https://www.youtube.com/watch?v=QIVsx0diOA8
  6. http://fortune.com/2014/03/28/from-tech-to-tree-tops/
  7. https://www.youtube.com/watch?v=6PhgEd5njLA&t=303s
  8. https://www.youtube.com/watch?v=qCaqcNfYEK8&t=303s
  9. http://ngm.nationalgeographic.com/2013/06/gorongosa-park/wilson-text
  10. https://www.youtube.com/watch?v=uSsexotLyq4&t=12s
  11. a et b http://www.gorongosa.org/our-story/timeline
  12. http://www.wtmafrica.com/__novadocuments/222478?v=635928810319470000
  13. https://www.pbs.org/gorongosa/gorongosa-national-park/
  14. https://www.youtube.com/watch?v=Y8kH2wBGki4
  15. https://www.youtube.com/watch?v=dMQB2yDLlPI
  16. https://www.youtube.com/watch?v=4BG8K1OqrJ8
  17. https://www.youtube.com/watch?v=c-4YfwhkALA&t=27s
  18. https://www.youtube.com/watch?v=gSqkzqedW4g
  19. https://www.youtube.com/watch?v=NjE6itdJuLc&t=34s
  20. https://www.youtube.com/watch?v=p8auf239A0U
  21. https://www.youtube.com/watch?v=akqNMsWnmUw
  22. https://events.nationalgeographic.com/speakers-bureau/speaker/bob-poole
  23. https://www.youtube.com/watch?v=M9qloNc_tdE
  24. https://www.youtube.com/watch?v=PT6e5IfbB_8
  25. https://www.youtube.com/watch?v=VPP_COhvzn0&t=135s
  26. https://www.youtube.com/watch?v=arjDDmn2yUs&t=185s
  27. (en) « Timeline », Gorongosa National Park
  28. (en) Christy Schuetze, « Narrative Fortresses: Crisis Narratives and Conflict in the Conservation of Mount Gorongosa, Mozambique », Conservation and Society, vol. 13, no 2,‎ , p. 141–153 (DOI 10.4103/0972-4923.164193, lire en ligne)

Bibliographie

  • E. O. Wilson : A Window on Eternity: A Biologist's Walk Through Gorongosa National Park, 2014, Simon&Schuster, (ISBN 1476747415)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes