Paraná (État)

Paraná
Héraldique
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Carte de l'État du Paraná (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Carte de l'État du Paraná (en rouge) à l'intérieur du Brésil
Administration
Pays Drapeau du Brésil Brésil
Capitale Curitiba
Plus grande ville Curitiba
Région Sud
Gouverneur Beto Richa (PSDB)
IDH 0,787 — moyen (2000)
Fuseau horaire UTC-3
ISO 3166-2 BR-PR
Démographie
Population 9 564 643 hab. (2005)
Densité 48 hab./km2
Rang classé 6e
Géographie
Superficie 199 709 km2
Rang classé 15e

Le Paraná est l'un des 27 États fédéraux du Brésil. Il est situé dans la région sud du pays. Sa capitale est Curitiba.

Nom

Le nom de l'État est dérivé de la rivière qui marque la frontière occidentale de son territoire, ce qui fut le Salto de Sete Quedas — désormais submergé par le réservoir d'Itaipu — à la frontière avec le Mato Grosso do Sul, déjà dans la Région Centre-Ouest, et le Paraguay. Le fleuve Parana nait de la confluence entre les rivières Paranaíba et Grande, proche de l'extrémité ouest du Minas Gerais.

Géographie

Le Paraná est bordé par l'État de São Paulo au nord et à l'est, par l'océan Atlantique à l'est, par l'État de Santa Catarina au sud, par l'Argentine au sud-ouest, par le Paraguay à l'ouest et par le Mato Grosso do Sul au nord-ouest. Il couvre une superficie de 199 880 km2.

Cet État est connu pour ses grandes ressources de pins, qu'on trouve dispersées sur le plateau du sud, où le climat est subtropical humide, comme dans les États de Santa Catarina et de Rio Grande do Sul, alors que le reste du Brésil est tropical. L'espèce de pins dominant dans la végétation est l'Araucaria angustifolia. Les branches de cet arbre apparaissent sur le drapeau et sur les armoiries de l'État, symboles adoptés en 1947. Actuellement, cet écosystème est très détruit, à cause de l'occupation humaine.

Le relief est le plus marqué du Brésil : 52 % du territoire est au-dessus de 600 m, et seulement 3 % en dessous de 300 m. Le Paraná, l'Iguaçu, l'Ivai, le Tibagi, le Paranapanema, l'Itararé et le Piquiri sont les plus importants cours d'eau qui arrosent l'État.

Histoire

Le Paraná, dont le territoire couvre toute l'extension de l'ancienne République de Guairá à l'époque de l'empire espagnol, devint la dernière province de l'Empire du Brésil, avec comme premier président Zacharias de Goes et Vasconcelos. Séparée de São Paulo en 1853, elle a été créée en punition de la participation de São Paulo à la révolte libérale de 1842. C'est aussi le plus récent État du sud du Brésil, après ceux de Rio Grande do Sul (1807) et de Santa Catarina (1738).

Les cours mondiaux du café ont connu en 1976-77 une envolée, provoquée par la grande gelée qui a décimé de plus de moitié, la récolte de café du Paraná, en juillet 1975. Avant ce drame, les agriculteurs du Paraná se partageaient entre la production de café et la culture du soja[1]. Après le gel, les caféiculteurs ont tout perdu[1]. Ceux qui ont encore de l’argent se tournent vers le soja, tandis que ceux qui n’en ont plus ont vendu leurs terres migrent vers les centres urbains proches ou vers les autres états du pays[1]. Dans la deuxième moitié des années 1970, le paysage du nord-ouest du Paraná a brusquement changé. Le café a laissé la place aux cultures commerciales, de sorte qu’à la fin des années 1970, le Paraná devient le plus grand producteur de blé et un des plus grands producteurs de soja du Brésil, ce qui a donné une nouvelle impulsion aux centres urbains de ces régions[1]. La canne au sucre commence aussi à occuper le nord-ouest du Paraná, dans les régions de sols plus sableux, où le soja et le blé ne réussissent pas bien.]]. La monoculture de la canne au sucre a dès lors pris une importance stratégique, l’augmentation des surfaces étant stimulée par l’Etat, ce qui explique l’arrivée et l’expansion de la canne au sucre dans le nord-ouest du Paraná[1].

Économie

L'économie de l'État repose sur l'agriculture (canne à sucre, maïs, soja, blé, café, tomates, manioc) ; il est le premier État producteur de maïs et de soja, et le deuxième pour la canne à sucre. L'exploitation du bois et la production de yerba mate sont notables. L'État compte également un secteur industriel en pleine expansion (agroalimentaire, automobile, papier et pâte à papier).

Par son PIB, le Parana est le cinquième plus riche État du Brésil, derrière les États de São Paulo, Rio de Janeiro, Minas Gerais et Rio Grande do Sul.

Villes principales

Les principales municipalités sont Curitiba, la capitale, Londrina, Maringá, Ponta Grossa, Cascavel, Toledo, Pato Branco, Foz do Iguaçu, Francisco Beltrão, Pinhais, Guarapuava, União da Vitória, Paranaguá, Apucarana, Umuarama, Campo Mourão, Arapongas, Paranavaí, et d'autres villes de la région métropolitaine de Curitiba comme Araucaria, qui a le deuxième PIB de l'État.

Gouverneurs

Liste des gouverneurs successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1987 1990 Álvaro Dias PST  
1991 1994 Roberto Requião PMDB  
1994 1995 Mário Pereira PMDB  
1995 2002 Jaime Lerner PFL  
2003 2006 Roberto Requião PMDB  
2006 2007 Hermas Brandão Jr PSB  
2007 2010 Roberto Requião PMDB  
2010 2011 Orlando Pessuti PMDB  
2011 2014 Beto Richa PSDB  

Centrale hydro-électrique d'Itaipu

Le Brésil partage avec le Paraguay la centrale hydro-électrique d'Itaipu, qui était en 2004 la plus grande centrale hydro-électrique du monde. Elle peut fournir en électricité 25 % de la population brésilienne et 95 % de la population paraguayenne. L’association américaine des ingénieurs civils a classé cette centrale comme l’une des sept merveilles du monde moderne. L'usine est construite sur le fleuve Paraná, à proximité des chutes d'Iguaçu.

Industrie forestières

Article connexe : Agriculture au Brésil.

Le groupe finlandais Stora Enso et le chilien Arauco, spécialisés dans l'industrie papetière, possèdent une coentreprise propriétaire de plantations et d'un moulin à Arapoti[2].

Notes et références

  1. a, b, c, d et e "L’occupation du Nord et du Nord-Ouest du Paraná et le cycle du café", par Maurício MEURER thèse à l'Université de Lyon III [1]
  2. Stora Enso and Arauco join forces to create a leadership position in low-cost pulp through the acquisition of the majority of Grupo ENCE's operations in Uruguay for USD 344 million, communiqué de Stora Enso, 18 mai 2009

Lien externe