Pandémie de Covid-19 en Chine

(Redirigé depuis Pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020 en Chine)
Pandémie de coronavirus en Chine
COVID-19 Outbreak Cases in Mainland China.svg
Régions touchées.
Maladie
Agent infectieux
Localisation
Coordonnées
35° N, 103° E
Date d'arrivée
Depuis le (3 mois et 7 jours)
Bilan
Cas confirmés
82 930 ()[1]
Cas soignés
73 159 ()[2]
Morts
3 338 ()[1]

La pandémie de maladie Covid-19 en Chine s'est d'abord manifestée par un groupe de pneumonies à Wuhan, la capitale de la province du Hubei, en Chine. Un hôpital de Wuhan informe le Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies (CCCPM) et la Commission nationale de la santé le . Le , le centre de contrôle de Wuhan a admis qu'il y avait un groupe de cas de pneumonie inconnus liés au marché de gros de fruits de mer de Huanan, après que des documents non vérifiés sont apparus sur Internet. L'épidémie potentielle de maladie a rapidement attiré l'attention du pays, y compris celle de la Commission nationale de la santé (NHC) à Pékin, qui a envoyé des experts à Wuhan le lendemain. Le , un nouveau coronavirus a été identifié comme la cause de la pneumonie[3]. La séquence du virus a été bientôt publiée sur une base de données en accès libre. De nombreuses personnes ont salué les mesures prises par la Chine, notamment l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Des doutes existent quant à la transparence de la Chine sur la date d'apparition de l'épidémie et le nombre de morts.

Apparition et origine

Le , le premier porteur du virus fut un homme de 55 ans de la province d'Hubei[4],[5]. Les cas ultérieurement signalés, en , étaient des personnes travaillant au marché de gros de fruits de mer de Huanan, à Wuhan[6],[7]. La BBC puis l'agence Bloomberg s'en font l'écho début [8],[9]. La première contamination résulte plausiblement d'une transmission du virus d'un animal vers l'homme, probablement une chauve-souris. En effet, dans un document provisoire publié le sur les premiers résultats du séquençage du génome du virus, des membres de l'institut de virologie de Wuhan, de l'hôpital Jinyintan de Wuhan, de l'université de l'Académie chinoise des sciences et du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies de la province du Hubei exposent que le génome du virus SARS-CoV-2 est identique à 96 % à celui d'un coronavirus de chauve-souris[10]. Deux jours plus tôt, dans Science China Life Sciences  du , Dr Xintian Xu (Institut Pasteur de Shanghai) et ses collègues déclaraient que SARS-CoV-2 partageait un ancêtre commun avec les coronavirus et analogues du SARS-CoV, qui ressemblait au coronavirus de la chauve-souris HKU9-1[11].

Le rôle précis du marché de Huanan, à Wuhan, reste toutefois incertain puisque l'analyse épidémiologique des premiers cas recensés montre qu'ils ne concernent pas des patients ayant fréquenté ce marché[12],[13],[14],[15]. En outre, si une abondante diversité de faune sauvage y était vendue, il ne semble pas que cela ait été le cas de chauves-souris, qui par ailleurs ne sont pas consommées dans cette région contrairement à ce que prétendent des informations virales sur Internet[16],[17].

Le , le directeur du Département de santé globale de l'institut Pasteur et professeur au Cnam, Arnaud Fontanet, épidémiologiste, déclare que le réservoir est une chauve-souris, et que l'introduction en population humaine du virus s'est faite à la mi- grâce à un animal hôte intermédiaire du marché pour le moment inconnu[18].

Des chercheurs de l'université d'agriculture de Chine du Sud auraient trouvé 99 % de similitudes entre le coronavirus et les séquences du génome de virus trouvés sur les pangolins, d'après Chine nouvelle, l'agence de presse officielle, le [19].

Propagation

Nombre de cas (bleu) et nombre de morts (rouge) en échelle logarithmique.

Les premiers cas suspects ont été signalés le , les premiers symptômes étant apparus un peu plus de trois semaines plus tôt, le . Le marché a été fermé le et les personnes présentant les symptômes ont été isolées. Plus de 700 personnes, dont plus de 400 travailleurs de la santé, qui sont entrées en contact étroit avec des cas suspects ont été par la suite surveillées. Grâce au développement d'un test PCR spécifique, la présence de SARS-CoV-2 a ensuite été confirmée chez 41 personnes du quartier d'affaires de Wuhan, dont deux auraient été plus tard décrites comme étant un couple marié, et trois autres qui étaient membres de la même famille et travaillaient aux étals de fruits de mer du marché. Le , le premier décès survient chez un patient de 61 ans à Wuhan. Le , les autorités chinoises annoncent qu'un autre homme de 69 ans, dont la maladie avait été confirmée, est décédé la veille à Wuhan.

Toutefois, une étude plus approfondie publiée le dans la revue scientifique The Lancet montre que les premiers symptômes attribuables a posteriori à SARS-CoV-2 sont apparus dès le chez un patient qui n'avait pas fréquenté le marché[12], de même qu'un tiers des 41 cas signalés à Wuhan en  : l'origine de l'épidémie est donc antérieure à et pourrait ne pas se trouver sur le marché de Wuhan[14],[20].

La transmission interhumaine est confirmée le dans le Guangdong, en Chine, selon Zhong Nanshan, chef de l'équipe de la commission de la santé enquêtant sur l'épidémie[21],[22]. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avertit qu'une épidémie plus ample pourrait se produire. Un risque de propagation accru est craint pendant la saison de pointe des voyages en Chine autour du Nouvel An chinois.

Le , le vice-ministre chinois de la Commission nationale de la santé, Li Bin , déclare que ce virus « pourrait muter et se propager plus facilement »[23].

Le , Xi Jinping, président de la république populaire de Chine, déclare que la situation est grave et que l'épidémie s'accélère[24].

Le , Pr Neil Ferguson, expert en santé publique de l'Imperial College de Londres, estime qu'environ 100 000 personnes seraient déjà infectées par le virus, tandis que la Faculté de médecine de Hong-Kong évalue le nombre de malades à 43 000 au [25],[26]. Le même jour, la Commission nationale de la santé[27] de la république populaire de Chine déclare que 30 453 personnes sont sous observation sans préciser quels sont les moyens utilisés pour les surveiller[28].

Le , la république populaire de Chine change ses critères de diagnostic de la maladie, ce qui conduit à une importante augmentation du nombre de cas. En effet, débordés, les hôpitaux du Hubei se contentent d'une radio des poumons au lieu d'une analyse de prélèvements. Les autorités justifient leur position en arguant que cela permet de soigner et d'isoler plus tôt les malades diagnostiqués ; en effet, les résultats des analyses ne sont connus qu'au bout de 48 heures alors qu'ils sont immédiats dans le cas d'une radio[29]. Par ailleurs, le système de santé chinois ne rembourse les soins que si le malade est testé positif. Seules les dépenses des personnes reconnues porteuses du virus sont prises en charge par la pandémie de maladie à coronavirustat. Pour les autres, la facture se monte à plusieurs milliers voire dizaine de milliers d'euros. De nombreuses personnes hésitent à se soumettre au test[29].

Censure

L'application de messagerie chinoise WeChat censure certaines associations de mots-clés sur le virus depuis le [30].

Contrairement à ce qui s'est produit lors de l'épidémie de SRAS en 2002-2003, la république populaire de Chine communique beaucoup sur cette épidémie bien que les autorités n'aient pas immédiatement perçu la gravité de la situation, par exemple en n'annulant pas un banquet de 40 000 personnes le , quatre jours avant la mise en quarantaine de la ville de Wuhan, ce que le maire de la ville reconnaîtra publiquement comme étant une erreur[31]. Néanmoins, la presse fait savoir que critiquer le gouvernement chinois au sujet de sa lutte contre l'épidémie est passible de prison[32].

Le , la Cour populaire suprême chinoise réhabilite officiellement huit médecins qui avaient été arrêtés par la police le et accusés de diffuser de fausses informations sur le virus. Les personnes incriminées travaillaient dans le service de neurologie de l'hôpital de la Croix-Rouge de Wuhan, à l'université de médecine ou encore au centre de cancérologie de la ville. L'un d'eux, Li Wenliang mort du coronavirus peu de temps après, accusé d'avoir annoncé que sept de ses patients étaient atteints du SRAS, avait été forcé par la police à signer une lettre promettant de ne plus publier de tels messages. Les réseaux sociaux chinois se sont emparés de l'affaire, accusant notamment le pouvoir de vouloir cacher la gravité de la situation à la population. Par cette réhabilitation, le gouvernement chinois semble en réalité tenter de faire taire les critiques sur sa gestion de la crise, tout en reportant la faute sur les autorités politiques locales qui sont désormais accusées d'avoir fait pression sur les scientifiques et d'avoir minimisé l'étendue de l'épidémie[33].

Fiabilité des statistiques chinoises

Nombre de cas (bleu) et nombre de morts (rouge) en échelle logarithmique. La régularité de la courbe montre qu'il n'y a pas eu de rupture dans la politique de collecte de données. Mais quelle a été cette politique?

Dans la culture chinoise, l'épidémie correspond à un enjeu politique[34], remettant en cause le « mandat du ciel » donnant autorité au pouvoir pour conduire la politique du pays[35]. De ce fait, il ne fait pas de doute que le traitement médiatique de l'épidémie a été conditionné par ces considérations politiques. Pour autant, les statistiques communiquées quotidiennement à l'organisation mondiale pour la santé, ou les publications scientifiques émises par les équipes chinoises, ont-elles fait l'objet de manipulation?

Selon l'infectiologue Karine Lacombe, de nombreux éléments des informations transmises par la Chine semblent douteux : selon elle l'épidémie a sans doute commencé en Chine beaucoup plus tôt qu'annoncé, probablement dès le mois de septembre 2019 ; quant aux chiffres de mortalité annoncés, ils semblent difficiles à croire au vu de la mortalité constatée en Italie ou en Espagne. En effet, au vu de l'évolution de la crise sanitaire ailleurs dans le monde, de nombreuses questions se posent quant aux nombres de cas détectés en Chine, ainsi que le nombre de décès[36]. En revanche, si une baisse pendant la crise du nombre d'abonnements téléphoniques, de 21 millions d'usagers pour les portables et de 850 000 pour les lignes fixes, semble avérée et peut paraître étrange pendant un confinement[37], AP News attribue cette baisse au changement des habitudes et des relations sociales pendant l'épidémie, entrainant notamment la résiliation d'abonnements multiples[38].

Des doutes sur la fiabilité des informations fournies par la Chine ont été émises assez rapidement : dès le mois de février 2020, Frédéric Lemaître, correspondant du Monde à Pékin, soulignait que « si autant de personnes doutent des chiffres officiels, c’est que la Chine a perdu la bataille de la communication... » Les raisons des doutes qu'il formulait alors tenaient au fait que la Chine avait dissimulé l'importance de l'épidémie pendant trois semaines, à la censure exercée envers tous ceux qui cherchaient à enquêter, et enfin à l'ampleur des moyens mis en œuvre avec notamment la mise en quarantaine de toute la province du Hubei, qui laissaient penser que des telles mesures dissimulaient une situation beaucoup plus grave qu'annoncée[39].

Vers la fin du mois de mars, un certain nombre de sources commencent à mettre en cause la fiabilité et même la réalité des statistiques de mortalité chinoises[40],[41],[42],[43],[44]. L'argument de ces sources, se fondant sur le nombre d'urnes funéraires nécessaires après la fin du confinement de WuHan, est qu'il y a eu beaucoup plus de morts que le nombre de décès annoncés pour cause de coronavirus. De son côté, Patrick Berche, ancien directeur de l'institut Pasteur, a également beaucoup de mal à croire à la réalité du nombre de morts annoncé par la Chine, même en prenant en compte les mesures de confinement prises. Le nombre d'urnes funéraires reçues par plusieurs salons funéraires de Wuhan accroit encore le doute, puisque certains salons ont reçu chacun des quantités d'urnes égales ou supérieures à la totalité des morts du coronavirus déclarés par la Chine pour la ville de Wuhan (soit 2 535 morts)[40]. Ouest-France revient également sur la disparité considérable entre les livraisons d'urnes funéraires faites aux huit funérariums de la ville de Wuhan (plusieurs milliers d'urnes pour chacun) et le nombre total de morts du coronavirus annoncé pour la ville. L'opacité est accrue par le fait que, selon les journalistes de l'agence Bloomberg, six des huit funérariums de Wuhan ont déclaré ne pas être autorisés à divulguer des chiffres[42]. Ces informations sont également passées en revue par Europe 1[41] et par La Libre Belgique[43]. Le , la distribution estimée de 45 000 urnes funéraires dans la seule ville de Wuhan renforce les doutes sur l'ampleur réelle du nombre de morts en Chine[45]. Fox News met également fortement en doute le décompte officiel de 2 535 morts à Wuhan, l'activité des crématoriums de la ville pendant l'épidémie conduisant plutôt à un nombre de décès de 42 000 personnes, voire de plus de 46 000[46].

Sur cette question d'urnes funéraire, il convient de se rappeler que une métropole de 11 millions d'habitants comme celle de Wuhan « produit » en temps normal de l'ordre de 35 000 morts par trimestre, rendant parfaitement normal le nombre d'urnes funéraires approvisionnées sur Wuhan à la fin d'un confinement d'un trimestre[réf. nécessaire].

La Libre Belgique avance plusieurs hypothèses pour expliquer un tel décalage entre les chiffres officiels et la réalité probable : tout d'abord, les autorités chinoises, comme les autres pays de façon générale, ne prennent en compte que les morts constatées dans les hôpitaux ; mais ceux-ci ont été tellement submergés par l'afflux brutal des malades que de nombreuses personnes sont mortes chez elles, faute de pouvoir être admises à l'hôpital. D'autre part, de nombreuses personnes sont mortes après avoir été victimes de symptômes similaires à ceux de la COVID-19, mais sans avoir jamais été testées, et ne figurent donc pas dans les statistiques officielles[43].

Les services de renseignement américains ont également émis des doutes quant à la fiabilité des statistiques chinoises[47]. Selon le New York Times, il se pourrait que le gouvernement chinois lui-même ignore l'étendue de l'épidémie puisque les autorités locales mentent à propos du nombre d'infections, de tests et de morts par crainte de représailles provenant du gouvernement central. Il s'agirait d'un problème courant en Chine qui se serait envenimé avec le tournant autoritaire du gouvernement de Xi Jinping[48],[49].

Certains employés des services de santé chinois ont également rapporté que le personnel administratif des hopitaux auraient caché les cas d'infection affectant le personnel[50].

Mesures de protection en république populaire de Chine

Province du Hubei

Villes du Hubei sous quarantaine (transports)
Ville Début de
quarantaine
Population
estimée
Source
Wuhan 11 081 000 [51],[52]
Huanggang 6 630 000 [51],[53]
Ezhou 1 077 700 [51],[54],[55]
Chibi 490 900 [56]
Jingzhou 5 590 200 [57]
Zhijiang 497 600 [58]
Yichang 4 135 900 [59]
Qianjiang 966 000 [60]
Xiantao 1 140 500 [61]
Xianning 2 543 300 [62]
Huangshi 2 470 700 [63]
Dangyang 469 600 [64]
Enshi 777 000 [65]
Xiaogan 4 915 000 [66]
Jingmen 2 896 500 [67]
Total 45 681 900
Habitants de Wuhan faisant la queue devant une pharmacie pour acheter des masques chirurgicaux.

La première mesure prise par le gouvernement local de la province d'Hubei, est la fermeture du marché aux poissons de Huanan le [68]. Le , le gouvernement chinois place sous quarantaine trois villes de la province de Hubei particulièrement impactées par le virus et dont elles seraient le berceau, afin de contenir les risques de pandémie : Wuhan, Huanggang et Ezhou, soit une population combinée de plus de vingt millions d'habitants[69]. Les autorités chinoises interdisent tout trafic aérien, ferroviaire, routier et fluvial à destination et en provenance de ces trois agglomérations, à l'intérieur desquelles les transports publics (autobus, métro) sont également suspendus[70].

Les autorités ordonnent également la fermeture des lieux publics de divertissement à l'instar des salles de cinémas, des salles de spectacle ou encore des cybercafés. Tous les habitants sont également sommés de ne pas quitter la ville à moins que les autorités ne leur en accordent la permission[69]. Toutefois, le maire de Wuhan, Zhou Xianwang, déclare que cinq millions d'habitants avaient déjà quitté la ville avant sa mise en quarantaine[71],[72].

Pour aider à limiter la propagation du virus, l'autorité sanitaire de Wuhan rend obligatoire le port d'un masque facial dans les lieux publics sous peine d'amende[73].

En outre, la ville lance le la construction de deux hôpitaux de campagne, dont l'hôpital Huoshenshan, d'une superficie de 25 000 m2 et pouvant accueillir jusqu'à mille patients[74] et l'hôpital Leishenshan pouvant accueillir mille six cents patients, ces hôpitaux sont placés sous la direction de l'Armée populaire de libération[75].

Le , les autorités chinoises élargissent la zone de quarantaine à presque toute la province de Hubei, soit environ 56 millions d'habitants[76].

Le [77], Tang Zhihong, responsable de la santé de Huanggang, est licenciée par les autorités chinoises pour son incapacité à répondre aux questions sur l'étendue de la maladie dans sa ville au cours d'un reportage à la télévision nationale chinoise. Son intervention provoque plus de 500 000 commentaires sur les réseaux sociaux chinois, la plupart en colère contre ce dirigeant[78].

Le , la république populaire de Chine décide de rapatrier les habitants de Wuhan vivant à l'étranger en raison des « difficultés pratiques auxquelles sont confrontées à l'étranger les résidents de la province du Hubei, et en particulier ceux de Wuhan[79] ».

Autres villes et régions chinoises

Certains bourgs décident de se barricader et ne plus laisser entrer d'étrangers pour éviter toute contamination. Ainsi, par exemple, à l'entrée du village de Tianjiaying (situé à 45 minutes de route de Pékin), plusieurs habitants érigent un barrage et les visiteurs étrangers ont interdiction formelle de le franchir. Les quelque 1 700 résidents, eux, doivent montrer patte blanche pour entrer dans le village. Ils doivent s'enregistrer en donnant leur nom, leur numéro de téléphone portable, leur numéro de carte d'identité et la liste des villes qu'ils ont récemment visitées. Enfin, un test de température est réalisé ; si celui-ci s'avère positif, la personne est invitée à effectuer un séjour dans l'hôpital le plus proche[80],[81].

La crise sanitaire provoque aussi l'inflation du prix des masques en Chine. À Pékin, un pharmacien est condamné à une amende de trois millions de yuans pour avoir fait passer le prix des masques de 143 yuans à 850 yuans[82].

Pékin 

À Pékin, située pourtant à plus de mille kilomètres au nord de Wuhan, les festivités du Nouvel An chinois prévues le sont annulées, tandis que la Cité interdite est fermée jusqu'à nouvel ordre « afin d'éviter des contaminations liées au rassemblement de visiteurs »[83]. Le , alors que les congés du Nouvel An chinois devaient prendre fin quatre jours plus tard, les autorités décident de les prolonger de trois jours afin de limiter les risques de contagion[84].

Shanghai

À Shanghai, qui se trouve à moins de sept cents kilomètres à l'est de Wuhan, le parc Shanghai Disneyland ferme également ses portes le [85].

Hong Kong

À Hong Kong (neuf cent trente kilomètres au sud de Wuhan), les autorités transforment quatre sites dont des camps de vacances en zones de quarantaine destinées aux personnes susceptibles d'avoir été en contact avec des porteurs du coronavirus et envisagent des bracelets électroniques pour les personnes placées en quarantaine à domicile[86]. Le , les parcs de loisirs du territoire (dont Hong Kong Disneyland et Ocean Park Hong Kong) ferment leurs portes[87]. Le , Hong Kong interdit l'entrée sur son territoire des personnes résidant dans la province de Hubei ainsi que de tout voyageur y étant passé au cours des deux dernières semaines, à l'exception des Hongkongais[88].

Les écoles sont fermées, au moins jusqu'au [89].

Le , un chien testé positif mais sans symptôme de la maladie est placé en quarantaine[90].

Aides internationales

Le , la Chine appelle à l'aide la communauté internationale, en raison d'un manque urgent de masques de protections [91]. La France envoie début février, 17 tonnes de matériel médical, comprenant des masques de protection, des produits désinfectants et des gants[92]. Le Canada envoie également 16 tonnes d'équipement médical à la Chine à cette période[93]. Le Royaume-Uni, le Japon et la Corée du Sud font également preuve de solidarité avec le peuple chinois.

Contaminations extérieures

Dès le mois de mars la Chine doit faire face aux infections provenant de l'étranger. L'épicentre de la pandémie s'étant déplacé en Europe, les voyageurs en provenance du Vieux-Continent deviennent ainsi la première source de contamination[94]. Les nouveaux arrivants sont alors placés en quarantaine durant deux semaines dans des centres mis en place par le gouvernement dont ils doivent s’acquitter des frais[95].

Progression du coronavirus en république populaire de Chine

Carte animée des cas confirmés de COVID-19 se propageant en Chine continentale, Macao, Hong Kong et sur l'île de Taïwan à partir du .

La république populaire de Chine modifie deux fois les méthodes de comptage des malades. Le , sont introduits des critères d'imagerie médicale que le patient soit testé positif ou non pour la recherche du virus par PCR sur un prélèvement dans la gorge. Ce premier changement explique l'augmentation brutale des cas au [96]. Une semaine après, la Chine revenait au critère uniquement virologique[97].

Macao et Hong Kong déclarent chacun un cas le [98].

Le , après la découverte d'un cas à Lhassa, le chef-lieu de la région autonome du Tibet jusqu'ici épargnée, toutes les régions chinoises sont infectées[80].

Début , le nombre de décès en république populaire de Chine dépasse celui de l'épidémie de SRAS en -[99].

Graphe des cas confirmés cumulés en Chine continentale[100],[101],[102],[103]

10 000
20 000
30 000
40 000
50 000
60 000
70 000
80 000
90 000
1/01
15/01
1/02
15/02
1/03
15/03
23/03
  •   Morts
  •   Rétablis
  •   Malades

Dans ce graphique, la hauteur totale des barres (morts + guéris + malades) en un jour donné présente le nombre cumulé de cas confirmés depuis le (c’est la prévalence sur la période courant depuis le début de l’épidémie jusqu’au jour en question). Le nombre de malades avérés en un jour donné (prévalence instantanée) correspond à la hauteur de la barre orange.

Des changements de méthodologie dans la détermination des cas sont responsables d’irrégularités vers la mi-février.

Courbe épidémique du virus Covid-19 en Chine

Cette courbe s'obtient en calculant le nombre de cas confirmés, moins le nombre de décès, moins le nombre de guérisons.



Conséquences

La British Broadcasting Corporation (BBC) révèle que la métropole chinoise de Shenzhen s'apprête à entrer dans l'histoire en appliquant une nouvelle loi dès le interdisant à ses habitants de consommer de la viande de chat ou de chien. Cette ville devient la première municipalité chinoise à prendre une telle mesure[104].

Notes et références

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Modification de Pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020 » (voir la liste des auteurs). *
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Voir aussi

Articles connexes