Pandémie de Covid-19

(Redirigé depuis Pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020)

Pandémie de Covid-19
COVID-19 Outbreak World Map.svg
Expansion du virus SARS-CoV-2 dans le monde au [1].
  • 1 à 9 cas confirmés
  • 10 à 99 cas confirmés
  • 100 à 999 cas confirmés
  • 1 000 à 9 999 cas confirmés
  • 10 000 à 99 999 cas confirmés
  • Supérieur à 100 000 cas confirmés
Pandemic photomontage COVID-19.png
De haut en bas et de gauche à droite :
Maladie
Agent infectieux
Origine
Localisation
Monde Monde entier (liste des pays touchés)
Foyers principaux (plus de 50 000 cas confirmés) :

Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la France France
Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau de l'Iran Iran
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Date d'arrivée

(4 mois et 21 jours)
Site web
Bilan
Cas confirmés
1 358 958
Cas soignés
293 454
Morts
75 897

La pandémie de Covid-19 est une pandémie d'une maladie infectieuse émergente, la maladie à coronavirus 2019 (Covid-19), provoquée par le coronavirus SARS-CoV-2. Elle apparaît le dans la ville de Wuhan, en Chine centrale, puis se propage dans le monde entier.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte dans un premier temps la république populaire de Chine et ses autres États membres[2], puis prononce l'état d'urgence de santé publique de portée internationale le [2].

Le , un premier cas est découvert hors de Chine continentale. Deux navires de croisière (le MS Westerdam et le Diamond Princess) sont aussi touchés. Le nombre total de malades hors de la Chine dépasse les 1 500 à la mi-[3],[1].

À partir de janvier 2020, le gouvernement chinois met en œuvre des procédures lourdes de confinement, et place plusieurs villes puis toute une région en quarantaine, fermant de nombreux sites publics et déployant d'importants moyens sanitaires.

Le , le nombre de nouveaux cas déclarés quotidiennement hors de Chine est plus élevé que dans ce pays[4],[5],[6].

Le , l'épidémie de Covid-19 est déclarée pandémie[7],[8] par l'OMS, qui demande des mesures de protection essentielles pour prévenir la saturation des services de soins intensifs[9] et renforcer l'hygiène préventive (suppression des contacts physiques, bises et serrements de mains, fin des attroupements et des grandes manifestations ainsi que des déplacements et voyages non indispensables, promotion du lavage des mains, mise en application de quarantaineetc.). Cette pandémie mondiale provoque des annulations en série de manifestations sportives et culturelles sur toute la planète, la mise en place par de nombreux pays de mesures de confinement pour freiner la formation de nouveaux foyers de contagion, la fermeture des frontières de nombreux pays, et un krach boursier du fait des incertitudes et des craintes qu'elle fait peser sur l'économie mondiale. Elle a aussi des effets en termes d'instabilité sociale et économique et est le prétexte à la diffusion en ligne d'informations erronées ou relevant de la théorie du complot.

Le taux de létalité provisoire est plus bas que lors des précédentes épidémies à coronavirus[10], avec pour estimation environ 1 à 2 % sur les cas dépistés[11].

Au , environ 1 358 958 cas cumulés sont confirmés dans le monde, dont environ 293 454 personnes guéries et 75 897 morts[3]. Ce sont 208 pays et territoires qui sont touchés par cette crise sanitaire mondiale, avec des foyers majeurs en Chine, en Italie, aux États-Unis, en Espagne, en Allemagne, en Iran et en France.

Données et caractéristiques épidémiologiques

Ouverture et partage des données

La situation épidémiologique évolue constamment, mais les données sur le virus et la COVID-19 ont rapidement été partagées par les chercheurs, dès le [12], et moins d'une semaine après identification du virus. La première prépublication apparaît deux semaines après la déclaration, le [13].

Diverses revues et éditeurs scientifiques (ex : The Lancet, qui a créé un Hub dédié (Coronavirus hub page), Nature, Elsevier... ont mis à disposition des chercheurs et médecins, voire du grand public, leurs ressources (articles de revues ; manuels scientifiques et médicaux, les produits éducatifs...) ; Elsevier a créé à partir des données de Scopus une carte mondiale interactive d'experts ; et il autorise désormais l'exploration (en texte intégral) de ses données qui croissent exponentiellement depuis la fin 2019, dont via PubMed Central des NIH et la base de données OMS, « gratuitement, et sans limitations de copyright ». Elsevier et The Lancet ont signé la déclaration du Wellcome Trust, sur le partage, ouvert et rapide, des données et résultats de recherche sur la pandémie, afin d'aider à la riposte de santé publique et à sauver des vies.

L'urgence sanitaire fait cependant que les découvertes et mises à jour médico-scientifiques sont publiées avec une relecture par les pairs plus rapide et moins méticuleuse que d'ordinaire, et parfois en prépublication avant revue par les pairs ; la qualité des données primaires et des sources secondaires doit dès lors être interprétée avec prudence[14]. En outre des lacunes de données sont dues au fait que les pays n'ont pas la même approche en termes de dépistage ou de transparence[15], pour des raisons financières, techniques et/ou de politique. S'y ajoute la qualité du système de veille sanitaire et de remontée de l'information. Le dépistage peut viser à être systématique (par exemple en Corée du Sud), être ciblé uniquement sur des porteurs du virus présentant des symptômes, ou ne viser que les cas les plus graves (par exemple en France).

Le dépistage, quand il existe, ne se fait pas au même rythme partout et il existe un décalage croissant entre cas confirmés et cas réels. Les données initiales sur la létalité (taux de décès parmi les personnes touchées) étaient particulièrement peu fiables, rendant la comparaison entre pays peu significative.
Les même biais concernent la mortalité, les critères de recensement n'étant pas homogènes entre pays. Néanmoins, le taux de mortalité en fin de pandémie, sera significatif des politiques de santé publique menées dans chaque pays[16].

Caractéristiques épidémiologiques de la phase d'émergence en Chine

Avertissements :

  1. Les bilans et chiffres ci-dessous sont à interpréter au regard des spécificités démographiques de la Chine. Sa pyramide des âges n'est, par exemple, pas comparable à celle de la France, mais proche de celle de l'Allemagne. Le sex-ratio y défavorise les femmes (113 garçons pour 100 filles à la naissance), sauf au-dessus de 65 ans (100 femmes pour 91 hommes) ; et la part du nombre d'enfants dans la population est très basse : en 2019 le taux de natalité y était de 10,4 naissances pour mille habitants (le plus bas depuis 70 ans) et le nombre de naissances (14,6 millions en 2019, soit 4 % de moins qu'en 2018) est le plus bas depuis près de 60 ans[17] ;
  2. Les chiffres ci-dessous ne concernent que des malades confirmés en Chine, de source officielle (44 672 cas pour le premier bilan) ; il s'agit de la frange des malades les plus symptomatiques (donc plus facilement détectables) ; ces chiffres peuvent évoluer ; ils seraient probablement différents dans un pays à population très jeune ou avec un sex-ratio plus équilibré.

Selon un premier bilan épidémiologique[18], publié le 24 février 2020, à partir de 44 672 cas confirmés en Chine :

  • 87 % de ces malades confirmés avaient de 30 à 79 ans ;
  • 1 % seulement avaient 9 ans ou moins ;
  • 1 % seulement avaient de 10 à 19 ans ;
  • 3 % avaient 80 ans ou plus ;
  • 75 % sont tombés malades dans la province du Hubei, et 86 % des expositions étaient liées à Wuhan (habitants, visiteurs ou contact étroit avec ces derniers) ;
  • 81 % des cas confirmés étaient bénins (sans pneumonie ou avec une pneumonie légère) ;
  • 14 % étaient sévères (avec dyspnée, fréquence respiratoire supérieure ou égale à 30/min, saturation en oxygène sanguin inférieure ou égale à 93 %, pression partielle d'oxygène artériel par rapport au rapport d'oxygène inspiré inférieur à 300 et/ou infiltrats pulmonaires supérieurs à 50 % en 24 à 48 h) ;
  • 5 % des cas étaient critiques (insuffisance respiratoire, choc septique et/ou dysfonction ou échec d'organes multiples) ;
  • taux global de létalité : 2,3 % (1 023 décès pour 44 672 cas confirmés) ;
  • 0 % de décès chez les 9 ans et moins ;
  • 0 % de décès chez les cas bénins ;
  • 49 % de décès parmi les cas critiques ;
  • 8 % de décès chez les 70 - 79 ans ;
  • 14,8 % de décès chez les 80 ans et plus.

Le taux de létalité était beaucoup plus élevé en cas de comorbidités préexistantes :

Les agents de santé ont été surexposés (1 716 cas pour un total de 44 672 cas avérés soit 3,8 %[Quand ?]), surtout à Wuhan (63 % des cas de la ville avec 1 080 malades). 14,8 % des cas confirmés au sein des agents de santé ont été classés graves ou critiques (seuls cinq sont cependant morts dans cette période).

Virus

Le SARS-CoV-2 en microscopie électronique.

La pandémie est due à un coronavirus, un type de virus enveloppé de symétrie sphérique et couvert de spicules (constituées de diverses protéines) lui donnant l'apparence d'une couronne[19],[20] (cette couronne se réfère à une représentation commune du virus en deux dimensions ; en termes mathématiques et en trois dimensions, ces protubérances s'inscrivent dans ce qui s'apparente à une couronne solide). Certains conspirationnistes en font un jeu de mots et considèrent qu'il s'agit d'un « joyau de la Couronne » du nouvel ordre mondial, qui se servirait de la pandémie pour accentuer son emprise sur les citoyens de tous les pays[21].

Caractéristiques

La séquence génétique de ce coronavirus est similaire à 80 %[22] à celle du coronavirus du SRAS. Il est d'abord désigné provisoirement par l'OMS[23] et les CDC[24] sous le terme anglais 2019 novel coronavirus[a], ou 2019-nCoV, avant d'être nommé SARS-CoV-2 sur recommandation de l'ICTV[25]. La maladie causée par ce virus est nommée de manière définitive covid-19 le 11 février 2020 par l'OMS[26].

Il appartient au sous-genre Sarbecovirus[27]. Son génome, stable[28] et constitué d'un ARN simple-brin à polarité positive de 29 903 nucléotides, a été séquencé pour la première fois le par une équipe de l'Université Fudan de Shanghai (Chine)[29],[30],[31],[32],[30],[33].

Durée d'infectiosité du virus

La durée d'infectiosité du virus serait, selon son support, de 24 à 72 heures. Les matières plastiques favorisent sa durée de vie[34],[35]. Sous une température de 25 degrés Celsius (25 °C) il persiste plus longtemps, au-dessus de 30 °C sa durée de vie diminue fortement[36].

Mode de transmission

Dans le SRAS, il n'existait pas de forme bénigne ; de plus, les malades allaient à l'hôpital et ne devenaient contagieux que 3 à 4 jours après l'apparition des signes cliniques, ce qui facilitait le contrôle de la pandémie[37].

Au , on ignore cependant encore les modalités précises de transmission inter-humaine.

  • La Chine annonce le que des porteurs asymptomatiques du virus SARS-CoV-2 peuvent le transmettre ; et que le virus a une courte période d’incubation et peut être transmis avant les premiers symptômes[38],[39].
    Les contaminations semblent cependant presque toutes issues de contacts avec des sujets présentant déjà des manifestations de la maladie[40].
  • La plupart des patients déclarés semblent ne souffrir que d'une maladie bénigne ou ne nécessitant pas d'hospitalisation (80 % environ)[41], mais on ignore encore le nombre exact de malades symptomatiques dans la population.
  • Des personnes infectées n'ont pas transmis le virus, tandis que d'autres l'ont largement excrété et/ou transmis[42].
  • Les coronavirus se développent dans les voies respiratoires, mais on en retrouve aussi fréquemment dans le sang et dans le plasma ou le sérum des malades. Ceci implique un risque de transmission via la transfusion de produits sanguins. En , des scientifiques chinois rappellent que, comme les cas asymptomatiques de covid-19 sont nombreux, des mesures de sécurité transfusionnelle adaptées (ex. : choix des donneurs, méthodes de détection et d'inactivation des virus) sont impératives, notamment en zones d'endémie[43].

Pédiatrie

  • Les enfants représentent entre 2 à 3 % des cas et aucun cas de décès chez les moins de 9 ans selon les données de l’épidémie chinoise. Les données italiennes confirment à ce jour le peu de cas pédiatriques avec 8 cas confirmés sur les 650 premiers cas[44].
  • Trois hypothèses expliquent pour le moment le fait que les enfants soient préservés[44] :
    • un système immunitaire pas assez fort pour provoquer une inflammation importante des bronches ;
    • une réplication du virus moindre ;
    • les enfants allant dans les écoles et crèches se sont ainsi déjà retrouvés au contact d'autres coronavirus et ont ainsi été mieux immunisés.
  • La Suède et les Pays-Bas font le choix de conserver les écoles ouvertes pour limiter le risque de propagation du virus vers les populations âgées à risque[45].

Maladie

La maladie à coronavirus 2019, dite Covid-19 (acronyme de son nom en anglais : « coronavirus disease 2019 »), a été ainsi dénommée par l'OMS le 11 février 2020[46],[47]. Elle est aussi connue, notamment en Chine, sous son ancien nom « NCP (Novel Coronavirus Pneumonia) »[48].

Symptômes

Tels que décrits au , les symptômes de la covid-19 sont proches de ceux de la grippe[49],[50] :

La fièvre peut apparaître plusieurs jours après la toux[réf. nécessaire].

De nombreuses personnes porteuses du virus ne présentent pas de symptômes, ou présentent des symptômes légers (petite toux, fièvre) sans détresse respiratoire.

De l'anosmie et des pertes du goût peuvent également survenir, notamment chez les plus jeunes[51],[52].

Test diagnostique

Un thermocycleur utilisé pour la PCR.

Quand la covid-19 est suspectée chez une personne (même symptomatique) un test par RT-PCR quantitative permet de confirmer l'infection par le SARS-CoV-2 (ex 2019-nCoV)[53]. La RT-PCR n'a pas une sensibilité de 100 %, notamment en début d'infection[réf. nécessaire].

La détection de l'ARN viral nécessite un certain temps, car plusieurs étapes sont nécessaires pour détecter l'ARN :

  1. Extraction de l'ARN viral ;
  2. Transcription inverse : ARN viral transcrit en ADN (20 minutes[54]) ;
  3. Dénaturation (3 minutes[54]) ;
  4. Cinquante cycles d'amplification de PCR (37 minutes[54]) ;
  5. Interprétation de la courbe de fluorescence.

Néanmoins, devant l'augmentation du nombre de cas, le gouvernement français indique que la recherche systématique de contacts est devenue inutile. Tester tous les patients présentant des symptômes conduirait à saturer la filière de dépistage au détriment des cas graves et structures collectives de personnes fragiles[55].

Traitement et recommandation

L'OMS indique qu'il n'y a pas de traitement spécifiquement contre la maladie, qu'on ne peut traiter que ses symptômes et qu'elle communiquera les résultats des essais cliniques en cours lorsqu'ils seront disponibles[56]. L'OMS recommande de ne prendre aucun médicament[56].

Recommandations

En France, le ministre de la santé recommande, en cas de fièvre, de ne pas prendre de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens comme l'ibuprofène (Advil, Nurofen, etc.) ou l'aspirine qui pourraient être un facteur d’aggravation de l’infection. Le traitement de la fièvre ou de douleurs chez les patients atteints de covid-19 ou de toute autre virose respiratoire repose sur le paracétamol, sans dépasser la dose de 60 mg/kg/jour et de 3 g/jour[57],[58]. Cependant, il n'existe pas de littérature scientifique sur le sujet, et ni les spécialistes des maladies infectieuses ni l'OMS ne mettent en garde contre la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens[59].

En revanche, les patients soignés par anti-inflammatoires, comme les corticoïdes ou autres immunosuppresseurs, pour une pathologie chronique ne doivent pas interrompre leur traitement sans prescription médicale[57].

Recherches en cours

En , le gouvernement de Shanghai en Chine a recommandé l'injection de doses massives de vitamine C[60]. L'étude des traitements à la vitamine C de patients très malades est devenue à la mode depuis 2018[61]. En France, une deuxième vague d'essais cliniques avec la chloroquine demarre le 22 mars 2020[62],[63]. Elle fait suite à la conférence du Pr Didier Raoult du 16 mars, sur les résultats d'une première étude positive sur 24 patients, elle-même en écho d'une étude du CHU de Wuhan sur 100 patients. Le jeudi 26 mars 2020 en France, par dérogation à l'article L. 5121-8 du code de la santé publique, l'hydroxychloroquine et l'association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés[64],[65].

Prévisions de diffusion de la maladie

Évoquant l'avis des spécialistes, la chancelière allemande Angela Merkel rapporte le que 60 à 70 % des Allemands pourraient être infectés. Il semble qu'elle se base sur la déclaration de l'épidémiologiste Marc Lipsitch qui donnait le chiffre de 40 à 70 % de la population mondiale quelques jours plus tôt[66].

Le ministre de l'éducation en France, Jean-Michel Blanquer, déclare le que selon « ce que disent les scientifiques, 50 à 70 % de la population in fine finit par être contaminée par le virus, et c'est d'ailleurs ça qui met fin au virus puisque ça crée une forme d'immunité majoritaire, et donc le virus s'éteint de lui-même[67] ».

Apparition en république populaire de Chine

Origine animale

Pour les autres coronavirus ayant déclenché des maladies humaines auparavant

Au début des années 2000, des coronavirus transmissibles aux humains ou sources de maladies émergentes zoonotiques ont été trouvés chez divers mammifères sauvages notamment vendus sur les marchés chinois : civettes des palmiers (Paguma larvata), chiens viverrins (Nyctereutes procyonoides) et pangolins (Manidae).

Pour le MERS (2013), l'origine animale a vraisemblablement été le dromadaire.

La chauve-souris : le réservoir sauvage

Le , selon le Dr Xintian Xu (Institut Pasteur de Shanghai) et ses collègues, le SARS-CoV-2 a un ancêtre commun avec des coronavirus et analogues du SARS-CoV, évoquant le coronavirus de la chauve-souris HKU9-1[68]. Le , les premiers résultats, provisoires, du séquençage du virus, publié par des membres de l'Institut de virologie de Wuhan, de l'hôpital Jinyintan de Wuhan, de l'Université de l'Académie chinoise des sciences et du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies de la province du Hubei montrent que le génome du SARS-CoV-2 est identique à 96 % à celui d'un coronavirus de chauve-souris[69].

Le , Arnaud Fontanet (épidémiologiste)[70] pense donc qu'une chauve-souris est le réservoir sauvage, et que le virus serait passé chez l'humain au moins vers mi- 2019, via un hôte intermédiaire animal du marché, encore inconnu[71].

Remarques sur l'importance des chiroptères :

  • en 2007, on a montré qu'en Afrique, les chauves-souris portent communément des anticorps anti-SARS-CoV, retrouvés chez 26 espèces de chiroptères collectées en Afrique[72] ;
  • début 2020, des scientifiques notent que, si les chiroptères sont en cause de manière majeure, alors, il devrait alors y avoir une augmentation temporelle d'excrétion de coronavirus au moment où les petits deviennent indépendants (car les juvéniles sont sujets à excrétion de ces virus)[73]. Le contact avec les chauves-souris et leurs excréments devrait donc être évité à cette époque de l'année, par exemple en interdisant l'accès aux grottes[73]. Ce serait une stratégie alternative aux abattages parfois évoqués, éthiquement discutable, défavorables à la biodiversité, et surtout pouvant entraîner des niveaux encore plus élevés de pathogènes (car ces abattages priveraient de services écosystémiques-clés : les chiroptères sont — selon les espèces — soit pollinisateurs, soit prédateurs nocturnes essentiels contre les moustiques vecteurs d'autres maladies ; éliminer les chiroptères intensifierait les épidémies de paludisme, dengueetc.)[73].

Le pangolin : un coronavirus à 99 % de similitudes avec le Covid-19

Le 7 février, à l'Université d'agriculture de Chine du Sud, on démontre 99 % de similitudes entre le nouveau virus et des coronavirus de pangolins, un animal couramment braconné en Asie et notamment vendu sur le marché de Huanan[74].

Autres animaux sans aucun test scientifique

Selon une hypothèse posée par The Lancet le , des plateformes Internet populaires en Asie (exemples : Kuaishou et Douyin), pourraient avoir encouragé des comportements à risque, en relayant des « mukbangs », ces « vidéos alimentaires » montrant des personnes se filmant en train de manger des aliments étranges ou dangereux ou en énorme quantité.

En 2016, un hôte avait mangé, filmé, une soupe de chauves-souris, ce qui corroborerait l'hypothèse de la transmission directe entre cet animal et l'homme.

D'autres fois c'est l'escargot africain, une grenouille, le rat Chinois du bambou ou la pieuvre qui étaient mangés, parfois crus, voire encore vivants (poulpe notamment), malgré le risque qu'ils soient porteurs de bactéries ou virus sauvages à risque[75].

Apparition de l'épidémie

Aléa sur le premier cas humain

Un rapport non publié du gouvernement chinois indique la date du 17 novembre 2019 pour la première occurrence connue de la maladie ; puis ce gouvernement donne officiellement à l'OMS la date du 8 décembre[76] ; enfin un article publié le 24 janvier par des scientifiques chinois donne la date du 1er décembre pour le premier cas[77].

Les premiers malades signalés courant travaillaient au marché de gros de fruits de mer de Huanan, à Wuhan[78]. L'article du 24 janvier 2020 précise toutefois que concernant le seul premier malade mentionné, celui du 1er décembre 2019, il n'avait eu aucun rapport avec le marché de fruits de mer[77].

Les médias (BBC, Bloomberg) se font l'écho des premiers malades seulement début [79],[80].

Le rôle du marché de Huanan à Wuhan reste incertain en janvier 2020, malgré l'analyse épidémiologique des premiers cas recensés[81],[82],[83],[84].

Il ne semblait pas y avoir de chauves-souris vendues sur ce marché, qui sont par ailleurs des animaux non consommés dans la région (contrairement à une rumeur propagée sur Internet)[85],[86].

Mais parmi la grande diversité de faune sauvage vendue sur ce marché, il y avait bien du pangolin qui s'avère être un hôte plus probable statistiquement, en termes de ressemblance des coronavirus dont ils peuvent être porteurs, par rapport au Covid-19 humain (hôte intermédiaire entre la chauve-souris et l'être humain).

Propagation

Des cas d'une pneumonie inconnue apparaissent à partir du 20 décembre 2019. Le 31 décembre une unité médicale spécialisée dédiée est mise en place pour traiter ceux-ci. Le marché est fermé le . Le 2 janvier des test PCR de dernière génération révèlent un nouveau virus, le 2019-nCov, chez 41 des 59 patients testés, dont la moitié avait un lien avec le marché au poisson de Wuhan. Le un premier patient (61 ans) meurt, puis un autre (69 ans) le .

Le la revue The Lancet montre que les premiers symptômes attribuables rétrospectivement au SARS-CoV-2 datent en fait du chez un seul patient n'ayant pas fréquenté le marché[81], de même qu'un tiers des 41 cas diagnostiqués le 2 janvier 2020 : la pandémie pourrait donc être née ailleurs que sur le marché de Wuhan[83],[87].

La transmission inter-humaine est confirmée le dans le Guangdong, par Zhong Nanshan, chef de la commission de la santé enquêtant sur l'épidémie[88],[89]. L'OMS craint que l'épidémie ne s'étende avec le pic des voyages en Chine lié au Nouvel An chinois.

Le , selon le vice-ministre chinois de la Commission nationale de la santé, Li Bin , ce virus « pourrait muter et se propager plus facilement »[90]. Le , le Président Xi Jinping, déclare la situation « grave » ; l'épidémie s'accélère[91] (devenant une pandémie le ).

Le , pour le Pr Neil Ferguson, expert en santé publique de l'Imperial College de Londres : environ 100 000 personnes seraient déjà infectées. La Faculté de médecine de Hong-Kong porte ce nombre à 43 000 au [92],[93]. Le même jour, la Commission nationale de la santé[94] de Chine déclare que 30 453 personnes sont sous observation sans préciser par quels moyens[95].

Le , en Chine les critères de diagnostic de la maladie changent, ce qui augmente le nombre de cas. En effet, débordés, les hôpitaux du Hubei se basaient sur une radio des poumons, sans analyse de prélèvements ; soigner et isoler plus tôt les malades était prioritaire, et les résultats du test nécessitent 48 heures alors que le diagnostic radiographique est immédiat[96]. De plus, le système de santé chinois ne rembourse les soins qu'aux malades testés positifs. Pour les autres, la facture est de plusieurs milliers voire dizaine de milliers d'euros. Beaucoup hésitaient à se soumettre au test[96].

Taux de reproduction de base (R0) : C'est le nombre moyen d'individus qu'une personne infectée infectera tant qu'elle sera contagieuse.
Au début de la pandémie (Chine) le taux de reproduction de base (R0, base des modèles de prédiction épidémiologique) du virus covid-19 variait de 2-3 à 5 ; c'est nettement plus que celui du SRAS et du MERS. Selon le CDC chinois, 80 % environ des patients (80,9 %) étaient asymptomatique ou avaient une pneumonie modérée, mais ils émettaient de grandes quantités de virus[97] ; de plus, le taux de transmission nosocomiale était élevé (3,83 % des patients étaient des agents de santé, pourcentage atteignant 10 % en Espagne et en Italie)[98]. « Avec une pénurie mondiale prévue de 15 millions de travailleurs de la santé entre 2020 et 2030 les gouvernements ont laissé le personnel essentiel exposé en cette période de besoin »[98], éléments qui rendent la lutte contre la contagion très difficile[97].

Le groupe de modélisation de l'équipe ETE (Laboratoire MIVEGEC, CNRS, IRD, Université de Montpellier) a publié l'estimation du taux de reproduction de l’épidémie de covid-19 en France. Le , le R0 était estimé à R(t) = 2,34 (avec 95 % des valeurs entre 1,16 et 3,64).

Vitesse de propagation : le temps de doublement semble très court en Italie et en Belgique, et plus long en Allemagne. (Selon Marc Wathelet, virologue belge spécialiste des coronavirus humains, à ce rythme, sans mesures drastiques, la Belgique pourrait avoir 150 000 malades supplémentaires en 3 semaines)[99]. La vitesse de propagation dépend aussi de l'efficacité des mesures-barrière mais un autre facteur est à prendre en compte : mi- 5 ou 6 souches (selon M. Wathelet) circuleraient déjà dans le monde, différentes en termes de virulence et contagiosité[99].

Pollution de l'air et propagation

Couche de pollution atmosphérique sur Paris.

La pollution de l'air (très élevée en Chine urbaine et industrielle) fragilise les bronches et le système immunitaire[100]. Elle pourrait favoriser les surinfections et aggraver la mortalité. Les particules fines contribuent aux maladies cardiovasculaires et aux infections respiratoires[101],[102] et on sait que la covid-19 tue plus les patients déjà porteurs d'une maladie cardiovasculaire ou pulmonaire[103].

Censure

Le virus est apparu dès décembre à Wuhan, cependant les autorités n'ont officiellement reconnu la gravité de l'épidémie que le . Entre temps, toute référence au nouveau coronavirus a été censurée. C'est ce que montre une étude canadienne qui a analysé les termes censurés sur l'internet chinois pendant cette période[104]. Cette étude révèle notamment qu'à partir de fin décembre, la messagerie WeChat a bloqué des mots-clefs tels que « pneumonie inconnue de Wuhan » ou « virus »[105].

Le , huit médecins de Wuhan sont arrêtés et accusés de diffuser de fausses informations sur le virus. ils travaillent au service de neurologie de l'hôpital de la Croix-Rouge, à l'université de médecine ou au centre de cancérologie. L'un, Li Wenliang mort du coronavirus peu après, accusé d'avoir annoncé que sept de ses patients étaient atteints du SRAS, a été forcé par la police à signer un engagement à ne plus publier de tels messages[106].

Le 12 janvier, le laboratoire du Shanghai Public Health Clinical Center est fermé pour « rectification ». La veille, l'équipe du professeur Zhang Yongzhen de ce laboratoire avait publié les premières recherches sur le génome du SARS-CoV-2[107].

Depuis le 20 janvier et contrairement à ce qui s'était passé lors de l'épidémie de SRAS en 2002-2003, la République populaire de Chine communique beaucoup sur cette pandémie bien que les autorités n'aient pas immédiatement perçu la gravité de la situation, par exemple, en n'annulant pas un banquet de 40 000 personnes le , quatre jours avant la mise en quarantaine de Wuhan, ce que le maire de la ville reconnaîtra publiquement être une erreur[108]. Néanmoins, la presse fait savoir que critiquer le gouvernement au sujet de sa lutte contre la pandémie est passible de prison[109].

Le , la Cour populaire suprême chinoise réhabilite les huit médecins arrêtés le . Les réseaux sociaux chinois se sont emparés de l'affaire, accusant notamment le pouvoir de vouloir cacher la gravité de la situation. Cette réhabilitation pourrait être une réponse aux critiques sur sa gestion de crise, tout en reportant la faute sur les autorités politiques locales ensuite accusées d'avoir fait pression sur les scientifiques et d'avoir minimisé l'étendue de l'épidémie[106].

L'épidémie est également l'occasion pour le régime de renforcer la censure d'Internet. Début février, le contrôle des réseaux sociaux a été renforcé[110]. Les géants chinois d'internet ont été placés sous contrôle direct du régime[111].

Mesures de confinement en république populaire de Chine

Province du Hubei

Villes du Hubei sous quarantaine (transports)
Ville Début de
quarantaine
Population
estimée
Source
Wuhan 11 081 000 [112],[113]
Huanggang 6 630 000 [112],[114]
Ezhou 1 077 700 [112],[115],[116]
Chibi 490 900 [117]
Jingzhou 5 590 200 [118]
Zhijiang 497 600 [119]
Yichang 4 135 900 [120]
Qianjiang 966 000 [121]
Xiantao 1 140 500 [122]
Xianning 2 543 300 [123]
Huangshi 2 470 700 [124]
Dangyang 469 600 [125]
Enshi 777 000 [126]
Xiaogan 4 915 000 [127]
Jingmen 2 896 500 [128]
Total 45 681 900
Habitants de Wuhan faisant la queue devant une pharmacie pour acheter des masques chirurgicaux.
Réquisition et transformation du centre sportif de Tazi Lake de Wuhan en hôpital-refuge Fangcang pour le traitement centralisé des personnes infectées par la « pneumonie de Wuhan ».

Le , le gouvernement chinois met en quarantaine trois villes de la province de Hubei très impactées par le virus, et dont elles seraient le berceau, pour contenir le risque de pandémie : Wuhan, Huanggang et Ezhou, soit plus de vingt millions d'habitants[129]. Tout trafic aérien, ferroviaire, routier et fluvial à destination et en provenance de ces trois agglomérations, dont les transports publics (autobus, métro) sont suspendus[130].

Les lieux publics de divertissement (salles de cinéma, de spectacle, cybercafés...) sont fermés. Personne ne peut quitter la ville sans autorisation[129] mais le maire de Wuhan, Zhou Xianwang a estimé que cinq millions d'habitants avaient déjà quitté la ville avant sa mise en quarantaine[131],[132]. L'autorité sanitaire de Wuhan rend obligatoire le port d'un masque facial dans les lieux publics sous peine d'amende[133]. Et la ville lance le la construction de deux hôpitaux de campagne, dont l'hôpital Huoshenshan, qui sur 25 000 m2 peut accueillir jusqu'à mille patients[134] et l'hôpital Leishenshan pouvant accueillir mille six cents patients, ces hôpitaux sont placés sous la direction de l'Armée populaire de libération[135].

Le , la zone de quarantaine est élargie à presque toute la province de Hubei (environ 56 millions d'habitants)[136].

Le [137], Tang Zhihong, responsable de la santé de Huanggang, est licenciée par les autorités chinoises pour son incapacité à répondre aux questions sur l'étendue de la maladie dans sa ville au cours d'un reportage à la télévision nationale chinoise. Son intervention provoque plus de 500 000 commentaires sur les réseaux sociaux chinois, la plupart en colère contre cette dirigeante[138].

Le , la République populaire de Chine décide de rapatrier les habitants de Wuhan vivant à l'étranger en raison des « difficultés pratiques auxquelles sont confrontées à l'étranger les résidents de la province du Hubei, et en particulier ceux de Wuhan[139] ».

Les hôpitaux-abris Fangcang (vastes hôpitaux temporaires rapidement construits et à faible coût car dans des lieux publics existants tels que les stades, lieux d'exposition ; etc.) sont lancé le 3 février 2020 ; durant 35 jour, des milliers de patients léger à modéré y ont été isolés des activités sociales, sous surveillance médicale, hors de leurs familles et communautés, nourris et abrités[140]. Le 11 mars, après 35 jours de fonctionnement, ils ont tous pu fermer leurs portes[141].

Autres villes et régions chinoises

Certains bourgs décident de se barricader et ne plus laisser entrer d'étrangers pour éviter toute contamination. Ainsi, par exemple, à l'entrée du village de Tianjiaying (situé à 45 minutes de route de Pékin), plusieurs habitants érigent un barrage et les visiteurs étrangers ont interdiction formelle de le franchir. Les quelque 1 700 résidents, eux, doivent montrer patte blanche pour entrer dans le village. Ils doivent s'enregistrer en donnant leur nom, leur numéro de téléphone portable, leur numéro de carte d'identité et la liste des villes qu'ils ont récemment visitées. Enfin, un test de température est réalisé ; si celui-ci s'avère positif, la personne est invitée à effectuer un séjour dans l'hôpital le plus proche[142],[143].

La crise sanitaire provoque aussi l'inflation du prix des masques en Chine. À Pékin, un pharmacien est condamné à une amende de trois millions de yuans pour avoir fait passer le prix des masques de 143 yuans à 850 yuans[144].

Pékin

À Pékin, située pourtant à plus de mille kilomètres au nord de Wuhan, les festivités du Nouvel An chinois prévues le sont annulées, tandis que la Cité interdite est fermée jusqu'à nouvel ordre « afin d'éviter des contaminations liées au rassemblement de visiteurs »[145]. Le , alors que les congés du Nouvel An chinois devaient prendre fin quatre jours plus tard, les autorités décident de les prolonger de trois jours afin de limiter les risques de contagion[146].

Shanghai

À Shanghai, qui se trouve à moins de sept cents kilomètres à l'est de Wuhan, le parc Shanghai Disneyland ferme également ses portes le [147].

Hong Kong
Le plus grand site de quarantaine de Hong Kong, en cours de construction à pleine vitesse dans le Parc et village vacances de Lei Yue Mun, devant être achevé en 1 à 2 mois, alors que la pandémie à coronavirus se développe (5 février 2020).

À Hong Kong (neuf cent trente kilomètres au sud de Wuhan), les autorités transforment quatre sites dont des camps de vacances en zones de quarantaine destinées aux personnes susceptibles d'avoir été en contact avec des porteurs du coronavirus et envisagent des bracelets électroniques pour les personnes placées en quarantaine à domicile[148]. Le , les parcs de loisirs du territoire (dont Hong Kong Disneyland et Ocean Park Hong Kong) ferment leurs portes[149]. Le , Hong Kong interdit l'entrée sur son territoire des personnes résidant dans la province de Hubei ainsi que de tout voyageur y étant passé au cours des deux dernières semaines, à l'exception des Hongkongais[150].

Les écoles sont fermées, au moins jusqu'au [151].

Le , un chien testé positif mais sans symptôme de la maladie est placé en quarantaine[152].

Progression du coronavirus en république populaire de Chine

Fichier:COVID-19 Confirmed Cases Animated Map.webmLire le média
Carte animée des cas confirmés de covid-19 se propageant en Chine continentale, Macao, Hong Kong et sur l'île de Taïwan à partir du .

La République populaire de Chine modifie deux fois les méthodes de comptage des malades. Le , sont introduits des critères d'imagerie médicale que le patient soit testé positif ou non pour la recherche du virus par PCR sur un prélèvement dans la gorge. Ce premier changement explique l'augmentation brutale des cas au [96]. Une semaine après, la Chine revenait au critère uniquement virologique[153].

Macao et Hong Kong déclarent chacun un cas le [154].

Le , après la découverte d'un cas à Lhassa, le chef-lieu de la Région autonome du Tibet jusqu'ici épargnée, toutes les régions chinoises sont infectées[142].

Début , le nombre de décès en République populaire de Chine dépasse celui de l'épidémie de SRAS en -[155].

Évolution de la pandémie en Chine[156],[157],[158]. En rouge les décès cumulés, en jaune les cas sous traitement, en violet le nombre de nouveaux cas et en bleu les patients guéris.

Fiabilité des statistiques chinoises

Des doutes sur la fiabilité des informations fournies par la Chine se sont fait jour assez rapidement : dès le mois de février 2020, Frédéric Lemaître, correspondant du Monde à Pékin, soulignait que « si autant de personnes doutent des chiffres officiels, c’est que la Chine a perdu la bataille de la communication... » Les raisons des doutes qu'il formulait alors tenaient au fait que la Chine avait dissimulé l'importance de l'épidémie pendant trois semaines, à la censure exercée envers tous ceux qui cherchaient à enquêter, et enfin à l'ampleur des moyens mis en œuvre avec notamment la mise en quarantaine de toute la province du Hubei, qui laissaient penser que des telles mesures dissimulaient une situation beaucoup plus grave qu'annoncée[159].

Vers la fin du mois de mars, un certain nombre de sources commencent à mettre en cause la fiabilité et même la réalité des statistiques de mortalité chinoises[160],[161],[162],[163],[164].

Selon l'infectiologue Karine Lacombe, de nombreux éléments des informations transmises par la Chine semblent douteux : selon elle l'épidémie a sans doute commencé en Chine beaucoup plus tôt qu'annoncé, probablement dès le mois de septembre 2019 ; quant aux chiffres de mortalité annoncés, ils semblent difficiles à croire au vu de la mortalité constatée en Italie ou en Espagne. De son côté, Patrick Berche, ancien directeur de l'institut Pasteur, a également beaucoup de mal à croire à la réalité du nombre de morts annoncé par la Chine, même en prenant en compte les mesures de confinement prises. Le nombre d'urnes funéraires reçues par plusieurs salons funéraires de Wuhan accroit encore le doute, puisque certains salons ont reçu chacun des quantités d'urnes égaux ou supérieurs à la totalité des morts du coronavirus déclarés par la Chine pour la ville de Wuhan (soit 2 535 morts)[160].

Ouest-France revient également sur la disparité considérable entre les livraisons d'urnes funéraires faites aux huit funérariums de la ville de Wuhan (plusieurs milliers d'urnes pour chacun) et le nombre total de morts du coronavirus annoncé pour la ville. L'opacité est accrue par le fait que, selon les journalistes de l'agence Bloomberg, six des huit funérariums de Wuhan ont déclaré ne pas être autorisés à divulguer des chiffres[162]. Ces informations sont également passées en revue par Europe 1[161] et par La Libre Belgique[163].

Fox News met également fortement en doute le décompte officiel des morts de Wuhan (2 535 morts), l'activité extrême des crématoriums de la ville pendant l'épidémie conduisant plutôt à un nombre de décès de 42 000 personnes, voire de plus de 46 000[165]. En revanche, si une baisse pendant la crise du nombre d'abonnements téléphoniques, de 21 millions d'usagers pour les portables et de 850 000 pour les lignes fixes, semble avérée et peut paraître étrange pendant un confinement[166], AP News attribue cette baisse au changement des habitudes et des relations sociales pendant l'épidémie, entrainant notamment la résiliation d'abonnements multiples[167].

La Libre Belgique avance plusieurs hypothèses pour expliquer un tel décalage entre les chiffres officiels et la réalité probable : tout d'abord, les autorités chinoises, comme les autres pays de façon générale, ne prennent en compte que les morts constatées dans les hôpitaux ; mais ceux-ci auraient été tellement submergés par l'afflux brutal des malades que de nombreuses personnes seraient mortes chez elles, faute de pouvoir être admises à l'hôpital. D'autre part, de nombreuses personnes seraient mortes après avoir été victimes de symptômes similaires à ceux de la COVID-19, mais sans avoir jamais été testées, et ne figureraient donc pas dans les statistiques officielles[163].

Deborah Birx, l'immunologiste du département d'État qui conseille la Maison blanche sur les mesures à prendre pour faire face à la pandémie, a déclaré mardi 31 mars que les statistiques officielles publiées par la Chine avaient influencé la façon dont le reste du monde avait appréhendé la nature du virus[168]. Cette déclaration fait suite à un rapport classifié des services de renseignements américains remis la semaine précédente à la Maison blanche, affirmant en substance que la Chine avait dissimulé l'étendue de l'épidémie de coronavirus chez eux, en sous-estimant dans leurs statistiques à la fois le nombre total de cas et le nombre de morts dus à la maladie[168].

Propagation mondiale du coronavirus

Principaux foyers de dissémination

La pandémie a émergé sur un marché de Wuhan fin novembre 2019. Elle se répand en Chine puis dans les pays voisins.

Plusieurs navires de croisières sont touchés par la maladie[3],[1],[169],[170],[171].

En Asie :

Plusieurs rassemblements organisés par le mouvement piétiste Tablighi Jamaat en début d'année 2020 auraient contribué à l'expansion de la Pandémie, selon les experts.

  • Le 27 février, dans une banlieue de Kuala Lumpur, en Malaisie, pays qui ne compte encore que 22 cas[172], 18 000 fidèles de 20 nationalités asiatiques différentes sont réunies par le Tablighi Jamaat[172]. Le pays passe de 50 à 500 cas la semaine qui suit[172]. Deux tiers des cas de coronavirus en Malaisie auraient selon les experts été causés lors de cette première réunion[173]. Parmi les personnes contaminées, également des ressortissants de Brunei et du Cambodge. La Malaisie a fermé les lieux de culte après cet épisode[172]. Le principal Foyer de contagion de la Pandémie de coronavirus dans ce pays découle de cette réunion du Tablighi Jamaat[174]. Avec plus de 1 300 cas d’infection et dix morts au [174], la Malaisie était fin mars le pays officiellement le plus touché par le virus dans la région Asean. L’armée a été mobilisée le , pour faire respecter le principe d'un seul conducteur par véhicule et le port d’un masque[174], quand le ministre de la défense, Ismaïl Sabri a révélé que plus de la moitié de la population avait plus ou moins ignoré les ordres de restrictions de mouvement décrétés le 18 mars[174].
  • Du 10 au 12 mars, une centaine de milliers de prêcheurs venus de 80 pays se retrouvent à Lahore,capitale de la province du Pendjab, dans le Pakistan, pays où la détection du premier cas remonte au [175]. Au moins 154 pèlerins avaient, au , été testés positifs au Covid-19 dans le Pendjab et la région voisine du Sind, dont deux décédés[176]. Prévu pour cinq jours, le rassemblement est écourté, après une seule journée de réelle affluence, en raison de la pandémie[175]. Plusieurs participants sont testés positifs dès leur retour chez eux[175]. Parmi eux, les deux premiers cas de coronavirus recensés le dans la Bande de Gaza[177],[175],[178],[179]. Les personnes contaminées à Lahore pourraient représenter 1 023 cas en Inde, soit 30 % du total dans le pays[180]. Au Pakistan, où seulement 41 personnes sont mortes du nouveau coronavirus sur 200 millions d'habitants[176], les autorités de tous les districts tentent de retrouver les personnes qui ont assisté à l'événement[181] et que « environ 100 000 personnes » y ont participé[176], dont 7 à 8 000 participants placés en quarantaine dans la province du Pendjab[176], parmi lesquels plus de 900 étrangers — Chinois, Nigérians, Afghans ou encore Turcs[176]. Un membre du gouvernement de la province voisine du Sindh a signalé « 300 à 400 pèlerins s'y baladant » et des centaines de confinés[176]. Selon lui, il aurait fallu interdire ce rassemblement, appelé à devenir « une source majeure propagation de l'infection »[176].
  • À la mi-mars dans la capitale indienne New Delhi, une congrégation du Tabligh Jamaat réunit 3 000 pèlerins[182]. Quelques jours après, les autorités interdisent tout rassemblement, mais ces responsables religieux défient ces instructions[182], ce qui a provoqué une traque de ses participants, après qu'au moins 10 pèlerins indiens soient morts du Covid-19[176]. En Inde, une crise sanitaire majeure se dessine[182]. Plus d’un millier de pèlerins ont cependant été retrouvés et placés en quarantaine[182] tandis que le confinement a amené plusieurs milliers de travailleurs pauvres, le pus souvent des journaliers, à quitter les grandes villes, à pied, vers leurs villages[183].
  • Le 18 mars en Indonésie, plus de 8 000 croyants musulmans venus du monde entier et de toute l’Asie du Sud-Est[184], se sont réunis par ailleurs à l'appel du mouvement piétiste, malgré la demande des autorités de repousser l'événement, dans la province de Sulawesi du Sud, au centre du pays[185].

En Europe :

  • Dans l'Oise, en France. Le 31 janvier en France, un Airbus A-340 de l’Escadron 3/60 Estérel, basé à Creil (Oise), rapatrie 193 ressortissants français de Whuan jugés tous « asymptomatiques » après contrôle médical[186],[187]. Les aviateurs équipés de masque FFP2[187],[186] n’ont pas posé pied en Chine[187],[186] puis passent 14 jours à domicile, pour un « protocole de surveillance »[187],[186] mais un enseignant de 60 ans du collège Jean-de-La-Fontaine de Crépy-en-Valois dans l'Oise, habitant à Beaumont-sur-Oise décède dans la nuit du 25 au sans s'être jamais rendu dans une zone à risque[188],[189]. Il était en arrêt de travail depuis le , deux jours avant les vacances scolaires[189] puis en réanimation à l'hôpital de Compiègne où son infection a été découverte qu'à son transfert à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière de Paris, selon un membre du personnel[190]. Le gouvernement annonce le deux hospitalisations, à Paris une Franco-chinoise de 33 ans, revenue de Chine le et à Annecy un Français de 64 ans, de retour de Lombardie[189],[191] puis une troisième, un militaire de 55 ans de la base de Creil dans « un état grave » au CHU d'Amiens[190] après avoir été en réanimation à celui de Compiègne. Le Parisien révèle le [192] qu'ils ont été contaminés, par l'un des aviateurs[193] puis que 18 personnes ont été testées positives le [193] dans l'Oise. Trois malades sont constatés le [194], puis d'autres, hospitalisés à Tourcoing et dans l'Oise, parmi les 2 300 salariés de la base de Creil[194],[186], dont la moitié sont renvoyés chez eux le 3 mars. Deux autres rapatriements ont lieu les 2 et , mais par par des vols et des personnels civils[194].
  • En Alsace, en France. Le 17 février en France débute à Mulhouse un rassemblement évangélique de 4 jours de 2500 personnes venues de tout le pays[195]. Le médecin qui y a participé estimera à 2 000 les participants contaminés, relevant l'estimation initiale d'un millier[196]. Très tôt, ce constat conduit à contaminer de nombreuses personnes à travers le pays[197].
  • En Lombardie, en Italie. Le patient 1 pour la Lombardie est un cadre d'Unilever de 38 ans, travaillant à Casalpusterlengo, où 120 salariés sur 160 sont testés[198]. Il est lui-même testé le [199]. L'un de ses amis est revenu de Chine en janvier, mais « sur la base des tests effectués, n’a pas développé les anticorps », selon le ministère de la Santé[198].
  • En Vénétie, en Italie. À Vo’Euganeo, les autorités ont soumis à des tests huit ressortissants chinois qui fréquentaient le même bar que le maçon décédé le vendredi 21 février mais ils se sont révélés négatifs[198]. Le patron de la région Luca Zaia s’est par conséquent dit « préoccupé » que le patient zéro n’ait pas été trouvé[198].
  • En Italie du nord. Par ailleurs, une étude montre que le virus aurait pu circuler déjà dès le mois de janvier sans avoir été identifié[200],[201] ; le 40 000 bergamasques et 2 500 supporters espagnols assistent à un match de foot à Milan[202] ; à la veille du confinement dans le Nord, de nombreux italiens se mettent en protection dans le Sud, y diffusant la maladie[203]. Mais le match OL-Juventus[204] est maintenu début mars. À Vo’Euganeo, près de Padoue (Vénétie), le vendredi voit le premier décès d’un Européen, un italien de 78 ans avec six cas qui passeront à près de 150 le surlendemain. Entretemps le samedi 22 à Codogno, en Lombardie, une femme de 77 ans décède[198]. Le dimanche , alors que 203 cas positifs ont été dépistés dans 5 régions d’Italie, dont plus de 150 en Lombardie, cette région ordonne la fermeture des bars, musées, écoles, suivie par 5 autres régions du nord du pays[205], tandis que la Vénétie décide l’interruption du célèbre Carnaval de Venise deux jours avant sa fin[198]. A Codogno, 15 000 habitants, beaucoup travaillent à Milan, à 60 km[198]. Du coup les trains de la société privée Trenord ne s’y arrêtent plus ni dans deux villes voisines[198]. Tout près, à Casalpusterlengo, des files d'attente apparaissent le dimanche devant le supermarché Lidl[198]. La police arrête tous les véhicules circulant entre les villages[198]. « Nous allons rapidement installer un blocus total », déclare à l’AFP un policier, avec des sanctions allant jusqu’à trois mois de réclusion[198]. Le lendemain, un cordon sanitaire total est établi par l’armée autour de Vo’Euganeo, et il est décidé d'étendre la quarantaine à 11 villes, dont dix dans le périmètre de Codogno[198], pour deux semaines, après 5 décès pour 152 cas, dont 112 en Vénétie et 22 en Vénétie (région de Venise-Padoue)[198]. Le décret-loi est très strict : « Ni l’entrée ni la sortie ne seront autorisées sauf dérogation particulière », annonce le Premier ministre Giuseppe Conte[198]. Le , alors que 3 500 personnes sont contaminées, pour une centaine de victimes, bond de 20 % en une journée[206], et que 400 000 masques sont arrivés d'Afrique du Sud[206], le gouvernement décide de fermer tous les établissements scolaires jusqu'à mi-mars[206]. Les plus de 65 ans de Lombardie sont confinés chez eux en Lombardie[206] et les plus de 75 ans dans l'ensemble du pays[206]. Le , c'est 14 provinces italiennes et quinze millions d’habitants[207], dont ceux de Milan, capitale économique du pays[207], qui sont placés en quarantaine alors que 247 cas ont été répertoriés en 24 heures et 36 décès[207], portant leur total à 233 contre 16 en France[207]. Le gouvernement italien a décidé l’envoi de 20 000 personnes en renfort dans ses hôpitaux[207], pour porter de 5 000 à 7 500 le nombre de lits en soins intensifs[207].
  • En Autriche, dans le Tyrol. Début mars 2020, un bar de la station de ski autrichienne d'Ischgl où se pratique le beer pong — un jeu américain avec échange de salive — devient un relais notable de dissémination vers l'ensemble de l'Europe, avec des cas avérés de transmission vers le Danemark, l'Allemagne, l'Islande et l'Autriche[208],[209].

En Amérique du Nord :

Localisation des cas

Les cas sont répertoriés en fonction du lieu de détection et non en lien avec la nationalité des personnes concernées.

Propagation des cas confirmés de SARS-CoV-2 du au .
Nombre de cas confirmés total, par million d'habitants, en date du 22 mars 2020[211]. Le nombre de cas confirmés est inférieur au nombre de cas réels totaux, car les tests pour COVID-19 sont limités.
Évolution de la pandémie dans les différentes régions du monde les plus touchées. Cas par millions d'habitants, début de courbe quand une région dépasse un cas par million d'habitants[212].
Cas confirmés, décès et rétablis
Chiffres du Center for Systems Science and Engineering de l'université Johns-Hopkins pour le .
Données récupérées le à h 50 CEST.
Mis à jour quotidiennement de manière semi-automatique[213].
Lieux Cas confirmés Décès Cas rétablis % de décès[b]
186 1 345 048 (En augmentation + 72 933) 74 565 (En augmentation + 5 191) 276 515 (en augmentation + 16 503) 5,54 %
Drapeau des États-Unis États-Unis[c] (article) 366 614 (En augmentation + 29 542) 10 783 (En augmentation + 1 164) 19 581 (en augmentation + 2 133) 2,94 %
Drapeau de l'Espagne Espagne (article) 136 675 (En augmentation + 5 029) 13 341 (En augmentation + 700) 40 437 (en augmentation + 2 357) 9,76 %
Drapeau de l'Italie Italie (article) 132 547 (En augmentation + 3 599) 16 523 (En augmentation + 636) 22 837 (en augmentation + 1 022) 12,47 %
Drapeau de l'Allemagne Allemagne (article) 103 374 (En augmentation + 3 251) 1 810 (En augmentation + 226) 28 700 (en stagnation 0) 1,75 %
Drapeau de la France France[d] (article) 98 963[e] (En augmentation + 5 190) 8 926 (En augmentation + 833) 17 428 (en augmentation + 1 079) 9,02 %
Drapeau de la République populaire de Chine Chine (article) 81 707 (En augmentation + 39) 3 331 (En augmentation + 2) 77 084 (en augmentation + 93) 4,08 %
Drapeau de l'Iran Iran (article) 60 500 (En augmentation + 2 274) 3 739 (En augmentation + 136) 24 236 (en augmentation + 4 500) 6,18 %
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[f] (article) 52 279 (En augmentation + 3 843) 5 385 (En augmentation + 442) 287 (en augmentation + 58) 10,3 %
Drapeau de la Turquie Turquie (article) 30 217 (En augmentation + 3 148) 649 (En augmentation + 75) 1 326 (en augmentation + 284) 2,15 %
Drapeau de la Suisse Suisse (article) 21 657 (En augmentation + 557) 765 (En augmentation + 50) 8 056 (en augmentation + 1 641) 3,53 %
Drapeau de la Belgique Belgique (article) 20 814 (En augmentation + 1 123) 1 632 (En augmentation + 185) 3 986 (en augmentation + 235) 7,84 %
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas[g] (article) 18 926 (En augmentation + 973) 1 874 (En augmentation + 103) 258 (en augmentation + 1) 9,9 %
Drapeau du Canada Canada (article) 16 563 (En augmentation + 807) 339 (En augmentation + 80) 3 256 (en augmentation + 244) 2,05 %
Drapeau de l'Autriche Autriche (article) 12 297 (En augmentation + 246) 220 (En augmentation + 16) 3 463 (en augmentation + 465) 1,79 %
Drapeau du Brésil Brésil (article) 12 161 (En augmentation + 1 031) 564 (En augmentation + 78) 127 (en stagnation 0) 4,64 %
Drapeau du Portugal Portugal (article) 11 730 (En augmentation + 452) 311 (En augmentation + 16) 140 (en augmentation + 65) 2,65 %
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud (article) 10 284 (En augmentation + 47) 186 (En augmentation + 3) 6 598 (en augmentation + 135) 1,81 %
Drapeau d’Israël Israël 8 904 (En augmentation + 474) 57 (En augmentation + 8) 585 (en augmentation + 108) 0,64 %
Drapeau de la Suède Suède (article) 7 206 (En augmentation + 376) 477 (En augmentation + 76) 205 (en stagnation 0) 6,62 %
Drapeau de la Russie Russie (article) 6 343 (En augmentation + 954) 47 (En augmentation + 2) 406 (en augmentation + 51) 0,74 %
Drapeau de la Norvège Norvège (article) 5 865 (En augmentation + 178) 76 (En augmentation + 5) 32 (en stagnation 0) 1,3 %
Drapeau de l'Australie Australie (article) 5 797 (En augmentation + 110) 40 (En augmentation + 5) 1 080 (en augmentation + 323) 0,69 %
Drapeau de l'Irlande Irlande (article) 5 364 (En augmentation + 370) 174 (En augmentation + 16) 25 (en stagnation 0) 3,24 %
Drapeau du Danemark Danemark[h] (article) 4 875 (En augmentation + 314) 187 (En augmentation + 8) 1 489 (en augmentation + 60) 3,84 %
Drapeau de la République tchèque République tchèque (article) 4 822 (En augmentation + 235) 78 (En augmentation + 11) 121 (en augmentation + 25) 1,62 %
Drapeau du Chili Chili (article) 4 815 (En augmentation + 344) 37 (En augmentation + 3) 728 (en augmentation + 110) 0,77 %
Drapeau de l'Inde Inde (article) 4 778 (En augmentation + 1 190) 136 (En augmentation + 37) 375 (en augmentation + 146) 2,85 %
Drapeau de la Pologne Pologne (article) 4 413 (En augmentation + 311) 107 (En augmentation + 13) 162 (en augmentation + 28) 2,42 %
Drapeau de la Roumanie Roumanie (article) 4 057 (En augmentation + 193) 176 (En augmentation + 25) 406 (en augmentation + 32) 4,34 %
Drapeau de la Malaisie Malaisie (article) 3 793 (En augmentation + 131) 62 (En augmentation + 1) 1 241 (en augmentation + 236) 1,63 %
Drapeau du Pakistan Pakistan 3 766 (En augmentation + 609) 53 (En augmentation + 6) 259 (en augmentation + 48) 1,41 %
Drapeau de l'Équateur Équateur (article) 3 747 (En augmentation + 101) 191 (En augmentation + 11) 100 (en stagnation 0) 5,1 %
Drapeau des Philippines Philippines 3 660 (En augmentation + 414) 163 (En augmentation + 11) 73 (en augmentation + 9) 4,45 %
Drapeau du Japon Japon (article) 3 654 (En augmentation + 515) 85 (En augmentation + 8) 575 (en augmentation + 61) 2,33 %
Drapeau du Luxembourg Luxembourg (article) 2 843 (En augmentation + 39) 41 (En augmentation + 5) 500 (en stagnation 0) 1,44 %
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite 2 605 (En augmentation + 203) 38 (En augmentation + 4) 551 (en augmentation + 63) 1,46 %
Drapeau du Pérou Pérou 2 561 (En augmentation + 280) 92 (En augmentation + 9) 997 (en augmentation + 8) 3,59 %
Drapeau de l'Indonésie Indonésie 2 491 (En augmentation + 218) 209 (En augmentation + 11) 192 (en augmentation + 28) 8,39 %
Drapeau de la Thaïlande Thaïlande (article) 2 220 (En augmentation + 51) 26 (En augmentation + 3) 793 (en stagnation 0) 3,28 %
Drapeau de la Serbie Serbie 2 200 (En augmentation + 292) 58 (En augmentation + 7) 0 (en stagnation 0) 2,64 %
Drapeau de la Finlande Finlande (article) 2 176 (En augmentation + 249) 27 300 (en stagnation 0) 1,24 %
Drapeau du Mexique Mexique (article) 2 143 (En augmentation + 253) 94 (En augmentation + 15) 633 (en stagnation 0) 4,39 %
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis 2 076 (En augmentation + 277) 11 (En augmentation + 1) 167 (en augmentation + 23) 0,53 %
Drapeau du Panama Panama 1 988 (En augmentation + 187) 54 (En augmentation + 8) 13 (en stagnation 0) 2,72 %
Drapeau du Qatar Qatar 1 832 (En augmentation + 228) 4 (en stagnation 0) 131 (en augmentation + 8) 0,22 %
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine 1 828 (En augmentation + 83) 86 (En augmentation + 4) 33 (en augmentation + 16) 4,7 %
Drapeau de la Grèce Grèce (article) 1 755 (En augmentation + 20) 79 (En augmentation + 6) 269 (en augmentation + 191) 4,5 %
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud (article) 1 686 (En augmentation + 31) 12 (En augmentation + 1) 95 (en stagnation 0) 0,71 %
Drapeau de la Colombie Colombie (article) 1 579 (En augmentation + 94) 46 (En augmentation + 11) 88 (en stagnation 0) 2,91 %
Drapeau de l'Islande Islande 1 562 (En augmentation + 76) 6 (En augmentation + 2) 460 (en augmentation + 32) 0,38 %
Drapeau de l'Argentine Argentine (article) 1 554 (En augmentation + 103) 48 (En augmentation + 4) 325 (en augmentation + 45) 3,09 %
Drapeau de l'Algérie Algérie (article) 1 423 (En augmentation + 103) 173 (En augmentation + 21) 90 (en stagnation 0) 12,16 %
Drapeau de Singapour Singapour 1 375 (En augmentation + 66) 6 (en stagnation 0) 344 (en augmentation + 24) 0,44 %
Drapeau de l'Égypte Égypte (article) 1 322 (En augmentation + 149) 85 (En augmentation + 7) 259 (en augmentation + 12) 6,43 %
Drapeau de l'Ukraine Ukraine (article) 1 319 (En augmentation + 11) 38 (En augmentation + 1) 28 (en stagnation 0) 2,88 %
Drapeau de la Croatie Croatie 1 222 (En augmentation + 40) 16 (En augmentation + 1) 130 (en augmentation + 5) 1,31 %
Drapeau du Maroc Maroc (article) 1 120 (En augmentation + 99) 80 (En augmentation + 10) 81 (en augmentation + 5) 7,14 %
Drapeau de l'Estonie Estonie 1 108 (En augmentation + 11) 19 (En augmentation + 4) 62 (en stagnation 0) 1,71 %
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (article) 1 106 (En augmentation + 67) 1 (en stagnation 0) 176 (en augmentation + 20) 0,09 %
Drapeau de l'Irak Irak 1 031 (En augmentation + 70) 64 (En augmentation + 3) 344 (en augmentation + 65) 6,21 %
Drapeau de la Slovénie Slovénie 1 021 (En augmentation + 24) 30 (En augmentation + 2) 102 (en augmentation + 23) 2,94 %
Drapeau de la Moldavie Moldavie (article) 965 (En augmentation + 101) 19 (En augmentation + 4) 37 (en augmentation + 7) 1,97 %
Drapeau de Hong Kong Hong Kong 914 (En augmentation + 24) 4 (en stagnation 0) 216 (en augmentation + 10) 0,44 %
Drapeau de la Lituanie Lituanie 843 (En augmentation + 32) 15 (En augmentation + 2) 8 (en augmentation + 1) 1,78 %
Drapeau de l'Arménie Arménie 833 (En augmentation + 11) 8 (En augmentation + 1) 62 (en augmentation + 5) 0,96 %
Drapeau de Bahreïn Bahreïn 756 (En augmentation + 56) 4 (en stagnation 0) 458 (en augmentation + 27) 0,53 %
Drapeau de la Hongrie Hongrie 744 (En augmentation + 11) 38 (En augmentation + 4) 67 (en augmentation + 1) 5,11 %
Diamond Princess (navire) 712 (en stagnation 0) 11 (en stagnation 0) 619 (en stagnation 0) 1,54 %
Drapeau de la Biélorussie Biélorussie (article) 700 (En augmentation + 138) 13 (En augmentation + 5) 53 (en augmentation + 1) 1,86 %
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine (article) 674 (En augmentation + 20) 29 (En augmentation + 6) 47 (en augmentation + 17) 4,3 %
Drapeau du Koweït Koweït 665 (En augmentation + 109) 1 (en stagnation 0) 103 (en augmentation + 4) 0,15 %
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan 662 (En augmentation + 78) 6 (en stagnation 0) 46 (en augmentation + 4) 0,91 %
Drapeau du Cameroun Cameroun (article) 658 (En augmentation + 8) 9 (en stagnation 0) 17 (en stagnation 0) 1,37 %
Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan (article) 641 (En augmentation + 57) 7 (en stagnation 0) 44 (en augmentation + 12) 1,09 %
Drapeau de la Tunisie Tunisie (article) 596 (En augmentation + 22) 22 (en stagnation 0) 5 (en stagnation 0) 3,69 %
Drapeau de la Macédoine du Nord Macédoine du Nord (article) 570 (En augmentation + 15) 23 (En augmentation + 5) 30 (en augmentation + 7) 4,04 %
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie 549 (En augmentation + 18) 22 (En augmentation + 2) 39 (en augmentation + 2) 4,01 %
Drapeau de la Lettonie Lettonie 542 (En augmentation + 9) 1 (en stagnation 0) 16 (en augmentation + 15) 0,18 %
Drapeau du Liban Liban 541 (En augmentation + 14) 19 (En augmentation + 1) 60 (en augmentation + 6) 3,51 %
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie 534 (En augmentation + 49) 2 (En augmentation + 1) 8 0,37 %
Drapeau d'Andorre Andorre (article) 525 (En augmentation + 24) 21 (En augmentation + 3) 31 (en augmentation + 5) 4 %
Drapeau du Costa Rica Costa Rica 467 (En augmentation + 13) 2 (en stagnation 0) 18 (en augmentation + 2) 0,43 %
Drapeau de Chypre Chypre (article) 465 (En augmentation + 19) 9 (en stagnation 0) 45 (en augmentation + 8) 1,94 %
Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan 457 (En augmentation + 115) 2 (en stagnation 0) 30 (en stagnation 0) 0,44 %
Drapeau de l'Uruguay Uruguay 406 (En augmentation + 6) 6 (En augmentation + 1) 104 (en augmentation + 11) 1,48 %
Drapeau de l'Albanie Albanie 377 (En augmentation + 16) 21 (En augmentation + 1) 116 (en augmentation + 12) 5,57 %
Drapeau de Taïwan Taïwan (article) 373 (En augmentation + 10) 5 (en stagnation 0) 57 (en augmentation + 7) 1,34 %
Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan 367 (En augmentation + 18) 11 (En augmentation + 4) 18 (en augmentation + 3) 3 %
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso (article) 364 (En augmentation + 19) 18 (En augmentation + 1) 108 (en augmentation + 18) 4,95 %
Drapeau de Cuba Cuba (article) 350 (En augmentation + 30) 9 (En augmentation + 1) 18 (en augmentation + 3) 2,57 %
Drapeau de la Jordanie Jordanie 349 (En augmentation + 4) 6 (En augmentation + 1) 126 (en augmentation + 16) 1,72 %
Drapeau d'Oman Oman 331 (En augmentation + 33) 2 (en stagnation 0) 61 (en stagnation 0) 0,6 %
Drapeau de la Côte d'Ivoire Côte d'Ivoire (article) 323 (En augmentation + 62) 3 (en stagnation 0) 41 (en augmentation + 4) 0,93 %
Drapeau du Honduras Honduras 298 (En augmentation + 30) 22 (en stagnation 0) 6 (en stagnation 0) 7,38 %
Drapeau de Saint-Marin Saint-Marin 266 (en stagnation 0) 32 (en stagnation 0) 35 (en stagnation 0) 12,03 %
Drapeau de la Palestine Cisjordanie 254 (En augmentation + 17) 1 (en stagnation 0) 24 0,39 %
Drapeau du Niger Niger (article) 253 (En augmentation + 69) 10 (en stagnation 0) 26 (en augmentation + 13) 3,95 %
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam (article) 245 (En augmentation + 4) 0 (en stagnation 0) 95 (en augmentation + 5) 0 %
Drapeau de Maurice Maurice 244 (En augmentation + 17) 7 (en stagnation 0) 7 (en stagnation 0) 2,87 %
Drapeau de Malte Malte 241 (En augmentation + 14) 0 (en stagnation 0) 5 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Nigeria Nigeria 238 (En augmentation + 6) 5 (en stagnation 0) 35 (en augmentation + 2) 2,1 %
Drapeau du Monténégro Monténégro 233 (En augmentation + 19) 2 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0,86 %
Drapeau du Sénégal Sénégal (article) 226 (En augmentation + 4) 2 (en stagnation 0) 92 (en augmentation + 10) 0,88 %
Drapeau du Kirghizistan Kirghizistan 216 (En augmentation + 69) 4 (En augmentation + 3) 33 (en augmentation + 24) 1,85 %
Drapeau du Ghana Ghana 214 (en stagnation 0) 5 (en stagnation 0) 31 (en stagnation 0) 2,34 %
Drapeau de la Géorgie Géorgie (article) 188 (En augmentation + 14) 2 (en stagnation 0) 39 (en augmentation + 3) 1,06 %
Drapeau de la Bolivie Bolivie 183 (En augmentation + 26) 11 (En augmentation + 1) 2 (en stagnation 0) 6,01 %
Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka 178 (En augmentation + 2) 5 (en stagnation 0) 38 (en augmentation + 5) 2,81 %
Drapeau du Venezuela Venezuela (article) 165 (En augmentation + 6) 7 (en stagnation 0) 65 (en augmentation + 13) 4,24 %
Drapeau de la république démocratique du Congo République démocratique du Congo (article) 161 (En augmentation + 7) 18 (en stagnation 0) 5 (en augmentation + 2) 11,18 %
Drapeau du Kenya Kenya (article) 158 (En augmentation + 16) 6 (En augmentation + 2) 4 (en stagnation 0) 3,8 %
Drapeau du Kosovo Kosovo 145 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 23 (en stagnation 0) 0,69 %
Drapeau du Brunei Brunei 135 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 82 (en augmentation + 9) 0,74 %
Drapeau de la Guinée Guinée (article) 128 (En augmentation + 7) 0 (en stagnation 0) 5 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Bangladesh Bangladesh 123 (En augmentation + 35) 12 (En augmentation + 3) 33 (en stagnation 0) 9,76 %
Drapeau du Cambodge Cambodge 114 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 53 (en augmentation + 3) 0 %
Drapeau du Paraguay Paraguay 113 (En augmentation + 9) 5 (En augmentation + 2) 12 (en stagnation 0) 4,42 %
Drapeau du Rwanda Rwanda 105 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 4 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago 105 (En augmentation + 1) 8 (En augmentation + 1) 1 (en stagnation 0) 7,62 %
Drapeau de Djibouti Djibouti 90 (En augmentation + 31) 0 (en stagnation 0) 9 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de Madagascar Madagascar (article) 82 (En augmentation + 10) 0 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Liechtenstein Liechtenstein 77 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 55 (en augmentation + 55) 1,3 %
Drapeau de Monaco Monaco (article) 77 (En augmentation + 4) 1 (en stagnation 0) 4 (en augmentation + 1) 1,3 %
Drapeau du Guatemala Guatemala 70 (En augmentation + 9) 3 (En augmentation + 1) 15 (en stagnation 0) 4,29 %
Drapeau du Salvador Salvador 69 (En augmentation + 7) 4 (En augmentation + 1) 5 (en augmentation + 3) 5,8 %
Drapeau de la Barbade Barbade 60 (En augmentation + 4) 2 (En augmentation + 1) 6 (en stagnation 0) 3,33 %
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque 58 (en stagnation 0) 3 (en stagnation 0) 8 (en stagnation 0) 5,17 %
Drapeau du Togo Togo 58 (En augmentation + 14) 3 (en stagnation 0) 23 (en augmentation + 3) 5,17 %
Drapeau de l'Ouganda Ouganda (article) 52 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Mali Mali (article) 47 (En augmentation + 2) 5 (en stagnation 0) 9 (en augmentation + 8) 10,64 %
Drapeau de la république du Congo République du Congo 45 (en stagnation 0) 5 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 11,11 %
Drapeau de Macao Macao 44 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 10 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie 44 (En augmentation + 1) 2 (en stagnation 0) 4 (en stagnation 0) 4,55 %
Drapeau de la Zambie Zambie 39 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 5 (en augmentation + 2) 2,56 %
Drapeau de l'Érythrée Érythrée 31 (En augmentation + 2) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Guyana Guyana 31 (En augmentation + 7) 4 (en stagnation 0) 8 (en augmentation + 8) 12,9 %
Drapeau des Bahamas Bahamas 29 (En augmentation + 1) 5 (En augmentation + 1) 4 (en augmentation + 4) 17,24 %
Drapeau du Bénin Bénin (article) 26 (En augmentation + 4) 1 (En augmentation + 1) 5 (en stagnation 0) 3,85 %
Drapeau du Gabon Gabon 24 (En augmentation + 3) 1 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 4,17 %
Drapeau d'Haïti Haïti 24 (En augmentation + 3) 1 (en stagnation 0) 0 4,17 %
Drapeau de la Tanzanie Tanzanie 24 (En augmentation + 2) 1 (en stagnation 0) 3 (en stagnation 0) 4,17 %
Drapeau de la Birmanie Birmanie 22 (En augmentation + 1) 1 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 4,55 %
Drapeau de la Libye Libye 19 (En augmentation + 1) 1 (en stagnation 0) 1 (en augmentation + 1) 5,26 %
Drapeau des Maldives Maldives 19 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 13 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de la Syrie Syrie 19 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 10,53 %
Drapeau de la Guinée-Bissau Guinée-Bissau 18 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de l'Angola Angola (article) 16 (En augmentation + 2) 2 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 12,5 %
Drapeau de la Guinée équatoriale Guinée équatoriale 16 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 3 (en augmentation + 2) 0 %
Drapeau de la Namibie Namibie 16 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 3 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau d'Antigua-et-Barbuda Antigua-et-Barbuda 15 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de la Dominique Dominique 15 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 1 (en augmentation + 1) 0 %
Drapeau de la Mongolie Mongolie 15 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau des Fidji Fidji (article) 14 (En augmentation + 2) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Libéria Liberia 14 (En augmentation + 1) 3 (en stagnation 0) 3 (en stagnation 0) 21,43 %
Drapeau de Sainte-Lucie Sainte-Lucie 14 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de Grenade Grenade 12 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Laos Laos 12 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Soudan Soudan 12 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 16,67 %
Drapeau des Seychelles Seychelles 11 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de l'Eswatini Eswatini 10 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 4 (en augmentation + 4) 0 %
Drapeau du Mozambique Mozambique 10 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de Saint-Christophe-et-Niévès Saint-Christophe-et-Niévès 10 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Suriname Suriname 10 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 10 %
Drapeau du Zimbabwe Zimbabwe 10 (En augmentation + 1) 1 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 10 %
Drapeau du Tchad Tchad (article) 9 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
MS Zaandam (navire) 9 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 22,22 %
Drapeau du Népal Népal 9 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de la République centrafricaine République centrafricaine 8 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Belize Belize 7 (En augmentation + 2) 1 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 14,29 %
Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert 7 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 1 (en augmentation + 1) 14,29 %
Drapeau du Vatican Vatican 7 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Vincent-et-les-Grenadines 7 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de la Somalie Somalie 7 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Botswana Botswana 6 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 16,67 %
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie 6 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 16,67 %
Drapeau du Nicaragua Nicaragua 6 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 16,67 %
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone 6 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Bhoutan Bhoutan 5 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Malawi Malawi 5 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de la Gambie Gambie 4 (en stagnation 0) 1 (en stagnation 0) 2 (en stagnation 0) 25 %
Drapeau de Sao Tomé-et-Principe Sao Tomé-et-Principe 4 (En augmentation + 4) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Sahara occidental 4 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Burundi Burundi 3 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau de la Papouasie-Nouvelle-Guinée Papouasie-Nouvelle-Guinée (article) 2 (En augmentation + 1) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Soudan du Sud Soudan du Sud 1 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %
Drapeau du Timor oriental Timor oriental 1 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 (en stagnation 0) 0 %

Interprétation de ces chiffres :

  • Un faible taux de dépistage majore mathématiquement le taux de létalité apparent (mortalité parmi les personnes recensées), en sous-évaluant le nombre de cas. C'est l'une des causes pouvant expliquer le faible taux de létalité apparent en Allemagne (en mars 2020), qui dépiste beaucoup, par rapport à la France, qui dépiste peu (personnel soignant et cas graves), pour un nombre de cas déclarés positifs proche.
  • Un autre facteur statistique pouvant jouer est le décalage dans le temps de l'apparition de la maladie[214].

Les bilans de contaminations et de décès annoncés par certains pays (Chine[215], Iran[216], Japon[217]) sont mis en doute par de nombreuses sources.

L'ensemble des pays propose des chiffres évalués selon des protocoles différents.

Les chiffres quotidiens sont disponibles sur les bulletins édités par l'OMS[218].

Localisation de la mortalité par Covid-19

Les pays présentés ci-dessus ont une évolution de la proportion de morts dans la population très similaire à partir du dépassement du seuil de 5 morts pour 10 millions d'habitants, chiffres issus du site Worldometer[219].

Proportions de morts dans la population de différents pays
Évolution de la proportion de morts du Covid-19 dans la population de multiples pays en jours depuis que ces pays ont dépassé le seuil de 5 morts pour 10 millions d'habitants, mis à jour 26 mars 2020[220].

Pour Wuhan, les chiffres de la Chine ont été rapportés à la population de Wuhan.

Modélisation de l'évolution de la pandémie

La modélisation mathématique de l'évolution de la pandémie permet de prévoir la probable évolution de la pandémie à partir des données fournies par les agences de santé (pour l'Europe[221]). Cela permet aussi de juger de l'efficacité des mesures de protection mises en place. Ce type de modélisation a été, entre autres, utilisée par le Conseil scientifique COVID-19 pour établir son avis remis au gouvernement français[222]. Un premier exemple d'une telle modélisation est disponible via cette référence[223]. Deux autres modèles, fournis avec les programmes informatiques permettant de faire les calculs, sont disponibles via ces références[224],[225].

Comparaison des pandémies modernes majeures de grippes, Covid-19, et grippes saisonières[226],[227],[228] (  )
Nom Années Population (milliards) Identification Reproduction (R0)[229] Infections (est.) Décès Létalité Sévérité pandémique
Grippe russe de 1889-1890[230] 1889-1890 1,53 H3N8 ou H2N2 ? 2,10 (EI : 1,9–2,4)[230] 20–60 %[230] (300–900 millions) 1 million 0,10–0,28 %[230] 2
Grippe espagnole[231] 1918-1920 1,80 H1N1 1,80 (EI : 1,47–2,27)[229] 33 % (500 millions)[232] 20[233],[234]–100[235],[236] millions 2–3 %[233] 5
Grippe asiatique 1957-1958 2,90 H2N2 1,65 (EI : 1,53–1,70)[229] 8–33 % (0,25 – 1 milliard) 1–4 millions[233] <0,2 %[233] 2
Grippe de Hong Kong 1968-1969 3,53 H3N2 1,80 (EI : 1,56–1,85)[229] 7–28 % (0,25–1 milliard) 1–4 millions[233] <0,2 %[233] 2
Grippe russe de 1977-1978 1977-1978 4,28 H1N1 Inconnu Inconnu Inconnu Inconnu Inconnu
Grippe de 2009[237],[238] 2009-2010 6,85 H1N1/09 1,46 (EI : 1,30–1,70)[229] 11-21 % (0,7–1,4 milliard)[239] 151 700–575 400[240] 0,03 %[241] 1
Grippe saisonnière[t 1] Annuelle 7,75 A/H3N2, A/H1N1, B 1,28 (EI : 1,19–1,37)[229] 5–15 % (340 millions – 1 milliard)[242]
3–11 % ou 5–20 %[243],[244] (240 millions–1,6 milliard)
290 000–650 000/an[245] <0,1 %[246] 1
Grippe de 2019-2020[247],[248],[t 2] 2019-2020 7,75 A(H1N1)pdm09, B/Victoria, A(H3N2) Inconnu 11 %[t 2] (800 millions ; É.-U. 34–49 millions[t 2]) 0,45–1,2 million (É.-U. : 20–52 000[t 2]) Inconnu 1
Pandémie de Covid-19[249] 2019-2020 7,75 SARS-CoV-2 2,2 (95 % CI : 1,4–3,9)[250],[251]
2,68 (95 % CI : 2,47–2,86)[252]
(1 170 000 +[253]) 64 000 +[253] Inconnu
(premières estimations entre 0,25 % et 0,8 %)[254],[255],[t 3]
Inconnu
Notes
  1. Inclus pour comparaison.
  2. a b c et d En cours. Chiffres basés sur la situation américaine à ce jour, rapportés par le CDC pour la grippe de 2019-20.
  3. Taux difficile à estimer, attention, l'OMS ne donne pas d'information sur la létalité mais se contente de donner le taux de personnes décédés sur celui des personnes testés ce qui est différent.

Réactions internationales

Coopération européenne avec évacuation de patients de France vers l'Allemagne, ici par hélicoptère de l'armée française.

En quelques mois et pour la première fois depuis 1918, l'humanité est confrontée à une pandémie posant des défis médicaux, éthiques et économiques, vitaux, souvent de manière dramatique. L’urgence de santé publique déclarée par un nombre croissant d'États, avant ou après l'OMS, et les retours d'expérience de crises sanitaires précédentes, n'empêchent pas que les systèmes de santé seront souvent débordés. Sous l'égide de l'OMS ; comment affronter solidairement (du niveau local à international) la crise, comment répartir éthiquement les biens et services de santé sans oublier les personnes et populations vulnérables ou marginalisées, séparées de leur famille et de leur communauté ? Comment équilibrer éthiquement et légalement la santé publique avec les libertés civiles[256] ?

Début 2020 : Controverse quant à l'urgence sanitaire internationale

Le , un article de la revue Science fait état de l'apparition de plusieurs dizaines de cas d'une pneumonie atypique à Wuhan, en Chine[257]. Le , la même revue rend compte des annonces des autorités chinoises : elles déclarent avoir identifié un nouveau coronavirus, avoir séquencé son génome, et mis au point un test de dépistage[258]. Le , l'Organisation mondiale de la santé dans son bulletin d’information sur les flambées épidémiques concernant le nouveau coronavirus indique que, selon les informations transmises à l’OMS par les autorités chinoises les 11 et 12 janvier, 41 cas d’infection due au nouveau coronavirus ont été diagnostiqués dans la ville de Wuhan et que leur occurence est associée à des expositions sur un marché aux poissons de cette ville. Sept des 41 cas notifiés sont gravement atteints et il y a un décès. Pour les 41 cas confirmés, la date d’apparition des symptômes est comprise entre le 8 décembre 2019 et le 2 janvier 2020. Aucun autre cas n’a été détecté depuis le 3 janvier 2020. Les autorités nationales ont signalé avoir pris les mesures de riposte suivantes : 763 contacts proches au total, dont des agents de santé, ont été identifiés et suivis et aucun autre cas d’infection par le nouveau coronavirus n’a été trouvé. Les signes et symptômes cliniques rapportés sont principalement la fièvre, avec quelques cas de dyspnée, et des infiltrats pulmonaires invasifs bilatéraux, visibles sur les clichés radiographiques. À ce stade, aucune infection n’est à déplorer parmi les agents de santé et il n’y a pas de preuve évidente de transmission interhumaine. Aucun cas n’a été notifié à ce jour en dehors de cette ville. La ville de Wuhan est un grand centre de transport national et international, mais L’OMS ne recommande aucune mesure sanitaire spécifique pour les voyageurs. En cas de symptômes évocateurs d’une affection respiratoire pendant ou après un voyage, les voyageurs sont invités à consulter un médecin, à qui ils donneront toutes les informations relatives à leur voyage. Sur la base des informations actuellement disponibles à propos de cet événement, l’OMS déconseille toute restriction des voyages et du commerce avec la Chine[259].

Le , l'OMS juge qu'il est prématuré de déclarer l'urgence de santé publique de portée internationale[260]. Elle confirme cette position le , indiquant que le risque est « très élevé en Chine, élevé au niveau régional et élevé au niveau mondial »[261]. Cette position serait une réponse à une exigence chinoise, concernant l'impact de la crise sanitaire sur l'économie du pays[262]. L'épidémiologiste Yves Charpak estime que « l'urgence de santé publique de portée internationale aurait pu être déclarée plus tôt, et [qu']il y a probablement eu des pressions. Celles-ci n'étaient probablement pas le fait de la Chine, comme j'ai pu le lire, mais à mon avis plutôt d'États membres influents qui n'avaient pas intérêt à ce que l'urgence soit déclarée trop vite et voulaient par exemple se donner le temps de rapatrier leurs citoyens[263] ».

Le , l'OMS décide enfin de déclarer l'état d'urgence de santé publique de portée internationale[264],[265],[266]. À cette date, 18 pays sont touchés, 7 834 personnes identifiées ont été contaminées et 170 sont mortes, toutes en Chine. Quatre pays ont également rapporté des cas de contamination inter-humaine[267]. La crainte de l'OMS est alors que cette épidémie puisse atteindre des pays dont le système de santé ne serait pas capable de gérer une telle crise sanitaire[268]. Pour autant, elle ne recommande pas de limiter les voyages et les échanges internationaux, au rebours de la plupart des décisions gouvernementales[269].

Le , un nouvel article de la revue Science rend compte de deux découvertes cruciales : l'existence de patients asymptomatiques ou très faiblement symptomatiques potentiellement contagieux et la probabilité d'un taux significatif de formes graves de la maladie nécessitant une hospitalisation[270]. Le 11 février, un article alerte sur la difficulté à appréhender l'étendue réelle de l'épidémie en raison de l'insuffisance de tests disponibles[271]. Le , Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l'OMS, se dit préoccupé par le nombre de cas de coronavirus sans lien clair avec la Chine ou d'autres cas confirmés et avertit que la fenêtre d'opportunité pour contenir l'épidémie se rétrécit[272].

Le , la revue Science rend compte du consensus scientifique : l'épidémie est désormais une pandémie et l'heure est aux mesures de ralentissement de sa diffusion et d'aplatissement du pic de contaminations dans les différents pays[273]. Le même jour, le Dr Bruce Aylward, qui dirige une mission conjointe de l'OMS et de la Chine, déclare que la Chine est parvenue « à changer le cours de l’épidémie et à éviter des dizaines, voire des centaines de milliers de cas de Covid-19 » et qu'il faudrait s’en inspirer, mais considère que le monde n'est « tout simplement pas prêt »[274]. Le rapport de cette mission, publié le , détaille notamment les méthodes déployées en Chine (mise en place d'une politique de tests généralisés de la température corporelle, port de masques obligatoire, tests biologiques de dépistage et/ou scanners rapides, traçage des contacts des personnes positives, fermeture des écoles, théâtres et restaurants dans les clusters, confinement des personnes-contacts). Selon le rapport, ces mesures ont permis de réduire la durée moyenne entre les premiers symptômes et l’hospitalisation ou l’isolement d’environ 15 jours au début de l’épidémie à 2 jours, et donc de réduire d'autant le potentiel de contamination d'un patient. La rapport s'achève par un ensemble de recommandations adressées à la Chine, aux pays où des cas se sont déclarés, aux pays où des cas ne se sont pas encore déclarés, aux populations et à l'ensemble de la communauté internationale[275].

Ce n'est finalement que le que l'OMS déclare que l'épidémie de Covid-19 est devenue une pandémie[276].

Quarantaines hors de la république populaire de Chine et rapatriements

Des aéroports, avec un thermomètre infrarouge, contrôlent de la température frontale des voyageurs venant de Chine, sans pouvoir enrayer la propagation de la pandémie hors de Chine.

Bien que le directeur général de l'OMS[277], Tedros Adhanom Ghebreyesus, ne le recommande pas, plusieurs pays décident de rapatrier leurs ressortissants présents en Chine continentale par des vols spéciaux sans escale, avec souvent des mesures de confinement à l'arrivée. Ainsi, Paris envisage le le rapatriement de 250 Français depuis Wuhan, sous réserve qu'ils soient « sains ou asymptomatiques[278] ». Ces rapatriements froissent le gouvernement chinois qui les considère comme un manque de confiance à l'égard du système de santé chinois[279].

L'Union européenne (UE) rapatrie ses ressortissants avec l'aide de la France[280]. Elle sépare les personnes apparemment saines des cas suspects ou contaminés. Le Japon a quant à lui transporté dans le même avion les deux groupes de personnes[réf. nécessaire].

Les politiques de quarantaine adoptées par les États pour leurs rapatriés de Wuhan se limitent à un confinement dans un lieu déterminé pendant quatorze jours.

Le , un nombre croissant de pays déconseillent de voyager en Chine, et les compagnies aériennes diminuent ou stoppent leurs vols en provenance ou à destination de la Chine. Le gouvernement fédéral des États-Unis recommande le aux citoyens américains de ne pas se rendre en Chine et à ceux qui s'y trouvent de quitter le pays, ce qui est dénoncé par le gouvernement chinois[281]. En 2018, il y a eu en Chine plus de 30,5 millions de touristes étrangers, principalement originaires de Corée du Sud, du Japon, des États-Unis, de Malaisie et de Singapour[282]. La Chine n'est toutefois que la onzième destination des citoyens européens pour leurs voyages en dehors de l'UE selon Eurostat[283].

De son côté, la Chine décide de rapatrier les habitants de Wuhan vivant à l'étranger en raison des « difficultés pratiques auxquelles sont confrontés à l'étranger les résidents de la province du Hubei, et en particulier ceux de Wuhan[139] » alors que des signes de xénophobie sont constatés en France, Italie, Canada et Royaume-Uni[284],[285].

Le , l'épidémiologiste Yves Charpak déclare : « le rapatriement des expatriés de tel ou tel pays ne se justifie pas à mon avis d'un point de vue sanitaire, c'est même une mesure qui risque d'exporter la maladie[263] ». Cette crainte semble se confirmer : plusieurs passagers du Diamond Princess testés négatifs à l'évacuation du navire sont testés positifs à leur arrivée dans leur pays d'origine[286].

Contrôle ou fermeture des frontières

Contrôle sanitaire à l'aéroport de Bologne.

La Corée du Nord annonce une fermeture de ses frontières le aux touristes (venant pour la plupart de Chine)[287],[288].

Le , la Mongolie ferme sa frontière avec la République populaire de Chine, en raison de la confirmation de cas en Mongolie-Intérieure[289].

Les personnels de santé de Hong Kong menacent d'une grève si les frontières ne sont pas fermées aux voyageurs venant de Chine, mesure prise le , entraînant l'arrêt de toutes les liaisons.

Le , le gouvernement russe ferme sa sa frontière terrestre avec la Chine, précisant que les ressortissants chinois ne peuvent plus obtenir les visas électroniques qui leur permettaient de se rendre dans les régions d'Extrême-Orient, à Saint-Pétersbourg et dans l'oblast de Kaliningrad[290]. Le , le Premier ministre de Russie, Mikhaïl Michoustine, déclare que la Russie procéderait à l’expulsion des étrangers contaminés par le nouveau coronavirus[291].

Le même jour, après avoir recensé deux cas sur son territoire, l'Italie décrète l'état d'urgence pour six mois, suspend les vols la liant à la Chine[292].

Le , le Viêt Nam suspend ses liaisons aériennes avec la Chine et la délivrance de visas aux Chinois[293].

Plusieurs pays imposent de nouvelles restrictions aux arrivants dès le début du mois de . Les pays de l'espace Schengen (sauf la France qui continue à délivrer des visas[294]) suspendent temporairement la délivrance de visas aux ressortissants chinois à partir du [295]. Les pays imposant des restrictions dès le mois de sont l'Arménie, l'Australie, l'Inde, l'Irak, l'Indonésie, le Kazakhstan, le Koweït, la Malaisie, les Maldives, la Mongolie, la Nouvelle-Zélande, les Philippines, Singapour, le Sri Lanka, Taïwan, le Viêt Nam, et les États-Unis dès le [296]. Ces pays soit interdisent temporairement l'entrée de tout citoyen chinois ou toute personne ayant récemment voyagé en Chine, soit cessent de leur accorder des visas, ou bien imposent de nouveau un visa aux ressortissants chinois[C'est-à-dire ?]. Les Îles Samoa refusent l'entrée à leurs citoyens de retour de Chine[297], tandis que le Salvador n'ouvre plus ses frontières aux visiteurs venant d'Italie ou de Corée du Sud[298],[299].

L'Inde ne délivre plus de visas aux italiens dès le et impose une quarantaine aux passagers venant de zones à risque, à l'entrée sur le territoire indien[300].

En France, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie interdit le débarquement des passagers des navires de croisière si des cas suspects sont à bord. Les et , sous la pression des habitants de l'île et après discussion avec les autorités coutumières kanakes, la société chargée de l'accueil touristique à Maré, l'une des îles Loyauté, refuse l'escale de deux navires de croisière[301].

Le , l'Australie ordonne des mesures exceptionnelles[Lesquelles ?] pour tout passager venant de Chine, et se réserve, après contrôle technique et sanitaire, de lui refuser l'entrée sur le territoire[302].

Touché par la pandémie, Bahreïn applique des restrictions dès le , interdisant l'entrée de voyageurs venant de Chine, de Malaisie, de Singapour, de Thaïlande, de Corée du Sud et d'Iran. Le , les voyages à destination de l'Iran sont interdits, ainsi que les ventes de billets à destination de ce pays. Le , l'Italie, le Japon et l'Irak sont ajoutés à la liste des pays faisant l'objet de mesures restrictives. Les voyageurs ayant un permis de résidence au Bahreïn doivent se soumettre à une quarantaine obligatoire, même en l'absence de symptôme. Les personnes ayant des symptômes de la covid-19 sont immédiatement hôpitalisés[303].

Le , les frontières de l'Iran sont fermées par quatre de ses voisins : le Pakistan, l'Arménie, l'Afghanistan[304] et la Turquie[305].

Le , le Royaume-Uni impose une quarantaine à la descente d'avion aux voyageurs venant de Corée du Sud ou s'étant rendus dans ce pays dans les quatorze derniers jours.

Fin , la Nouvelle-Zélande impose aux voyageur venant du nord de l'Italie ou de Corée du Sud un isolement domiciliaire de 14 jours à l'arrivée sur le territoire[306] ; l'entrée sur le territoire est interdite aux voyageurs venant de Chine et d'Iran. Les vols sont suspendus vers ou en provenance de ces pays.

L'Allemagne impose dès la fin aux compagnies aériennes, ferroviaires et de lignes d'autocars transfrontaliers en provenance de zones à risque (y compris l'Italie) de remplir une fiche médicale pour tous les passagers dans l'éventualité d'une quarantaine. La police fédérale a le droit d'effectuer des contrôles sanitaires dans les 30 kilomètres à partir de la frontière allemande[307].

Nombre de cas (bleu) et nombre de morts (rouge) en échelle logarithmique, dans le monde (traits pleins) et hors Chine (pointillés).

Début mars, la petite station de sports d'hiver huppée tyrolienne de Ischgl devient un centre majeur de propagation du covid-19. À la fin des vacances de ski, la clientèle internationale rentre dans leur pays et contaminent leurs compatriotes[308],[309].

Aux États-Unis, à partir du , tous les passagers en partance ou arrivant d'Italie sont soumis à un contrôle de température. Et les passagers ayant été en Italie du Nord quatorze jours avant l'entrée sur le territoire des États-Unis peuvent être soumis par les autorités à une quarantaine domiciliaire de quatorze jours.

La Jordanie interdit l'entrée sur son territoire de passagers venant d'Italie, sauf pour les sujets jordaniens. Le visa des personnes ayant voyagé en Italie, en Chine, en Corée du Sud ou en Iran dans les deux dernières semaines est refusé[réf. nécessaire]. Les autres voyageurs sont tenus à prendre leur température et signaler tout symptôme pour une éventuelle quarantaine. La compagnie aérienne Royal Jordanian suspend tous ses vols en direction ou de retour d'Italie jusqu'au avec possibilité de reconduction[310]. Le Liban interdit l'arrivée sur son territoire depuis le de passagers par voie terrestre, maritime et aérienne provenant de Chine, de Corée du Sud, d'Iran et d'Italie, le ministère des Travaux publics et des Transports  se réservant le droit de modifier la liste. En conséquence, de nombreux vols sont annulés[311] et les vols en transit sont restreints.

Au , plusieurs aéroports internationaux imposent aux passagers arrivant de pays à risque (dont l'Italie) un questionnaire sanitaire, une prise de température et, si besoin est, une mise en quarantaine domiciliaire voire hospitalière. C'est le cas du Kenya, du Kirghizistan (la quarantaine obligatoire de 14 jours même sans symptôme y est imposée, et tout voyageur s'étant rendu en Chine dans les deux mois précédents est placé à l'isolement obligatoire pendant deux jours dans une structure médicale de l'aéroport de Bichkek avant d'effectuer une quarantaine dans une structure adaptée), du Qatar, de la Thaïlande, de la Zambie[312].

La Turquie suspend ses vols avec l'Italie[réf. nécessaire]. La Géorgie suspend tous les vols avec la Chine et l'Iran et impose des mesures sanitaires à l'arrivée pour les autres voyageurs, pouvant inclure le refus d'entrée du territoire pour les voyageurs venant d'Italie, de Corée du Sud et du Japon[réf. nécessaire].

La République tchèque rend obligatoire la prise de température et le remplissage d'une fiche médicale à l'arrivée des voyageurs aériens et suspend les vols en provenance ou à destination de toute l'Italie du Nord[313].

Le , 80 pays interdisent l'arrivée de voyageurs venant de Corée du Sud, ou leur imposent des restrictions (quarantaine imposée ou volontaire)[314]. Depuis le , la France, quant à elle, demande seulement que les enfants de retour de ce pays ne retournent pas dans leur établissement scolaire pendant quatorze jours[315], comme pour l'Italie du Nord.

Le , Israël impose la quarantaine obligatoire aux voyageurs de nationalité israélienne arrivant de France, d'Allemagne, d'Espagne, de Suisse et d'Autriche et l'interdiction de l'arrivée sur le territoire aux citoyens de ces pays[316]. Le , la compagnie Lufthansa décide en conséquence d'interrompre ses liaisons régulières avec les aéroports israéliens de Tel Aviv-Jaffa et de Ramon[réf. nécessaire].

Le , le gouvernement vietnamien suspend l'exemption de visa pour les citoyens de sept pays de l'Union européenne (France, Espagne, Allemagne, Suède, Danemark, Norvège, Finlande) et du Royaume-Uni. La même mesure avait déjà été prise il y a plusieurs jours pour l'Italie[317]. La Pologne impose un contrôle sanitaire aux postes frontière avec l'Allemagne et la République tchèque[318].

Le , British Airways suspend tous ses vols en direction de l'Italie, ainsi que Ryanair (jusqu'au ). Toutes les lignes New York - Rome sont interrompues jusqu'au . L'Autriche filtre à sa frontière les voyageurs de retour d'Italie[319]. L'entrée est interdite aux personnes venant d'Italie[320], sauf aux Autrichiens qui doivent se placer en auto-isolement à leur arrivée pendant quatorze jours. Les voyageurs doivent montrer un certificat médical[321] et les personnes en transit ont interdiction de s'arrêter. Hong Kong impose la quarantaine obligatoire aux voyageurs en provenance d'Italie, d'Allemagne et de France[319]. L'Espagne interrompt toutes ses lignes aériennes avec l'Italie[321]. Air France suspend ses vols en direction de l'Italie du au .

Le gouvernement serbe (pays où 4 cas sont déclarés au ) fait savoir qu'une interdiction temporaire d'entrée sur le territoire serbe est appliquée aux étrangers provenant d'Italie, de certaines provinces de Chine, de Corée du Sud, d'Iran et d'une partie de la Suisse[réf. nécessaire]. Des mesures similaires sont annoncées en Albanie (où les voies maritimes et aériennes sont interrompues avec l'Italie) et en Macédoine du Nord[322].

La Slovénie ferme sa frontière avec l'Italie le [323]. Malte suspend ses liaisons aériennes et maritimes avec l'Italie, de même que le Danemark[324].

Le , l'Australie interdit l'entrée sur son territoire à toute personne venant d'Italie[325]. La Colombie impose une quarantaine aux voyageurs en provenance de Chine, Espagne, France et Italie[326]. L'Autriche ferme sa frontière avec l'Italie et cesse sa dernière liaison ferroviaire avec l'Italie[326].

Le président Trump annonce le qu'à la fin du (le à h du matin pour la France), les États-Unis interdisent pendant un mois l'entrée sur leur territoire des étrangers venant d'Europe, plus précisément de l'espace Schengen, donc à l'exception des Britanniques et des Irlandais, ainsi que des résidents rentrant aux États-Unis qui se seront soumis aux tests médicaux[327]. Les pays concernés sont donc l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, le Danemark, l'Espagne, l'Estonie, la Finlande, la France, la Grèce, la Hongrie, l'Islande, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, le Liechtenstein, le Luxembourg, Malte, la Norvège, les Pays-Bas, la Pologne, le Portugal, la Slovaquie, la Slovénie, la Suède, la Suisse et la République tchèque.

Le , la Slovaquie ferme ses frontières à tous les étrangers à l'exception des Polonais, ainsi que tous les aéroports internationaux, écoles, établissements culturels et de loisirs. Ce même jour, la République tchèque renforce ses mesures déjà prises, décrétant un état d'urgence de trente jours, et interdisant l'entrée du territoire aux ressortissants de quinze pays à risque, dont l'Italie, la France et l'Allemagne. Elle renforce ces mesures le lendemain en fermant ses frontières à tous les étrangers.

L'Allemagne impose un contrôle sanitaire à la frontière avec la France à partir du à 17 h.

Le , l'Ukraine décide de fermer ses frontières. Le Danemark ferme également ses frontières terrestres, maritimes et aériennes[328] jusqu'au au moins. La Pologne ferme ses frontières aux étrangers le [329]. Chypre fait de même pour les non-résidents[330].

Le , le gouvernement suisse réintroduit, au cas par cas, des contrôles Schengen à toutes ses frontières. L’entrée en Suisse depuis l’Italie n'est autorisée qu’aux citoyens suisses, aux personnes ayant un permis de séjour, aux personnes voyageant en Suisse pour des raisons professionnelles, ainsi qu’à celles ayant des raisons impérieuses à entrer en Suisse depuis l’Italie. Le transit et le transport de marchandises restent autorisés[331].

Le , l'Arabie saoudite et le Maroc ferment toutes leurs liaisons aériennes et maritimes[332].

La Russie, après ses frontières avec la Chine fermées le 30 janvier, ferme aux étrangers ses frontières terrestres avec la Norvège et la Pologne le [333]. Article détaillé: Pandémie de covid-19 en Russie.

Le , les États-Unis ajoutent les Britanniques et les Irlandais aux ressortissants qui ne peuvent plus entrer dans ce pays[334]. Cette mesure est effective au à partir de minuit (heure de Washington).

Le , l'Allemagne décide la fermeture partielle de ses frontières avec l'Autriche, la France et la Suisse, à compter de 8 h le lendemain matin[331],[335].

Le , l'Argentine ferme ses frontières[336], le Brésil fait de même (sauf pour son voisin uruguayen), le 19 mars[337].

Le 17 mars, le gouvernement suisse a décidé de fermer les frontières pour tous les pays de l'espace Schengen (sauf le Liechtenstein) ainsi que pour tous les autres états (autant par voie terrestre et voie aérienne). Seules les personnes étant de nationalité suisse, ayant un permis de séjour ou de travail en Suisse ou les marchandises peuvent rentrer en Suisse[338].

Le 19 mars, la République de Maurice ferme ses frontières aériennes[339].

Le 20 mars, la Belgique ferme ses frontières, sauf pour le fret et les cas individuels exceptionnels[340]. Bogota est en confinement en Colombie[341].

Le 21 mars, Cuba, qui compte 21 cas et 1 mort, ferme ses frontières aux non-résidents[342].

Le 23 mars, la Colombie étend son confinement à tout le pays, alors que Bogotà, la capitale, était confinée depuis le vendredi 20 mars. Le confinement officiel commence le mardi soir 24 mars[341].

Samedi 28 mars, après avoir été la source initiale de la pandémie, la Chine continentale ferme l’entrée du pays aux étrangers afin d’éviter l’importation de nouveaux cas[343].

Avril

  • Le 1er avril, le Japon annonce refuser l'entrée des voyageurs en provenance des États-Unis, de Chine et de la plupart des pays d'Europe, dont le Royaume-Uni et l'Italie, l'Espagne et la France, d'Australie, de Corée du Sud et de la plupart des pays d'Asie du Sud-Est. La mesure entre en vigueur le vendredi 3 avril. Tokyo avait déjà bloqué les arrivées depuis plusieurs pays européens et de certaines parties de la Chine et de Corée du Sud[344].

Sanctions économiques

La haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a demandé que les sanctions internationales frappant l’Iran soient « assouplies ou suspendues » en cette « période cruciale » de pandémie. « Il est nécessaire d’appliquer des dérogations vastes et pragmatiques pour raison humanitaire face à ces sanctions, et d’accorder des autorisations rapides et flexibles pour obtenir les fournitures et équipements médicaux essentiels », a-t-elle déclaré. Elle a également demandé un allégement des sanctions frappant le Venezuela, Cuba et la Corée du Nord, pour permettre à ces pays de faire face à l'épidémie[345].

Stratégies d'immunité de groupe et de confinement

Restrictions par pays en date du .
  • Restrictions appliquées au niveau national.
  • Restrictions appliquées au niveau infranational.
  • Pas de restriction appliquée.

Le Royaume-Uni (avant de changer d'avis), les Pays-Bas et la Suède[346] ont annoncé qu'ils souhaitaient parvenir à une immunité de groupe (ou immunité grégaire) en attendant un vaccin, plutôt que de s'orienter vers le confinement. Il s'agit ici de laisser les personnes les moins vulnérables attraper le virus tout en protégeant les personnes les plus vulnérables[347],[348].

Le principe est le suivant : la propagation d'une maladie contagieuse dans une population est enrayée à partir du moment où une proportion de [][349] — où est le taux de contagion — d'une population est immunisée : soit 2/3 de la population dans le cas du coronavirus. À l'opposé une stratégie de confinement ne ferait que reculer la date où l'ensemble de la population est atteinte[350],[351].

Face aux critiques de l'OMS et à l'inquiétude de la population[352], le Royaume-Uni a lancé mi- des changements de méthode comme le confinement des personnes âgées ()[353] et déclaré les fermetures d'écoles ()[354], puis le déclaré un confinement de la population[355].

Le confinement peut permettre d'atteindre, suivant son efficacité, deux objectifs : soit ralentir l'évolution de l'épidémie — pour parvenir à une immunité de groupe différée dans le temps —, soit viser son extinction (en forçant la condition ), comme cela s'est produit en Chine. L'efficacité du confinement semble cependant très variable suivant les pays et en particulier n'est pas exclusive d'une stratégie d'immunité, obtenue localement. Le confinement chinois, tel que décrit plus haut, a par exemple misé sur une isolation des déplacements interrégionaux et en particulier avec les provinces où les foyers étaient les plus actifs (⅔ des décès ont été enregistrés à la région de Wuhan), ce qui n'a pas été envisagé dans d'autres pays, qui ont seulement limité les déplacements avec les autres états. Cependant, dans la région seule de Wuhan, l'immunité de groupe n'a pas été le facteur ayant permis de maîtriser l'épidémie. En effet, il aurait fallu pour cela une contamination d'au moins 66 % de la population de la province, soit plus de 5 millions, ce qui aurait impliqué compte tenu d'un taux de mortalité estimé à 1,4 %[356] plus de 50 000 morts dans la région.

En France, l'intérêt d'une limitation des déplacements régionaux, compte tenu par exemple de la disparité des niveaux de contamination observés fin [357], n'aurait d'intérêt que dans la mesure où des politiques sanitaires et de confinement beaucoup plus efficaces permettraient d'obtenir localement la condition . À défaut, cela n'aurait pour effet qu'un report dans le temps des contaminations. Fin , en l'absence de nouveaux progrès médicaux, si le taux de létalité restait aux environs de 1 %, obtenir l'extinction de l'épidémie par l'immunité de groupe impliquerait un nombre de morts dans la fourchette [300 000-400 000]. Si l'évolution du nombre de décès constatée en France fin , qui double tous les trois jours[358], se maintenait, cette dernière fourchette serait atteinte en France début . Toutefois, la même courbe laisse penser à une stabilisation des décès à cette échéance[358]. La sortie de la période de confinement paraît difficile à gérer. La région Île-de-France connaît par exemple un taux de décès plus élevé que la moyenne nationale, et demeurera plus longtemps que les autres régions un foyer de contamination, à l'image de certaines provinces chinoises[359]. De même on pourrait envisager de prolonger le confinement des personnes retraitées qui représentent 92,7 % des décès[360]. Pour autant, la sortie de la période de confinement est d'autant plus urgente que le coût économique du confinement est très important. Il est estimé pour la France de 3 %[361] à 6 %[362] de PIB par mois de confinement.

Autres réactions

Solidarité avec la Chine

Dès le , le pape François s'exprime au cours d'une messe à la basilique Saint-Pierre, louant « la grande implication de la communauté chinoise dans le combat déjà commencé contre l'épidémie ». Il demande dans sa prière de conclusion : « Prions pour les personnes malades du virus qui frappe toute la Chine[363] ». Il s'exprime à plusieurs reprises, par exemple, à l'audience du . « En ce moment si difficile, je me tiens près des personnes qui souffrent [à cause du coronavirus]. Je remercie de tout cœur le personnel hospitalier, les médecins, les infirmiers, les infirmières et les volontaires »[364].

Le 14e dalaï-lama, Tenzin Gyatso, exprime sa préoccupation au sujet de l'épidémie (pandémie au ) le . S'adressant à un groupe de fidèles à sa résidence à Dharamsala en Inde, il exhorte à prier pour qu'elle soit maîtrisée, déclarant qu'« une maladie virale est en cours d'apparition en Chine. La Chine est historiquement un pays bouddhiste et nous, en tant que pratiquants du bouddhisme, de la tradition sanskrite ou pali, devons prier ensemble pour que l'épidémie disparaisse[365] ».

Le , au cours d'une conférence de presse, le président des États-Unis, Donald Trump, exprime ses remerciements au président chinois pour les efforts menés contre la propagation du virus et pour les soins apportés ; il déclare à propos des Chinois : « Je pense qu'ils font du bon travail. J'ai eu un long échange avec le président Xi Jinping […] : il est très confiant[366] ».

Xénophobie et racisme

Depuis l'apparition de la covid-19, une augmentation des préjugés, de la xénophobie et du racisme à l'égard des personnes d'origine chinoise et d'autres pays d'Asie de l'Est a pu être remarquée dans de nombreux pays[367],[368],[369],[370],[284], en particulier en Europe, en Amérique du Nord et dans l'Asie-Pacifique ; certains pays d'Afrique constatent également une montée du sentiment anti-chinois[réf. nécessaire]. Bien que les Chinois aient bénéficié d'un soutien en ligne et hors-ligne, de nombreux habitants de Wuhan et de Hubei déclarent avoir été victimes de discrimination fondée sur leur origine régionale. Depuis la progression de l'épidémie vers de nouveaux pays, les Italiens, centre de l'épidémie de coronavirus en Europe, font également l'objet de suspicion et de xénophobie[réf. nécessaire].

Des citoyens de nombreux pays, tels que la Malaisie, la Nouvelle-Zélande, Singapour ou la Corée du Sud, ont signé des pétitions faisant pression sur leur gouvernement pour qu'il interdise aux Chinois de pénétrer dans leur pays[réf. nécessaire]. Au Japon, le hashtag #ChineseDontComeToJapan a fait l'objet d'une tendance sur Twitter fin janvier[371],[372]. Au Royaume-Uni, les Chinois disent être confrontés à des niveaux croissants d'abus racistes, avec des cas d'agressions signalés[373]. Aux États-Unis, des incidents de xénophobie et de racisme généralisés sont signalés à l'encontre des Américains d'origine chinoise ou asiatique. Le président américain Donald Trump fait l'objet de critiques pour avoir qualifié le virus de « virus chinois », terme considéré par ses détracteurs comme sinophobe. En réponse, Trump déclare sur son compte Twitter, le  : « Il est très important que nous protégions totalement notre communauté américano-asiatique aux États-Unis, et dans le monde entier ». En Ukraine, des manifestants attaquent des bus transportant des personnes ukrainiennes et étrangères évacuées de Wuhan[374]. Des étudiants du nord-est de l'Inde, qui partage une frontière avec la Chine, étudiant dans les grandes villes indiennes, auraient été victimes de harcèlement lié à l'épidémie de coronavirus[réf. nécessaire]. En Bolivie, le , des touristes japonais ont été mis en quarantaine, bien qu'ils ne présentassent aucun symptôme lié au coronavirus[375]. Dans les villes russes de Moscou et d'Iekaterinbourg, les ressortissants chinois sont visés par des campagnes de mise en quarantaine, ainsi que par des raids de police, qui ont été condamnés par les défenseurs des droits de l'homme comme étant du profilage racial[réf. nécessaire]. L'ambassade de Chine en Allemagne a reconnu une augmentation des cas hostiles à l'encontre de ses citoyens depuis l'épidémie[réf. nécessaire]. Des enfants d'origine asiatique ont été ostracisés et ridiculisés pour leurs origines dans des collèges près de Paris[réf. nécessaire]. Le président du Bharatiya Janata Party au Bengale-Occidental, Dilip Ghosh, déclare que les Chinois ont détruit la nature, « ce pourquoi Dieu s'est vengé d'eux ». Ces propos sont par la suite condamnés par le consulat chinois à Calcutta, qui les qualifie d'« erronés ».

Les islamistes exploitent la maladie pour alimenter le sentiment anti-occidental. À Hong Kong, le sentiment anti-occidental augmente car les expatriés sont accusés d'avoir créé une « deuxième vague » de la maladie. Le sentiment anti-caucasien augmente également en Thaïlande, où les Occidentaux sont accusés de propager la maladie.

À mesure que la pandémie se propage à travers le monde, on a également constaté des cas isolés de préjugés à l'encontre des Occidentaux, en particulier des touristes accusés d'importer la maladie, ou encore des métropolitains dans les territoires d'outre-mer comme à La Réunion[376]. Un message sur le compte Twitter du ministre thaïlandais de la santé, Anutin Charnvirakul, a exhorté les Thaïlandais à être « plus prudents envers les Occidentaux qu'envers les Asiatiques ». Il affirme dans ce tweet que de nombreux touristes occidentaux refusaient de porter des masques, « s'habillaient de façon sale et ne se douchaient jamais ». Le post a suscité des réactions négatives en Thaïlande et au Royaume-Uni, avant d'être rapidement supprimé. M. Charnvirakulk a affirmé n'être pas responsable de cette situation.

Le , le Comité d'urgence de l'OMS publie une déclaration conseillant à tous les pays d'être attentifs aux « principes de l'article 3 du RSI », qui, selon l'OMS, est une mise en garde contre « les actions qui favorisent la stigmatisation ou la discrimination », lors de la conduite des mesures nationales de réponse à l'épidémie[réf. nécessaire].

Annulation et report de manifestations internationales

Une autre conséquence de la maladie, qui s'accélère rapidement, est l'annulation d'événements majeurs dans le domaine du sport, de l'industrie cinématographique et d'autres industries, comme les festivals et les concerts de musique, les conférences technologiques, les défilés de mode ou le sport[réf. nécessaire].

Plusieurs événements sportifs majeurs sont annulés ou reportés, notamment la Ligue des champions de l'UEFA 2019-2020[réf. nécessaire], le Tournoi de Wimbledon 2020[377], la saison NBA 2019-2020[réf. nécessaire] ou encore la saison 2019-2020 de la LNH[réf. nécessaire]. Après une longue période de flottements et d'inquiétudes, il est annoncé le que les Jeux olympiques d'été de 2020 qui devaient initialement avoir lieu à Tokyo à partir de la fin sont reportés d'un an[378].

Le secteur du divertissement est également touché, divers groupes de musique suspendant ou annulant leurs tournées de concerts[réf. nécessaire]. De nombreux grands théâtres, comme celui de Broadway[réf. nécessaire], suspendent également toutes leurs représentations.

Réaction de l'ONU

Le mardi , les Nations unies António Guterres lancent un plan Covid-19 qui pourrait contrer le virus et construire un monde meilleur[379].

Prévention

La prévention vise à prévenir et réduire les risques d’infection et de contagion par des comportements-barrière précoces. Ses enjeux sont individuels et collectifs.

Le , des directives OMS / Croix-Rouge / UNICEF ont été publiées à l'intention des autorités nationales et locales, pour aider à protéger les enfants et les écoles, via des plans d'urgence adaptés aux lieux et activités d'enseignement. Elles recommandent de sensibiliser les enfants aux bonnes pratiques d'hygiène, de les encourager à ne pas stigmatiser les malades, et de leur apporter un soutien psychologique adapté[380].
Deux priorités sont de limiter au maximum les contacts physiques avec autrui, et respecter le lavage fréquent des mains[381].

Bonnes pratiques d'hygiène

Le lavage des mains à l'eau et au savon détruit efficacement les coronavirus, s'il dure au moins 30 secondes (protocole).
Éternuer dans un ou deux coudes permet de ne pas directement infecter les autres, tout en se protégeant les mains.
  • Se laver les mains (au moins 30 secondes en incluant les avant-bras) ; l'eau et le savon doux sont très efficaces contre tous les coronavirus. Il doit être effectué plusieurs fois par jour, avant de manger, après être allé aux toilettes, quand les mains sont visiblement sales, après s'être mouché, avoir toussé ou éternué. Le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus crée d'ailleurs le une campagne de challenge « SafeHands » incitant la population à apprendre les gestes recommandés pour un lavage des mains efficace[382]. L'OMS a suggéré des solutions antiseptiques pour les mains dans lesquelles l'effet antimicrobien de l'alcool hautement concentré (éthanol ou isopropanol) est renforcé par une faible concentration de peroxyde d'hydrogène[383] ; le troisième composant, le glycérol, agit comme humectant. Ces formulations peuvent être préparées localement dans des endroits reculés où les désinfectants commerciaux pour les mains ne sont pas facilement disponibles. Pour ces régions, la synthèse locale de peroxyde d'hydrogène dilué a une immense importance[384].
  • Limiter les projections de gouttelettes et d'aérosols viraux : se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir jetable en toussant ou en éternuant (mouchoir à jeter immédiatement dans une poubelle fermée et adéquate), ou, à défaut, tousser/éternuer dans ses coudes ou dans un coude replié devant soi[385],[386], et pour ceux qui se savent infectés ou craignent de l'être, porter un masque chirurgical en public[385],[387],[388]. Pour un sujet potentiellement infecté (donc tout sujet dans une population non testée), ne pas postillonner, ne pas crier, ne pas parler vers son interlocuteur, respirer doucement limite aussi la projection d'aérosol viral.
  • Désinfection des surfaces et objets. Le savon et tous les désinfectants dissolvant le gras sont efficaces. L'eau de javel est à éviter, surtout en pulvérisation, car le chlore qu'elle libère est très irritant pour les muqueuses[389]. La pulvérisation de désinfectants à l'extérieur (routes, places, pelouses) doit être limitée ou évitée, car elle est polluante, contribuant à l'antibiorésistance et susceptible d'aggraver les pathologies pulmonaires (asthme notamment) ; Zhang Liubo, chercheur au Center for Disease Control and Prevention chinois, avertit le public à la télévision[390] en ces termes : « Les surfaces extérieures ne doivent pas être aspergées de désinfectants à plusieurs reprises. La pulvérisation de désinfectants sur une grande surface et à plusieurs reprises peut provoquer une pollution de l'environnement et doit être évitée ». Il convient donc de restreindre la désinfection systématique aux rampes, poignées, écrans tactiles, et autres objets fréquemment touchés par les mains[389].
  • S'il y a eu ou s'il y a un malade de covid-19 dans la maison, limiter les envols de poussières : nettoyer le sol et les objets au moyen d'un linge humide trempé dans de l'eau chaude et bien savonneuse plutôt que balayer ou épousseter (si possible en portant un masque, des gants et des lunettes de protection), ne pas secouer les vêtements du malade ni tout linge avec lequel le malade a pu être en contact ; évacuer les excreta (excréments, vomissures et autres fluides corporels) avec prudence.
  • En cas de fièvre, de toux et de dyspnée, contacter un médecin sans tarder. En France, ne pas tenter de joindre le 15 (SAMU) sauf en cas de signes graves (détresse respiratoire, oppression pulmonaire, forte fièvre…) ; dans la mesure du possible, rester chez soi ou demander par téléphone l'avis de son médecin traitant, afin de ne pas saturer le service d'appel d'urgence, au risque de retarder les prises en charge pour les interventions vraiment prioritaires, telles qu'AVC, crises cardiaques et cas graves de Covid-19[391]) ; indiquer si l'on a été dans une zone d'épidémie COVID-19 ou en contact étroit avec une personne venant d'une zone concernée et présentant des symptômes respiratoires[392].
  • Par précaution et pour limiter les risques de surinfection bactérienne en cas d'infection virale : limiter les contacts avec les animaux vivants ou morts (notamment chats ou chiens errants, rongeurs, oiseaux, chauves-souris et leurs déjections) ; et bien se laver les mains avant et après manipulation de déchets, de produits frais ou d'origine animale, avariés notamment. En voyage, pour éviter de tomber malade, ne consommer que des aliments bien cuits[392].

Distanciation sociale entre individus

Populations concernées par les fermetures des écoles en date du .
  • Fermetures d'écoles dans tout le pays.
  • Fermetures d'écoles localisées.
  • Pas de fermeture d'école.
  • Données indisponibles.

La distanciation sociale est l'éloignement physique, provisoire, entre les individus. Il vise à éviter tous les contacts étroits (dont poignées de main, baisers, etc.) qui favorisent la contagion, pour freiner l'épidémie. L'OMS recommande de maintenir une distance d'au moins un mètre avec les autres personnes, en particulier s'agissant de personnes qui toussent, éternuent ou ont de la fièvre[392].

Depuis , s'inspirant de la gestion de l'épidémie en Chine, les gouvernements de nombreux pays recommandent ou imposent l'isolement volontaire, la quarantaine ou l'isolement en hôpital (pour les sujets à risques ou les sujets les plus malades). Ils déconseillent ou interdisent tout voyage non essentiel dans les pays et zones touchés par l'épidémie[393]. Ils imposent des fermetures de crèches, écoles, universités et certains lieux de travail, de stades, théâtres, centres commerciaux et autres lieux densément fréquentés, et recommandent le télétravail lorsque celui-ci est possible. Début , 61 pays avaient annoncé ou mis en œuvre des fermetures d'établissements d'enseignement (dans le pays entier pour 39 pays), touchant plus de 420 millions d'apprenants et enseignants[394].

La distanciation sociale peut se décliner à domicile (« auto-isolement », « auto-quarantaine ») en limitant les déplacements et contacts à risque[395],[396],[397]. Mi-mars, le NHS anglais recommande dans ce cas : de se laver les mains fréquemment pour ne pas contaminer objets et surfaces ; de toujours conserver une distance de deux mètres entre les personnes ; et de faire faire les achats par d'autres ; enfin, éviter de contacter les services de santé tant que les symptômes ne s'aggravent pas significativement[398].

Quatorze jours est le temps d'isolement recommandé pour que les personnes diagnostiquées porteuses du SARS-CoV-2 n'en infectent pas d'autres à l'extérieur, et/ou pour que celles soupçonnant d'être infectées déclarent les symptômes. Les autorités sanitaires conseillent alors dans la mesure du possible de rester chez soi, sauf pour bénéficier de soins médicaux, en prévenant de sa venue par téléphone[388]. Des consultations médicales téléphoniques se font parfois. Tant que les symptômes restent bénins, s'il n'y a pas eu de contacts proches avec un malade, respecter scrupuleusement les règles d'hygiène et rester chez soi jusqu'à la guérison, dans la mesure du possible[392].

Dans les foyers épidémiques, les sujets âgés et souffrant de maladies chroniques graves sont particulièrement invités à ne pas sortir[399] et à ne pas garder d’enfants.

Port de masques

Masques médicaux

L'OMS[400] explique que le porte d'un masque certifié N95, FFP2 ou équivalent, en plus d'autres équipements de protection individuelle (lunettes et tenue les protégeant des contacts directs et des aérosols et protections oculaires), est nécessaire pour les soignants et professionnels de santé ou pour une personne proche d'un malade avéré, notamment en cas de cohabitation[401]. En mars 2020, l'OMS juge encore que ce n'est généralement pas recommandé pour le grand public. Des masques ont cependant été très utilisés par le public en bonne santé à Hong Kong, au Japon, en Malaisie, et à Singapour.

  • Le masque chirurgical : il protège autrui quand on est malade en limitant le volume et la distance de projection de gouttelettes expectorées lors des conversations, toux et éternuements. Selon des « preuves limitées », il protège aussi des sujets non-infectés en situation de faible risque ; et il aide à ne pas se toucher le nez et la bouche[402],[403].
  • Le masques FFP2 : correctement posé (sans espace entre le visage et le masque), il empêche d'inhaler le virus ;

Le masque est à usage unique, à remplacement périodique. Il doit être posé et retiré sans le toucher avec lavage des mains avant après le port. Il ne doit jamais être porté sur le front, sur le cou ou dans la poche, au risque de contaminer son porteur en cas de repositionnement[404]. Ces conseils se heurtent à la pénurie de masques, dont pour du personnel de santé, en raison d'une forte spéculation et d'un déficit de capacités mondiales de production, estimé à 40 % par l'OMS début mars 2020[405]. Cependant les besoins en masques évalués par l'Oms à 89 millions par mois, sauf à utiliser plus largement des solutions[406],[407] de recyclage, paraissent largement sous-évalués en comparaison par exemple de la production Chinoise de masques (et donc d'une partie des besoins) qui s'élevait mi-mars, à 110 millions par jour[408]. Des archives historiques [409] montrent que la pratique prévalait lors de la grippe espagnole.

Masques grand public

Début avril l'OMS change radicalement de discours en conseillant à la population de porter un masque en cas de sortie obligatoire. Ces masques pourraient être des masques alternatifs pour réserver les masques chirurgicaux et FFP2 aux seuls soignants (la pénurie étant toujours de mise et pour longtemps[410]). Dans la foulée de nombreux gouvernements changent également de discours[411].

En situation dégradée, pour pallier la pénurie, des modèles de masques de soins en tissus sont proposés à la fabrication manuelle[412]. Une étude montre un bénéfice limité de ce type de masque, dans des épidémies autres que celle du coronavirus[413], hormis leur rôle dans les comportements (ne pas se toucher le nez et la bouche, faciliter la prise de distanciation physique). Cependant dans un interview accordé à la revue Science, le directeur général du Centre chinois de contrôle et de préventions des maladies estime que la population européenne devrait porter des masques pour limiter encore la diffusion de l'épidémie[414],[415], tandis qu'à New York le maire demande, sur la recommandation des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies, à la population de se couvrir le visage[416]. Une étude anglaise sur le Covid 19, montre que le port du masque (provenant du commerce ou de l'autofabrication[417]) dans la population, par exemple lors de la fréquentation des super-marchés ou des transports en commun, amène une réduction légère du coefficient de transmission du virus. Ceci a pour effet une réduction très importante du nombre de cas de contamination[418]. Le 2 Avril, l'académie de médecine émet un avis[419] qui recommande que le port d’un masque grand public[420], soit rendu obligatoire pour les sorties nécessaires en période de confinement. Le 4 Avril, l'Italie envisage le port du masque obligatoire pour l'ensemble de la population[421]. Des archives [409],[422] montrent que la pratique prévalait lors de la grippe espagnole.

Traçage des chaînes de contacts

La recherche des contacts qu'ont eus les malades avant d'être diagnostiqués est une méthode importante pour les autorités sanitaires afin de prévenir ou retrouver d'éventuels autres malades et limiter la chaîne de transmission[423]. Cette recherche peut s'effectuer soit en interrogeant la personne concernant ses déplacements récents, soit, de plus en plus, en utilisant les données de géolocalisation fournies par les terminaux de téléphonie mobile (procédé réservé jusqu'alors aux enquêtes criminelles, notamment dans le cadre de la lutte contre le terrorisme), suscitant des controverses quant à l'atteinte aux libertés individuelles[424].

Lutte contre les rumeurs et la désinformation

De fausses informations sur le virus et l'épidémie circulent ; l'OMS y répond sur son site[425]. L'attention des citoyens est aussi attirée sur la diffusion en ligne de fausses informations et de théories du complot concernant le virus[426].

Débats sur la gestion de la pandémie

Fin février, des questionnements apparaissent concernant la réaction de l'OMS et des gouvernements, certains polémistes[Qui ?] jugeant, comme pour la pandémie de grippe de 2009-2010, que le principe de précaution est appliqué de manière excessive[427],[428][pertinence contestée]. Donald Trump accuse les journalistes et le Parti démocrate d'exagérer la menace de la pandémie pour lui nuire politiquement[429],[430].

Des dirigeants tels que Donald Trump se veulent d'abord rassurants, en comparant la mortalité de la Covid-19 à celle d'une grippe saisonnière[431] (grippe touchant alors un nombre plus important de personnes avec de facto davantage de morts). Le Pr Éric Caumes, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, interrogé publiquement le par le président Emmanuel Macron, a minimisé la létalité du virus, sans doute moindre que celle des premières estimations, selon lui, tout en estimant qu'il circulait déjà dans le pays[432]. Le , sur la chaîne YouTube de l'IHU, Didier Raoult relativise la portée la pandémie de maladie à coronavirus de 2020 en France en affirmant : « Il y a trois Chinois qui meurent et ça fait une alerte mondiale. L’OMS s’en mêle, on en parle à la télévision et à la radio. Tout cela est fou, il n’y a plus aucune lucidité »[433],[434]. Début février dans le JDD, il persiste : « ce virus n'est pas si méchant »[435],[436]. Ces visions se retrouvent dans la presse[437] et les réseaux sociaux, où il est dans un premier temps difficile d'estimer la juste mesure du danger et de juger si les réactions sont proportionnées. Certains minimisent la dangerosité du nouveau coronavirus, comparant la Covid-19 à une grippe, argument qui semble alors relayé par l'opinion, ainsi repris par des habitants interrogés dans des villages contaminés[438], dans la vie courante et chez les politiques[439].

Pour le Pr Bruno Lina, le , il est trop tôt pour comparer la grippe avec la Covid-19, ces deux maladies ne touchant pas les mêmes personnes, et la létalité de la Covid-19 n'étant pas tout à fait connue[440].

Mais la létalité de la Covid-19 semble supérieure à celle de la grippe (1 à 2,3 %[441] contre moins de 0,2 à 0,5 %), il y a ainsi un risque de mortalité élevé en cas de propagation massive.

Les incertitudes épidémiologique sont notamment liées aux difficultés de détection de la maladie. Les premiers tests ont été produits rapidement, mais la production industrielle ne suit pas la croissance exponentielle du nombre de malades potentiels (asymptomatiques notamment). Endiguer la propagation du virus est d'autant plus difficile.

Au , une étude du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies portant sur 72 314 cas conclut à une létalité de 2,3 %[442], comparable à celle de la grippe espagnole de qui avoisinait les 2,5 %[441]. La comparaison reste délicate, car on ignore s'il existait aussi des cas asymptomatiques ou non détectés en . Pour la Covid-19, on ne connaît pas non plus le nombre de cas non détectés. Des tests sérologiques sur de grands échantillons de population d'une région infectée le permettraient, mais les kits de tests ne sont pas assez disponibles[443].

Le cas du Diamond Princess où le nombre de cas détectés (plus de 700) est sans doute proche du nombre de cas réels montre une létalité voisine de 1 %, un maigre indice de la dangerosité du virus.

Les partisans du principe de précaution invitent à ne pas minimiser le danger et à tout faire pour ralentir l'épidémie qui se répand rapidement dans de nombreux pays après avoir atteint toutes les provinces chinoises en un mois. L'épidémiologiste Marc Lipsitch (Harvard) estime le que 40 à 70 % de la population mondiale pourrait être infectée dans l'année, en comptant les cas asymptomatiques[444]. Le virologue Peter Piot, le , estime qu'on ne peut plus que ralentir l'épidémie[445]. Un espoir nourri par l'apparente absence de propagation dans l'hémisphère sud, est que l'arrivée de l'été pourrait freiner la maladie. Mais le SRAS de s'était, lui, déclaré en , le MERS s'était propagé au Moyen-Orient, et on ne connaît pas encore bien la Covid-19[446].

Dans ce contexte très médiatisé, des États et des institutions économiques internationales (FMI et banques centrales, entre autres) cherchent à rassurer les populations et les investisseurs, pour notamment éviter une crise boursière et une récession économique[447]. Les marchés boursiers mondiaux ont néanmoins subi une perte de 15 % entre le et le , avec une accélération de la crise depuis la fin du mois de [448].

La pandémie a provoqué dans les territoires où elle sévit des rumeurs et des comportements d'achats frénétiques de denrées, suscitant des problèmes d'approvisionnement, notamment en Italie du Nord[449], voire des pénuries momentanées, dont de papier toilette à Hong Kong[450] ou au Japon[451].

Conséquences

Elles sont considérables. Au-delà de la propagation de la maladie et des mesures de quarantaine, des pénuries d'approvisionnement médico-pharmaceutiques[452] et manufacturés font suites aux perturbations des usines en Chine[453] puis en Italie[454] et à Hong Kong[455]) ; des achats de panique ont créé des pénuries [456]. L'industrie subit des retards d'expéditions (de produits électroniques notamment)[457]. L'industrie automobile européenne vit sa pire chute en 10 ans, les grands fabricants annonçant la fermeture de plusieurs usines ; Michelin stope sa production de pneus en Espagne, en France et en Italie jusqu'au 22 mars ; 14 de ses usines en France, employant 10 000 personnes sont fermées. L'italo-américain Fiat Chrysler (FCA) annonce la fermeture de six de ses usines de fabrication en Italie, une en Serbie et une en Pologne jusqu'au 27 mars. De plus, PSA a également décidé de fermer toutes ses usines européennes, dont Mulhouse en France et le port britannique d'Ellesmere[458].

Menace d'une récession économique et d'une aggravation des inégalités

Dès janvier, des analystes craignent des retombées sur la croissance mondiale pouvant dépasser celle de l'épidémie de SRAS[459]. Le Dr Panos Kouvelis, directeur du Boeing Center à l'Université de Washington à St. Louis, évalue à 300 milliards de dollars le recul pour l'économie mondiale et attend deux ans de récession[460]. Début avril, le coût estimé est de plus de 10 000 milliards de dollars (avec de grandes incertitudes selon la portée du virus et l'efficacité des réponses sociopolitiques[461]). Certains estiment que pour chaque point de PIB mondial en moins, plus de 10 millions de personnes seront plongées dans la pauvreté[461]. Les populations pauvres et marginalisées sont souvent surexposées à la maladie et aux conséquences de la crise[98].

Krach boursier

Le 24 février 2020 la bourse mondiale chute consécutivement à la hausse significative du nombre de cas de covid-19 hors de Chine continentale[462],[463]. Le 28 février 2020, les marchés boursiers du monde entier ont connu leur plus forte baisse hebdomadaire depuis la crise financière de 2008[464],[465],[466]. Le 9 mars 2020, les principaux indices mondiaux chutent de plusieurs points de pourcentages. La pandémie se propageant, des conférences et événements mondiaux sont annulés ou reportés[467]. L’impact financier sur l’industrie du voyage et du commerce reste à estimer ; ils pourrait se chiffrer en milliards d'euros.

Réponses économiques et sociales

Les organisations gouvernementales internationales se mobilisent pour faire face à la crise du coronavirus. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a lancé une plateforme (https://www.oecd.org/coronavirus/fr/) pour diffuser des informations actualisées sur les mesures prises par les pouvoirs publics des pays du monde entier, ainsi que des perspectives et des conseils. Avec ses dossiers sur la santé, l’économie, l’impact social, la réponse fiscale, l’éducation, ou le développement dans le monde, entre autres, cette plateforme a pour but d’aider les gouvernements à apprendre les uns des autres en temps réel, faciliter la coordination et contribuer à l’action nécessaire. Dans un article daté du 20 mars sur le site, l’OCDE appelle « au déploiement d’efforts importants, crédibles et coordonnés au niveau international pour assurer les ressources nécessaires afin de faire face à l’urgence de santé publique immédiate ainsi que pour atténuer le choc économique et trouver le chemin de la reprise »[468].

Effets sanitaires connexes

Le nombre d'AVC et d'accidents de la route a diminué, le nombre d'accidents domestique a augmenté. Beaucoup de soins ou d'opérations chirurgicales non-urgentes ont été reportés ; les malades à risque risquent d'être momentanément moins suivis ou de pâtir du retard de certaines interventions.

Des défis se posent à certains praticiens ; Par exemple les chirurgies ORL (dentaires et buccales notamment) utilisant des perceuses, scies, jets d'air ou d'eau et des appareils à ultrasons provoquent des nébulisations et aérosols facilement contaminants ; elles ont donc été suspendues dans plusieurs pays (ex : Royaume-Uni) pour limiter la contagion et offrir plus de masques aux hôpitaux. Les soins dentaires urgents sont donc à réorganiser, avec des équipes dotées d'EPI adaptés[469], ce qui est difficile mais nécessaire car suspendre les soins dentaires (y compris de routine) expose à augmenter le nombre d'infections dentaires aiguës qui peuvent s'étendre aux voies respiratoires et nécessiter des soins intensifs, déjà surchargés[470]. L'extraction des dents pathogènes doit être prioritaire par rapport au sauvetage réparateur, après discussion avec le patient, par téléphone ou vidéoconférence le cas échéant. La profession dentaire en hôpital devrait aussi dépistée pour la COVID-19 aussi prioritairement que les agents de santé hospitaliers, afin de limiter le risque d'infection nosocomiale par la COVID-19 et proactivement et préventives contribuer à limiter la propagation du virus[471].

Effets sur l'environnement

En Chine

Le , le site web britannique Carbon Brief publie une analyse provisoire des effets de la pandémie de covid-19 sur les émission de dioxyde de carbone chinoises[472]. D'après cette étude, elles ont été réduites d'un quart pour la période observée par rapport aux années précédentes. Cela s'explique par une production réduite de 15 à 40 % dans les principaux secteurs industriels utilisant des combustibles fossiles, du fait des mesures de confinement. Les mesures du niveau de dioxyde d'azote dans l'atmosphère chinoise effectuées par l'Ozone Monitoring Instrument du satellite Aura confirment cette diminution du recours aux énergies fossiles dans le pays avec, début 2020, des niveaux moyens 36 % plus bas que sur la même période en 2019[472].

Les mesures de confinement entraînent une forte diminution de la pollution atmosphérique, notamment pour le dioxyde d'azote (NO2) émis par les véhicules et industries[473]. Selon le Centre de recherche sur l’énergie et l’air pur (CREA) finlandais, le SARS-CoV-2 pourrait avoir réduit les émissions chinoises de CO2 d’au moins un quart entre le 3 et le , une baisse équivalant à 6 % des émissions mondiale sur cette période. Le nord de l'Italie, particulièrement concerné par la pollution au NO2, a vu celle-ci baisser spectaculairement en quelques jours, comme le révèlent les mesures du satellite Copernicus Sentinel-5P[474].

François Gemenne, expert en géopolitique de l'environnement et membre du GIEC, indique qu'en Chine cette baisse de pollution va épargner plus de vies humaines que le virus en aura coûté[475].

Le confinement a aussi des effets sur le trafic aérien (arrêt de 50 à 90 % des liaisons au départ de la Chine continentale et de 60 à 70 % des vols internes[472], l'équivalent selon l'International Council on Clean Transportation, en , de 17 % des émissions totales de CO2 par passager: les suspensions de vols en deux semaines ont diminué les émissions mondiales de CO2 par passager de 54 %[472].

En Europe

La diminution des émissions industrielle et des transports fait chuter la teneur de l'air en dioxyde d'azote en Italie du Nord entre le 7 février et le 8 mars d'une manière équivalente à ce qui avait été observé en Chine[476]. Et mi-mars, le même phénomène d'amélioration de la qualité de l'air semble se répéter ailleurs en Europe[477]. Le 26 mars, l'Agence spatiale européenne confirme une baisse de la pollution de l'air, du 14 au 25 mars, (pour le dioxyde d'azote notamment), en Europe, dont en Italie, en France et en Espagne, y compris dans des villes d'ordinaire très polluées comme Madrid, Paris ou Rome[478]. La coïncidence entre chute de la pollution et débuts des confinements dans ces pays évoque une corrélation directe[478].

En Italie, l'arrêt du tourisme a fait diminuer la pollution de l'eau provoquée par les bateaux à Venise, assainissant les canaux en y permettant un retour de la faune aquatique[479].

En Inde

À New Delhi, l'une des villes les plus polluées de la planète, les niveaux de particules fines sont tombés le 26 mars par endroit sous de 50 microgrammes par mètres cubes, le seuil en dessous duquel l’air est considéré comme « bon ». En février, ils approchaient encore avec les 300, seuil toxique à partir duquel toute personne est censée ne plus sortir de chez elle[480].

Discriminations envers les personnes vulnérables

Un danger pour les droits fondamentaux dans le monde

Le 23 mars, l'UNICEF rappelle qu'en Amérique latine et dans les Caraïbes, plus de 154 millions d'enfants sont privés d'éducation, mais aussi que 85 millions d'enfants accédaient aux programmes alimentaires scolaires via la cantine scolaire (1ère source alimentaire pour environ 10 millions d'entre eux)[481]. Les inégalités sociales, économiques et sanitaires entre enfants risquent donc de s'aggraver ; en 2015, un rapport ONU sur les effets socio-économiques d'Ebola avait déjà montré une hausse des abandon scolaires, des maltraitances et des grossesses dans les zones d'épidémie ; les enfants les plus menacés étant ceux de parents ayant des emplois informels hors-domicile, cas fréquent en Inde, où plus de 80 % de l'emploi est informel et 1/3 des travailleurs sont « occasionnels »[481]. Sans effort des pouvoirs publics et d'importants dispositifs de solidarité, les politiques de « verrouillages » exacerbent le cercle vicieux entre la pauvreté et mauvaise santé. Human Rights Watch a alerté sur le cas de l'Inde où le confinement a des impacts disproportionnés sur les communautés marginalisées qui perdent l'accès aux besoins fondamentaux[481]. Début avril 2020 l'éditorial de The Lancet exhorte toutes les autorités à ne pas davantage marginaliser ou stigmatiser les communautés affectées, y compris dans des pays riches comme Les États-Unis ou d'autres pays sans système de santé universel ; ceci implique aussi de correctement identifier les groupes vulnérables, ou bien la pandémie sera encore plus dévastatrices. Les directives de l'OMS sont un minima à suivre, mais un modèle unique ne conviendra pas rappelle le 4 avril l'éditorial du Lancet[481] ; chaque pays doit évaluer en continu quels membres de la société sont vulnérables pour soutenir équitablement ceux qui courent le plus de risques, au profit de la communauté entière.

Le tiers de la population urbaine de la planète vit dans des bidonvilles surpeuplés, est est donc particulièrement menacée par le virus. Ces campements manquent de centres de soins et concentrent des populations à la santé précaire, souffrant de malnutrition ou d’autres épidémies telles que la tuberculose. La fermeture des écoles menace de malnutrition des millions d’élèves en les privant de repas scolaires. Les camps de réfugiés sont également menacés par l’arrêt de l’aide alimentaire ou humanitaire. Le Conseil norvégien pour les réfugiés indique avoir perdu le contact avec 300 000 bénéficiaires de ses programmes au Moyen-Orient. La distribution d’aide, y compris de savon, d’eau ou encore de kits hygiéniques, est compromise par les mesures de confinement et de fermeture des frontières[482].

Discriminations envers les personnes handicapées

Le 26 mars 2020, le site Mad in America relaie une déclaration[483], cosignée par plusieurs associations et réseaux de personnes avec troubles psychosociaux, dont le Réseau mondial des usagers et survivants de la psychiatrie, mettant en évidence un risque accru de contacter le coronavirus dû aux privations de liberté dans les structures et hôpitaux psychiatriques, mais aussi les institutions d'aide sociale, les maisons de vagabondage, les « refuges » non réglementés et informels, les prisons et les établissements pénitentiaires, où ils ne peuvent exercer une distanciation sociale selon leur volonté et leurs préférences. Des symptômes plus sévères sont craints en raison d'une alimentation et de conditions sanitaires médiocres, et de l'absence de domicile fixe, dont chez les enfants et les personnes âgées souffrant de handicaps psychosociaux. De même pour les conséquences à long terme des violences et des abus physiques, psychologiques et sexuels, en particulier à l'encontre des femmes souffrant de handicaps psychosociaux, et en raison de la réticence à accéder au système de santé en raison d'expériences de discrimination, de mépris, de négligence, de violence et de traumatisme dans ce système, des problèmes de santé sous-jacents tels que le diabète et l'hypertension provoqués ou exacerbés par des médicaments psychiatriques, souvent administrés contre la volonté des personnes ou avec leur consentement forcé. Ces associations dénoncent les conséquences de l'institutionnalisation des personnes handicapées (voir désinstitutionnalisation), le non-respect par les États de la Convention relative aux droits des personnes handicapées, et demandent l'arrêt de la pratique de l'hospitalisation sans consentement (voir aussi traitement forcé) sous un tel régime de crise, étant donné que les vulnérabilités mises en évidence pendant la pandémie l'ont été en raison de la discrimination structurelle, de la législation discriminatoire et des pratiques d'exclusion et de violence tant dans les communautés que dans les établissements de soins médicaux et sociaux.

Une opportunité pour les escrocs

La pandémie et les pénuries inhérentes à celle-ci créé un terreau favorable aux escroqueries de toutes sortes. De nombreux particuliers ou établissements de soins sont ainsi victimes de faux vendeurs de masques et autres matériels médicaux[484], les montants extorqués peuvent atteindre des millions d'euros[485].

Dès le début de l'épidémie, des vols de masques ou de gel hydroalcoolique sont perpétués dans des établissements hospitaliers ou dans des cabinets libéraux, parfois ce trafic profite même à certains professionnels de santé mal intentionnés[486],[487].

Le 31 mars l'OMS lance une alerte mondiale aux produits médicaux falsifiés qui prétendent prévenir, détecter, traiter ou guérir le COVID-19 et vendus sur internet[488].

Les États eux-mêmes ont des comportements parfois présentés comme indélicats. Le 22 mars, au cours d'une escale aérienne, la République tchèque saisit pour son compte 680000 masques envoyés par la Chine pour aider l'Italie alors en grande difficulté[489]. Le 01 avril, des millions de masques destinés à la France et déjà en partie payés sont détournés par des Américains qui rachètent toute la cargaison en cash sur le tarmac avant que l'avion ne décolle[490].

De plus, quand ils arrivent, certains matériels médicaux sont défectueux et inutilisables[491],[492].

Pénurie mondiale de produits médicaux

Une des conséquences de cette pandémie c'est qu'elle expose la trop grande dépendance des pays occidentaux aux productions venant d'Asie[493]. La Chine elle-même est obligée de faire appel à l'aide internationale au début de la pandémie alors même qu'elle produit la majorité des masques et du matériel médical au niveau mondial[494]. Au plus fort de la pandémie, tous les pays sont désespérément à la recherche des mêmes produits et la pénurie frappe les établissements de santé au premier chef[495] tandis que les prix s'envolent[496].

Les médicaments sont aussi touchés, surtout ceux de réanimation[497].

Préoccupés par ces problèmes d'approvisionnement ou de pénurie, de nombreux pays interdisent ou limitent à titre temporaire l'exportation de certains médicaments ou équipements médicaux, ou de protection médicale. D'après une étude, pour le seul mois de mars 2020, 36 Etats dans le monde ont adopté de telles mesures[498].

Le 2 avril le ministère de la santé publie un décret qui autorise l'utilisation de médicaments vétérinaires chez l'homme en milieu hospitalier et en cas de rupture de son équivalent de médecine humaine[499]

Anticipation

Au tournant des années 2000, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) décide de concentrer ses activités sur les maladies émergentes, susceptibles d'évoluer en pandémies, et d'ajouter à une culture de la prévention (empêcher les maladies) une culture de la préparation (anticiper l’irruption de la maladie et ses conséquences sanitaires, économiques, sociales)[500]. L'OMS considère la survenue d'une pandémie grave comme certaine à partir de 2003 et demande à chaque État de se doter d'un comité national de planification pandémique[500]. Selon François Bonnet de Mediapart, « la grippe aviaire H5N1 de 2005 sera un moment décisif. Les États prennent alors la mesure de la menace »[500].

En 2009, le nouveau rapport de la CIA estime que « l'apparition d'une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrêmement contagieuse, pour laquelle il n'existe pas de traitement adéquat, pourrait déclencher une pandémie mondiale ». Il considère que cette apparition pourrait être liée à des « souches hautement pathogènes de la grippe aviaire telles que le H5N1 », ainsi qu'à « d'autres agents pathogènes, comme le coronavirus du SRAS et diverses souches de la grippe », et qu'elle pourrait intervenir « sans doute dans une zone à forte densité de population, de grande proximité entre humains et animaux, comme il en existe en Chine et dans le Sud-Est asiatique où les populations vivent au contact du bétail »[501],[502].

Début 2018, l’OMS inscrit une « maladie X » dans la liste des pathologies pouvant potentiellement provoquer un « danger international ». Selon Peter Daszak, qui a participé aux discussions de l’OMS et préside EcoHealth Alliance, une organisation américaine travaillant sur la santé humaine et la protection de la nature, « la maladie X résulterait probablement d’un virus d’origine animale et émergerait quelque part sur la planète où le développement économique rapproche les humains et la faune. La maladie X se propagerait rapidement et silencieusement ; exploitant les réseaux de voyages et de commerce humains, elle atteindrait plusieurs pays et serait difficile à contenir »[503].

Dans la culture

Illustration Pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020.

Du fait de son homonymie, la marque de bière mexicaine Corona se retrouve indirectement liée à cette pandémie. D'après une étude menée par 5W Public Relations, 4 % des amateurs de cette bière déclarent ne plus vouloir acheter cette marque. 14 % des buveurs de Corona assurent par ailleurs qu'ils n'oseraient pas commander la boisson en public[504].

La pandémie de maladie à coronavirus de 2019-2020 présente quelques points communs avec la trame du film Contagion de Steven Soderbergh, sorti en . Le virus de fiction provient de la mutation d'un virus de chauve-souris dans un marché. Le virus de fiction apparaît en Chine, mais à Macao et non en Chine continentale. Le film connaît ainsi un regain d'intérêt sur iTunes. L'auteur du scénario, Scott Z. Burns, réagit en précisant qu'il a échangé pendant deux à trois ans avec des experts en épidémiologie et visité le CDC afin que le film soit le plus réaliste possible[505],[506],[507],[508],.

Les romans La Peste d'Albert Camus, publié en 1947, ainsi que L'Aveuglement de José Saramago, publié en 1995, connaissent une hausse de leurs ventes, en particulier en Italie[510].

Dans son roman Les Yeux des ténèbres, publié en 1981, (titre original : The Eyes of Darkness) l'écrivain américain Dean Koontz imagine l'existence d'un mystérieux virus nommé Wuhan-400. De nombreux sites web de la presse audiovisuelle et écrite évoquent le partage entre les internautes de nombreux extraits du roman de Dean Koontz durant le premier trimestre de l'année 2020[511],[512],[513].

Dans le contexte de la pandémie, le jeu Plague Inc. (2012) connaît également un regain d'intérêt, malgré sa suppression de l'App Store chinois[514].

En Italie, dans toutes les villes du pays, les habitants chantent à leurs balcons pour se donner du moral. Ils programment des week-ends musicaux pour entonner tous ensemble les grands classiques[515],[516],[517].

Actions artistiques

Des artistes asiatiques enregistrent des chansons relayant les directives de l'OMS pour attirer l'attention de la population sur le danger du virus, encourager les agents de santé et donner espoir aux malades[518].

Ainsi, l'artiste singapourien de la société de divertissement culturel Peranakan Sayang, Alvin Oon, a adapté les paroles d'une chanson de Simon and Garfunkel, The Sound of Silence, « susceptible de refléter la gravité du problème tout en offrant un peu de lumière et de positivité », en faisant un message éducatif apaisant. Titré Fight the Virus, elle commence par les mots « Hello virus from Wuhan, another problem's here again » et invite les citoyens du monde à être attentifs et à se battre ensemble contre le virus. Diffusée sur sa chaîne YouTube et sur sa page Facebook, la chanson est traduite en mandarin, en cantonais et en thaï, et une version en italien est en préparation[518].

En même temps, des artistes têtes d'affiche en Chine tel l'acteur-chanteur Xiao Zhan , membre du groupe X NINE , l'actrice d'origine Xibe Tong Liya  ou l'acteur, chanteur, cascadeur, scénariste, réalisateur et producteur hongkongais Jackie Chan ont enregistré un clip vidéo intitulé Believe Love Will Triumph. Il appelle à l'unité et à la force nationale, il rend hommage aux personnels de santé et de sécurité et aux travailleurs qui ont érigé un hôpital bio-sécurisé de 1 000 lits en un temps record. Le clip montre des panoramas de Wuhan et de la province du Hubei, les régions de Chine les plus touchées, et se conclut par un message de solidarité envers les personnes touchées[518].

En France, le 23 mars, Nolwenn Leroy diffuse sur Instagram une vidéo où Jean-Jacques Goldman fait une reprise de sa propre chanson Il changeait la vie (1987), reprise intitulée « Ils sauvent des vies », en hommage aux personnels soignants et autres professionnels actifs durant l'épidémie et le confinement (ambulanciers, policiers et gendarmes, livreurs, chauffeurs de taxi, caissiers de magasin, etc.).

Implication de célébrités et personnalités publiques

Le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, initie le sur son compte Twitter la campagne « #SafeHands Challenge » dans le but d'inciter la population à appliquer le bon protocole de lavage de mains. Plusieurs personnalités, comme le président du Congo Martin Fayulu ou le président du Rwanda Paul Kagame, participent à l'opération de sensibilisation[519]. Le mouvement est aussi suivi par des athlètes[520], des acteurs (comme Olivia Wilde) et des artistes (par exemple Selena Gomez)[521].

Humour

Avec le confinement, les notes d'humour circulent avec la création de nombreux détournements d'images cultes[522],[523].

Les internautes, pour passer le temps, s'adonnent aux mèmes sur les réseaux sociaux[524]. L'humour permet de mieux supporter le confinement, qui est une période anxiogène[525].

Personnalités mortes de Covid-19

Notes et références

Notes

  1. La désignation novel coronavirus est une dénomination provisoire standard pour tous les coronavirus nouvellement identifiés en attente de classification taxonomique.
  2. Ratio « cas de décès » / « cas confirmés ».
  3. Sont inclus les cas recensés à Porto Rico et aux îles Vierges des États-Unis.
  4. Sont inclus les cas recensés en Guadeloupe, en Guyane, à La Réunion, en Martinique, à Mayotte, en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française, à Saint-Barthélémy et à Saint-Martin.
  5. Sont inclus par l'université Johns-Hopkins pour les confirmés, les cas potentiels recensés dans les Ehpad. Cette donnée sera écrasée par celle fournie par Santé Publique France par souci de cohérence si ce mélange perdure, afin de ne prendre en compte que les cas confirmés par un test PCR.
  6. Sont inclus les cas recensés à Anguilla, aux Bermudes, à Gibraltar, aux Îles Anglo-Normandes, aux îles Caïmans, aux Îles Turques-et-Caïques, aux Îles Vierges britanniques, dans l'île de Man et à Montserrat.
  7. Sont inclus les cas recensés à Aruba, à Curaçao et à Saint-Martin.
  8. Sont inclus les cas recensés au Groenland et dans les îles Féroé.

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