Pandémie de Covid-19 en Suisse

Pandémie de Covid-19 en Suisse
COVID-19 Outbreak Cases in Switzerland by Canton.svg
    Nombre de cas confirmés par canton (au ) :
  • 1-99 cas
  • 100-499 cas

  • 500-999 cas
  • 1 000-2 499 cas
  • 2 500+ cas
Maladie
Agent infectieux
Origine
Localisation
Coordonnées
46° 47′ 55″ N, 8° 13′ 55″ E
Date d'arrivée
Depuis le mardi
(1 mois et 20 jours)
Site web
Bilan
Cas confirmés
25 834[a] (au )[1]
Morts
900 (au )[1]
Informations officielles
Nouveau coronavirus
CoronaCheck.ch
Évaluation de ses symptômes
Informations et contacts dans les cantons

La pandémie de Covid-19 se propage en Suisse depuis le . La Suisse est un des pays qui comptent le plus de cas atteints de la Covid-19 par rapport à la population. Les dix premiers cas de contaminations sont tous en lien avec l'épidémie sévissant en Italie. Au niveau mondial, le , selon l'OMS l'épidémie de Covid-19 devient une pandémie[2],[3], dont l'Europe devient l'épicentre depuis le [4].

Le , sur la base de la loi sur les épidémies, le Conseil fédéral interdit les rassemblements de plus de 1 000 personnes jusqu'au 15 mars, passant en « situation particulière ». Alors que le nombre de cas dépasse les 500, le le Conseil fédéral interdit les rassemblements de plus de 100 personnes, ferme les écoles et réintroduit des contrôles aux frontières ; parallèlement, de nombreux cantons annoncent des restrictions plus strictes. Le , le Conseil fédéral déclare l'état de « situation extraordinaire » et prend des mesures uniformes pour tout le pays : fermeture des commerces non essentiels, déploiement renforcé de l'armée et fermeture partielle des frontières.

Selon l'OFSP, au à h 0, le bilan est de 14 336 cas testés positifs et le nombre de décès s'élève à 257[1].

Chronologie

Le premier cas de Covid-19, un homme d'une septantaine d'années habitant le canton du Tessin, est confirmé le . Le sept nouveaux cas sont détectés dans six autres cantons, du au , quatre cantons annonce également un premier cas. Tous sont en lien avec l'épidémie sévissant en Italie.

Le , sur la base de la loi sur les épidémies, le Conseil fédéral interdit les rassemblements de plus de 1 000 personnes jusqu'au . Le , le premier décès lié au coronavirus est confirmé par les autorités, dans le canton de Vaud[5]. Au , le nombre de sujets recensés positifs à la maladie dans le pays s'élève à 374, dont 312 ont été confirmés, et 62 autres sont en attente de confirmation après un premier résultat positif. Deux personnes sont décédées des suites de la maladie[1] et trois sont rétablies[6].

Le , la Suisse dénombre 652 cas confirmés cumulés ainsi que quatre décès, chiffre qui monte à 867 cas et six décès le lendemain. Le pays fait donc face à son échelle à une explosion des cas testés positifs. Le , la Suisse est la troisième pays d'Europe touché par le coronavirus par rapport au nombre d'habitants[7].

Le , le pays dénombre 1 135 cas recensés et 7 morts. Le Conseil fédéral annonce le durcissement des mesures sur l'ensemble du pays avec notamment l'interdiction des rassemblements de plus de 100 personnes, la fermeture des écoles et universités dans tout le pays, jusqu'au 4 avril au moins[8], et l'introduction de contrôles aux frontières ; parallèlement, de nombreux cantons annoncent des restrictions plus strictes.

Le , le Conseil fédéral déclare l'état de « situation extraordinaire » (article 7 de la loi sur les épidémies) et met à jour son ordonnance avec de nouvelles mesures[9] : fermeture des commerces non essentiels (y compris les restaurants et les établissements de loisirs), déploiement renforcé de l'armée (et de la Protection civile) et fermeture partielle des frontières.

Rapatriement et quarantaine

En , des entreprises prennent des mesures : Novartis conseille par exemple à ses employés chinois de travailler depuis chez eux, et Nestlé interdit à ses collaborateurs les voyages inutiles en Chine[10].

Le , le Touring Club Suisse (TCS) indique avoir reçu plus de 250 appels téléphoniques et porté assistance à 81 de ses membres depuis le début de la crise. En collaboration avec le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), le TCS délivre des conseils médicaux, organise le retour en Suisse et annule les voyages vers les zones touchées par l’épidémie.

Le , des citoyens de trente nationalités différentes, dont cinq Suisses et trois de leurs proches parents chinois, ont été rapatriés depuis Wuhan, en Chine, alors foyer de l'épidémie. L'A380 d'Hi Fly Malta a atterri à la base aérienne d’Istres-Le Tubé près de Marseille. Ses passagers ont été mis en quarantaine pendant 14 jours, notamment à Aix-en-Provence[11].

Le , en provenance de Wuhan, 28 Français et 36 ressortissants d'autres pays européens, dont cinq Suisses et deux de leurs proches chinois, ont atterri à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Les ressortissant suisses et leurs proches chinois, pris en charge par le DFAE, ont été soumis à une quarantaine en Suisse[12]. Vingt personnes sont alors en quarantaine dans plusieurs cantons, y compris des croisiéristes du MS Westerdam débarqués à Sihanoukville au Cambodge[13]. Ces derniers, testés négativement à plusieurs reprises, avaient pu prendre l'avion. Mais ils ont été mis en quarantaine en raison d'un autre passager qui avait été testé positivement après le débarquement. Leur quarantaine a été levée le [14].

Le , le DFAE annonce que quatre ressortissants suisses se trouvent à bord du bateau de croisière Grand Princess, immobilisé au large de San Francisco en raison de cas de coronavirus détectés à bord[15].

Le , alors que la Suisse est en état de situation extraordinaire et que le Conseil fédéral demande d'éviter tout déplacement à l'étranger, le voyagiste TUI Suisse suspend son programme mondial de voyages jusqu'au 27 mars. La société travaille au rapatriement des voyageurs en Suisse, la plupart d'entre eux peuvent rentrer sur des vols réguliers[16].

Le , le Maroc a suspendu les liaisons aériennes avec 25 pays supplémentaires, dont la Suisse. Bien que les vols de retour soient toutefois autorisés, des dizaines de milliers de touristes, dont des centaines de Suisse, se retrouvent en grande difficulté pour regagner leur pays. Le Département fédéral des affaires étrangères déclare vouloir favoriser leur retour. Dès le , au moins cinq vols affrétés par des compagnies aériennes basées en Suisse ont pu être effectués au départ de Marrakech et des vols supplémentaires ont été prévus par ces compagnies dans le courant de la semaine. S’agissant de vols commerciaux, les voyageurs suisses doivent effectuer les réservations nécessaires et prendre à leur charge les frais correspondants. Par ailleurs, le DFAE rappelle que selon la loi, les ressortissants suisses ne peuvent pas revendiquer le droit à une prise en charge par la Confédération lors d'une situation de crise. Celle-ci peut apporter une aide et un soutien subsidiaire, dans le respect du principe de proportionnalité et dans la mesure de ses moyens. Les voyageurs suisses portent la responsabilité de la préparation et de l'exécution d'un voyage à l'étranger. Par ailleurs, ceux-ci doivent s'informer en tout temps sur une situation particulière et entreprendre les démarches pour trouver des solutions alternatives (hébergement à l'hôtel, changement de réservation, annulation et option de retour alternatif) avec l'aide de leur propre assurance de voyage, compagnie aérienne et tour-opérateur[17].

Propagation du virus

Cas de COVID-19 en Suisse
(augmentation journalière en %)
    morts   autres cas confirmés/tests positifs   

    Fév Fév Mars Mars Avr Avr

Date Nombre de cas*
2 (+100%)
8 (+300%)
13 (+63%)
18 (+38%)
22 (+22%)
40 (+82%)
55 (+38%)
72 (+31%)
1
102 (+42%)
1
198 (+94%)
1
254 (+28%)
2
350 (+38%)
2
369 (+5%)
3
480 (+31%)
4
640 (+34%)
4
858 (+33%)
9
1 139 (+32%)
11
1 359 (+19%)
14
1 563 (+15%)
14
1 680 (+7%)
21
2 269 (+35%)
21
2 772 (+22%)
33
3 448 (+24%)
43
4 176 (+21%)
56
6 113 (+46%)
60
7 014 (+15%)
66
8 060 (+15%)
86
8 836 (+10%)
103
9 765 (+11%)
161
10 714 (+10%)
197
12 161 (+14%)
235
13 213 (+8.7%)
257
14 336 (+8.5%)
295
15 475 (+7.9%)
373
16 176 (+4.5%)
378
17 139 (+6.0%)
432
18 267 (+6.6%)
484
19 303 (+5.7%)
540
20 278 (+5.1%)
559
21 100 (+4.1%)
584
21 652 (+2.6%)
641
22 242 (+2.7%)
705
22 789 (+2.5%)
756
23 574 (+3.4%)
805
24 308 (+3.1%)
831
24 900 (+2.4%)
858
25 300 (+1.6%)
885
25 580 (+1.1%)
900
25 834 (+1.0%)

* Nombre total de cas : morts, guéris et malades ; augmentation journalière en pourcentage.

Affiche officielle expliquant les règles d’hygiène et les bons réflexes en cas de symptômes. Le 5 mars, l'affiche est mise à jour avec un pictogramme recommandant de garder ses distances[19].
Nombre de cas (bleu) et nombre de morts (rouge) en échelle logarithmique.

Le , un premier cas est confirmé au Tessin : il s'agit d'un homme de 70 ans ayant séjourné en Lombardie[20]. Une crèche est fermée pour cause de cas suspects dans le canton de Neuchâtel[21], qui finalement se révéleront négatifs.

Le , sept nouveaux cas sont dénombrés : un homme de 28 ans dans le canton de Genève revenant d'Italie, deux enfants milanais en séjour aux Grisons, une femme de 30 ans dans le canton de Zurich qui était à Milan une semaine auparavant, un homme de 26 ans dans le canton d'Argovie ayant séjourné à Vérone une semaine auparavant lors d'un voyage d'affaires, une femme à Bâle revenant d'un voyage à Milan, et un homme de 49 ans dans le canton de Vaud, de nationalité française, revenant d'un séjour dans les Dolomites[22],[23]. Ces huit premiers cas sont tous en lien avec la épidémie sévissant en Italie.

Le , huit nouveaux cas sont signalés, dont un premier dans le canton de Bâle-Campagne, un homme de 23 ans qui n'est autre que le partenaire de la jeune femme testée positive en ville de Bâle[24] , et un premier cas en Valais, un haut-valaisan d’une trentaine d’années[25], probablement contaminé sur un chantier de construction au contact d'un frontalier de Domodossola (Piémont)[26].

Le , un premier cas est confirmé dans le canton de Berne, il s’agit d’une étudiante de 21 ans au lycée technique de Bienne revenue d’un voyage à Milan une semaine auparavant[27]. Deux classes, soit 45 élèves, et 9 enseignants de ce lycée sont mis en quatorzaine[28]. Le bilan officiel est alors de 22 personnes testées positives au coronavirus (cas confirmés ou en attente de confirmation)[29] sur 1 100 personnes testées à ce jour[30]. Les cantons concernés sont : Tessin (1 cas), Genève (5 cas), Grisons (6 cas), Argovie (1 cas), Zurich (2 cas), Bâle-Ville (2 cas), Vaud (1 cas), Bâle-Campagne (1 cas), Valais (1 cas) et Berne (1 cas)[29].

Le , le canton de Fribourg annonce qu'un homme de 30 ans a été testé positivement au Covid-19 en Gruyère. Soigné à l'hôpital cantonal de Fribourg, il a probablement été infecté lors d'un voyage en Lombardie[31]. À Spreitenbach, en Argovie, en raison d'un éducateur de 31 ans qui a été infecté lors d'une visite familiale dans le nord de l'Italie, 44 enfants de maternelle, 8 enseignants et un certain nombre de personnes en contact avec lui ont été envoyés en quarantaine[32].

Le , le bilan est de 42 cas. Le canton de Neuchâtel annonce un premier cas, un homme de 22 ans de la Chaux-de-Fonds ayant ses activités dans le canton de Berne[33]. Revenu de Milan deux semaines auparavant, il a été testé positif au virus à l'hôpital d'Interlaken et y a été placé en quarantaine avec sa partenaire[34],[35].

Le , le bilan est de 54 cas et de 2 guéris, le septuagénaire tessinois, premier cas de coronavirus signalé en Suisse, et le patient numéro un à Genève[34]. Le canton de Zoug annonce un premier cas : un homme de 22 ans qui a été contaminé lors d'une réunion privée. Le même jour, l'Armée suisse annonce un cas. Un militaire a été testé à son entrée en service pour un cours de répétition à Wangen an der Aare après avoir indiqué qu'il s'était rendu il y a peu à Milan[36]. Le canton de Schwytz annonce un premiers cas (confirmé le 4 mars), auquel s'ajoute le jour suivant deux autres cas. Il s'agit d'un homme et de deux femmes âgés de 26, 43 et 55 ans, tombés malades indépendamment les uns des autres[37],[38].

Le , le bilan est de 97 cas, dont 58 cas confirmés et 39 cas testés positifs en cours de confirmation et 200 personnes se trouvent en quarantaine[39]. Au total, quinze cantons sont désormais concernés. Avec l'annonce de la guérison du premier malade du canton de Vaud, un frontalier français[40], le nombre de malades guéris passe à trois. Dans le canton de Saint-Gall, le premier cas est une femme qui présentait de légers symptômes tels que le rhume. Ayant séjourné à Milan peu auparavant, elle a téléphoné à son médecin, qui l'a convoquée pour un test[38].

Le , le bilan est de 114 cas et un premier décès est constaté dans le canton de Vaud ; il s'agit d'une patiente de 74 ans souffrant de problèmes respiratoires chroniques qui s'était rendue en Italie du Nord[5]. Le canton du Jura, qui était le dernier canton suisse romand épargné par le virus, et le canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures annoncent chacun un premier cas[41].

Le , l'Office fédéral de la santé publique annonce 210 cas confirmés, soit presque le double que la veille, et le canton de Thurgovie ainsi que le canton de Soleure recensent chacun un premier cas.

Au , le nombre de sujets recensés positifs à la maladie dans le pays s'élève à 264, dont 228 ont été confirmés, et 36 autres sont en attente de confirmation après un premier résultat positif. Une personne est décédée des suites de la maladie[1] et trois sont rétablis[6].

Au , le nombre de sujets recensés positifs à la maladie dans le pays s'élève à 332, dont 281 ont été confirmés, et 51 autres sont en attente de confirmation après un premier résultat positif[1]. Un deuxième décès est recensé, il s'agit d'un patient de 76 ans soigné à l'hôpital cantonal de Liestal à Bâle-Campagne[42].

Au , le nombre de sujets recensés positifs à la maladie dans le pays s'élève à 374, dont 312 ont été confirmés, et 62 autres sont en attente de confirmation après un premier résultat positif. Deux personnes sont décédées des suites de la maladie[1].

Le , la Suisse compte 651 cas confirmés et 4 morts[43].

Le , le canton d'Obwald enregistre un premier cas[44].

Au à h 30, le bilan est de plus de 2 200 cas testés positifs, dont 1 680 cas confirmés, 167 encore en cours d’analyse après un premier résultat positif et environ 480 déclarations qui n'ont pas encore été saisies[45].

Au , le bilan est d'environ 2 650 cas testés positifs, dont 2 269 cas confirmés, 162 encore en cours d’analyse après un premier résultat positif et environ 270 déclarations qui n'ont pas encore été saisies. Le nombre de décès s’élève à 19[45].

Au , le bilan est de 3 028 cas testés positifs, dont 2 772 cas confirmés et 256 encore en cours d’analyse après un premier résultat positif. Le nombre de décès s’élève à 21[45].

Au , le bilan est de 3 888 cas testés positifs, dont 3 438 cas confirmés et 450 encore en cours d’analyse après un premier résultat positif. Le nombre de décès s’élève à 33[45].

Au , le bilan est de 4 840 cas testés positifs, dont 4 176 cas confirmés et 664 encore en cours d’analyse après un premier résultat positif. Le nombre de décès s’élève à 43[45].

Au , le bilan est de 8 838 cas testés positifs. Le nombre de décès s’élève à 86[45].

Au , le bilan est de 9 765 cas testés positifs et le nombre de décès s'élève à 103[45].

Au , le bilan est de 12 161 cas testés positifs et le nombre de décès s'élève à 197[45].

Selon l'OFSP, au , le bilan est de 13 213 cas testés positifs et le nombre de décès s'élève à 235[1].

Lutte contre la propagation

Communiqué du Conseil fédéral interdisant les grandes manifestations ().

Confédération

Le , le conseiller fédéral Alain Berset chargé du Département fédéral de l'intérieur indique lors de sa première conférence de presse concernant cette épidémie que 300 cas suspects ont été analysés jusqu'ici, et un certain nombre de personnes sont placées en quarantaine et qu'aucun cas n'a été avéré à ce stade. Le lendemain, la Confédération prévoit de mettre sur place des tests dans le canton du Tessin (zone frontalière avec l'Italie, particulièrement touchée par l'épidémie) et Pascal Strupler, directeur de l'Office fédéral de la santé publique, précise que des experts du Centre national de référence pour les infections virales émergentes (CRIVE) (Laboratoire de virologie des Hôpitaux universitaires de Genève), se rendront au Tessin[46].

Le , face à une importante progression de l'épidémie (160 nouveaux cas et un décès enregistré en une journée), l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) change ses règles de quarantaine pour éviter la paralysie du pays. Seules les personnes ne présentant que des symptômes importants, particulièrement vulnérables ou devant être hospitalisées, ainsi que le personnel des établissements médicaux, sont contrôlés. En cas de test positif, leur médecin traitant les met en isolement pendant au moins dix jours. Les contacts proches des personnes infectées sont mis en quarantaine pendant au moins cinq jours et non plus 14[47].

Limitation de rassemblements

En cas d'épidémie, les autorités, dont le Conseil fédéral, se réfèrent à la loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l'homme (LEp)[48], adoptée par le peuple suisse en votation populaire le [49].

Le , la Suisse étant passée à 15 cas en seulement trois jours, le Conseil fédéral interdit les manifestations de plus de 1 000 personnes jusqu'au [50],[51]. Le carnaval de Bâle, le Salon international de l'automobile de Genève 2020 et le salon horloger Baselworld à Bâle sont notamment annulés[50]. Pour les manifestations de moins de 1 000 personnes, les risques doivent être évalués par les organisateurs en collaboration avec l’autorité cantonale compétente. C'est cette dernière qui décide si la manifestation peut avoir lieu ou non[52].

Le , le conseiller fédéral Alain Berset convoque à Berne les membres du Comité directeur de la Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé (CDS) afin de convenir des critères d’application concernant l’interdiction de manifestations du 28 février 2020. Ils prévoient notamment que les organisatrices et organisateurs sont dispensés de requérir l’accord des autorités cantonales concernant le coronavirus pour les manifestations de moins de 150 participants, mais déconseillent la participation aux personnes à risque, soit aux personnes de 65 ans ou plus et aux personnes atteintes de maladies chroniques[53].

Le , le Conseil fédéral interdit les manifestations de plus de 100 personnes jusqu’au [54]. Le 20, il interdit tous rassemblement de plus de 5 personnes, mais refuse de prononcer un confinement total comme dans les pays voisins[55].

Frontières

Le 11 mars, neuf postes-frontières avec l'Italie ont été fermés pour canaliser le trafic frontalier et faciliter le contrôle vers les principaux passages frontières[56].

Le , le gouvernement réintroduit, au cas par cas, des contrôles Schengen à toutes ses frontières. L'entrée en Suisse depuis l'Italie n'est autorisée qu’aux citoyens suisses, aux personnes ayant un permis de séjour, aux personnes voyageant en Suisse pour des raisons professionnelles, ainsi qu'à celles ayant des raisons impérieuses à entrer en Suisse depuis l'Italie. Le transit et le transport de marchandises restent autorisés. Cette restriction d’entrée est conforme à celle mise en place par le gouvernement italien. Outre protéger la population suisse et préserver les capacités du système de santé du pays, cette mesure permet aussi de renforcer l’efficacité de la réglementation italienne visant à freiner la propagation du virus[57].

Douane entre Tägerwilen et Constance (Allemagne) fermée ().

Le , dans le cadre de la « situation extraordinaire », le Conseil fédéral décide d'établir dès minuit, des contrôles aux frontières italiennes, allemandes, françaises et autrichiennes et d'interdire partiellement l'entrée sur le sol suisse. Depuis ces quatre pays, l'entrée sur le territoire n'est plus possible que pour les citoyens suisses, les personnes ayant un permis de séjour ainsi que pour les personnes qui doivent voyager en Suisse pour des raisons professionnelles. Le transit et le transport de marchandises restent autorisés. Enfin, les personnes ayant des raisons impérieuses seront elles aussi autorisées à entrer en Suisse. Cette mesure vise à protéger la population suisse et à préserver les capacités du système suisse de santé. Dans cette optique, les douanes secondaires (environ 130) sont totalement ou partiellement fermées à toutes les frontières, de manière à canaliser le trafic sur les douanes principales. Une liste de celles-ci est publiée par l'Administration fédérale des douanes[58].

Au , quelque 11 000 personnes ont été refoulées sur les frontières en raison des nouvelles restrictions. Le trafic de personnes aux frontières a reculé de 68 % en un mois. Les dispositifs de sécurité aux frontières seront rehaussés en raison de tentative de franchissement et de dégradations de barrages. L'armée est présente en renfort. Des lignes dédiées, ou des douanes secondaires, ont été mises en place pour les frontaliers qui travaillent dans le domaine de la santé. Un système similaire sera mis en place pour le trafic de marchandises[59].

Établissements scolaires

Le vendredi 13 mars 2020, en conférence de presse à 15 h 30, les Conseillers fédéraux Alain Berset, Karin Keller-Sutter, Guy Parmelin et Simonetta Sommaruga ont annoncé la fermeture officielle de tous les établissements scolaires (écoles obligatoires et post-obligatoires, universités) dès le 16 mars 2020 jusqu'au 4 avril 2020, et ce si la situation ne s'aggrave pas d'ici cette date[60]. Certains cantons (notamment Vaud, Neuchâtel, Fribourg et Valais) ont décidé d'étendre la fermeture des établissements jusqu'au 30 avril 2020.

Situation extraordinaire
Message invitant la population à ne pas sortir de chez elle.

Le , le Conseil fédéral qualifie la situation en Suisse de « situation extraordinaire » au sens de la loi sur les épidémies. De ce fait, il déclare que tous les magasins, marchés, restaurants, bars, établissements de divertissements et de loisirs tels que les musées, les bibliothèques, les cinémas, les salles de concert, les théâtres, les centres sportifs, les piscines et les domaines skiables sont fermés. Doivent également fermer leurs portes les établissements dont les prestations impliquent un contact rapproché avec les clients, comme les salons de coiffure et autres centres esthétiques jusqu’au 19 avril 2020. Ceux qui peuvent rester ouverts sont les magasins d'alimentation, les cantines d'entreprises, les services de petite restauration à l'emporter et de livraison de repas ainsi que les pharmacies, de même que les stations-service, les gares, les banques, les offices de poste, les hôtels, les administrations publiques et les services du domaine social. Les ateliers de réparation de moyens de transport ne doivent pas non plus fermer leurs portes. Le Conseil fédéral précise que l'approvisionnement de l'ensemble de la population en denrées alimentaires, en médicaments et en biens de consommation courante est assuré, les stocks sont suffisants[58].

Un sondage effectué pour la SSR et publié le 24 mars 2020 révèle que les mesures sont bien acceptées par la majorité des sondés[61].

Le 25 mars, l'OFSP annonce qu'il collectera des données issues de l'opérateur Swisscom de façon rétroactive et anonyme, afin de déterminer les rassemblements sur les lieux publics sur la base des téléphones mobiles[62].

Engagement de l'armée

Le , le Médecin en chef de l'armée émet un communiqué d'information et de conseils au personnel du DDPS concernant Covid-19[63]. Le , l'armée publie un communiqué annonçant qu'elle est prête à apporter un appui aux autorités civiles en fournissant des prestations logistiques et sanitaires (contrôles dans les aéroports, transports, tâches de désinfection et soins médicaux). Des mesures internes ont été prises afin de réduire le plus possible tout risque d’exposition des militaires au virus. Le personnel médical militaire est notamment soumis a des restrictions de sortie dans toutes les places d’armes de Suisse, comme c'était déjà le cas sur celles du Tessin[64].

En situation particulière

Le , un militaire entré au service à Wangen an der Aare pour un cours de répétition avec le bataillon 3 de la police militaire a été contaminé au Covid-19. Après avoir annoncé s'être rendu peu auparavant à Milan lors du contrôle sanitaire d’entrée, il a été testé positif par le Laboratoire ABC de Spiez. Il a été isolé à l’infirmerie de la place d’armes et ses camarades de chambre mis en quarantaine. Les restrictions de sortie ont été étendues à tous les militaires en service. Par ailleurs, plusieurs événements ont été annulés, tout comme les journées portes ouvertes organisées dans les écoles de recrues[65]. Le , afin de réduire la probabilité d’une contagion, le commandement émet une interdiction de congé de fin de semaine pour certaines unités, principalement des militaires en service long des domaines sanitaire et logistique, et des laborantins en biologie du laboratoire de défense NBC.

Le , le Conseil fédéral décide de mettre à disposition des cantons le service d'appui de l'armée, notamment pour épauler les services hospitaliers civils[66]. Jusqu'à 800 militaires pourront épauler les hôpitaux civils et le système de santé éventuellement surchargé[67]. Deux ambulances sont immédiatement allouées au canton du Tessin. À partir du vendredi , l'armée apporte une aide en personnel et en matériel aux hôpitaux San Giovanni à Bellinzone (17 militaires du service sanitaire, quatre systèmes d’aide respiratoire et de surveillance[68], brancards, tentes universelles et conteneurs de traitement) et Civico à Lugano (six militaires, tente universelle)[69].

Le , le commandant de corps Thomas Süssli annonce l'engagement dans les cantons, dès le , du bataillon d'hôpital 5 de l'Armée suisse[70], qui a notamment comme tâche « le soutien des hôpitaux civils en personnel et en matériel en cas de situations extraordinaires », pour faire face au coronavirus[67]. Le même jour, l'armée indique stopper le recrutement dès le dans les six centres de recrutement de Suisse[71].

En situation extraordinaire
Un poste sanitaire de secours en conteneur de l'armée (2006).

Le , le Conseil fédéral qualifie la situation en Suisse de « situation extraordinaire » au sens de la loi sur les épidémies, et approuve le recours à l'armée[72]. Le service d'appui pourra compter jusqu’à 8 000 militaires afin d’appuyer les cantons au niveau des hôpitaux, de la logistique et de la sécurité, et ce, jusqu'à fin juin 2020. Ce sont les autorités civiles qui assument la responsabilité des affectations et donnent mandat en concertation avec le DDPS. L'armée appuie le personnel hospitalier dans les domaines des soins, de la surveillance des patients, des transports sanitaires et de la logistique hospitalière (désinfection des lits, cuisine, buanderie, nettoyage). Pour assurer ces tâches, 3 000 militaires disponibles vont immédiatement être mis à disposition, notamment issus des bataillons d'hôpital 2, 5 (déjà partiellement engagé), 66 et 75, dépendant de la brigade logistique 1[73] et de cinq compagnies de sanitaire. L'évolution de la situation et les demandes des autorités compétentes détermineront l'ampleur du recours à l'armée[74]. À cette date, 50 militaires sont déjà engagés au Tessin pour ces tâches.

L'armée peut également fournir un appui dans le domaine de la logistique (notamment transport des vivres si les canaux civils venaient à faire défaut) et dans le génie, pour monter des infrastructures improvisées, comme des tentes médicales. Les forces armées peuvent également apporter un soutien renforcé au niveau de la protection des ambassades, afin de décharger les corps de police cantonaux, mais aussi aux frontières et aux aéroports pour soutenir le corps des gardes-frontière[74].

Lors du point presse de la Confédération du , le brigadier Raynald Droz, Chef d’état-major du commandement des Opérations, annonce la seconde phase de la mobilisation, avec deux bataillons hôpital et deux compagnies sanitaires. En plus des troupes mobilisées, le bataillon 3 de la police militaire, entré au service pour un cours de répétition le , voit son service prolongé de deux semaines. À ce jour, l'armée a reçu 63 demandes d'aide de douze cantons, 28 ont été satisfaites et six sont achevées. Environ 700 militaires seront engagés pour répondre à toutes ces demandes[75]. Les mesures pour assurer la santé des soldats mobilisés ont été intensifiées : les logements dans des infrastructures souterraines sont interdits pour privilégier des bâtiments tels que halls et salles de sport, le nombre de personnes dans les cantines est réduit, chaque soldat est équipé de règles de comportement (pocket card). Le respect de ces règles et les emplacements de stationnement sont contrôlés[75]. En outre, les jours de congés (week-end) sont supprimés pour toutes les troupes, en écoles de recrues comme en cours de répétition. Le même jour, l'armée, qui dispose de 204[68] (ou 100[75]) respirateurs artificiels et appareils de contrôle, annonce la commande de 900 appareils supplémentaires qui seront en premier lieu utilisés dans les hôpitaux civils. Fabriqués en Suisse, leur livraison par tranches débute le [75].

Engagement du service civil

En date du , l'Office fédéral du service civil annonce que plus de 4 112 civilistes sont mobilisés dans diverses missions d'engagement dans des hôpitaux, des homes et autres établissements de soins pour lutter contre le coronavirus[76]. En outre, le Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche dont dépend l'Office fédéral du service civil annonce que des civilistes peuvent être engagés jusqu'à atteindre l’effectif maximal de civilistes prévu par la loi lors d'une affectation[77].

Cantons

Lors de cette épidémie, les cantons suisses ont pris, en parallèle des mesures fédérales, différentes décisions à l'échelle de leur canton concernant les mesures à prendre pour protéger la population, comme notamment la fermeture des écoles, des commerces, le nombre de personnes maximales lors de rassemblement qui pouvaient différer d'un canton à l'autre. Le 16 mars 2020, le Conseil fédéral applique dès minuit l'article 7 de la Loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l'homme qui précise que si une situation extraordinaire l’exige, le Conseil fédéral peut ordonner les mesures nécessaires pour tout ou partie du pays. De ce fait, l'Ordonnance 2 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (Covid-19) du 16 mars 2020 s'applique à l'ensemble du pays[9] comme compétence concurrente : les cantons ne peuvent plus régler les domaines qui l'ont été par la Confédération. Les cantons sont classés par ordre d'apparition d'un premier cas de contamination.

Canton du Tessin

Le canton du Tessin comprend les hôpitaux régionaux (Ospedale Regionale) suivant : Civico à Lugano, San Giovanni à Bellinzone, Mendrisio et Locarno[78].

À la frontière avec l'Italie, un foyer majeur de la pandémie mondiale, le Tessin a été le premier canton touché par la Covid-19 le . À ce titre, il a été meneur dans la prise de mesures à l'encontre du virus.

Le , le canton du Tessin interdit les manifestations de plus de 150 personnes, jusqu'au moins au 15 mars[79].

Le , le Tessin est le canton le plus touché, et compte 120 cas de Covid-19 sur son territoire. Le Conseil d’État annonce la fermeture de toutes les écoles non obligatoires du canton, privées et publiques, et, à compter minuit le mercredi de tous les cinémas, théâtres, piscines, boîtes de nuit, centres de sport et autres établissements similaires. Il s'agit du premier canton en Suisse à prendre des mesures aussi drastiques[80]

Le , le Conseil d’État annonce la fermeture des restaurants, cafés, bars et commerces, à l'exception des magasins d'alimentation et des pharmacies[81].

Le , le Tessin annonce le transfert de tous les patients atteints à l'hôpital de Locarno, où 800 collaborateurs, dont 200 médecins, en prendront soin. L'armée aide à transférer les patients et le matériel nécessaire à Locarno. Par ailleurs, le groupe hospitalier cherche du personnel, notamment en faisant appel à plus de cent personnes à la retraite ou à l'école d'infirmières, et augmentent le nombre de lits à disposition, comme les hôpitaux de tout le pays[82].

Canton de Genève

Dans le canton de Genève, Mauro Poggia est le conseiller d'État chargé du département de l'Emploi, des Affaires sociales et de la Santé (DEAS). Les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) à Genève sont le principal hôpital public du canton de Genève.

Le canton de Genève est dans les premiers cantons à avoir été touché par la Covid-19. Son premier infecté a été directement amené au CHUV à Lausanne[réf. souhaitée].

Dans le cadre des mesures prises par la Confédération le , notamment l'interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes jusqu'au , des manifestations ont été annulées au 28 février : le Salon international de l'automobile de Genève 2020 (5 au 15 mars), le Salon de l'horlogerie Watches & Wonders Geneva (ex-SIHH) (25 au 29 avril), la messe catholique devait se dérouler à la cathédrale Saint-Pierre (une première depuis 500 ans) ; elle a été reportée au 30 mai.

Le , le Conseil d’État interdit les manifestations de plus de 100 personnes[83],[84]. Le 16 mars, ce sont les rassemblements de plus de 5 personnes qui sont interdits[85].

Le , le Conseil d’État place le canton en « état de nécessité ». Cela implique de la fermeture dès le lendemain de tous les établissements publics (restaurants, bars) et des magasins ne vendant pas de denrées alimentaires jusqu’au 29 mars. Les rassemblements de plus de 5 personnes sont également interdits. L'État prie les citoyens de rester chez eux le plus possible pour protéger les plus vulnérables parmi la population[86],[85].

Le , le médecin cantonal genevois Jacques-André Romand est déclaré positif au coronavirus[87].

En raison d'une baisse de fréquentation de 40 % par rapport à la normale, les Transports publics genevois (TPG) réduisent leur offre de plus de 40 % dès le [88].

Canton d'Argovie

Le , le canton d'Argovie exige que les événements avec 150 personnes ou plus soient soumis à autorisation[89].

Canton de Vaud
Le quartier du Flon à Lausanne en temps normal (à gauche) et pendant le pic de l'épidémie (à droite).

Dans le canton de Vaud, Rebecca Ruiz est la conseillère d'État chargée du Département de la santé et de l'action sociale (DSAS). Le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à Lausanne et les hôpitaux membres de la Fédération des hôpitaux vaudois constituent l’ossature de l’organisation hospitalière cantonale. Elle est complétée par les cliniques privées et par certains établissements situés hors du canton de Vaud. Les hôpitaux publics régionaux de la Fédération des hôpitaux vaudois sont[90] : Ensemble hospitalier de la Côte à Morges (Aubonne, Gilly), Groupement hospitalier de l'Ouest lémanique à Nyon et Rolle, Établissements hospitaliers du Nord vaudois à Yverdon-les-Bains (St-Loup, Orbe, Chamblon, Le Sentier), Hôpital Riviera-Chablais à Rennaz (Vevey, Aigle, Monthey VS), Hôpital intercantonal de la Broye à Payerne (Estavayer FR), Hôpital de Pays-D'Enhaut à Château-d'Œx, Réseau Santé Balcon du Jura à Ste-Croix.

Le , le premier décès lié à l'épidémie en Suisse est annoncé dans le canton de Vaud[5].

Après avoir interdit la plupart des déplacements professionnels de ses employés, le Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) annonce le une annulation des vacances jusqu'au [91].

Le , le Conseil d'État prend des mesures urgentes de protection de la population et active le plan ORCA (Organisation en cas de catastrophe). Le chef de l’État-major cantonal de conduite (EMCC) et le médecin cantonal assurent la direction des opérations. Jusqu'au 30 avril les mesures suivantes sont notamment prises : passage à l’enseignement à distance pour tous les lieux de formation du canton avec service d’accueil scolaire sous condition de 7 h – 18 h 30 ; maintien de la prestation d’accueil de jour des enfants ; interdiction des manifestations de plus de 50 personnes. À cela s'ajoute la fermeture des lieux de divertissements (cinémas, théâtres, musées, centres de jeunesse, centres sportifs, centres de fitness, piscines, centres de bien-être, discothèques, pianos-bars, boîtes de nuit, clubs érotiques). Toutes les autres activités commerciales ouvertes au public doivent veiller à ce que la distance sociale soit respectée et informer des recommandations en vigueur. Les cafés, restaurents et bars sont également limités à 50 personnes, personnel compris. En parallèle, le Conseil d’État prend des mesures pour soutenir les entreprises et le monde culturel et entend activer le Fonds cantonal de lutte contre le chômage[92].

Le , le Conseil d’État ordonne aux bars, cafés et restaurants de fermer dès 22 h « avec effet immédiat »[81].

Manifestations annulées

Dans le cadre des mesures prises par la Confédération le , notamment l'interdiction des rassemblements de plus de 1 000 personnes jusqu'au , les manifestations suivantes étaient annulées au 2 mars : Les Dominicales et Découvertes, les concerts de l'Orchestre de chambre de Lausanne, le concert d'Agnes Obel et le spectacle de Jérémy Ferrari à la salle Métropole à Lausanne, les Brandons de Payerne, d'Yverdon-les-Bains et de Moudon, les concerts de I Muvrini et de Maxime Le Forestier à Montreux, les matchs de la Coupe de Suisse de football 2019-2020 Lausanne-Sport - FC Bâle et LS - FC Vaduz au stade de la Pontaise à Lausanne, la fête du personnel HRC à Montreux, la soirée MAD Village à Oron-la-Ville et le Festival Artiphys à l'École polytechnique fédérale de Lausanne[93]. Le match du championnat de Suisse de hockey sur glace 2019-2020 LHC - CP Berne du 29 février s'est déroulé, selon décision de la ligue Suisse de hockey sur glace, à huis clos. L'édition 2020 d'Habitat-Jardin, prévue du 18 au 22 mars, est reportée.

Le , le Cully Jazz Festival annonce annuler sa 38e édition et craindre une possible faillite[94].

Canton de Berne

L'Hôpital universitaire de Berne (Hôpital de l'Île) est le principal hôpital public du canton de Berne. Les autres hôpitaux du Groupe de l'île sont à Tiefenau, Münsingen, Aarberg et Riggisberg. Les autres hôpitaux régionaux sont : Interlaken et Frutigen (Spitäler fmi), Thoune et Zweisimmen (Spital STS), Berthoud et Langnau (RSE), Langenthal (SRO), le Centre hospitalier Bienne, l'Hôpital du Jura bernois à Saint-Imier, et l'Hôpital de Moutier[95].

Le , le canton de Berne décide que les manifestations de moins de 1 000 personnes qui ne peuvent pas respecter les conditions supplémentaires fixées par les autorités de la confédérations peuvent être interdites[29]. Aucune personne ne doit venir des régions touchées par la Covid-19 au cours des deux dernières semaines, et l'identité de toutes les personnes doit être connue[96].

Canton du Valais

Dans le canton du Valais, Esther Waeber-Kalbermatten est la conseillère d'État chargée du Département de la santé, des affaires sociales et de la culture. L'Hôpital de Sion est le principal hôpital public du canton de Valais. D'autres hôpitaux publics régionaux complètent le système de santé dans le canton : L'Hôpital du Valais (HVS) intègre le Centre hospitalier du Haut-Valais (SZO), qui comprend les hôpitaux de Brigue et de Viège, ainsi que le Centre hospitalier du Valais Romand qui comprend, outre l'Hôpital de Sion, les hôpitaux de Sierre et de Martigny. L'Hôpital Riviera-Chablais Vaud-Valais (HRC) comprend, outre le Centre hospitalier de Rennaz (VD), les sites hospitaliers de Monthey et Vevey (VD)[97].

Le 16 mars, le Conseiller d'État Frédéric Favre annonce être infecté par le virus[98].

Canton de Fribourg

Dans le canton de Fribourg, Anne-Claude Demierre est la conseillère d'État chargée du département de la santé et des affaires sociales. L'HFR Fribourg est le principal hôpital public du canton.

Le , le Festival international de films de Fribourg (FIFF) est annulé. Certains films sélectionnés seront quand même diffusés au long de l'année[99].

Le , le Conseil d'État a édicté une directive relative aux critères applicables aux organisateurs de manifestations dans le canton, le document précise la question de la responsabilité des organisateurs, ainsi que les conditions-cadres et les critères pour les manifestations de moins de 1 000 personnes[100].

Une « Centrale Conduite Sanitaire Covid-19 » a été mise en place, elle a pour mission de coordonner l'ensemble des acteurs du domaine sanitaire dans le but de conserver une vision globale de l'évolution de la situation[100].

Une importante campagne de communication pour informer la population a été déployée, principalement dans les écoles et les différents services de l'État de Fribourg[100].

Canton de Neuchâtel

Dans le canton de Neuchâtel, Laurent Kurth est le conseiller d'État chargé du Département des finances et de la santé. Le Réseau hospitalier neuchâtelois (RHNe), un établissement autonome de droit public, assure les soins aigus à l'hôpital de Pourtalès à Neuchâtel, à l'hôpital de La Chaux-de-Fonds et à la permanence de l'antenne du Val-de-Travers à Couvet[101].

Au même titre que d'autres cantons romands, le Conseil d’État prend le des mesures qui vont plus loin que celles ordonnées par la Confédération. Dès le lundi , les écoles et les crèches ferment jusqu'au [102]. Le , le Conseil d'État décide de placer le canton en état d'urgence. Dès minuit, les commerces, les établissements publics ainsi que les établissements de divertissement et de loisirs ferment. Seuls les commerces d'alimentation, les marchés de fruits et légumes, les pharmacies, les commerces d’alimentation pour les animaux, les kiosques, les stations-services et les banques ont pu ouvrir le lundi matin . Les restaurants ont pu demeurer ouverts jusqu'à lundi 14 h[103].

Canton du Jura

L'Hôpital du Jura (H-JU) est un établissement cantonal public et subventionné réparti sur 4 sites : Delémont, Porrentruy, Saignelégier et la Résidence La Promenade à Delémont (EMS)[104].

Le , les cantons du Jura, de Bâle-Campagne, de Neuchâtel et des Grisons[105] adoptent les mêmes mesures[106].

Canton de Nidwald

Le , le canton de Nidwald interdit les événements de 200 personnes ou plus, le canton de Schwyz soumet les événements entre 150 et 999 personnes à approbation[107].

Engagement de la protection civile

Dans le canton de Vaud, 350 membres sont mobilisés au 20 mars, un effectif encore jamais atteint. La PCi vaudoise déclare pouvoir mobiliser de 4 000 à 5 000 personnes sur un effectif total de 7 100 personnes. Pour cette crise, elle accomplit principalement quatre tâches : l’organisation et la planification des besoins, la logistique, l’appui aux hôpitaux et celui aux EMS et soins communautaires en général. Le commandement est assuré depuis une salle de conduite des opérations « coronavirus » située au Centre de compétence de la protection de la population (CCPP) à Gollion[108].

En Valais, la Protection civile a été sollicitée dès début mars, notamment par les hôpitaux de Sion, Martigny et Viège, qui ont mis en place un parcours spécial coronavirus à l'aide de conteneurs aménagés[109]. Dès le 24 mars, la PCi livrera aux pharmacies du canton des solutions hydro-alcooliques produites par Lonza sur demande du Conseil d'État[110].

Statistiques

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) recueille des données dans le monde entier. Les diagrammes suivants sont basés sur ces chiffres publiés par l'OMS. Se basant sur la base des données des autorités locales, ces chiffres sont mis à jour avec un retard d'environ un jour[111].

Pour les données concernant la Suisse, l'OMS se base sur les chiffres publiés par l'Office fédéral de la santé publique (OFSP)[45]. L'OFSP n'était cependant pas préparé à cette tâche, il utilise notamment encore des fax. Débordé il ne peut pas fournir des nombres précis au jour le jour[112]. Selon le magazine en ligne Republik , les premières statistiques ont même été compilées à partir de sources de presse et Wikipédia[113] ; l'OFSP allant jusqu'à peser les formulaires reçus pour en estimer le nombre[114].

Le rapport de l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) du 27 mars sur la situation épidémiologique fournit les statistiques sur le profil des cas de Covid-19 en Suisse suivants : l’âge des cas confirmés en laboratoire allait de 0 à 102 ans, avec un âge médian de 52 ans (50 % des cas sont plus jeunes et 50 % sont plus âgés que cet âge). 49 % des cas étaient des hommes, 51 % des femmes. Les adultes étaient nettement plus touchés que les enfants. Chez les adultes de 60 ans et plus, les hommes étaient plus touchés que les femmes, et chez les adultes de moins de 50 ans, les femmes que les hommes. L’âge des hospitalisés allait de 0 à 101 ans, avec un âge médian de 70 ans. 60 % des personnes hospitalisées étaient des hommes et 40 % des femmes. Parmi les personnes décédées au 27 mars des suites du Covid-19, on comptait 120 hommes (61%) et 77 femmes (39%). L’âge des personnes décédées allait de 32 à 100 ans, avec un âge médian de 83 ans. Parmi les moins de 49 ans (2), entre 50 et 59 ans (5)[1],[115].

Le chercheur Daniel Probst met en ligne un site répertoriant les cas de Covid-19 en Suisse[116],[117].


Nombre d'infections cumulées en Suisse[118],[116],[119],[120].

Nouveaux cas par jour en Suisse[118],[116],[119],[120].

Taux de variation de cas par jour [120]

Nombre de décès par jour [120]

Localisation des cas

De nombreuses personnes porteuses du virus ne sont pas comptées comme contaminées, car ne présentant pas de symptômes, ou présentant des symptômes légers (petite toux, fièvre) sans détresse respiratoire. Pour les personnes concernées, des tests ont permis de dénombrer des cas avérés.

Cantons Cas
(chiffres de Rédaction NXP)
Dont décédés
(chiffres de Rédaction NXP)
Indice des cas confirmés
pour 100 000 habitants
(chiffres de l'OFSP)
Date du 1er cas Remarques
Drapeau du canton du Tessin Tessin 1 837 93 519.9
Drapeau du canton de Genève Genève 2 097 27 322.1
Drapeau du canton des Grisons Grisons 409 9 236.9
Drapeau du canton d'Argovie Argovie 364 3 64.3
Drapeau du canton de Zurich Zurich 1 720 15 108.7
Drapeau du canton de Vaud Vaud 2 745 48 386.8
Drapeau du canton de Bâle-Ville Bâle-Ville 609 13 351.2
Drapeau du canton de Bâle-Campagne Bâle-Campagne 502 5 172.1
Drapeau du canton du Valais Valais 1319 51 380.5
Drapeau du canton de Berne Berne 798 10 76.1
Drapeau du canton de Fribourg Fribourg 442 15 128.6
Drapeau du canton de Neuchâtel Neuchâtel 311 6 159.5
Drapeau du canton de Zoug Zoug 101 1 59.9
Drapeau du canton de Saint-Gall Saint-Gall 365 5 71.3
Drapeau du canton de Schwytz Schwytz 128 2 78.5
Drapeau du canton du Jura Jura 118 0 160.7
Drapeau du canton d'Appenzell Rhodes-Extérieures Appenzell Rhodes-Extérieures 48 2 77.9
Drapeau du canton de Lucerne Lucerne 339 5 81.6
Drapeau du canton de Thurgovie Thurgovie 134 1 41.6
Drapeau du canton de Soleure Soleure 190 1 61.9
Drapeau du canton de Glaris Glaris 47 1 118.8
Drapeau du canton de Schaffhouse Schaffhouse 40 0 48.8
Drapeau du canton de Nidwald Nidwald 55 0 131.9
Drapeau du canton d'Appenzell Rhodes-Intérieures Appenzell Rhodes-Intérieures 12 0 49.6
Drapeau du canton d'Uri Uri 48 0 107
Drapeau du canton d'Obwald Obwald 37 0 84.6
Total 14 352 283
Cas : mise à jour le à 11 h 34[121]
Indice des cas confirmés pour 100 000 habitants : mise à jour à h 0 le [1]

Conséquences

Système de santé

Au sein de l'Office fédéral de la santé publique, c'est la Division Maladies transmissibles qui est en première ligne lors cette épidémie. Elle est dirigée par Daniel Koch depuis 2002, qui se charge également de la communication sur cette épidémie[122],[123].

Plusieurs semaines avant le premier cas détecté en Suisse, des plans d’accueil de personnes contaminées ont été réactivés par les hôpitaux. Ils ont été établis de longue date lors d'épidémies antérieures comme le SRAS entre 2002 et 2003[124].

En Suisse, il y a cinq CHU : les Hôpitaux universitaires de Genève, le Centre hospitalier universitaire vaudois à Lausanne, l'Hôpital de l'Île à Berne, l'Hôpital universitaire de Zurich et l'Hôpital universitaire de Bâle.

Le , le Conseil fédéral décide de mettre à disposition des cantons jusqu'à 800 militaires afin d'épauler les hôpitaux civils et le système de santé surchargé[67]. À partir du vendredi 13 mars, l'armée apport une aide en personnel et en matériel aux hôpitaux San Giovanni à Bellinzone (17 militaires du service sanitaire, systèmes d’aide respiratoire et de surveillance, brancards, tentes universelles et conteneurs de traitement) et Civico à Lugano (6 militaires, tente universelle)[125]. Le commandant de corps Thomas Süssli annonce l'engagement dans les cantons, dès le , du bataillon d'hôpital 5 de l'Armée suisse[70], qui a notamment comme tâche « le soutien des hôpitaux civils en personnel et en matériel en cas de situations extraordinaires », pour faire face au coronavirus[67].

Le , le Conseil fédéral décide par ordonnance la flexibilité temporaire du temps de travail du personnel du secteur de la santé. Cette décision est notamment critiquée par le Syndicat des services publics (SSP-VPOD)[126].

Équipement médical

Pour une population d'environ 8,5 millions d'habitants, la Suisse dispose selon la Société suisse de médecine intensive durant cette épidémie, de 82 stations de soins intensifs reconnues. Entre 950 et 1 000 lits, dont 800 à 850 sont équipés de respirateurs artificiels et entre 400 et 450 lits sont également disponibles dans des stations d'observation[127]. L'armée, dispose également de 204 (ou 100[75]) systèmes d'aide respiratoire et de suivi, depuis le quatre d'entre eux se trouvent au Tessin[68]. Le , l'armée annonce la commande de 900 respirateurs artificiels et appareils de contrôle qui seront en premier lieu utilisés dans les hôpitaux civils. Fabriqués en Suisse, la livraison par tranches débute le [75].

Solution hydro-alcoolique

Le canton du Valais a demandé à l'entreprise Lonza à Viège de produire des solutions hydro-alcooliques. Dès le 24 mars, la Protection civile les livrera aux pharmacies du canton où ils seront vendus au prix coûtant. Les hôpitaux, les homes et d'autres établissements en reçoivent déjà 1 000 litres par semaine. L'entreprise Arval à Conthey livre également depuis le début de la semaine du 16 mars, par fûts de 25 kg, des hôpitaux, des sociétés et des pharmacies dans les cantons du Valais, de Vaud et de Fribourg[110].

À Genève, le fabricant de parfums Firmenich offre 20 tonnes de gel aux HUG[128].

Droit

Le champ d'action du Conseil fédéral est défini par la loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l'homme (abr. LEp). La révision actuelle de cette loi, adoptée par référendum facultatif le [129], a été motivée par les précédentes épidémies de maladie à coronavirus de 2002-2004 (SRAS) et de Grippe A (H1N1) de 2009[130].

Pour la première fois, le Conseil fédéral a eu recours à la LEp (loi sur les épidémies). Il a déclaré l'état de « situation particulière » (article 6) le et a pris des mesures spéciales contre l'épidémie dans deux ordonnances successives :

  • Ordonnance sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (Covid-19) du 28 février 2020[131] ;
  • Ordonnance 2 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (Covid-19) du 13 mars 2020[9], qui abroge la première.

Le , le Conseil fédéral déclare l'état de « situation extraordinaire » (article 7 de la loi sur les épidémies) et a mis à jour son ordonnance avec de nouvelles mesures, dont la fermeture des commerces non essentiels (y compris restaurants et établissements de loisirs) et le déploiement renforcé de l'armée :

  • Ordonnance 2 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (Covid-19) du 13 mars 2020 (modifiée les 16, 17, 19, 21, 25, 26 et 28 mars ainsi que le 2 avril 2020)[9].

Économie

Cours du Swiss Market Index (SMI) depuis le début de l'épidémie ( - ).

L'épidémie du coronavirus affecte fortement l'économie mondiale et les marchés financiers, les cours boursiers vivant leurs pires semaines depuis la crise de 2008, la Suisse n'étant pas épargnée par ce phénomène[132],[6].

D'autres secteurs subissent aussi des ralentissements, le président de Gastrosuisse annonçant le 6 mars notamment que certaines entreprises actives de l'hôtellerie et la gastronomie engrangent des pertes entre 60 % et 80 %[133]. Des centaines d'entreprises actives dans l'industrie des machines ont, de leur côté, déjà demandé le chômage partiel[134].

Les compagnies aériennes sont, elles aussi, durement touchées ; SWISS a annoncé une réduction massive de ses vols, jusqu'à 50 %. Les importants plans de développement de la compagnie sont gelés, dont l'ouverture d'une nouvelle ligne en direction de Washington DC et l'embauche de 1 000 personnes[135].

Le , la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) a estimé que les exportations suisses, la chimie en particulier, seraient impactés à hauteur d'un milliard de dollars du seul fait du décrochage des exportations chinoises de composants clés en février 2020. Le 6 mars, le média financier Bloomberg LP avançait une récession possible des États-Unis, de l'Europe et du Japon, l’épidémie pouvant coûter 2 700 milliards de dollars à l'économie mondiale, soit l'équivalent du PIB annuel du Royaume-Uni[136].

Le , une réunion avec différents acteurs économiques et partenaires sociaux est organisée par le conseiller fédéral Guy Parmelin, chef du Département fédéral de l'économie, de la formation et de la recherche, qui qualifie la situation de « sérieuse »[6].

Le , l'indice SMI de la bourse de Zurich enregistre une baisse de 4 %. Depuis l'annonce des premiers cas en Chine, le SMI a perdu de plus de 8 %. Valeur refuge, le franc suisse ne cesse de prendre de la valeur pour se rapprocher des 1,05 CHF pour 1 euro, ce qui est problématique pour l'économie suisse, fortement dépendante des exportations[136]. La Banque nationale suisse continue alors sa politique de stabilisation du franc, en achetant massivement des devises sur le marché[137].

Réactions à l'annonce des mesures

Les marchés de fruits et légumes n'ayant pas bénéficié de la même exception de fermeture que les magasins d'alimentations (articles 6.2a et 6.3a de la loi sur les épidémies (LEp)[9], des agriculteurs ont exprimé leurs interrogations et leur inquiétude[138],[139].

Transport

Les décisions des autorités: la fermeture des frontières en Suisse ainsi que dans d'autres pays; la fermeture des domaines skiables et des hôtels; ainsi que les recommandations d'éviter les transports publics ainsi que de recourir au télétravail ont eu d'importantes répercussions sur la fréquentation des avions, des trains, des bus et des autoroutes.

Fermeture des frontières

Dès le 16 mars, l'entrée en Suisse depuis les pays voisins que sont l'Italie, la France, l'Allemagne, l'Autriche ainsi que depuis l'Espagne, depuis le 18 mars, n'est plus autorisée. Sont explicitement interdites les visites touristiques ainsi que l'immigration. L'octroi de visa Schengen est suspendue pour une durée de 3 mois. Seuls les ressortissants suisses, les ressortissants du Liechtenstein, les personnes ayant un permis de séjour ainsi que pour les personnes qui doivent voyager en Suisse pour des raisons professionnelles (frontaliers) sont autorisés à entrer sur le territoire. Le transit et le transport de marchandises, ainsi que le transit dans les aéroports restent autorisés. Le contrôle est effectué aux douanes routières ainsi que dans les aéroports[140],[141]. De nombreuses douanes ont été fermées afin de canaliser le trafic vers les douanes principales, et des embouteillages se forment devant celles-ci. Des voies prioritaires ont été aménagées pour les frontaliers travaillant dans le domaine de la santé[142].

Baisse du trafic aérien

Le 20 mars, quatre jours après l'instauration de l'état d'urgence, la fréquentation de l'aéroport international de Genève a momentanément augmenté, en raison des départs causés par la fermeture avancée des domaines skiables[143].

Trois jours plus tard, la fréquentation de l'aéroport de Genève n'est plus que de 10 % de ses capacités, et continue de baisser. Deux vols sur trois sont annulés. La compagnie EasyJet Switzerland, qui opère 45 % des vols au départ de Genève, a immobilisé une partie de sa flotte. Il en va de même pour SWISS, qui a diminué son activité de 80 %. L'aéroport de Genève, qui en temps normal opère plus de 100 vols par jour, a opéré seulement 15 vols le dimanche 22 mars. Les vols d'affaires sont en augmentation et les demandes proviennent principalement de nouveaux clients. Parmi les clients, il y a des étudiants chinois qui rentrent au pays où la situation sanitaire s'est améliorée[144].

Le 23 mars, jour de son 15e anniversaire, la compagnie SWISS est presque à l'arrêt. Sur 89 avions, seuls 6 sont encore en activité[145]. Le 2 avril, Easyjet annoncent qu'ils immobilisent tous leurs avions jusqu'à nouvel ordre[146].

Vols de rapatriements

Le gouvernent recommande aux ressortissants suisses en voyage dans le monde de rentrer immédiatement au pays en vue d'éviter d'être bloqué par la fermeture des aéroports. Le 20 mars, plus de 7 000 personnes sont bloquées, notamment au Maroc, au Costa Rica, en Colombie et au Pérou. Les ambassades négocient des vols charters de rapatriement avec les pays hôtes et les compagnies Easyjet, Swiss et Edelweiss Air[147],[148].

Réduction de la cadence des trains et des bus

L'Office fédéral des transports reconnait que les transports publics - en particulier quand ils sont bondés - favorisent la propagation des virus. Il recommande à la population d'éviter de se servir des transports publics et de privilégier, dans la mesure du possible, la marche ou le vélo. Il recommande également aux employeurs de recourir au télétravail en vue de diminuer le nombre de pendulaires[149].

Les mesures prises par les autorités ont entraîné une baisse de fréquentation des trains. Le 15 mars, avant l'instauration de l'état d'urgence, la fréquentation a déjà diminué de 50 % et devrait continuer de baisser. Les principales compagnies nationales que sont les Chemins de fer fédéraux suisses et CarPostal s'adaptent au changement en réduisent progressivement le nombre et la cadence des trains et des bus. Les liaisons internationales sont supprimées - les trains s'arrêtent à la frontière. La longueur des trains n'est pas modifiée, en vue de permettre aux passagers de respecter la distance minimale prescrite par le Conseil fédéral. Les CFF envisagent des convois supplémentaires pour les marchandises[150]. Quelques jours plus tard, la fréquentation de certains trains a diminué de plus de 80 %[151].

Le nombre et la cadence des bus urbains a également été adaptée. En ville de Lausanne, la cadence a été réduite sur toutes les lignes urbaines sauf la ligne M2 qui dessert le Centre hospitalier universitaire vaudois[152].

Qualité de l'air

Sur la base des résultats de stations de mesures en Suisse, le Laboratoire fédéral d'essai des matériaux et de recherche (EMPA) a comparé les taux de pollution de l'air par des oxydes d'azote (NOx) avant, en période de transition et pendant les mesures de confinement. Les premières observations montrent une chute de la pollution dès le 17 mars. L'étude est en cours[153].

Sport

Dans le cadre de la décision prise par la Confédération le 28 février d'interdire les manifestations de plus de 1 000 personnes, puis celle du 13 mars d'interdire les manifestations de plus de 100 personnes, de nombreux événements sportifs ont été annulés, reportés ou encore suspendus en Suisse ou à l'étranger[154].

Le , l'Association suisse de football (ASF) décide de suspendre ses championnats jusqu'au [155]. Le , l'ASF suspend tous les matchs de football de toutes les catégories et de toutes les catégories d'âge[156]. Les championnats de Super League et de Challenge League sont suspendus jusqu'à au moins fin avril avec comme objectif de terminer la saison d'ici l'été. Du 23 au 30 mars l'équipe de Suisse devait participer à un tournoi amical au Qatar, avec des matches contre la Belgique et la Croatie, qui a été annulé.

Le , une assemblée extraordinaire de la National League de hockey décide de suspendre ses matchs jusqu'au [157],[158]. Au , les playoffs de National League et de Swiss League sont annulés. Cette saison ne verra pas le titre de champion de Suisse attribué et il n'y aura aucune relégation ni aucune promotion. Tous les championnats de hockey (MySports League, ligue féminine, relève, seniors) sont également annulés.

En athlétisme, les championnats suisses de cross prévus le sont annulés[159], tout comme les championnats suisses de semi-marathon prévus le . La course de Chiètres, les 20 km de Lausanne et le Grand Prix de Berne entre autres sont annulés[160]. Le marathon de Zurich qui devait accueillir les championnats suisses de marathon est reporté[161] et les championnats sont annulés. Le , la Fédération suisse d'athlétisme décide d'annuler tous les meetings et toutes les manifestations prévus en mars et en avril[162]. Les championnats suisses d'athlétisme prévus les 26 et à Bellinzone sont repoussés à une date ultérieure[163].

Le , la SwissBasketball décide de l'annulation des matchs de LNA et LNB messieurs, et LNA et LNB dames de la saison 2019-2020. Le titre de champion de Suisse sera peut-être attribué. L'arrêt des compétitions concerne également les Coupes de Suisse messieurs et dames, les championnats des juniors CSJ, U13, U15, U17 et U20 filles et garçons. La fédération de basket demande également à ses clubs d'annuler tous leurs tournois, leurs matches et leurs entraînements[164],[165]. Le même jour, la fédération suisse de volleyball décide de l'annulation des championnats de LNA dames et messieurs, LNB dames et messieurs, 1re ligue, ligues régionales et juniors. L'attribution éventuelle des titres de champion de Suisse et de la Coupe de Suisse, dont les finales sont également annulées, doit encore être discutée[166]. La Fédération suisse de handball a décidé de l'arrêt de tous les championnats de handball dès le . Les finales de la Coupe de Suisse sont annulées[167]. La Fédération suisse de natation annule les championnats de Suisse en grand bassin, prévus aux Vernets à Genève du 2 au 5 avril. En badminton, les playoffs de LNA sont suspendus. Les matches de tennis de table ont été suspendu jusqu'à fin avril par Swiss Table Tennis.

Le Swiss ski décide de l'annulation des finales de la Coupe du monde de ski cross prévues le 14 mars à Veysonnaz[168] ainsi que les épreuves de Coupe du monde de ski freestyle de Silvaplana agendées les 21 et 22 mars. Au niveau national, les championnats suisses de ski alpin, qui devaient se dérouler au Val d'Anniviers du 30 mars au 5 avril 2020, et de ski de fond à Realp du 27 au 29 mars, sont annulés.

En ski-alpinisme, la Patrouille de la Maya à Saint-Martin prévue le 1er mars, le Défi des Faverges à Crans-Montana prévu le 21 mars, les Trophées du Muveran prévu le 5 avril, sont annulés. Le 13 mars, le commandement de la Patrouille des glaciers, prévue du 27 avril au 3 mai, décide de son annulation[169].

La grande finale du Freeride World Tour, l’Xtreme de Verbier, qui devait se dérouler entre le 31 mars et le 8 avril, est annulée[170].

Le , est annoncé l'annulation de l'édition 2020 du Tour de Romandie. Auparavant l'Union cycliste internationale (UCI) avait décidé de suspendre toutes les épreuves « dans les territoires identifiés à risque par l'Organisation mondiale de la santé ». Le parcours de l'édition 2020 sera si possible reprise en 2021[171].

Le , est annoncée l'annulation de l'édition 2020 du Tournoi de tennis de Genève qui devait se dérouler de 16 au [172].

Le 21 mars, les Championnats du monde de hockey sur glace qui devait se dérouler en Suisse durant le mois de mai sont officiellement annulés.

Le , est annoncée l'annulation de l'édition 2020 du Tour de Suisse, une première depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale[173].

Politique

Le , les Chambres fédérales ont pris la décision d'interrompre la session parlementaire de printemps[174].

Le , le Conseil fédéral annonce le report des votations fédérales et cantonales du . D'ici la fin du mois de mai, il décidera l'éventuelle inscription des objets soumis à votation au prochain scrutin fédéral, le 27 septembre[175]. Les récoltes de signatures pour les différentes initiatives populaires sont également suspendues[175],[176].

Le , les bureaux des deux chambres du Parlement ont annoncé une session extraordinaire, consacré aux défis de la pandémie. La session extraordiaire aura lieu entre le 4 et le 8 mai 2020[177].

Notes et références

Notes

  1. Y compris le Liechtenstein.

Références

(de) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en allemand intitulé « COVID-19-Fälle in der Schweiz und Liechtenstein » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d e f g h i et j [PDF]Office fédéral de la santé publique, Unité de direction Santé publique, « Maladie à coronavirus 2019 (Covid-19) - Rapport sur la situation épidémiologique en Suisse et dans la Principauté de Liechtenstein », sur bag.admin.ch (consulté le 21 mars 2020)
  2. « L'OMS qualifie désormais l'épidémie de Covid-19 de «pandémie»: les nouvelles du 11 mars », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2020)
  3. « L'OMS classe officiellement le Covid-19 comme pandémie », RTS Info,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2020)
  4. « L'Europe est désormais "à l'épicentre" de la pandémie de Covid-19, dit l'OMS », RTS Info,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2020)
  5. a b et c « Un premier décès lié au coronavirus enregistré en Suisse, dans le canton de Vaud », sur rts.ch, (consulté le 5 mars 2020)
  6. a b c et d « Table ronde de Guy Parmelin sur les répercussions économiques », RTS Info,‎ (lire en ligne, consulté le 6 mars 2020)
  7. « Pas de fermeture de frontière entre la Suisse et la France pour l'instant », L'Est républicain,‎ (lire en ligne).
  8. Stéphanie Schmidt, « Coronavirus : la Suisse décrète l’état de nécessité dans l'ensemble du pays », sur Trust My Science, (consulté le 13 mars 2020)
  9. a b c d et e Ordonnance 2 du 13 mars 2020 sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19), RS 818.101.24 (page consultée le 17 mars 2020).
  10. « Les entreprises s'arment face au coronavirus », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2020).
  11. Dimitri Mathey, « Coronavirus: les Suisses évacués de Chine ont atterri près de Marseille », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2020)
  12. « Cinq Suisses sont rapatriés de Chine », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2020)
  13. « Suisses en quarantaine et lieux publics fermés en Italie à cause du coronavirus », sur rts.ch, RTS Info, (consulté le 19 mars 2020)
  14. « Coronavirus: la Suisse ne prend pas de mesures supplémentaires, mais le Tessin tremble », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2020)
  15. RTS Info, « Ecoles postobligatoires, cinémas et théâtres fermés au Tessin, bistrots en sursis », sur rts.ch, (consulté le 15 mars 2020).
  16. « Coronavirus: la Suisse entière en état d'urgence jusqu'au 19 avril », Agefi,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  17. « Le DFAE rappelle qu'il n'existe pas de droit au rapatriement en Suisse », sur rts.ch, RTS Info, (consulté le 19 mars 2020)
  18. Office fédéral de la santé publique, « Nouveau coronavirus : Situation en Suisse et à l’étranger », sur bag.admin.ch (consulté en 1 avril 2020 à 14h00).
  19. OFSP, « Nouveau coronavirus : Voici comment nous protéger », sur www.bag.admin.ch (consulté le 15 mars 2020)
  20. « Le Tessin a enregistré le premier cas de coronavirus en Suisse », RTS Info,‎ (lire en ligne)
  21. Bayron Schwyn et Nicolas Willemin, « Coronavirus: une crèche neuchâteloise fermée après des cas suspects », ArcInfo,‎ (lire en ligne)
  22. « Huit cas de coronavirus en Suisse, dont deux malades en Suisse romande », sur rts.ch, (consulté le 28 février 2020)
  23. « Neuf cas détectés, dont un dans le canton de Vaud », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 16 mars 2020)
  24. « Coronavirus: toutes les nouvelles du vendredi 28 février », La Côte,‎ 28 février 2020, 9h49 (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  25. « Valais: un premier cas de coronavirus détecté », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  26. Dimitri Mathey, « Coronavirus: le patient valaisan aurait été contaminé sur son lieu de travail », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  27. « Un premier cas de coronavirus décelé dans le canton de Berne », La Liberté,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  28. « Bienne: 45 élèves en quarantaine dans un lycée technique », La Liberté,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  29. a b et c Deux nouveaux cas de coronavirus annoncés dans le canton de Genève, , Radio télévision suisse.
  30. Nouveau coronavirus - Situation actuelle en Suisse, , Office fédéral de la santé publique OFSP
  31. « Un premier cas de coronavirus en Gruyère », La Gruyère,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  32. (de) SRF, « Spreitenbach: Ein ganzer Kindergarten muss in Quarantäne », sur srf.ch, (consulté le 17 mars 2020)
  33. Lea Gloor et Nicolas Willemin, « Un premier cas de coronavirus dans le canton de Neuchâtel », ArcInfo,‎ (lire en ligne)
  34. a et b « Une dizaine de nouveaux cas de Covid-19 annoncés en Suisse », La Liberté,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  35. « Mesures renforcées contre le Covid-19 et nouveaux événements annulés », sur rts.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  36. « Coronavirus: le nombre de personnes infectées en Suisse se porte à 37, douze cantons touchés », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  37. (de) Canton de Schwytz, « Coronavirus: Drei bestätigte Fälle im Kanton Schwyz » [PDF], sur sz.ch, (consulté le 17 mars 2020)
  38. a et b « Coronavirus: un cas confirmé dans le canton de Saint-Gall », Agefi,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  39. Radio télévision suisse, « La situation sur le front du Covid-19 est sérieuse, estime l'OFSP », sur rts.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  40. « Plusieurs nouveaux cas d'infection dans le canton de Vaud », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 17 mars 2020)
  41. RTS Info, « La première victime du coronavirus souffrait de problèmes respiratoires », sur rts.ch, (consulté le 15 mars 2020).
  42. « Direct - Coronavirus », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2020)
  43. (de) « New coronavirus », sur bag.admin.ch (consulté le 11 mars 2020)
  44. (de) « Erster Corona-Fall in Obwalden », sur luzernerzeitung.ch, Luzerner Zeitung, (consulté le 15 mars 2020)
  45. a b c d e f g h et i OFSP, « Nouveau coronavirus : Situation en Suisse et à l’étranger - Situation en Suisse », sur bag.admin.ch (consulté le 15 mars 2020).
  46. Alain Berset: «Aucun cas» de coronavirus identifié en Suisse, Le Temps (quotidien suisse), 24 février 2020
  47. « Propagation du Covid-19 en Suisse: trois morts et près de 500 cas », La Liberté,‎ (lire en ligne, consulté le 15 mars 2020).
  48. « RS 818.101 Loi fédérale du 28 septembre 2012 sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme (Loi sur les épidémies, LEp) », sur www.admin.ch (consulté le 15 mars 2020)
  49. ChF, « Droits politiques », sur www.bk.admin.ch (consulté le 15 mars 2020)
  50. a et b RTS Info, « Les manifestations d'ampleur interdites en Suisse en raison du coronavirus », sur rts.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  51. « Coronavirus : le Conseil fédéral interdit les grandes manifestations », sur www.admin.ch (consulté le 28 février 2020)
  52. Nouveau coronavirus - Interdiction des grandes manifestations : explications, , Office fédéral de la santé publique OFSP
  53. Nouveau coronavirus: Critères d’application de l’interdiction de manifestations, Conférence des directrices et directeurs cantonaux de la santé, 5 mars 2020
  54. RTS Info, « Écoles fermées, réunions de plus de 100 personnes interdites: le suivi en direct des nouvelles mesures », sur rtsinfo.ch, (consulté le 13 mars 2020).
  55. Boris Busslinger, « Contre le coronavirus, la discipline suisse », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 21 mars 2020)
  56. Neuf postes-frontières fermés au Tessin à cause du Covid-19, 11 mars. 2020, La Liberté.
  57. Mise en place des contrôles aux frontières prévus dans l’accord de Schengen, 15h31, 13 mars 2020, Le suivi de l'épidémie de coronavirus, Radio télévision suisse.
  58. a et b Coronavirus : le Conseil fédéral qualifie la situation de « situation extraordinaire » et renforce les mesures, Chancellerie fédérale (Suisse), 16 mars 2020
  59. « EN DIRECT - Coronavirus: Près de 11’000 personnes refoulées aux frontières », Le Nouvelliste,‎ 19 mars 2020, 16h46 (lire en ligne, consulté le 19 mars 2020)
  60. « Écoles fermées, réunions de plus de 100 personnes interdites: la Suisse durcit ses mesures », sur rts.ch/info, .
  61. « Sondage SSR sur les mesures de restriction de liberté prises par le Conseil Fédéral: réaction de Laurent Kurth - Radio », sur Play RTS (consulté le 24 mars 2020)
  62. Anouch Seydtaghia, « Swisscom aidera la Confédération à détecter les attroupements via les téléphones », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 25 mars 2020)
  63. Armée suisse, « Information du Médecin en chef de l'armée au personnel du DDPS concernant COVID-19 », sur vtg.admin.ch, (consulté le 18 mars 2020)
  64. Armée suisse, « COVID-19 : l’armée prête à apporter son appui », sur vtg.admin.ch, (consulté le 18 mars 2020)
  65. Armée suisse, « Premier cas d’infection au coronavirus à l’armée », sur vtg.admin.ch, (consulté le 18 mars 2020)
  66. Armée suisse, « Coronavirus: Soutien de l'armée par l'intermédiaire du service d'appui », sur vtg.admin.ch, (consulté le 18 mars 2020)
  67. a b c et d Radio télévision suisse, « L'armée déployée dès lundi pour soutenir les hôpitaux face au Covid-19 », (consulté le 15 mars 2020)
  68. a b et c « L'armée va se déployer dès lundi en Suisse », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2020)
  69. Armée suisse, « Engagement de l’armée CORONA 20 : élargissement de l’aide apportée au canton du Tessin », sur vtg.admin.ch, (consulté le 18 mars 2020)
  70. a et b Armée suisse, « Bataillon d'hôpital 5 », sur vtg.admin.ch (consulté le 15 mars 2020)
  71. Armée suisse, « L'armée stoppe le recrutement dans toute la Suisse », sur vtg.admin.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  72. Armée suisse, « L'armée a pris des mesures contre le coronavirus », sur vtg.admin.ch, (consulté le 18 mars 2020)
  73. Armée suisse, « Brigade logistique 1 », sur vtg.admin.ch (consulté le 18 mars 2020)
  74. a et b Confédération suisse, « Coronavirus : le Conseil fédéral qualifie la situation de « situation extraordinaire » et renforce les mesures », sur admin.ch, (consulté le 18 mars 2020)
  75. a b c d e et f Dimitri Mathey, « Coronavirus: l’armée suisse va acheter 900 respirateurs dans les prochains jours », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 19 mars 2020)
  76. Radio télévision suisse, « Militaires et civilistes font front commun pour renforcer les hôpitaux », sur rts.ch (consulté le 26 mars 2020)
  77. DEFR, « Informations sur le Coronavirus », sur admin.ch (consulté le 26 mars 2020)
  78. (it) Ente Ospedaliero Cantonale (EOC), « Ospedali e Istituti », sur eoc.ch (consulté le 15 mars 2020)
  79. « Plus de 200 cas de coronavirus en Suisse, annonce le Conseil fédéral », sur rts.ch, (consulté le 7 mars 2020)
  80. RTS Info, « Près de 50 nouveaux cas de coronavirus en Suisse en 24 heures », sur rts.ch, (consulté le 7 mars 2020).
  81. a et b RTS Info, « Au Tessin, fermeture des cafés et des commerces non-alimentaires », sur rts.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  82. Jérôme Cachin, « Tous les patients atteints sont transférés à Locarno », 24 heures,‎ (lire en ligne, consulté le 15 mars 2020).
  83. Lorraine Fasler, « Coronavirus: manifestations de plus de 100 personnes interdites à Genève », sur Tribune de Genève, (consulté le 11 mars 2020).
  84. « Genève: manifestations limitées à 100 personnes au maximum », sur laliberte.ch, La Liberté, (consulté le 11 mars 2020)
  85. a et b Sébastien Telley, « Le Conseil d’Etat place le canton en « état de nécessité » », sur radiolac.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  86. « La stratégie de Genève pour combattre le coronavirus », sur tdg.ch, Tribune de Genève, (consulté le 11 mars 2020)
  87. « Genève : le médecin cantonal testé positif au coronavirus », sur tdg.ch, Tribune de Genève, (consulté le 17 mars 2020)
  88. « Sur fond d'épidémie et d'inquiétude, les TPG rabotent leur réseau », sur tdg.ch, Tribune de Genève, (consulté le 19 mars 2020)
  89. (de) « Aargauer Veranstalter brauchen ab 150 Personen eine Bewilligung: So setzt der Kanton das Verbot des Bundes um. », sur aargauerzeitung.ch, Aargauer Zeitung, (consulté le 7 mars 2020)
  90. La Fédération des hôpitaux vaudois, fhv.ch.
  91. Jérôme Cachin, « Les 27 000 employés du Canton au travail pendant l'épidémie », 24 heures,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2020).
  92. Le Conseil d’État (Vaud) prend des mesures urgentes de protection de la population, canton de Vaud, 13 mars 2013
  93. Liste des manifestations annulées ou reportées – état de situation : lundi 02.03.2020 à 16h00, Hotline et Informations sur le Coronavirus, État de Vaud
  94. Stéphane Gobbo, Le Cully Jazz annule sa 38e édition et craint une possible faillite, 9 mars 2020, Le Temps.
  95. Listes des hôpitaux, Direction de la santé, des affaires sociales et de l’intégration, Canton de Berne.
  96. (de) « Der Kanton Bern greift besonders hart durch. », sur srf.ch, Schweizer Radio und Fernsehen, (consulté le 7 mars 2020)
  97. Service de la santé publique, Canton du Valais, « Hôpitaux et cliniques », sur vs.ch (consulté le 15 mars 2020)
  98. Romain Carrupt, « Le médecin pense que j’ai été contaminé ce week-end : La réaction de Frédéric Favre testé positif au coronavirus », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne)
  99. Stéphane Gobbo, « Le FIFF ne s’avoue pas vaincu et dévoile une édition « 34 et demi » », Le temps,‎ (lire en ligne, consulté le 12 mars 2020).
  100. a b et c État de Fribourg, « Covid-19 : le Conseil d’État édite une directive et renforce sa stratégie sanitaire », sur fr.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  101. Service de la santé publique, République et canton de Neuchâtel, « Réseau hospitalier neuchâtelois », sur ne.ch (consulté le 15 mars 2020)
  102. RTN, « Les écoles et les crèches neuchâteloises ferment jusqu’au 30 avril », sur rtn.ch, (consulté le 17 mars 2020)
  103. RTN, « Neuchâtel aussi en état d'urgence », sur rtn.ch, (consulté le 17 mars 2020)
  104. Service de la santé publique (SSA), République et canton du Jura, « Etablissements hospitaliers », sur jura.ch (consulté le 15 mars 2020)
  105. La Liberté, « Les Grisons ferment à leur tour commerces et restaurants », sur liberte.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  106. RTS Info, « Le canton de Neuchâtel ordonne aussi la fermeture des commerces non-alimentaires », sur rts.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  107. (de) « Nidwalden verbietet Anlässe mit mehr als 200 Personen. », sur luzernerzeitung.ch, Nidwaldner Zeitung, (consulté le 7 mars 2020)
  108. « Gollion: 350 membres de la protection civile à pied d’œuvre », La Côte,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2020)
  109. Gregory Cassaz et Sabine Papilloud, « Un parcours spécial coronavirus mis en place à l’Hôpital du Valais », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2020)
  110. a et b Jean-Yves Gabbud et Gregory Cassaz, « Coronavirus: du désinfectant pour les mains à prix coûtant dès mardi en Valais », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 21 mars 2020)
  111. (en) Organisation mondiale de la santé (OMS), « Coronavirus disease (COVID-2019) situation reports », sur who.int (consulté le 7 mars 2020).
  112. (de) « Schweiz: Ärzte melden Corona-Fälle per Fax », Tages-Anzeiger (consulté le 21 mars 2020)
  113. (de) Adrienne Fichter, « Die Zahl der Todesfälle haben wir aus Wikipedia entnommen », Republik ,‎ (lire en ligne)
  114. Steven Wagner, « Les lacunes aberrantes de la collecte de données à l’OFSP », sur ICT Journal, (consulté le 21 mars 2020)
  115. Quel est l'âge et le sexe des victimes en Suisse ?, 24 Heures (Suisse), 27 mars 2020
  116. a b et c « COVID-19 Information Switzerland », sur www.corona-data.ch (consulté le 30 mars 2020)
  117. « L’informaticien qui défie la Berne officielle », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  118. a et b corona-data.ch, « coronavirus donnés en Suiise par Canton », sur www.corona-data.ch (consulté le 31 mars 2020)
  119. a et b www.24heures.ch, 24 Heures (Suisse), 2 avril 2020
  120. a b c et d worldometers.info, worldometers.info, 2 avril 2020
  121. Rédaction NXP - 24 Heures, « Cas d'infection au Sars-CoV-2 en Suisse », sur 24heures.ch (consulté le 21 mars 2020)
  122. OFSP, « Division Maladies transmissibles », sur www.bag.admin.ch (consulté le 3 avril 2020)
  123. Daniel Koch, « Monsieur coronavirus" à la Confédération », sur radiosregionales.ch,
  124. Valérie Hauert, « Comment les hôpitaux suisses se préparent à faire face au coronavirus », RTS Info,‎ (lire en ligne)
  125. Armée suisse, « Engagement de l’armée CORONA 20 : élargissement de l’aide apportée au canton du Tessin », sur vtg.admin.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  126. « On enlève toute protection au personnel soignant », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mars 2020)
  127. « Les hôpitaux suisses doivent annoncer leurs places en soins intensifs », sur Agefi, .
  128. « Firmenich va offrir 20 tonnes de gel aux HUG », 20 Minutes,‎ (lire en ligne)
  129. Loi fédérale du 28 septembre 2012 sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme (Loi sur les épidémies, LEp), État le 1er janvier 2017, RS 818.101 (page consultée le 14 mars 2020).
  130. [PDF] Message du 3 décembre 2010 concernant la révision de la loi fédérale sur la lutte contre les maladies transmissibles de l’homme 10.107, FF 2011 291, (page consultée le 30 mars 2020).
  131. Ordonnance sur les mesures destinées à lutter contre le coronavirus (COVID-19) du 28 février 2020 (page consultée le 14 mars 2020).
  132. « Les bourses américaines connaissent leur pire semaine depuis 2008 », lapresse.ca,‎ (lire en ligne, consulté le 6 mars 2020)
  133. Swissinfo, « L'économie suisse est affectée par le coronavirus. Les entreprises ont recours au chômage partiel et demandent une aide. », sur swissinfo.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  134. « L'économie suisse est affectée par le coronavirus. Les entreprises ont recours au chômage partiel et demandent une aide. », sur Play RTS, (consulté le 15 mars 2020)
  135. RTS Info, « Swiss gèle ses 1000 engagements en raison de l'épidémie de coronavirus », sur rtsinfo.ch, (consulté le 15 mars 2020).
  136. a et b Pierre-Alexandre Sallier, « La Bourse plonge, craignant une récession liée au Covid-19 », Tribune de Genève,‎ (lire en ligne, consulté le 7 mars 2020)
  137. Mathilde Farine, « Fâcher Washington, le ‹ cadet des soucis › de la BNS », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 18 mars 2020)
  138. Maxime Kissou, « Les marchés à l'arrêt », Le Courrier,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  139. Chams Iaz, « Les supermarchés poursuivent leurs activités au détriment des marchés », Le temps,‎ (lire en ligne, consulté le 18 mars 2020).
  140. Le Conseil fédéral, « Coronavirus : La Suisse étend les contrôles aux frontières et n’octroie plus de visas jusqu’à nouvel ordre », (consulté le 30 mars 2020)
  141. Secrétariat d'Etat aux migrations, « FAQ refus d'entrée »
  142. « Les frontaliers de la santé ont leur propre douane », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 28 mars 2020)
  143. « Cointrin limite plus sévèrement l’accès à sa plateforme », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  144. « Deux tiers de vols en moins à Genève Aéroport », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  145. « Le grounding a commencé, Berne doit sauver Swiss », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  146. Easyjet, « Les vols Easyjet sont cloués au sol jusqu’à nouvel ordre »
  147. « Coronavirus: la course contre la montre des Suisses bloqués à l’étranger », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  148. « Le DFAE rapatrie des touristes d'Amérique latine », 24 Heures,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  149. Office fédéral des transports, « Le coronavirus et les transports publics », (consulté le 30 mars 2020)
  150. « Coronavirus, Les CFF et CarPostal vont réduire leurs prestations », Le Matin,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  151. « Coronavirus: le point sur l’offre de transports publics en Valais », Le Nouvelliste,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mars 2020)
  152. Transports publics de la région lausannoise (TL), « Coronavirus : la santé est la priorité absolue des tl », (consulté le 30 mars 2020)
  153. « Empa - Air Pollution / Environmental Technology - COVID-19 », sur www.empa.ch (consulté le 9 avril 2020)
  154. RTS Sport, « Coronavirus: le sport à l'arrêt, petit état des lieux », sur rts.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  155. « Suisse: la SFL suspend les championnats jusqu'au 23 mars », sur laliberte.ch, La Liberté, (consulté le 7 mars 2020)
  156. « Coronavirus: toutes les nouvelles du vendredi 13 mars », sur www.arcinfo.ch, (consulté le 15 mars 2020)
  157. « National League/Swiss League: pas de matches avant le 17 mars », sur rts.ch, Radio télévision suisse - Sport, (consulté le 7 mars 2020)
  158. « Face au virus, le sport en ordre dispersé », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le 7 mars 2020)
  159. « CS de cross : annulés », sur www.swiss-athletics.ch, (consulté le 23 mars 2020)
  160. « Courses pédestres: plus de 70 courses pédestres annulées | Promosports », sur promosports.ch, (consulté le 23 mars 2020)
  161. (de) « Information zum Coronavirus | ZüriLaufCup 2020 », sur zuerilaufcup.ch (consulté le 23 mars 2020)
  162. « Mesures face au coronavirus : les conséquences pour l’athlétisme suisse », sur www.swiss-athletics.ch, (consulté le 23 mars 2020)
  163. « Les CS élite de Bellinzona sont repoussés », sur swiss-athletics.ch, (consulté le 8 avril 2020)
  164. « Coronavirus - Situation au 12.03.2020 », sur swiss.basketball, (consulté le 16 mars 2020)
  165. Hugo Da Custodia, « Coronavirus: le basket suisse bientôt à l'arrêt », sur rhonefm.ch, Rhône FM, (consulté le 16 mars 2020)
  166. « Annulation totale des championnats pour les volleyeurs et les volleyeuses », sur arcinfo.ch, ArcInfo, (consulté le 16 mars 2020)
  167. « Le championnat de handball est annulé dès maintenant », sur handball.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  168. RTS Sport, « Skicross: les finales à Veysonnaz annulées », sur rts.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  169. Commandant de la Patrouille des Glaciers - Armée suisse, « La Patrouille des Glaciers 2020 est annulée » [PDF], sur pdg.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  170. Gregory Cassaz, « L’Xtreme de Verbier, qui devait célébrer sa 25e édition fin mars, n’aura pas lieu. », sur lenouvelliste.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  171. « Cyclisme: édition 2020 du Tour de Romandie annulée », sur rts.ch, RTS - Sport, (consulté le 17 mars 2020)
  172. « Le Geneva Open 2020 officiellement annulé », sur www.tdg.ch, (consulté le 3 avril 2020)
  173. « Pas de Tour de Suisse en 2020! », sur tourdesuisse.ch, (consulté le 7 avril 2020)
  174. RTS Info, « Reports et retards: les conséquences de l'arrêt de la session parlementaire », sur rts.ch, (consulté le 16 mars 2020)
  175. a et b Yan Pauchard et Bernard Wuthrich, « La démocratie suisse se met en mode pause », Le Temps,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mars 2020)
  176. Ordonnance du 20 mars 2020 sur la suspension des délais applicables aux initiatives populaires fédérales et aux demandes de référendum au niveau fédéral, RS 161.16
  177. RTS Info, « Le parlement tiendra une session extraordinaire à Bernexpo », sur parlement.ch, (consulté le 7 avril 2020)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes