Pandémie de Covid-19 en Corée du Sud

Pandémie de maladie à coronavirus de 2020 en Corée du Sud
COVID-19 Outbreak Cases in South Korea (Density).svg
Provinces touchées par le virus. Cas confirmés :
  • 1 à 9
  • 10 à 99
  • 100 à 499
  • 500 à 999
  • 1000 à 9999
Maladie
Agent infectieux
Localisation
Coordonnées
36° N, 128° E
Date d'arrivée
Depuis le (2 mois et 11 jours)
Site web
Bilan
Cas confirmés
9 661 ()[1]
Morts
158 ()[1]

La pandémie de maladie à coronavirus de 2020 en Corée du Sud est liée à la pandémie de COVID-19 venue de Chine à partir de . Les premiers cas confirmés viennent de personnalités s'étant rendues à Wuhan, épicentre de la contamination. La propagation prend de l'importance lors du diagnostic positif de la « patiente 31 », considérée comme un cas de superinfection, le après avoir côtoyé plus d'un millier de personnes au sein de son organisation religieuse, l'église Shincheonji de Jésus, dont elle avait participé à des rassemblements.

La gestion de la pandémie en Corée du Sud est citée comme un modèle de lutte efficace et comme la preuve de la capacité d'une démocratie à répondre à une pandémie. La stratégie du gouvernement du président sud-coréen Moon Jae-in consiste en une communication transparente par la technologie, la responsabilisation de la population, un dépistage massif de 20 000 tests par jour et un traçage complet du parcours et des contacts de chaque personne positive afin de repérer rapidement les foyers de contamination. Sans mettre en place de confinement, ces mesures permettent l'aplatissement rapide de la courbe de contamination à partir du début du mois de mars autour de 8 000 puis 9 000 cas, bien en-dessous des dizaines de milliers de l'Italie, de l'Iran, de l'Espagne, de la France et des États-Unis. Le nombre de morts est très inférieur également. Plusieurs pays comme l'Allemagne ont adopté une politique semblable à celle menée en Corée du Sud.

Les méthodes de traçage des personnes positives suscitent des interrogations sur le respect de la vie privée, notamment dans les pays occidentaux. Toutefois, la stratégie soulève très peu d'objections en Corée du Sud où la population mesure l'urgence de la situation. Le traçage est très encadré par la loi sud-coréenne. Les données sont stockées sur des serveurs extérieurs à l'État et doivent être détruites à la fin de la crise.

La contamination entraîne l'annulation ou le report d'événements tels que la rentrée scolaire, les événements sportifs et culturels, ainsi que des exercices militaires. La banque de Corée baisse sa prévision de croissance économique.

Au , le nombre de sujets recensés positifs à la maladie dans le pays s'élève à 7 869, parmi lesquels 60 morts et 333 rétablis, ce qui représente un taux de létalité de 0,76 % nettement inférieur aux 3,4 % annoncés par l'OMS.

Contexte

Plusieurs cas de pneumonie sont rapportés lors de la fin du mois de dans la ville de Wuhan du Hubei en Chine. L'origine de la pneumonie est identifiée comme venant d'un nouveau coronavirus. Le caractère hautement contagieux du virus est rapidement établi par les scientifiques et le risque d'une épidémie avec une potentielle pandémie interpelle. Les nouvelles attirent l'attention du gouvernement chinois qui sonne l'alerte, non sans être critiqué pour sa gestion de crise[2]. Lorsque la Chine sonne l'alerte, au début du mois de janvier, la Corée du Sud se prépare rapidement à une entrée du virus sur son territoire.

La Corée du Sud a connu les expériences du SRAS en 2003 et du MERS en 2015[3]. Cette dernière épidémie avait entraîné un scandale politique. Un homme d'affaires sud-coréen s'étant rendu à Bahreïn, aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite avait attrapé la maladie[3]. Il avait fallu des transferts dans trois hôpitaux différents et neuf jours pour établir le diagnostic correct[3]. L'épidémie avait eu le temps de se transmettre à 186 personnes dont 38 sont mortes de la maladie[3]. Le gouvernement de la présidente Park Geun-hye d'alors avait été vivement critiqué pour son opacité[3]. En conséquence, la Corée du Sud a revu ses méthodes de lutte contre les maladies et développé des mesures afin de pouvoir répondre à une pandémie[3].

Déroulement et chronologie

Graphique des cas confirmés cumulés en Corée du Sud :

1 000
2 000
3 000
4 000
5 000
6 000
7 000
8 000
9 000
10 000
15/01
01/02
15/02
01/03
15/03
  •   Morts
  •   Guéris
  •   Actifs

Origine et débuts (20 janvier-17 février 2020)

Le premier cas détecté de maladie à coronavirus en Corée du Sud est annoncé le  : il s'agit d'une femme chinoise de 35 ans à Incheon revenant d'un voyage à Wuhan, épicentre de l'épidémie de maladie à coronavirus en Chine[4],[5]. Le , la Corée du Sud annonce son deuxième cas : un sud-coréen de 55 ans à Séoul qui a également voyagé à Wuhan. Ces deux personnes sont guéries et libérées début février[4]. Trois autres cas sont diagnostiqués dans les jours qui suivent, tous en lien avec Wuhan et la Chine.

Le , le diagnostic d'un sud-coréen de 56 ans représente le premier cas sans lien avec Wuhan ou la Chine[6]. Il s'était rendu dans un restaurant en compagnie du troisième patient.

Malgré les consignes gouvernementales de prévention, des groupes religieux poursuivent les rassemblements comme l'Église de l'Unification qui organise le mariage de plus de 6 000 couples venus de 64 pays en présence de 30 000 spectateurs[7]. Bien que des masques soient distribués, les tenues des personnes et la tenue de l'événement lui-même sont considérés comme contraires aux consignes de prévention[7]. Le gouvernement appelle les organisations religieuses à s'associer à la prévention[7].

Au , on dénombre trente cas en Corée du Sud, dont douze guéris[8]. Une majorité d'entre eux ont voyagé à Wuhan et les autres entretiennent des liens familiaux ou amicaux avec les personnes infectées[8]. L'épidémie est alors plutôt maîtrisée[8].

Shincheonji et emballement (18 février-8 mars 2020)

Le , une membre de l'église Shincheonji de Jésus est diagnostiquée alors qu'elle présentait de la fièvre depuis le . Elle constitue la 31e personne infectée, d'où son nom de « Patiente 31 »[9]. Dans les deux dernières semaines, elle avait côtoyé 1 160 personnes lors de deux services religieux de Shincheonji, un diner dans un hôtel et des aller-retours entre l'hôpital et son domicile[8]. Son cas est suivi par une augmentation rapide des cas confirmés de maladie à coronavirus en Corée du Sud. Vingt nouveaux cas sont signalés le lendemain[10], puis cinquante-trois le surlendemain[11]. La Corée du Sud devient le plus grand foyer de propagation en dehors de Chine et du paquebot Diamond Princess au Japon le , atteignant un total de 602 cas détectés[12]. Elle devient officiellement le plus grand foyer de contamination en dehors de Chine le avec 833 cas confirmés[13]. L'augmentation du nombre de cas confirmés s'accompagne d'un intérêt accru pour la gestion de l'épidémie en Corée du Sud de la part des observateurs étrangers qui estiment que l'augmentation des chiffres démontre les capacités de la Corée du Sud à dépister le virus de façon rapide[14].

Diminution du nombre de nouveaux cas (depuis le 9 mars 2020)

Le lundi , la Corée du Sud annonce son plus faible nombre de nouveaux cas depuis les deux dernières semaines, ce chiffre étant en recul depuis les quatre derniers jours[15]. Cette annonce survient alors que la Corée du Sud vient d'être dépassée par l'Italie en tant que foyer de contamination le plus important en dehors de Chine[16]. Néanmoins, le ministre sud-coréen de la santé Park Neung-hoo estime qu'il est trop tôt pour parler d'une « amélioration »[17].

Si la diminution du nombre de nouveaux cas qui coïncide avec la fin des tests sur les membres de Shincheonji suscite de l'espoir[18], la découverte d'un nouveau foyer de propagation dans un gratte-ciel le à Séoul dans le quartier de Shindorim-dong laisse craindre un nouveau décollage de la contamination[19]. Selon les médias sud-coréens, une partie des 207 employés d'un service client d'une compagnie d'assurance à l'intérieur de l'immeuble n'aurait pas respecté la consigne de garder son masque, y compris pour répondre au téléphone[19]. La fin du ralentissement du nombre de nouveaux cas se confirme temporairement le lendemain avec 242 nouveau cas le matin du contre 35 la veille[20]. Néanmoins, les nouvelles s'améliorent. Le , le nombre de rétablis l'emporte sur le nombre de nouveaux cas pour la première fois, ce que les médias coréens désignent par les termes de « croix dorée »[21],[22]. Du 14 au , le nombre de nouveaux cas descend en dessous de cent pendant quatre jours consécutifs[23],[24]. Le 23 mars, le KCDC annonce 62 nouvelles infections, soit le plus faible total en Corée du Sud depuis un mois[25].

Des cas importés de l'étranger commencent à s'observer à partir de la fin du mois de mars, ce qui soulève la question d'un durcissement des mesures de prévention pour les voyageurs venant des États-Unis comme celles déjà en vigueur pour l'Europe[26]. Le 25 mars, la Corée du Sud annonce que les voyageurs en provenance des États-Unis doivent passer deux semaines de confinement comme plusieurs pays européens[27]. Le , la Corée du Sud atteint un taux de guérison supérieur à 50 % par rapport au nombre total de cas détectés[28]. En revanche, l'augmentation du taux de décès à 1,52 % suscite la prudence, de même que celui des plus de 80 ans monté à 16,2 %[28]. Ces chiffres restent néanmoins nettement inférieurs à ceux d'une majorité d'autres pays foyers de contamination[28].

En parallèle à ces diminutions, la population coréenne commence à reprendre l'habitude de se réunir et porte moins le masque. Le gouvernement sud-coréen exhorte sa population à continuer de respecter les règles, rappelant que le combat est loin d'être terminé.

Prévention et gestion

Dépistage massif et traçage technologique

Contrairement à la Chine, à l'Italie ou à l'Espagne, la Corée du Sud ne met pas en place de quarantaine ni de confinement mais mise sur un dépistage de masse, une communication transparente et sur la responsabilisation de la population[29]. Le pays organise un maillage de 633 sites de test et de plus d'une centaine de laboratoires de dépistage[30]. Les déplacements de chaque personne infectée sont retracés afin d'identifier les personnes s'étant retrouvées en contact avec le malade[31]. Cette recherche est effectuée au moyen des images de caméras de surveillance, de l'utilisation de la carte bancaire et du bornage des téléphones portables[32]. Un SMS est envoyé aux personnes s'étant trouvées à proximité lorsqu'un nouveau cas est détecté et les proches de la personne infectée se voient proposer un test de dépistage[31]. La Corée du Sud a mis en place une organisation capable de réaliser plus de 20 000 tests de dépistages par jour[33]. En date du , le nombre de dépistés total s'élève à plus de 250 000[34].

Quatre entreprises habilitées à la fabrication produisent les kits de dépistage au rythme de 140 000 par semaine[35]. Les kits sont distribués à un réseau de 500 cliniques dont 40 sont ambulantes[35]. Près d'une centaine de laboratoires privés et publics analysent les échantillons environ cinq à six heures après le prélèvement[35].

Le , une nouvelle méthode de dépistage est mise en place : le drive-in, inspirée d'un drive-in de fast-food[36]. Cette méthode consiste à faire passer les conducteurs à travers différents bureaux[37] et réaliser un test de dépistage de moins d'une dizaine de minutes directement dans la voiture en évitant le contact[36] ; les agents de santé qui procèdent au test sont vêtus de combinaisons protectrices contre les matières dangereuses[37]. La procédure originelle dans un centre de santé prend une heure en comparaison[36]. Du fait de la diminution des contacts avec les autres personnes et de sa rapidité, la nouvelle méthode est considérée plus sûre, notamment pour les médecins qui sont moins exposés au coronavirus, et plus efficace[37].

Vers la mi-mars, la Corée du Sud développe des cabines de dépistage permettant au personnel soignant de réaliser un dépistage en limitant les contacts au moyen d'une vitre plastifiée et d'un interphone[38]. Cette nouvelle méthode de dépistage dure en moyenne sept minutes[38].

Communication gouvernementale

Le gouvernement et les centres coréens de contrôle et de prévention des maladies publient des recommandations pour la population afin de contenir la propagation du virus.

Des applications sont développées par des entreprises en reprenant les statistiques publiées par le gouvernement. Les Sud-Coréens reçoivent des incitations à télécharger ces applications[34]. Elles permettent aux Sud-Coréens de se tenir au courant des détections de cas et de connaître les zones qui présentent une probabilité élevée de transmission de la maladie. Il est alors recommandé à la population d'éviter ces zones à risques.

Le gouvernement ne met en place aucune mesure de confinement ou de quarantaine à grande échelle au contraire de l'Italie ou de la France et se contente d'inviter la population à pratiquer la distanciation sociale, à porter le masque et à limiter ses déplacements en annulant les événements sportifs et en reportant la rentrée scolaire[39],[40]. Le port de masques se généralise rapidement, entraînant d'impressionnantes queues de centaines de personnes devant les supermarchés[41]. En réaction à ces images, le gouvernement apporte un soutien à la production de masques et met en place un rationnement de deux masques par semaine[42]. L'accès à la pharmacie est organisé en fonction du dernier chiffre de l'année de naissance : les personnes nées une année se terminant par un 1 ou un 6 ont accès à la pharmacie le lundi ; celles nées une années se terminant par un 2 ou un 7 ont accès à la pharmacie le mardi et ainsi de suite[42].

Désinfection

Désinfection de la voiture du maire de Pusan le 13 février 2020.

Une campagne de désinfection intense est menée dans les jours qui suivent les premières détections et cette campagne se renforce lorsque le nombre de cas confirmés augmente sous l'effet des rassemblements de l'Église Shincheonji de Jésus. La propreté des zones à haut risque est améliorée. Les autobus, chemins de fer, taxis, métro et autres installations publiques sont constamment désinfectés[43],[44]. À chaque nouveau cas de résultat positif au test de dépistage, tous les lieux visités par la personne sont décontaminés[34].

Statistiques


Évolution de du nombre de malades du coronavirus en Corée du Sud en fonction du temps

Nombre de nouveaux cas confirmés du coronavirus en Corée du Sud par jour

Nombre de nouveaux morts du coronavirus en Corée du Sud par jour

Nombre de guérisons en Corée du Sud par jour

Nombre de cas actifs en Corée du Sud par jour

Nombre de dépistages effectués en Corée du Sud par jour

Réactions

Réactions en Corée du Sud

Dès le , le président Moon Jae-in ordonne une mise en quarantaine et déploie une série de mesures préventives contre le coronavirus[45]. Il justifie leur nécessité par la fréquence des voyages nationaux et internationaux pendant la période du Nouvel An lunaire[45]. Le , le ministère des Affaires étrangères impose des restrictions en deux étapes sur les voyages vers Wuhan et la province du Hubei[46].

Le , le président Moon Jae-in dresse la Corée du Sud en état d'urgence[47]. Chose rarissime, la rentrée scolaire est reportée d'une semaine au 9 mars[48], puis de deux semaines au [49] et encore de deux semaines au [50].

L'Église Shincheonji de Jésus, qui s'est retrouvée au centre de la propagation et qui suscitait déjà la controverse avant l'épidémie, est très vite accusée de manquer de transparence et de favoriser la transmission de la maladie. Le , un demi-million de personnes signent une pétition sur le site de la présidence demandant la dissolution de l'organisation[51]. Shincheonji est incitée à coopérer avec le gouvernement et les autorités sanitaires afin de contenir le coronavirus[52]. Elle fournit une liste de plus de 210 000 personnes[52], que le gouvernement juge incomplète avec au moins 70 000 nouveaux membres absents[53]. Shincheonji fait part de ses difficultés à fournir une liste exhaustive, plusieurs de ses membres n'étant pas considérés comme des membres à part entière[54]. Le , la mairie de Séoul porte plainte contre douze dirigeants du mouvement qu'elle accuse de ne pas avoir encouragé leurs fidèles à la coopération avec les membres du personnel sanitaire pour empêcher la propagation du virus et d'avoir fourni une liste inexacte[55]. Lee Man-hee s'excuse à genoux le même jour en public pour la responsabilité de Shincheonji dans la contamination[56].

Le président Moon Jae-in suscite des réactions contrastées. Dans un sondage effectué entre le 3 et le , Moon Jae-in enregistre une hausse de sa popularité de deux points en une semaine pour les efforts entrepris dans la lutte contre le coronavirus[57] ; cela comprend une réponse rapide, une communication transparente et un soutien matériel et financier envers la population ainsi que l'équipe médicale. Début mars, la popularité de Moon Jae-in monte à 44 % tandis que le pourcentage de désapprobation baisse à 48 %[57]. Dans un premier temps, il se voit reproché par ses opposants d'avoir tardé à réagir, de ne pas avoir fermé la frontière avec la Chine et d'y avoir envoyé du matériel en soutien tels que des masques qui a manqué aux Sud-Coréens par la suite[58]. Ses opposants lancent une pétition demandant sa destitution qui est signée par plus d'un million de personnes[59]. Cependant, une autre pétition en soutien au président lancée deux semaines plus tard recueille également plus d'un million de signataires[59]. Lors de la deuxième semaine de mars, la popularité du présent Moon Jae-in monte de 5 % et se dresse à 49 %[60]. Elle augmente encore à 52,5 % deux semaines plus tard, atteignant son plus haut niveau depuis quatorze mois, pour une marge d'erreur de 2,5 points[61]. Le taux de désapprobation descend à 44,1 %[61].

Si les mesures prises s'avèrent efficace pour lutter contre la maladie, elles suscitent des controverses car elles sont accusées de porter atteinte à la vie privée des personnes atteintes[62]. La reconstitution et la publication des derniers déplacements des personnes infectées au moyen de la vidéosurveillance, des paiements en carte bancaire et des téléphones portables sont pointées[62]. Toutefois, la stratégie de traçage suscite peu d'objections en Corée du Sud[63]. La majorité des Sud-Coréens comprennent l'urgence de la situation[63]. La loi oblige le stockage des données sur des serveurs extérieurs à l'État et la destruction de ces données une fois la crise terminée[63].

Réactions internationales

  • Corée du Sud
  • Entrée interdite aux personnes provenant de Corée du Sud
  • Entrée interdite aux personnes provenant de certaines zones de Corée du Sud
  • Quarantaine obligatoire pour les personnes provenant de Corée du Sud
  • Autres restrictions (auto-confinement, exigences d'examen médical, mesures de surveillance)
  • Le , quinze pays imposent des restrictions sur les voyages vers et depuis la Corée du Sud[64]. Ce nombre augmente à cent-neuf le [65], puis cent-cinquante-et-un le [66].

    L'explosion du nombre de cas de la fin février a des répercussions sur les exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis[67]. Ils sont suspendus le [67]. Les États-Unis cessent tous les voyages militaires depuis et vers la Corée du Sud le [68].

    Le média suisse Heidi.news estime que l'Europe a des leçons à tirer de la réponse sanitaire en Corée du Sud, alors que le pic de contamination semble en voie de stabilisation le [69]. Au fil des jours, de plus en plus de médias occidentaux évoquent un « modèle sud-coréen » et s'interrogent si les mesures prises par la Corée du Sud sont transposables dans leurs pays respectifs.

    La lutte en Corée du Sud inspire celle de plusieurs pays, tels que l'Allemagne qui choisit d'opter pour la stratégie sud-coréenne[70]. En Allemagne, l'ARD salue l'efficacité des méthodes de test développées en Corée du Sud telles que le dépistage en drive-in. Cette méthode est importée en Allemagne à partir du , permettant le diagnostic positif de près de 25 000 personnes pour moins de 100 morts en date du et de dépister 160 000 personnes par semaine[71].

    Vers le milieu du mois de mars, les dirigeants des États-Unis, de la France, de l'Espagne et de l'Arabie saoudite, Donald Trump, Emmanuel Macron, Pedro Sanchez et le prince Mohammed ben Salmane, appellent chacun à leur tour le président de la Corée du Sud Moon Jae-in afin de se renseigner sur les méthodes de lutte contre le coronavirus en Corée en vue d'optimiser ceux dans leur pays[72],[73]. La Belgique met en place la méthode de dépistage en drive-in mais rencontre des difficultés à cause de l'engorgement des laboratoires[74]. Les États-Unis préparent également la mise en place de drive-in[75] et demandent l'envoi de matériel médical à la Corée du Sud[76],[77]. La Lituanie demande également l'aide de la Corée du Sud[78]. La demande pour les kits de dépistage sud-coréens connaît une hausse venant des pays étrangers[79]. Face à l'augmentation de la demande, la Corée du Sud priorise l'envoi de fournitures de quarantaine aux États-Unis, aux Émirats arabes unis et en Indonésie[80].

    Les critiques sur la méthode de traçage des victimes et le respect de la vie privée sont particulièrement émises en dehors du sol sud-coréen. En France, le ministre de la Santé Olivier Véran refuse la comparaison avec la Corée dont il dénonce le « tracking »[81]. Selon RFI, ces traçages sont « acceptés par la population et très encadrés par la loi » et il ne s'agit pas de « cyber-dictature »[63].

    Le rôle de la « Patiente 31 » dans la propagation de la maladie suscite d'importants débats internationaux sur les super-propagateurs[82],[83]. Son exemple est aussi régulièrement cité afin d'appeler la population d'un pays à respecter les recommandations officielles ou à se faire dépister[84]. Pour les communicants, la formule « Ne soyez pas la patiente 31 ! » devient un cri de ralliement poursuivant ce but[84].

    Conséquences

    La contagion a des conséquences sur la croissance économique en Corée du Sud. La Banque de Corée prévoit une baisse de 0,2 points sur l'année 2020 à 2,1 %[85] puis baisse le taux d'intérêt de 1,25 % à 0,75 %, un niveau historiquement bas[86].

    La vie des Sud-Coréens est bouleversée par la pandémie, bien qu'aucune mesure de confinement à grande échelle du même type qu'en Italie ou en France ne soit prise. Le report de la rentrée scolaire au 23 mars, puis au 6 avril est un événement inédit, l'éducation étant très importante en Corée du Sud[87],[88]. Les événements festifs sont annulés et de nombreux centres commerciaux ferment. En revanche, d'autres activités rencontrent un succès important en parallèle telles que le cinéma en plein air[89].

    Le gouvernement sud-coréen désigne quatre secteurs de l'industrie durement touchés par la crise et propose une aide financière et un plan de soutien[90]. Parmi les secteurs les plus touchés se trouvent le tourisme et l'industrie cinématographique[90]. L'Association internationale du transport aérien demande au gouvernement un plan de sauvetage et de soutien aux compagnies aériennes sud-coréennes « en danger grave et immédiat d'insolvabilité »[91].

    La politique de dépistage massif montrant de nombreux signes encourageants également à Taïwan et en Allemagne, la Corée du Sud commence à exporter ou prévoit l'exportation de dizaines de milliers de kits de dépistage à plus de quarante-sept pays demandeurs tandis que trente-neuf autres lui demandent une aide humanitaire[92]. Le pays a ainsi exporté 51 000 kits aux Émirats arabes unis[93],[94]. Les États-Unis ont également fait part de leur intérêt pour les kits de dépistage sud-coréens. L'Iran lance des négociations avec la Corée du Sud pour obtenir des kits de dépistage, mais la vente est bloquée à cause des sanctions américaines[95].

    Analyses

    Selon La Croix, BFM TV et Science et Avenir, la gestion de la lutte contre le coronavirus en Corée du Sud peut être considérée comme un modèle[32],[96],[97]. La réaction rapide du gouvernement qui a lancé une campagne de dépistage massive a contribué à réduire la propagation du virus[32]. La forte culture de la transparence en Corée du Sud et le dépistage massif jusqu'à 25 000 tests par jour expliquent l'importance du nombre de cas confirmés ainsi qu'une faible létalité de 0,76 %[98],[29]. Le respect des consignes du gouvernement par une population respectueuse a contribué de façon importante à contenir la propagation et a permis de réduire le nombre de cas[29]. Pour The Washington Post, la Corée du Sud prouve qu'une démocratie peut gérer efficacement la lutte contre le coronavirus[99]. Selon BFM TV, la politique de dépistage et de traçage présente néanmoins l'inconvénient de concentrer l'attention sur certaines zones précises, réduisant la visibilité d'autres foyers potentiellement naissants[100].

    Notes et références

    1. a et b Organisation mondiale de la santé, Coronavirus disease 2019 (COVID-19), (Rapport de situation de l'OMS), Organisation mondiale de la santé, , [lire en ligne]
    2. « Ils avaient tiré la sonnette d’alarme avant tout le monde : huit médecins chinois arrêtés… puis réhabilités ? », sur LCI (consulté le 18 mars 2020)
    3. a b c d e et f « En Corée du Sud, des tests massifs pour endiguer le coronavirus », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 20 mars 2020)
    4. a et b (ko) « [그래픽] 코로나19 국내 확진ㆍ퇴원자 현황 | 연합뉴스 » [archive], sur m.yna.co.kr,‎ (consulté le 28 février 2020)
    5. (en) Jin Yong Kim, Pyoeng Gyun Choe, Yoonju Oh et Kyung Joong Oh, « The First Case of 2019 Novel Coronavirus Pneumonia Imported into Korea from Wuhan, China: Implication for Infection Prevention and Control Measures », Journal of Korean Medical Science, vol. 35, no 5,‎ (ISSN 1598-6357, PMID 32030925, PMCID PMC7008073, DOI 10.3346/jkms.2020.35.e61, lire en ligne, consulté le 28 février 2020)
    6. (ko) « 신종코로나 확진자 2명 늘어···6번째 환자, 국내 최초 '2차감염' », sur 의사신문,‎ (consulté le 29 mars 2020)
    7. a b et c « Ces milliers de mariés se sont dit oui masqués à cause du coronavirus », sur Le Huffington Post, (consulté le 23 mars 2020)
    8. a b c et d « 2019 coronavirus: The Korean clusters », sur Reuters (consulté le 21 mars 2020)
    9. « (3e LD) Coronavirus : Séoul en alerte contre la transmission communautaire, 31 cas au total », sur fr.yna.co.kr, Yonhap, (consulté le 24 février 2020)
    10. « (6e LD) Coronavirus : la Corée du Sud en alerte élevée après l'apparition de 20 nouveaux cas », sur fr.yna.co.kr, Yonhap, (consulté le 24 février 2020)
    11. « Covid-19 : près de 40 membres d'une secte contaminés par le nouveau coronavirus en Corée du Sud », sur Franceinfo, (consulté le 24 février 2020)
    12. « Covid-19 : 3 nouveaux décès et 169 cas supplémentaires », sur world.kbs.co.kr, (consulté le 24 février 2020)
    13. Futura avec l'AFP-Relaxnews, « Covid-19 : la Corée du Sud devient le plus gros foyer après la Chine », sur Futura (consulté le 24 février 2020)
    14. (en) Choi Jeong-yoon, « Int'l reporters impressed by South Korea's handling of COVID-19 outbreak », sur arirang.co.kr, Arirang News, (consulté le 10 mars 2020)
    15. Le Point magazine, « Coronavirus : large baisse des nouveaux cas en Chine et en Corée du Sud », sur Le Point, (consulté le 9 mars 2020)
    16. Le Point magazine, « Coronavirus : l'Italie compte 7 375 cas et 366 morts », sur Le Point, (consulté le 9 mars 2020)
    17. « Le coronavirus se propage en Italie, les Bourses asiatiques trébuchent », sur www.ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 9 mars 2020)
    18. Delmar Laforge, « La tendance à la baisse des nouveaux cas de coronavirus fait naître une lueur d'espoir en Corée du Sud », sur News 24, (consulté le 10 mars 2020)
    19. a et b « Coronavirus: nouveau foyer en Corée du Sud », sur RFI, (consulté le 10 mars 2020)
    20. « Coronavirus-Rebond du nombre de nouveaux cas en Corée du Sud », sur Boursorama, (consulté le 11 mars 2020)
    21. (ko) « 코로나 `골든크로스`…완치>신규 확진자 », sur 매일경제 (consulté le 19 mars 2020)
    22. (en) « 15일 우한코로나 확진자 8162명…'골든 크로스' 사흘째 », sur 뉴데일리 (consulté le 19 mars 2020)
    23. « Coronavirus: le nombre quotidien de nouvelles infections en Corée du Sud passe sous la barre des 100 », sur RTBF Info, (consulté le 19 mars 2020)
    24. 박민정, « (2e LD) Coronavirus : moins de 100 nouveaux cas pour le 4e jour consécutif malgré les clusters », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 19 mars 2020)
    25. « Coronavirus : la plus faible augmentation de cas en Corée du Sud en un mois », sur RTBF Info, (consulté le 23 mars 2020)
    26. 팔리지아노, « Coronavirus : les experts recommandent des mesures de confinement plus strictes pour les arrivées des USA », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 25 mars 2020)
    27. 김건희, « (3e LD) Coronavirus : les voyageurs en provenance des USA devront s'isoler pendant 2 semaines », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 25 mars 2020)
    28. a b et c 진화영, « (3e LD) La Corée du Sud affiche un taux de guérison supérieur à 50% des patients du Covid-19 », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 28 mars 2020)
    29. a b et c « Coronavirus : et si la Corée du Sud avait trouvé la bonne stratégie ? », sur France Culture, (consulté le 16 mars 2020)
    30. « Plongée dans les laboratoires coréens chargés des tests de dépistage du coronavirus », sur L'Opinion, (consulté le 23 mars 2020)
    31. a et b Le Point magazine, « Séoul, l'élève modèle de la lutte contre le coronavirus? », sur Le Point, (consulté le 16 mars 2020)
    32. a b et c « Covid-19 : Séoul, l'élève modèle dans la lutte contre le coronavirus ? », sur Sciences et Avenir (consulté le 12 mars 2020)
    33. (en-US) Dasl Yoon in Daegu, South Korea and Timothy W. Martin in Seoul, « How South Korea Put Into Place the World’s Most Aggressive Coronavirus Test Program », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne, consulté le 19 mars 2020)
    34. a b et c « Corée du Sud : une "très sérieuse" gestion du coronavirus », sur Les Observateurs de France 24 (consulté le 18 mars 2020)
    35. a b et c « Corée du Sud : surveiller et guérir », sur Les-Crises.fr, (consulté le 23 mars 2020)
    36. a b et c R. T. L. Newmedia, « Dépistage "drive-in" du coronavirus: la Corée du Sud invente une procédure rapide et originale (vidéo) », sur RTL Info (consulté le 5 mars 2020)
    37. a b et c « Un drive-in pour tester les malades: la bonne idée de la Corée du Sud », sur www.7sur7.be, (consulté le 5 mars 2020)
    38. a et b « Coronavirus : en Corée du Sud, des cabines de dépistage innovantes », sur www.cnews.fr (consulté le 20 mars 2020)
    39. Eric Charmes, « Le confinement, une question politique », sur Libération.fr, (consulté le 23 mars 2020)
    40. « Corée du Sud. Pas de confinement mais un dépistage systématique pour endiguer la contamination », sur L'Humanité, (consulté le 23 mars 2020)
    41. BFMTV, « Corée du sud: des centaines de personnes font la queue pour acheter des masques », BFMTV (consulté le 16 mars 2020)
    42. a et b Guillaume Poingt, « Coronavirus : en Corée du Sud, «tout le monde porte un masque depuis février» », sur Le Figaro.fr, (consulté le 23 mars 2020)
    43. « Covid-19 : opération désinfection en Corée du Sud », sur euronews, (consulté le 1er mars 2020)
    44. « Vidéo - Corée du Sud: désinfection d'un marché à Séoul par peur de la propagation du virus - 24/02/2020 11:14:27 - Boursorama », sur www.boursorama.com (consulté le 1er mars 2020)
    45. a et b (ko) « [속보]文대통령 "'신종 코로나바이러스' 경제 영향 점검하라" », sur news.naver.com,‎ (consulté le 1er mars 2020)
    46. (ko) « [속보] 외교부 "중국 우한 여행자제 발령" », sur hankyung.com,‎ (consulté le 1er mars 2020)
    47. « Covid-19 : la Corée du Sud en état d'urgence, les voisins de l'Iran se protègent », sur France 24, (consulté le 24 février 2020)
    48. (en) Kim Min-joo, « In South Korea, coronavirus gives kids a break from school pressures, but also traps them », sur Washington Post (consulté le 1er mars 2020)
    49. (en) hermesauto, « Coronavirus: South Korea postpones opening of schools by two weeks to March 23 », sur The Straits Times, (consulté le 3 mars 2020)
    50. (en) The Korea Herald, « S. Korea again pushes back new school year on virus fears », sur www.koreaherald.com, (consulté le 28 mars 2020)
    51. Ouest-France, « Coronavirus en Corée du Sud. Une secte chrétienne accusée d’être à l’origine de la contamination », sur Ouest-France.fr, (consulté le 24 février 2020)
    52. a et b (en) « In South Korea, mounting anger over Shincheonji church as virus cases rise », sur South China Morning Post, (consulté le 27 février 2020)
    53. A. F. P. News, « US, South Korea Postpone Joint Military Exercises Over Virus », sur International Business Times, (consulté le 27 février 2020)
    54. Le Point magazine, « Corée du Sud: les nouveaux cas de coronavirus explosent, report des manoeuvres avec Washington », sur Le Point, (consulté le 3 mars 2020)
    55. Le Point magazine, « Virus: Séoul porte plainte contre l'Eglise Shincheonji au coeur de l'épidémie », sur Le Point, (consulté le 3 mars 2020)
    56. « Coronavirus: le gourou de la secte chrétienne sud-coréenne présente ses excuses », sur RFI, (consulté le 3 mars 2020)
    57. a et b « La cote de popularité de Moon augmente à 44% », sur fr.yna.co.kr, Yonhap, (consulté le 10 mars 2020)
    58. (en-US) Morten Soendergaard Larsen, « South Korea’s President Tried to Help China Contain the Coronavirus. Now People Want Him Impeached. », sur Foreign Policy (consulté le 10 mars 2020)
    59. a et b (ko) Park Gwang-soo, « '文 탄핵 청원' 마감, 총 146만명…'응원 청원' 125만명 참여 », sur news.joins.com, Joong-ang Ilbo,‎ (consulté le 10 mars 2020)
    60. (ko) « 데일리 오피니언 제392호(2020년 3월 2주) - 총선 기대, 차기 정치 지도자, 코로나19, 마스크 관련 인식 », 한국갤럽, sur gallup.co.kr, Gallup,‎ (consulté le 18 mars 2020)
    61. a et b 팔리지아노, « La popularité de Moon au plus haut en 14 mois sur fond de lutte contre le Covid-19 », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 29 mars 2020)
    62. a et b BFMTV, « Coronavirus: en Corée du sud, controverse autour de SMS des autorités dévoilant la vie privée des malades », sur BFMTV (consulté le 16 mars 2020)
    63. a b c et d « Coronavirus: comment la Corée du Sud trace le téléphone portable des patients », sur RFI, (consulté le 30 mars 2020)
    64. (en) Jessie Yeung, Jenni Marsh et Tara John, « 15 countries have travel restrictions on South Korea », sur CNN, (consulté le 1er mars 2020)
    65. (ko) Lee Yoo-jeong, « 韓 입국 제한 109곳…이탈리아 시작한 국가봉쇄, 유럽 번지나 », sur news.joins.com, JoongAng Ilbo,‎ (consulté le 10 mars 2020)
    66. « (LEAD) Coronavirus : 151 pays et territoires restreignent l'entrée aux voyageurs venant de Corée du Sud », sur fr.yna.co.kr, Yonhap, (consulté le 19 mars 2020)
    67. a et b « Coronavirus. Les États-Unis et la Corée du Sud reportent des exercices militaires conjoints », sur www.ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 10 mars 2020)
    68. (en-US) Danielle Wallace, « Army suspends travel for soldiers, families to and from South Korea amid coronavirus outbreak », sur Fox News, (consulté le 10 mars 2020)
    69. « Les leçons à tirer de la réponse sanitaire en Corée du Sud face au coronavirus », sur www.heidi.news (consulté le 10 mars 2020)
    70. Le Point magazine, « Coronavirus: l'Allemagne choisit la stratégie sud-coréenne », sur Le Point, (consulté le 30 mars 2020)
    71. « Coronavirus : en Allemagne, le faible taux de mortalité interroge », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 23 mars 2020)
    72. « Endiguer le coronavirus : Singapour et la Corée du Sud, des exemples à suivre », sur LExpress.fr, (consulté le 18 mars 2020)
    73. « G20 : Moon Jae-in s’entretient avec les chefs d’Etat saoudien et espagnol », sur world.kbs.co.kr (consulté le 25 mars 2020)
    74. BFMTV, « Virus: en Belgique, un « drive-in » pour se faire tester dans sa voiture », BFMTV (consulté le 18 mars 2020)
    75. « Coronavirus : Etat d’urgence, dépistage au « drive-in », aide de Google… Les annonces de Donald Trump », sur www.20minutes.fr (consulté le 18 mars 2020)
    76. « Coronavirus : quand Donald Trump fait appel à la Corée du Sud », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 25 mars 2020)
    77. 김건희, « Trump demande à Moon du matériel médical pour faire face au Covid-19 », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 25 mars 2020)
    78. 마티우, « La Lituanie cherche l'aide de la Corée du Sud pour combattre le coronavirus », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 29 mars 2020)
    79. « Hausse rapide de la demande étrangère pour les kits de dépistage sud-coréens », sur fr.yna.co.kr, Yonhap, (consulté le 19 mars 2020)
    80. 마티우, « La Corée du Sud place les Etats-Unis, les EAU et l'Indonésie sur la liste des pays prioritaires pour l'exportation de fournitures de quarantaine », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 29 mars 2020)
    81. BFMTV, « Dépistage: Olivier Véran refuse de comparer la France à la Corée dont il dénonce les méthodes de « tracking » », BFMTV (consulté le 25 mars 2020)
    82. « Coronavirus : les "super-contaminateurs" existent-ils vraiment ? », sur RTL.fr (consulté le 21 mars 2020)
    83. AFP, « Coronavirus: les «super-contaminateurs», mythe ou réalité? », sur Le Journal de Montréal (consulté le 21 mars 2020)
    84. a et b (en) Douglas Perry | The Oregonian/OregonLive, « ‘Patient 31’ upended South Korea’s coronavirus-containment efforts, showcasing importance of testing and social distancing », sur oregonlive, (consulté le 21 mars 2020)
    85. « (2e LD) La BOK abaisse sa prévision de croissance à 2,1 % pour cette année », sur fr.yna.co.kr, Yonhap, (consulté le 6 mars 2020)
    86. Le Figaro avec AFP, « La Corée du Sud ramène son taux d'intérêt à 0,75%, un plus bas historique », sur Le Figaro.fr, (consulté le 30 mars 2020)
    87. « Covid-19 : la rentrée scolaire reportée au 23 mars en Corée : Korea.net : The official website of the Republic of Korea », sur french.korea.net (consulté le 23 mars 2020)
    88. « La rentrée scolaire reportée de nouveau au 6 avril pour assurer la sécurité des enfants : Korea.net : The official website of the Republic of Korea », sur french.korea.net (consulté le 23 mars 2020)
    89. Paris Match, « Coronavirus : en Corée du Sud, le succès du cinéma en plein air », sur parismatch.com (consulté le 23 mars 2020)
    90. a et b 팔리지아노, « L'industrie cinématographique plaide pour des plans de sauvetage gouvernementaux », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 25 mars 2020)
    91. 마티우, « L'AITA demande un plan de sauvetage pour les compagnies aériennes sud-coréennes affectées par le coronavirus », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 30 mars 2020)
    92. 진화영, « Exportations croissantes de kits de test sud-coréens sur fond de pandémie de Covid-19 », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 27 mars 2020)
    93. 진화영, « (LEAD) Des kits de dépistage du coronavirus ont été envoyés aux EAU », sur Agence de presse Yonhap,‎ (consulté le 23 mars 2020)
    94. Clément Charles, « Corée du Sud : efficacité, discipline et solidarité contre le coronavirus | Coronavirus », sur Radio-Canada.ca (consulté le 23 mars 2020)
    95. « Covid-19 : les sanctions américaines empêchent les Iraniens de se procurer des kits de dépistage sud-coréens », sur world.kbs.co.kr (consulté le 23 mars 2020)
    96. BFM BUSINESS, « Benaouda Abdeddaïm: La Corée du Sud vue comme un contre-modèle ouvert d'une lutte efficace contre le coronavirus - 11/03 », BFM BUSINESS (consulté le 12 mars 2020)
    97. « Séoul, l'élève modèle de la lutte contre le coronavirus? », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 12 mars 2020)
    98. « Corée du Sud: les nouveaux cas de coronavirus explosent, report des manoeuvres avec Washington », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 1er mars 2020)
    99. (en) Josh Rogin, « Opinion | South Korea shows that democracies can succeed against the coronavirus », sur www.washingtonpost.com, The Washington Post, (consulté le 16 mars 2020)
    100. BFMTV, « La Corée du Sud est-elle un exemple à suivre dans la lutte contre le coronavirus ? », BFMTV (consulté le 25 mars 2020)

    Voir aussi

    Articles connexes

    Lien externe