Pandémie de Covid-19 à Taïwan

Pandémie de Covid-19 à Taïwan
COVID-19 Outbreak Cases in Free area of the Republic of China.svg
Nombre de cas confirmés par subdivision administrative[Note 1].
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  • 5 à 9
  • 10 à 19
  • 20 à 29
  • 30 à 49
  • 50 à 74
  • 75 à 99
  • ≥ 100
COVID-19 outbreak Taiwan per capita cases map.svg
Nombre de cas confirmés par million d'habitants par subdivision administrative.
Maladie
Agent infectieux
Localisation
Coordonnées
24° N, 121° E
Date d'arrivée
Depuis le (2 mois et 20 jours)
Site web
(zh + en) www.cdc.gov.tw
Bilan
Cas confirmés
380 ()[1]
Cas soignés
Morts

La pandémie de Covid-19 se propage à Taïwan à partir du , date à laquelle est confirmé le premier cas de Covid-19.

Afin de coordonner la gestion de crise sanitaire au niveau national, l'agence nationale des Centres de contrôle des maladies et le gouvernement taïwanais créent l'organisme du Central Epidemic Command Center (CECC) en s'appuyant sur l'expérience acquise par le National Health Command Center (NHCC) après l'épidémie de SRAS de 2003.

À partir du , les frontières de Taïwan sont fermées à tout ressortissant étranger, sauf exceptions particulières. Les déplacements internationaux des ressortissants Taïwanais sont quant à eux fortement déconseillés à partir du lendemain, dans la limite du strict nécessaire.

Contexte

À la fois du mois de , plusieurs cas de pneumonie sont répertoriée dans la ville de Wuhan en Chine continentale. L'origine de la maladie sera plus identifiée comme provenant d'un nouveau coronavirus à caractère hautement contagieux.

L'île de Taïwan et la Chine continentale sont seulement séparées d'une centaine de kilomètres par le détroit de Taïwan. Par ailleurs, parmi les 23 millions de citoyens taïwanais, près de 850 000 d'entre eux vivent en Chine continentale, et 404 000 y travaillent d'après les statistiques des années 2018 et 2019. La part du tourisme chinois depuis le continent représente un flux de 2,7 millions personnes. Si l'on additionne à ces paramètres humains l'approche imminente des festivités du Nouvel An chinois, il est attendu que le taux de propagation sur le territoire taïwanais soit l'un des plus élevés sur la planète[2],[3],[4],[5]. Cette prévision est entre autres détaillée par une étude de l'université Johns-Hopkins, entre autres connue pour avoir développé une carte interactive permettant de suivre en temps quasi-réel l'évolution du nombre de cas par territoires[6],[7] ; selon elle, Taïwan deviendrait rapidement la deuxième région la plus impactée, derrière la Thaïlande, et devant Hong Kong, la Corée du Sud, Singapour, le Japon et Macao[8].

La gestion de crise peut s'appuyer sur l'expérience acquise après l'épidémie de SRAS ayant touché Taïwan en 2003. Cette dernière s'était conclue par 346 cas confirmés et 73 décès, soit l'un des bilans les plus lourds sur la planète[2],[3],[4].

Chronologie

Historique des cas

Le premier cas identifié de Covid-19 à Taïwan est officialisé le  : il s'agit d'une ressortissante taïwanaise d'une cinquantaine d'années résidant dans le sud de l'île et travaillant à Wuhan, ayant rallié le territoire taïwanais depuis le continent la veille. Après avoir observé plusieurs des symptômes caractéristiques, elle se signale de sa propre initiative aux services médicaux de l'aéroport international de Taoyuan[9],[10].

Le premier cas de contamination sur le territoire taïwanais est diagnostiqué le  : un homme d'une cinquantaine d'années résidant dans le centre de l'île, infecté par l'intermédiaire de sa femme travaillant en Chine continentale[11].

Le premier décès est confirmé le , impliquant un chauffeur de taxi de 61 ans dans le centre de l'île, n'ayant pas récemment voyagé sur le continent mais qui transportait régulièrement des personnes provenant ou allant en Chine continentale, à Hong Kong ou à Macao. Il était déjà sujet à une hépatite B et à un diabète[12].

Évolution de la pandémie

Malgré la proximité géographique entre l'île de Taïwan et la Chine continentale et les flux migratoires importants entre ces deux territoires en matière de mobilité professionnelle et de tourisme, la propagation du nombre de cas à Taïwan reste modérée, à l'instar de celle de Hong Kong et de Singapour. Elle s'élève à 50 cas au [13].

Alors qu'une seconde vague de cas d'infections survient en Asie dans la seconde moitié du mois de mars, le territoire de Taïwan est également impacté. La majorité des cas est liée à des flux de voyageurs depuis l'extérieur de l'île[14],[15].

Gestion de crise

Mesures préventives

Rassemblement du Central Epidemic Command Center en présence de la présidente Tsai Ing-wen (au centre) et du ministre de la Santé et du Bien-être Chen Shih-chung (à droite).

Dès le , l'agence des Centres de contrôle des maladies (CDC) impose des mesures d'inspection pour tous les vols provenant de Wuhan, en réponse à l'épidémie de pneumonie récemment déclarée[2],[3],[4],[16]. Le , la mesure est étendue à tout individu ayant voyagé à Wuhan dans les deux semaines et présentant une fièvre ou un syndrome respiratoire[2]. Les résultats concernant 1 317 passagers de six vols en provenance de Wuhan et testés pour 26 virus, incluant le SARS-CoV et le MERS-CoV, dévoilent le plusieurs retours positifs ; les personnes sont alors placées en quarantaine[3].

Le gouvernement taïwanais et le National Health Command Center (NHCC) (en chinois traditionnel : 國家衛生指揮中心) créént la sous-division du Central Epidemic Command Center (CECC) (en chinois traditionnel : 中央流行疫情指揮中心) le afin de coordonner la gestion de crise sanitaire au niveau national[2],[3],[4]. Le NHCC a quant à lui été créé en 2004 lors de l'épidémie de SRAS en tant que division de l'agence des Centres de contrôle des maladies[2],[3],[4],[17]. Dirigé par le ministre de la Santé et du Bien-être Chen Shih-chung[2],[4], le CECC coordonne les actions des différents ministères[2] et tient une conférence de presse journalière pour faire un état des lieux sur le nombre de nouveaux cas et éventuels décès, un point détaillé sur chacune des infections, une mise à jour des restrictions des flux humains et des nouvelles mesures entreprises, ainsi qu'une intervention du vice-président Chen Chien-jen, épidémiologiste de métier[4].

Mesures ultérieures au premier cas

Désinfection chimique d'un bâtiment, au mois de .

Dans les jours suivant l'activation du CECC et du premier cas diagnostiqué sur le territoire taïwanais, plusieurs mesures sont entreprises[2],[3],[4].

Le CECC a mis en place, d'après une recherche publiée par le Journal of the American Medical Association, un total de 124 mesures entre le et le , notamment sur les sujets du contrôle aux frontières, l'identification des cas, l'allocation des ressources, les procédures de mise en quarantaine et le report de la ré-ouverture des écoles après les vacances hivernales[2].

Alors que le contrôle aux frontières est renforcé, Taïwan est le premier territoire à interdire l'accès aux ressortissants de Wuhan et de sa province de Hubei, dès le [4]. Une procédure de mises en quarantaine est mise en place pour les voyageurs en fonction des régions visitées[2],[4].

Une loi encadrant la lutte contre la pandémie de Covid-19 est proposée le puis approuvée deux semaines plus tard par le parlement. Outre la mise à disposition un budget de 60 milliards NT$, soit environ 2 milliards de dollars, la Special Act on COVID-19 Prevention, Relief and Restoration (en chinois traditionnel : 嚴重特殊傳染性肺炎防治及紓困振興特別條例), plusieurs aménagements sociaux sont actés en faveur du personnel médical et de tout corps de métier impliqué dans les efforts de lutte contre le virus. Les amendes pour toute personne en infraction vis-à-vis des règles de quarantaine sont également codifiées, à l'instar de celles pénalisant les commerces augmentant le prix des matériels médicaux de protection ou les individus répandant des fausses informations concernant le Covid-19[18],[19]. Toute infraction au processus de quarantaine pourra ainsi faire l'objet d'une amende pouvant s'élever jusqu'à un montant de 1 000 000 NT$, soit environ 33 000 dollars[20].

Approvisionnement du matériel de protection

Pancarte d'un magasin taïwanais indiquant la rupture de stocks concernant les masques chirurgicaux et les solutions hydro-alcooliques, en date du .

L'export des masques chirurgicaux est suspendu le afin d'assurer les stocks nationaux[4],[21] ; en interne, la vente des masques fait par la suite l'objet d'un rationnement, autorisée uniquement dans les pharmacies agréées par le CECC[22] et sur présentation de sa carte d'assurance[22] ou de son certificat de résidence[23].

Afin d'assurer l'approvisionnement de matériel de protection, les ressources du pays sont mises à contribution. Le personnel des forces armées est mobilisé dans le courant du mois de pour soulager les lignes de production de masques[24]. Les entreprises d'État de production de cigarettes, de boissons alcoolisées et du secteur agroalimentaire se ré-organisent pour assurer la préparation de solutions hydro-alcooliques[25]. Les sociétés taïwanaises sont ensuite sollicités pour la fabrication de blouses de protection et ainsi s'affranchir de l'importation depuis les États-Unis[26].

Après une évaluation des stocks nationaux ainsi que la productivité de ses usines de fabrication, la présidente Tsai Ing-wen annonce la suspension de l'interdiction d'export de masques et de matériels chirurgicaux, ainsi que le don d'un surplus de dix millions de masques, principalement vers les zones particulièrement touchées par l'épidémie, comme l'Espagne, l'Italie, le Royaume-Uni, la Suisse ou encore les États-Unis[27],[28]. La distribution nationale des masques fait par ailleurs l'objet d'une nouvelle régulation à partir du . Les adultes ont à présent accès à un nombre de neufs masques pour 14 jours sur présentation de leur carte d'assurance contre trois par semaine auparavant, tandis que les enfants conservent leur quota de dix masques pour pour 14 jours[29]. Cette mesure fait suite à l'obligation de porter un masque dans les transports en commun à compter du , sous peine d'une amende d'un montant entre 3 000 et 15 000 NT$ (environ 500 dollars), les usages de distanciation sociale étant difficiles à mettre en place dans un bus ou une rame de métro ; les usagers de la ligne ferroviaire à grande vitesse sont quant à eux redirigés vers le point de vente le plus proche[30].

Traçage numérique

Aperçu du message d'alerte envoyé par l'intermédiaire du Public Warning System, à la suite de la confirmation d'un cas de Covid-19 à bord du Diamond Princess.

Le , soit le lendemain de la fermeture des frontières aux ressortissants de Wuhan, les bases de données récoltées par l'assurance maladie et l'Agence de l'immigration sont mises en commun afin de mieux tracer le déplacement de ces personnes dites « à risque »[2],[31].

Après avoir brièvement envisagé plusieurs pistes afin d'améliorer le traçage des personnes « à risque », entre autres la mise en place d'un bracelet électronique inspiré du système mis en place à Hong Kong, les autorités collaborent finalement avec les opérateurs de réseau mobile afin de suivre les téléphones des usagers via les données en itinérance[31],[32]. Ainsi, après la confirmation qu'un passager du navire de croisière Diamond Princess ait été testé positif au Covid-19, la carte des déplacements de tous les passagers ayant débarqué à Keelung la veille est compilée, et les points de passages sont communiqués par SMS le à tous les ressortissants taïwanais. Une quarantaine volontaire est vivement conseillée dans l'éventualité où un de ces lieux aurait été visité[32].

Le suivi des données mobiles partagées permet également de s'assurer du respect des procédures de quarantaine. Grâce à la mise en place de cette « barrière électronique », les forces de police locales et le CDC sont ainsi alertés si une personne confinée venait à s'éloigner de son domicile, ou à éteindre son téléphone pour empêcher le traçage par géolocalisation, et permettre une intervention rapide dans les 15 minutes. Le CDC effectue par ailleurs deux appels téléphoniques par jour afin de s'assurer que le téléphone portable n'ait pas été volontairement abandonné[32],[20],[31].

À partir du , un système électronique avec géolocalisation intégrée est distribué pour chaque passager entrant sur le territoire, afin d'optimiser le processus de contrôle des flux humains[33],[20].

Alors que les consignes de prévention ne sont pas nécessairement respectées dans le cadre des quatre jours de repos des festivités religieuses de Qing Ming, autour du et , des messages d'« alerte nationale » sont envoyés via diffusion cellulaire aux personnes géolocalisées dans les zones touristiques afin de rappeler les bonnes pratiques de prévention[34]. Cela constitue le 2e recours pendant la pandémie au Public Warning System, système national d'alerte aux populations, après les événements relatifs au Diamond Princess[34],[35].

Restrictions de déplacement et quarantaine

Terminal de l'aéroport international de Taoyuan le .

Dès le premier cas identifié sur un ressortissant taïwanais, le Central Epidemic Command Center élève au niveau 3 l'avertissement concernant les voyages avec la région de Wuhan, soit une restriction aux trajets strictement nécessaires[9].

Taïwan est le premier territoire à interdire l'accès aux ressortissants de la province de Hubei, épicentre de l'épidémie, à compter du [4], tandis qu'une mise en quarantaine est requise pour les voyageurs provenant des zones identifiées à risque[2],[4].

À partir du , l'entrée sur le territoire est interdite pour tout ressortissant étranger, à l'exception de ceux possédant un certificat de résident étranger (Alien Resident Certificate), pouvant justifier d'une activité diplomatique ou disposant d'un permis spécial. Cette mesure est prise afin de lutter contre la hausse récente des cas « importés », en d'autres termes ayant été infectés à l'extérieur de Taïwan puis testés positifs après avoir franchi la frontière. Par ailleurs, tout citoyen Taïwanais est automatiquement placé en quarantaine de 14 jours à partir de cette date. Par effet rétroactif, ceux revenant ou ayant transité par l'Europe, la Turquie, l'Égypte ou Dubaï sont eux aussi mis en quarantaine de 14 jours[36].

Le niveau 3 est étendu le à tous les territoires étrangers, alors qu'il était jusque là appliqué à 101 pays et territoires[37].

La suspension des rassemblements est recommandée par le CECC le , au-dessus de 100 personnes en espace confiné ou 500 personnes en plein air[38]. La mesure s'étend le avec une fermeture des hostess et host clubs[39].

Après un premier cas de contamination malgré une mise en quarantaine, le CECC recommande le une période supplémentaire de sept jours de confinement volontaire, avec limitation des déplacements en public et port du masque obligatoire. Cette mesure est prise après le cas positif décelé chez une Taïwanaise sujette à plusieurs symptômes caractéristiques mais n'ayant pas voyagé récemment. La source de la contamination remonte à son mari, sortant d'une quarantaine de 14 jours après un voyage aux États-Unis mais n'ayant présenté aucun symptôme ; il est testé positif au Covid-19 après investigations[40].

Échelle d'avertissement aux voyageurs[41]
Niveau Avertissement
Niveau 1 : « Watch » (en français : surveillance) Suivre les mesures de prévention locales
Niveau 2 : « Alert » (en français : alerte) Renforcement des mesures de protection
Niveau 3 : « Warning » (en français : avertissement) Éviter tout voyage non-nécessaire

Conséquences

Rapatriements

Débarquement des citoyens taïwanais présents sur le Diamond Princess après leur mise en quarantaine.
Désinfection de l'avion ayant permis le rapatriements des passagers taïwanais du Diamond Princess.

Un rapatriement par vol charter de 247 ressortissants taïwanais a lieu le , bloquées depuis une dizaine de jours par le confinement de la ville de Wuhan. L'ensemble des passagers est placée en quarantaine à leur arrivée, puis soumise à dépistage[42]. Étant donné un différend survenu entre les autorités de Pékin et de Taipei, concernant trois passagers non déclarés dont un précédemment testé positif, les opérations de rapatriement depuis Wuhan vers Taipei sont suspendues[43].

Les 19 Taïwanais ayant été confinés sur le Diamond Princess sont évacués le sur un vol charter spécialement affrété. Alors qu'ils sont placés en quarantaine conformément à la procédure, leurs bagages ainsi que l'avion ayant permis le rapatriement font également l'objet d'une quarantaine de 14 jours après désinfection[44].

Après un mois de négociations, les évacuations de Taïwanais confinés à Wuhan reprennent : 361 sur deux vols les et [45], puis 367 depuis Shanghai les et [46].

Liaisons aériennes

Le , le gouvernement italien annonce la suspension immédiate des vols à destination et en provenance de Chine et de Taïwan, après avoir diagnostiqué ses deux premiers cas[47].

Quelques jours plus tard, la compagnie taïwanaise EVA Air annule toutes ses liaisons avec les villes de Milan en Italie et de Phuket en Thaïlande[48].

Événements culturels

De nombreuses manifestations culturelles sont suspendues ou annulées sur le territoire taïwanais, notamment à la suite des recommandations du CECC consistant à limiter les rassemblements autant en espace confiné ou en plein air[38],[49].

Dans le milieu du sport, la saison de l'ASEAN Basketball League, ligue professionnelle de basket-ball regroupant des équipes de Taïwan, Hong Kong, Macao et divers États d'Asie du Sud-Est, est suspendue après plusieurs reports au mois de février[50]. La Ligue chinoise professionnelle de baseball, compétition de haut niveau du sport national qui doit s'ouvrir le après deux reports consécutifs n'est quant à elle pas stoppée mais doit se disputer à « huis clos », l'accès à l'enceinte des installations sportives étant limité à 200 personnes réparties entre les joueurs et autres officiels des clubs, les tenants des stades et les représentants des médias[51],[52].

Les festivités de Qing Ming aussi appelées journée nationale de nettoyage des tombes, autour du et , sont perturbées par les mesures de restriction de rassemblement. Alors qu'elles donnent régulièrement lieux à des grands rassemblements familiaux, parfois jusqu'à 10 000 personnes pour les célébrations renommées du clan Taoyuan Yeh, les manifestations organisées sont annulées et l'accès aux cimetières et columbariums est interdit. La pratique consistant à se recueillir sur des portails en ligne, déjà en vigueur depuis quelques années, se développe fortement cette année[53].

Controverses

Étant donné que Taïwan n'est pas reconnue en tant que membre de l'Organisation mondiale de la santé, elle n'est pas soutenue dans ses mesures par cette dernière[3]. Cette confusion conduit parfois à des mesures internationales dirigées englobant à la fois les territoires de la Chine continentale, de Hong Kong, de Macao et de Taïwan dont le niveau d'évolution de la pandémie sont significativement différents[54],[15].

Notes et références

Notes

  1. L'année 109 du calendrier de la république de Chine correspond à l'année 2020 du calendrier grégorien.

Références

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Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

Liens externes