Panathinaïkos (basket-ball)

Panathinaïkós
Logo du Panathinaïkós
Généralités
Nom complet Panathinaïkós Athènes BC
Surnoms To τριφύλλι (Le Trèfle)
Οι πράσινοι (Les Verts)
O Μεγάλος Σύλλογος (Le grand club)
Εξάστερος (Le six-étoilé)
Fondation 1922
Couleurs          
Salle Olympic Indoor Hall
(19 250 places)
Siège Route nationale Athènes-Lamía
Kephissia, Athènes - Grèce
Championnat actuel ESAKE
Euroligue
Président Drapeau : Grèce Manos Papadopoulos
Manager Drapeau : Grèce Fraghískos Alvértis
Entraîneur Drapeau : Espagne Xavi Pascual
Site web (en) paobc.gr
Palmarès principal
National[2] Championnat de Grèce (36)
Coupe de Grèce (18)
International[2] Euroligue (6)
Coupe intercontinentale (1[1])

Actualités

Pour la saison en cours, voir :
Euroligue de basket-ball 2017-2018
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Le Panathinaïkós AO (en grec Παναθηναϊκός Αθλητικός Όμιλος, Π.Α.Ο. ou simplement Παναθηναϊκός) est un grand club omnisports athénien, comprenant une section basket-ball de premier plan. Cet article concerne cette section basket-ball du « Pana » ; voir Panathinaïkos pour la section football.

Historique

Beaucoup parmi les légendes du basket-ball ont joué avec le Pana (Fragiskos Alvertis, Dominique Wilkins, Byron Scott, Dino Radja, Dejan Bodiroga, Níkos Gális, Panagiotis Giannakis, Stojko Vranković, Fanis Christodoulou, Antonio Davis, Željko Rebrača entre autres). Ces joueurs, aidés par les meilleurs entraîneurs de leur époque (Željko Obradović, Božidar Maljković), ont fait du Panathinaïkos l'une des équipes les plus victorieuses et les plus connues au monde sur le dernier quart de siècle. Remportant par la même occasion 6 fois l'Euroligue, la plus grande compétition européenne.

En avril 1996, lors du final four à Paris, le Pana devient la première équipe grecque à remporter une Coupe d'Europe des clubs champions, en remportant la finale contre le FC Barcelone 67 à 66 grâce à un contre de Stojko Vranković à l’ultime seconde, pour assurer son premier titre à une équipe grecque. Ce contre a fait l'objet de nombreux commentaires, les images de télévisions ayant montré que le ballon avait d'abord touché le panneau avant d'être enlevé par le joueur grec. En septembre de la même année, le club remporte la Coupe intercontinentale en 3 matchs aux dépens des Argentins de l'Olímpia de Venado Tuerto (victoire 2 manches à 1 : 83-89, 83-78, 101-76).

En 2000, le final four de l'Euroligue se dispute en Grèce, à Thessalonique. Le Panathinaïkós y remporte son 2e titre européen en venant à bout du Maccabi Tel-Aviv (73-67). L'année suivante avec les divergences de position entre la FIBA Europe et l'ULEB, certains clubs grecs, dont le Panathinaïkós, décident de disputer la Suproligue dont la finale se tient à Paris. Le Maccabi tient se revanche en finale face aux verts et blancs : 81-67.

Le Panathinaïkós se ressaisit l'année suivante, en disputant à nouveau l'Euroligue unifiée et remporte, à Bologne son troisième sacre européen. Il bat pourtant en finale l'équipe qui évolue à domicile, le Kinder Bologne (89-83). S'ensuivent 2 années de disette sans participation au Final Four. Il obtient ensuite une 3e place lors de l'édition 2005 qui se déroule à Moscou.

La saison 2006-2007 présente un objectif important avec le Final Four de Euroligue 2006-2007 qui se déroule à Athènes, dans la salle du Panathinaïkos. Le Pana remporte la finale qui l'oppose au CSKA Moscou, champion en titre dans un match à rebondissements, sur le score de 93 à 91, le tout grâce à une bonne adresse aux lancers-francs (38/48[3]). Dimítris Diamantídis est élu MVP du Final Four.

Lors de la saison 2008-2009, le Final Four de l'Euroligue 2008-2009 se déroule à Berlin, dans l'O2 World Arena. La finale est la même que deux ans auparavant : Panathinaïkos - CSKA Moscou. Le Pana remporte la finale, sur le score de 73 à 71, le tout grâce à une première mi-temps où le Panathinaïkos prend un avantage de 20 points. Vasílios Spanoúlis est élu MVP du Final Four.

Le club est aussi très connu pour ses fervents supporters, qui battent fréquemment les records de remplissage des salles en Euroligue : 20 000 personnes se sont massées dans l'Olympic Indoor Hall le pour le match contre le Benetton Trévise[4].

En mars 2014, le Panathinaïkos remplace l'entraîneur Argyris Pedoulakis par Fragiskos Alvertis, légende du club qui a remporté l'Euroligue à 5 reprises comme joueur[5].

Lors de la saison 2013-2014 de l'Euroligue, le Panathinaïkos se qualifie pour les phases éliminatoires mais se trouve opposé en quart de finale au CSKA Moscou qui a l'avantage du terrain. Moscou remporte ses deux rencontres à domicile (dont une en prolongation) et le Panathinaïkos aussi (dont une autre en prolongation) mais au 5e et dernier match de la série qui se déroule à Moscou, le Panathinaïkos est largement battu par le CSKA 74 à 44.

Pour la saison suivante, Alvertis est remplacé par Duško Ivanović[6]. Ivanović est limogé en mai 2015, remplacé à titre intérimaire par Sotiris Manolopoulos[7].

En février 2018, le propriétaire du club, Dimitris Giannakopoulos est banni pour un an des stades de l'Euroligue en raison de ses critiques répétées contre les arbitres de la compétition à laquelle participe le Panathinaïkos. Giannakopoulos menace alors de faire quitter la compétition à son équipe[8],[9]. En appel, la sanction contre Giannakopoulos est réduite à un bannissement des stades jusqu'à la fin de la saison 2017-2018 mais il reçoit une amende de 60 000 [10]. Mais Giannakopoulos refuse d'obtempérer et assiste à une rencontre du Panathinaïkos en Euroligue. Il est de nouveau sanctionné d'une amende de 60 000 [11]. Giannakopoulos accuse ensuite, dans une lettre ouverte, l'Euroligue de favoriser le Fenerbahçe, l'Olympiakos et le Real Madrid en leur donnant un calendrier plus facile et en ne sifflant pas autant leurs fautes que pour les autres équipes[12],[13],[14]. Giannakopoulos continue d'ignorer la sanction de l'Euroligue et de venir voir les rencontres de son équipe. Pour cela, il est sanctionné par l'Euroligue d'amendes de 120 000 puis 180 000 euros[15]. Giannakopoulos est aussi sanctionné pour avoir de nouveau critiqué l'arbitrage[16]. L'appel de Giannakopoulos auprès du Tribunal arbitral du sport contre la décision rendue en appel par l'Euroligue est refusé en avril 2018[17],[18].

En avril 2018, le Panathinaïkos est battu 3 manches à 1 par le Real Madrid en playoffs de l'Euroligue.

Après une défaite à domicile en juin dans la première manche de la finale du championnat grec face au grand rival de l'Olympiakós, Giannakopoulos annonce que les joueurs seront pénalisés d'un mois de salaire s'ils perdent la finale[19]. L'équipe remporte le titre 3 manches à 2.

En octobre 2018, l'Euroligue sursoit aux condamnations et amendes contre Giannakopoulos en raison de son engagement à ne plus insulter les arbitres et l'organisation. En novembre, Giannakopoulos critique de nouveau les arbitres et reçoit non seulement une nouvelle amende de 30 000 euros mais aussi la révocation du sursis sur ses précédentes amendes (pour 410 000 euros). L'interdiction de présence au stade est toujours en sursis[20].

Palmarès

Bannières indiquant le palmarès du club dans l'Olympic Hall.
Palmarès du Panathinaïkos
Compétitions nationales Compétitions internationales

Joueurs et personnalités du club

Entraîneurs successifs

Le tableau suivant présente la liste des entraîneurs du club depuis 1963.

Rang Nom Période
1 Drapeau : Grèce Níkos Mílas 1963-1965
2 Drapeau : République fédérative socialiste de Yougoslavie Mio Stevanovic 1965-1966
3 Drapeau : Grèce Constantin Mourouzis 1966-1974
4 Drapeau : États-Unis Richard Dukshire 1974-1975
5 Drapeau : Grèce Konstantinos Anastasatos 1975-1978
6 Drapeau : Grèce Kóstas Polítis 1978-1982
7 Drapeau : Grèce Christos Kefalos 1982-1984
Rang Nom Période
8 Drapeau : Grèce Michalis Kyritsis 1984-1986
9 Drapeau : Grèce Constantin Mourouzis 1986-1987
10 Drapeau : États-Unis Richard Dukshire 1987-1988
11 Drapeau : Grèce Michalis Kyritsis 1988-1989
12 Drapeau : Grèce Christos Iordanidis 1989-1991
13 Drapeau : Grèce Željko Pavličević 1991-1993
14 Drapeau : Grèce Kóstas Polítis 1993-1994
Rang Nom Période
15 Drapeau : Grèce Efthýmis Kioumourtzóglou 1994-1995
16 Drapeau : République fédérale de Yougoslavie Božidar Maljković 1995-1997
17 Drapeau : Slovénie Slobodan Subotić 1997-1998
18 Drapeau : République fédérale de Yougoslavie/Drapeau : Serbie-et-Monténégro Željko Obradović 1997-2012
19 Drapeau : Grèce Argýris Pedoulákis 2012-2014
20 Drapeau : Grèce Fraghískos Alvértis[Note 1] 2014
21 Drapeau : Monténégro Duško Ivanović 2014-2015
Rang Nom Période
22 Drapeau : Grèce Sotirios Manolopoulos[Note 1] 2015
23 Drapeau : Serbie Aleksandar Đorđević 2015-2016
24 Drapeau : Grèce Argýris Pedoulákis 2016
25 Drapeau : Espagne Xavi Pascual 2016-

Effectif actuel (2017-2018)

Panathinaïkós Athènes 2018-2019
Joueurs Entraineurs
Poste Num Pays Nom, Prénom Taille Poids Age
Ailier fort 0 Drapeau des États-Unis Singleton, Chris 2,03 m ( ?) 104 kg (229 lb) (29 ans)
Ailier 3 Drapeau des États-Unis Rivers, K.C. 1,96 m ( ?) 97 kg (214 lb) (31 ans)
Meneur/Arrière 7 Drapeau de la Grèce Bochorídis, Leftéris 1,96 m ( ?) 91 kg (201 lb) (24 ans)
Arrière 11 Drapeau de la Grèce Pappás, Níkos 1,95 m ( ?) 98 kg (216 lb) (28 ans)
Meneur 12 Drapeau des États-Unis Denmon, Marcus 1,91 m ( ?) 84 kg (185 lb) (28 ans)
Ailier fort 14 Drapeau des États-Unis Gist, James 2,06 m ( ?) 106,5 kg (235 lb) (32 ans)
Pivot 15 Drapeau de la Grèce Vougioukas, Ian 2,11 m ( ?) 122 kg (269 lb) (33 ans)
Arrière 16 Drapeau de la Grèce Kalaïtzákis, Yórgos 1,95 m ( ?) 73 kg (161 lb) (19 ans)
Meneur 19 Drapeau de la Lituanie Lekavicius, Lukas Blessé 1,80 m ( ?) 76 kg (168 lb) (24 ans)
Ailier/Ailier fort 22 Drapeau des États-Unis Gabriel, Kenny 2,03 m ( ?) 100 kg (220 lb) (29 ans)
Ailier fort 23 Drapeau des États-Unis Auguste, Zach 2,08 m ( ?) 110 kg (243 lb) (25 ans)
Arrière 24 Drapeau des États-Unis Lojeski, Matt 1,98 m ( ?) 91 kg (201 lb) (33 ans)
Meneur 33 Drapeau de la Grèce Calathes, Nick 1,98 m ( ?) 97 kg (214 lb) (29 ans)
Ailier 43 Drapeau de la Grèce Antetokounmpo, Thanasis 2,01 m ( ?) 103 kg (227 lb) (26 ans)
Ailier fort 44 Drapeau de la Grèce Mitoglou, Dinos 2,10 m ( ?) 116 kg (256 lb) (22 ans)
Entraîneur
Assistant(s)
Préparateur physique
  • Drapeau de la Grèce Savvas Aronis
Manager général

Légende 
  • # : Numéro de maillot
  • Captain sports.svg : Capitaine
  • Injury icon 2.svg : joueur blessé actuellement
  • (E) : Espoir (centre de formation)

Dernière mise à jour : 19/09/2017

Joueurs emblématiques

L'équipe lors de l'Euroligue 2007-2008, novembre 2007 à Clermont-Ferrand

Notes et références

Liens externes

  • (el)(en) Site officiel
  • (el) Green Web Fans

Notes

  1. a et b Intérim.

Références

  1. (en) « INTERCONTINENTAL CUP HISTORY », sur FIBA Americas (consulté le 19 août 2017)
  2. a et b Seuls les principaux titres en compétitions officielles sont indiqués ici.
  3. La feuille de match sur l'équipe.fr
  4. (en) résumé sur le site du Pana
  5. (en) « PANATHINAIKOS promotes legend Alvertis to head coach », Euroligue,
  6. (en) « Panathinaikos lands Ivanovic as head coach », Euroligue,
  7. (en) « Panathinaikos parts ways with head coach Ivanovic », Euroligue,
  8. (en) « Decision by Euroleague Basketball Disciplinary Judge », Euroligue,
  9. Dylan de Abreu, « Banni pour un an, le président du Panathinaïkos veut retirer son équipe de l’Euroleague », Basket Europe,
  10. (en) « Appeals judge reduces ban on Mr. Dimitris Giannakopoulos, adds fine », Euroligue,
  11. (en) « Euroleague Basketball imposes penalty on Mr. Dimitris Giannakopoulos », Euroligue,
  12. (es) « El propietario del Panathinaikos acusa a la Euroliga de favorecer al Real Madrid », As,
  13. « Le président du Panathinaikos accuse l’Euroleague de favoriser certaines équipes », Basket Europe,
  14. Dylan De Abreu, « Euroleague : Dimitris Giannakopoulos (Président Panathinaïkos) risque une nouvelle amende », Basket Europe,
  15. (en) « Euroleague Basketball imposes penalty on Mr. Dimitris Giannakopoulos », Euroligue,
  16. (en) « Playoffs, Game 2, disciplinary sanctions », Euroligue,
  17. (en) « Court of Arbitration for Sport dismisses Mr. Giannakopoulos' appeal », Euroligue,
  18. (en) « ECA Board statement on Mr. Giannakopoulos », Euroligue,
  19. (en) « Panathinaikos to fine its players if they lose the Greek League championship », EuroHoops,
  20. (en) « Independent Disciplinary Judge decision on Panathinaikos and Dimitris Giannakopoulos », Euroligue,
  21. http://www.rizospastis.gr/story.do?id=3673202