Pacte écologique

Le Pacte écologique est une proposition de charte environnementale élaborée par la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme (FNH) et le comité de veille écologique (CVE), en France. Mise en ligne le , elle propose aux candidats à l'élection présidentielle française de 2007 10 objectifs et 5 propositions concrètes en lien avec le développement durable. Les principaux candidats (en termes de suffrages) ont signé la charte: Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal qui a promis de créer le poste de « Vice-premier ministre pour l’écologie », que propose le Pacte.

Objectifs

A travers trois objectifs, l'action vise à :

  • interpeller tous les candidats à l'élection présidentielle de 2007, au-delà des clivages politiques ;
  • mobiliser les citoyens ;
  • ouvrir le débat public avec des propositions concrètes.

Les dix objectifs et les cinq propositions du Pacte écologique sont présentés de manière détaillée dans l’ouvrage intitulé "Pour un Pacte écologique". Nicolas Hulot et le Comité de Veille Écologique y présentent les bases d'un Pacte écologique entre les Français et leur président : des objectifs politiques, un programme d'action et des propositions précises à appliquer dès le début du mandat.

Signatures

Le Pacte écologique a obtenu plus 730 000 signatures de Français. Cinq des douze candidats à l'élection présidentielle, dont les deux présents au deuxième tour, ont signé le Pacte écologique et se sont engagés sur des mesures à la hauteur des enjeux écologiques et climatiques. La Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'Homme a également proposé à tous les candidats à l'Assemblée nationale, de manifester leur volonté d'agir et de s'y engager en signant Le Pacte écologique législatif. En , 345 députés et 52 sénateurs ont signé le Pacte écologique législatif.

Soutiens politiques

Les politiques portent une attention toute particulière à ce Pacte puisque 15 candidats supposés ou prononcés l’ont signé[1] :

Soutiens de personnalités

De nombreuses personnalités françaises ont également adhéré au Pacte écologique :

Propositions

Nicolas Hulot et le Comité de Veille Écologique proposent 5 mesures plus concrètes applicables techniquement et juridiquement dès le début du mandat du nouveau Président de la République :

  1. création d’un poste de vice-premier ministre chargé du développement durable
  2. instauration d’une « taxe carbone » en croissance régulière
  3. réorientation des subventions agricoles vers une agriculture de qualité
  4. systématisation des procédures de démocratie participative
  5. mise en place d’une politique éducative et sensibilisatrice à l'écologie et au développement durable

Élections municipales

L'action s’est poursuivie pour les élections municipales de , La Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'Homme proposant à cette occasion un « guide de l'éco-électeur »[2][réf. insuffisante]. Au regard de sept enjeux écologiques majeurs d'une commune, ce guide souligne des défis environnementaux jugés importants, les leviers d'action du maire, propose des « bonnes » pratiques et de mobiliser les candidat(e)s aux élections municipales tout en s'impliquant dans la vie locale.

Application du pacte

Au lendemain de la présidentielle, la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'Homme et les experts de son comité de veille écologique rappellent qu'ils veilleront à ce que les promesses se traduisent en actes concrets notamment pendant le Grenelle de l'environnement.[réf. souhaitée]

Critiques

Certains écologistes estiment que le Pacte écologique proposé par Nicolas Hulot aurait contribué à exclure d'emblée le thème de l'écologie de la campagne électorale 2007, ce thème étant considéré comme « déjà traité » dès lors que les candidats avaient signé le pacte, et de ce fait relégué au second plan.

Notes et références

Annexe

Articles connexes

Liens externes