Pablo Neruda

Pablo Neruda
Description de cette image, également commentée ci-après
Pablo Neruda en 1963
Nom de naissance Ricardo Eliécer Neftalí Reyes Basoalto
Naissance
Parral, Drapeau du Chili Chili
Décès (à 69 ans)
Santiago, Chili
Activité principale
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Espagnol
Mouvement Modernisme
Genres

Œuvres principales

Signature de Pablo Neruda

Pablo Neruda, nom de plume de Ricardo Eliécer Neftalí Reyes-Basoalto, est un poète, écrivain, diplomate, homme politique et penseur chilien, né le à Parral (province de Linares, Chili), mort le à Santiago du Chili. Il est considéré comme l'un des quatre grands de la poésie chilienne (avec Gabriela Mistral, Pablo de Rokha et Vicente Huidobro). Mort officiellement d'un cancer 12 jours après le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili, l'hypothèse d'un assassinat est de plus en plus évoquée dans les années 2010 par le gouvernement chilien et les experts.

Biographie

Photographie du jeune Pablo Neruda.
La Chascona, maison de Neruda à Santiago du Chili.

Sa mère, Rosa Basoalto, institutrice, meurt deux mois après sa naissance. Son père, José del Carmen Reyes-Morales, se remariera en 1906. Son premier apprentissage est la nature « Mon enfance, ce sont des souliers mouillés, des troncs cassés / Tombés dans la jungle, décorés par les lianes. C'est la découverte du monde du vent et du feuillage. »

De 1910 à 1920, il fréquente le lycée pour garçons de Temuco au Chili. À treize ans, il publie ses premiers poèmes et textes en prose. À partir de 1921, il étudie la langue et la littérature française à Santiago et la pédagogie. Il aurait choisi son nom de plume après la lecture des Les Contes de Mala Strana  de l'écrivain et poète tchèque du XXe siècle Jan Neruda (le patronyme Neruda signifie en tchèque « pas de la famille »). Une autre hypothèse est qu'il a pu choisir son pseudonyme d'après un personnage figurant dans un des romans de Conan Doyle, notamment Une étude en rouge (A Study in Scarlett) où apparaît le nom de Neruda (chapitre 4, « Je veux aller au concert de Hallé, cet après-midi, pour entendre Norman Neruda. »[1]). Voulant devenir professeur de français, il se fait très rapidement une renommée avec ses publications et des récitals de poésie.

À dix-neuf ans, il publie son premier livre Crépusculaire (Crepusculario). Suit, un an plus tard, Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée[2] (Veinte poemas de amor y una canción desesperada).

En 1927, Neruda entre au service diplomatique. Il devient consul à Rangoon, puis successivement à Colombo, Batavia, Calcutta et Buenos Aires. En , il épouse une hollandaise, Maryka Hagenaar (qu'il renomme Maruca), avec qui il aura une fille : Malva Marina Reyes, née le . En 1932, il rentre au Chili et publie l'année suivante Résidence sur la terre (Residencia en la tierra).

La Casa de las Flores, maison de Neruda à Madrid.

À partir de 1935, il est consul en Espagne où il entretient des relations amicales avec Federico García Lorca[2] qu'il avait connu à Buenos Aires et qui aura une influence déterminante sur sa vie et son œuvre, mais aussi avec Rafael Alberti et Jorge Guillén. Après le putsch de Franco du 18 juillet et l'assassinat de García Lorca, Neruda se fait l'avocat de la République espagnole. Il rédige J'explique certaines choses (sur la guerre d'Espagne) en 1937. Il est révoqué comme consul et publie L'Espagne au cœur (España en el corazón), dans lequel il franchit un pas décisif dans sa démarche. Son chant, « de sombre et solitaire, devient solidaire et agissant » (Jean-Paul Vidal). La même année, il fonde le Comité hispano-américain pour le soutien à l'Espagne et l'Alliance des intellectuels chiliens pour la défense de la culture.

Il fait la connaissance de sa seconde épouse Delia del Carril. Il fait des voyages au Mexique, à Cuba et au Pérou où il visite la forteresse inca de Machu Picchu qui lui inspirera en 1950 Hauteurs de Macchu-Picchu (Alturas de Macchu-Picchu). En 1945, il est élu sénateur et devient membre du parti communiste chilien.

En 1946, Neruda dirige la campagne électorale de González Videla qui, après son élection comme président, mène une politique de droite et s'oppose fortement aux communistes dans le contexte de la guerre froide. Le poète réagit par un discours au Sénat portant le célèbre titre d'Émile Zola : J'accuse...! Il échappe de justesse à son arrestation et se réfugie en Europe. Son exil le conduit en URSS, en Pologne, en Hongrie, en Italie. Il visitera également l'Inde et le Mexique. C'est là que paraît en 1950 son Chant général (Canto General). Écrite dans la clandestinité, l'œuvre est interdite au Chili.

En 1949, Neruda est devenu membre du Conseil Mondial de la Paix à Paris. Il publie en 1952 Les Vers du capitaine (Los versos del capitán). L'année suivante, il reçoit le Prix Staline « pour la paix » et, en 1955, en même temps que Pablo Picasso, le Prix international de la paix. Il rencontre la femme de sa vie, Matilde Urrutia qui est l'inspiration d'un recueil de poèmes d'amour d'une fulgurante beauté La Centaine d'amour (Cien sonetos de amor). De retour au Chili en 1952, il publie en 1954 les Odes élémentaires (Odas elementales). En 1957, il devient président de l'Union des écrivains chiliens. L'année suivante il publie Vaguedivague (Extravagario). Cette même année, tout comme en 1964, il soutient pleinement la campagne électorale de Salvador Allende comme candidat à la présidence de la République. Il est à cette période l'une des cibles du Congrès pour la liberté de la culture, association culturelle anticommuniste fondée en 1950. En 1964, Neruda publie Mémorial de l'Île Noire (Memorial de Isla Negra), retour sur son passé et son rêve d'une humanité plus fraternelle. En 1965, il est nommé Doctor honoris causa de l'Université d'Oxford.

Maison d'Isla Negra, province de San Antonio.
La Sebastiana, maison de Neruda à Valparaíso.

Sa seule pièce de théâtre, intitulée Splendeur et Mort de Joaquín Murrieta (Fulgor y muerte de Joaquín Murrieta), est créée en 1967. En 1969, le parti communiste le désigne comme candidat à l’élection présidentielle, mais Neruda renonce en faveur d'Allende[2] comme candidat unique de l'Unidad Popular. Après l'élection d'Allende, Neruda accepte le poste d'ambassadeur en France où il rencontrera Mikis Theodorakis (qui mettra en musique son Canto general) et où il publie L'Épée en flammes (La espada encendida) et Les Pierres du ciel (Las piedras del cielo) : dans ces livres, sa méditation sur la solidarité nécessaire et le silence du monde atteint son expression la plus intense. C'est lors de ce poste d'ambassadeur en France que son cancer de la prostate est diagnostiqué à l'hôpital Cochin où il est admis[3].

Après Gabriela Mistral en 1945 et Miguel Ángel Asturias en 1967, Pablo Neruda devient le troisième écrivain d'Amérique latine à obtenir le Prix Nobel de littérature le [2]. En 1972, il retourne au Chili et est triomphalement accueilli au stade de Santiago. Neruda rédige Incitación al Nixoncidio y elogio de la revolución, Incitation au nixoncide et éloge de la révolution[2].

Le coup d'État du 11 septembre 1973 au Chili renverse le président en exercice, Salvador Allende. La maison de Neruda à Santiago est saccagée et ses livres brûlés[2].

Mort, suspicion d'assassinat et controverses

Le poète est décédé le à la clinique Santa Maria  de Santiago, officiellement d'un cancer de la prostate (une « cachexie cancéreuse » selon son certificat de décès)[4]. L'inhumation de son corps, transporté depuis sa maison saccagée jusqu'au cimetière central de Santiago, devient, malgré la surveillance policière, la première manifestation publique de protestation contre la junte militaire dirigée par Augusto Pinochet[2]. À la fin de la dictature, son corps est inhumé selon ses vœux aux côtés de sa compagne dans le jardin de sa maison à la Casa de Isla Negra[5].

Les causes de sa mort sont controversées, en lien avec son engagement politique et les évènements contemporains. Des témoignages convergents (dont celui de Manuel Araya, jeune militant désigné par le Parti communiste chilien comme chauffeur, garde du corps et secrétaire de Neruda[6]) soutiennent que Neruda a été assassiné par injection létale à la veille de son exil pour le Mexique, pour l'empêcher de témoigner des crimes du régime du général Pinochet[7]. Le parti communiste chilien demande le l'ouverture d'une enquête pour déterminer les conditions exactes de sa mort[8]. L'exhumation des restes de Pablo Neruda est entreprise le sous l'autorité du juge Mario Carroza[7], qui travaille à des enquêtes sur des morts suspectes, notamment celle de l'ancien président chilien Eduardo Frei Montalva : Eugenio Berríos , biochimiste chilien travaillant pour la DINA pendant le régime de Pinochet, est ainsi fortement suspecté de complicité d'assassinat en tant que concepteur de poisons sophistiqués[9]. Mais le , le groupe d'experts internationaux écarte l'hypothèse de l'empoisonnement, sans que le dossier judiciaire soit refermé[10].

Deux ans plus tard néanmoins, le gouvernement chilien reconnaît la possibilité que Neruda ait pu être empoisonné[11]. Une expertise internationale de 2017 conduit à rejeter définitivement la version d’une mort due au cancer[12].

Son engagement politique lui vaut également des controverses en lien avec son action : en , il affrète un cargo français, le Winnipeg, pour transporter des réfugiés espagnols de la France vers le Chili[2], mais il trie soigneusement parmi eux ses amis communistes au détriment des trotskistes et des anarchistes. Il se verra reprocher d'avoir délivré un visa chilien à David Alfaro Siqueiros, organisateur de la première tentative d'assassinat de Trotsky du .

Sur le plan de sa vie privée, la parution posthume en 1974 de son autobiographie intitulée J'avoue que j'ai vécu (Confieso que he vivido), suscite aussi des critiques car dans cet ouvrage l'auteur avoue avoir violé une femme, alors qu'il était consul de Ceylan en 1929[13],[14],[15].

Œuvre

  • Crepusculario (1923)
    Publié en français sous le titre Les Premiers Livres, volume qui inclus Crépusculaire, Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Tentative de l'homme infini, L'Habitant et son espérance, Le Frondeur enthousiaste et Le Fleuve invisible, traduits par Claude Couffon, André Bonhomme et Jean Marcenac, Sylvie Sesé-Léger et Bernard Sesé, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1982 (ISBN 2-07-020152-X)
  • Veinte poemas de amor y una canción desesperada (1924)
    Publié en français sous le titre Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, traduit et adapté de l'espagnol par André Bonhomme et Jean Marcenac, Paris, Éditeurs français réunis, coll. « Petite sirène », 1970 (notice BnF no FRBNF35207532) ; réédition, Paris, Temps actuels, coll. « Petite sirène », 1981 (ISBN 2-201-01404-3) ; réédition dans une nouvelle traduction par Christian Rinderknecht avec Les Vers du capitaine, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 320, 1998 (ISBN 2-07-040421-8)
  • Tentativa del hombre infinito (1926)
    Publié en français sous le titre Les Premiers Livres, inclus Crépusculaire, Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Tentative de l'homme infini, L'Habitant et son espérance, Le Frondeur enthousiaste et Le Fleuve invisible, traduits par Claude Couffon, André Bonhomme et Jean Marcenac, Sylvie Sesé-Léger et Bernard Sesé, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1982 (ISBN 2-07-020152-X)
  • Anillos (1926), en collaboration avec Tomás Lago 
  • El hondero entusiasta (1933)
    Publié en français sous le titre Les Premiers Livres, volume qui inclus Crépusculaire, Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Tentative de l'homme infini, L'Habitant et son espérance, Le Frondeur enthousiaste et Le Fleuve invisible, traduits par Claude Couffon, André Bonhomme et Jean Marcenac, Sylvie Sesé-Léger et Bernard Sesé, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1982 (ISBN 2-07-020152-X)
  • El habitante y su esperanza (1926), roman
    Publié en français sous le titre Les Premiers Livres, volume qui inclus Crépusculaire, Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Tentative de l'homme infini, L'Habitant et son espérance, Le Frondeur enthousiaste et Le Fleuve invisible, traduits par Claude Couffon, André Bonhomme et Jean Marcenac, Sylvie Sesé-Léger et Bernard Sesé, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1982 (ISBN 2-07-020152-X)
  • Residencia en la Tierra (1925–1931) (1935)
    Publié en français sous le titre Résidence sur la terre, traduit par Guy Suarès, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1969 (notice BnF no FRBNF35408178) ; réédition dans une traduction nouvelle de Guy Suarès, préface de Julio Cortázar, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 83, 1972 (ISBN 2-07-031883-4)
  • España en el corazón : Himno a las glorias del pueblo en la guerra (1937)
    Publié en français sous le titre L'Espagne au coeur : hymne à la gloire du peuple en guerre, traduit par Louis Parrot, Paris, Denoël, coll. « de l'Association internationale des écrivains pour la défense de la culture », 1938 (notice BnF no FRBNF32482293) ; réédition, Paris, Denoël, coll. « Arc-en-ciel », 1978 (notice BnF no FRBNF34616448)
  • Himno y regreso (1939)
  • Nuevo canto de amor a Stalingrado (1943)
  • Tercera residencia (1935–1945) (1947)
  • Que despierte el leñador (1948)
  • Canto General (1950)
    Publié en français sous le titre Le Chant général, 3 vol., traduit par Alice Ahrweiler, Paris, Les Editeurs français réunis, 1950-1954 (notice BnF no FRBNF41670166)
    Publié en français sous le titre Chant général, traduit par Claude Couffon, Paris, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1977 (ISBN 2-07-029837-X) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 182, 1984 (ISBN 2-07-032247-5)
  • Alturas de Macchu-Picchu (1950)
    Publié en français sous le titre Hauteurs de Macchu-Picchu, traduit par Roger Caillois, Paris, P. Seghers, coll. « Autour du monde » no 63, 1961 (notice BnF no FRBNF33115673) ; Paris, P. Seghers, coll. « Autour du monde » no 5, 1978 (notice BnF no FRBNF34600480)
  • Los versos del capitán (1952)
    Publié en français sous le titre Les Vers du capitaine, suivi de La Centaine d'amour, traduits par Claude Couffon, André Bonhomme et Jean Marcenac, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1984 (ISBN 2-07-070101-8) ; réédition avec Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 320, 1998 (ISBN 2-07-040421-8)
  • Todo el amor (1953)
    Publié en français sous le titre Tout l'amour, traduit par Alice Ahrweiler, Paris, P. Seghers, coll. « Autour du monde » no 16, 1954 (notice BnF no FRBNF32482297)
  • Las uvas y el viento (1954)
  • Odas elementales (1954)
    Publié en français sous le titre Odes élémentaires, traduit par Jean-Francis Reille, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1974 (notice BnF no FRBNF34560049)
  • Nuevas odas elementales (1955)
    Publié en français sous le titre Nouvelles odes élémentaires, traduit par Jean-Francis Reille, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1976 (ISBN 2-07-029492-7)
  • Tercer libro de las odas (1957)
    Publié en français sous le titre Troisième livre des odes, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1978 (ISBN 2-07-029803-5)
  • Oda a la manzana (1957), poème
  • Estravagario (1958)
    Publié en français sous le titre Vaguedivague, traduit par Guy Suarès, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1971 (ISBN 2-07-027791-7) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 485, 2013 (ISBN 978-2-07-045081-7)
  • Navegaciones y regresos (1959)
  • Cien sonetos de amor'' (1959)
    Publié en français sous le titre La Centaine d'amour, sonnets, traduit par Jean Marcenac et André Bonhomme, Paris : Club des amis du Livre progressiste, 1965 (notice BnF no FRBNF33115676) ; réédition dans le volume Les Vers du capitaine, suivi de La Centaine d'amour, traduits par Claude Couffon, André Bonhomme et Jean Marcenac, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1984 (ISBN 2-07-070101-8) ; réédition sous le titre La Centaine d'amour, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 291, 1995 (ISBN 2-07-032892-9)
  • Canción de gesta (1960)
    Publié en français sous le titre Chanson de geste : 1960, traduit par Pablo Urquiza, Paris, Abra Pampa éditions/ Montreuil, le Temps des cerises, coll. « Petite bibliothèque de poésie », 2016 (ISBN 978-2-37071-069-7)
  • Poesías: Las piedras de Chile (1960)
    Publié en français sous le titre Les Pierres du ciel ; Les Pierres du Chili, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1972 (ISBN 2-07-028197-3)
  • Cantos ceremoniales (1961)
  • Memorial de Isla Negra (1964), 5 volumes
    Publié en français sous le titre Mémorial de l'Île Noire, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1970 (notice BnF no FRBNF35408180) ; réédition suivi de Encore, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 117, 1977 (ISBN 2-07-032169-X)
  • Una casa en la arena (1966), textes de Neruda, photographies de Sergio Larrain
  • Arte de pájaros (1966)
  • Fulgor y muerte de Joaquín Murieta (1967), pièce de théâtre et projet de libretto pour un opéra de Sergio Ortega
    Publié en français sous le titre Splendeur et mort de Joaquin Murieta, traduit par Guy Suarès, Paris, Gallimard, coll. « Théâtre du monde entier », 1969 (notice BnF no FRBNF35202982)
  • La Barcarola (1967)
  • Las manos del día (1968)
  • Comiendo en Hungría (1969), en collaboration avec Miguel Ángel Asturias
  • Fin del mundo (1969)
  • Aún (1969)
  • Maremoto (1970)
  • La espada encendida (1970)
    Publié en français sous le titre L'Épée de flammes, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1971 (ISBN 2-07-028005-5)
  • Las piedras del cielo (1970)
    Publié en français sous le titre Les Pierres du ciel ; Les Pierres du Chili, traduit par Claude Couffon, photographies d'Antonio Quintana, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1972 (ISBN 2-07-028197-3)
  • Discurso de Estocolmo (1972)
  • Geografía infructuosa (1972)
  • La rosa separada (1972)
    Publié en français sous le titre La Rose séparée, Paris, Éditions du Dragon, 1972 (notice BnF no FRBNF41251464)
    Publié en français sous le titre La Rose séparée et autres poèmes, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1979 (ISBN 2-07-028601-0) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » no 394, 2004 (ISBN 2-07-031633-5)
  • Incitación al Nixonicidio y alabanza de la revolución chilena (1973)
    Publié en français sous le titre Incitation au nixonicide et éloge de la révolution chilienne, traduit et adapté par Marc Delouze, Paris, Les éditeurs français réunis, 1973 (notice BnF no FRBNF35206679)
  • Geografía de Pablo Neruda (1973)
  • Libro de la preguntas (1974)
    Publié en français sous le titre Le Livre des questions, traduit par Claude Couffon, Pais, Gallimard jeunesse[16], 2008 (ISBN 978-2-07-061809-5)
  • Confieso que he vivido  (1974)
    Publié en français sous le titre J'avoue que j'ai vécu, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1972 (ISBN 2-07-028197-3) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « Folio » no 1822, 1987 (ISBN 2-07-037822-5) ; réédition partielle sous le titre La Solitude lumineuse, Paris, Gallimard, coll. « Folio 2euros » no 4103, 2004 (ISBN 2-07-031702-1)
    Extrait :

« Je veux vivre dans un pays où il n'y ait pas d'excommuniés. Je veux vivre dans un monde où les êtres soient seulement humains, sans autres titres que celui-ci, sans être obsédés par une règle, par un mot, par une étiquette.
Je veux qu'on puisse entrer dans toutes les églises, dans toutes les imprimeries.
Je veux qu'on n'attende plus jamais personne à la porte d'un hôtel de ville pour l'arrêter, pour l'expulser.
Je veux que tous entrent et sortent en souriant de la mairie.
Je ne veux plus que quiconque fuie en gondole, que quiconque soit poursuivi par des motos.
Je veux que l'immense majorité, la seule majorité : tout le monde, puisse parler, lire, écouter, s'épanouir. »

  • El río invisible (1980)
    Publié en français sous le titre Les Premiers Livres, volume qui inclus Crépusculaire, Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée, Tentative de l'homme infini, L'Habitant et son espérance, Le Frondeur enthousiaste et Le Fleuve invisible, traduits par Claude Couffon, André Bonhomme et Jean Marcenac, Sylvie Sesé-Léger et Bernard Sesé, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1982 (ISBN 2-07-020152-X)
  • Para nacer he nacido (1978)
    Publié en français sous le titre Né pour naître, traduit par Claude Couffon, Paris, Gallimard, coll. « Du monde entier », 1980 (ISBN 2-07-020849-4) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « L'étrangère », 1996 (ISBN 2-07-074689-5) ; réédition, Paris, Gallimard, coll. « L'Imaginaire » no 585, 2009 (ISBN 978-2-07-076008-4)
  • Valparaíso, textes de Neruda, photographies de Sergio Larrain, éditions Hazan, 1991 (ISBN 978-2-85025-258-7)
  • Cuadernos de Temuco : 1919-1920 (1997)
    Publié en français sous le titre Les Cahiers de Temuco : poèmes [1919-1920], traduit par Claude Couffon, Paris, Temps de cerises, 2003 (ISBN 2-84109-414-6)
  • Influence de la France et de l'Espagne sur la littérature hispano-américaine, Paris, Éditions Caractères, coll. « Cahiers latins », 1997 (ISBN 2-85446-196-7)
  • Sévérité, traduction par Victor Martinez d'un poème inédit en français de Neruda, in moriturus no 5, Les Cabannes, 2005
  • Tus pies toco en la sombra y otros poemas inéditos (2014)
    Publié en français sous le titre Tes pieds je les touche dans l'ombre, traduit par Jacques Ancet, Paris, Seghers, coll. « Poésie d'abord », 2016 (ISBN 978-2-232-12822-6)

Iconographie

liste non exhaustive

Pablo Neruda dans la culture populaire

Notes et références

  1. « Sherlock Holmes And Wilma Norman-Neruda », sur sherlockpeoria.net (consulté le 26 décembre 2016)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Pablo Neruda, le barde d'utilité publique », sur humanite.fr,
  3. « Chili : le corps du poète Pablo Neruda sera exhumé le 8 avril », sur rfi.fr,
  4. « Pablo Neruda exhumé au Chili », sur liberation.fr,
  5. « L'enterrement de Pablo Neruda », sur ina.fr,
  6. « Chili : L'exhumation des restes de Pablo Neruda a débuté », sur bfmtv.com,
  7. a et b Livres Hebdo : "Les restes de Pablo Neruda exhumés"
  8. Pablo Neruda a-t-il été assassiné?, Radio Canada, 2 juin 2011
  9. (es) Jorge Molina Sanhueza, Crimen imperfecto : historia del químico DINA Eugenio Berríos y la muerte de Eduardo Frei Montalva, Lom Ediciones, , 235 p. (lire en ligne)
  10. Chili: des experts internationaux écartent l'empoisonnement voir le Monde.fr du 9 novembre 13
  11. « Le Chili reconnaît pour la première fois que Neruda a pu être assassiné sous Pinochet », sur lemonde.fr, (consulté le 8 novembre 2015)
  12. « Le poète chilien Pablo Neruda n'est pas mort d'un cancer, assurent des chercheurs », Franceinfo,‎ (lire en ligne)
  13. (es) « "El día que Pablo Neruda violó a una mujer Dalit" », sur mqltv.com, (consulté le 22 avril 2018)
  14. (es) « El espeluznante relato donde Pablo Neruda confiesa haber violado a una mujer », sur cronicachile.cl, (consulté le 22 avril 2018)
  15. (es) « “Confieso que he violado” ¿Sabes que Neruda violó a una joven tamil? », sur .elplural.com, (consulté le 22 avril 2018)
  16. « Le livre des questions - Hors Série - GALLIMARD JEUNESSE - Site Gallimard », sur www.gallimard.fr (consulté le 2 avril 2017)
  17. Sophie Malexis, Emile Savitry, un photographe de Montparnasse, éditions des 5 Continents, 2011, p. 43/112. pp.

Annexes

Bibliographie

Ouvrages
  • J. Marcenac, Pablo Neruda, Seghers, 1973
  • E. Rodriguez-Monegal, Le Voyageur immobile, Gallimard, 1973
  • Jean Marcenac et Claude Couffon, Seghers, 2004 : Cet ouvrage est le deuxième que la collection « Poètes d'aujourd'hui » consacre à Pablo Neruda. Le texte de Jean Marcenac, maintes fois réédité entre 1953 et 1976, y est complété par une étude de Claude Couffon, traducteur et ami du poète. L'anthologie donne à lire des poèmes de jeunesse récemment mis au jour et les œuvres majeures de Neruda : Vingt poèmes d'amour, Une chanson désespérée, Résidence sur la terre, Les Vers du Capitaine, La Centaine d'amour, et le Canto General, œuvre maîtresse de la poésie latino-américaine de notre temps.(extrait de la quatrième de couverture)
  • A. Skármeta, Une ardente patience, le facteur Seuil/Points 1987. Ce roman narre l'histoire de Mario Jiménez, un jeune facteur résidant sur l'île noire, dont le seul client est le célèbre Pablo Neruda. Mario va demander au poète de lui apprendre la poésie afin de séduire la belle Beatriz Gonzalez
  • (es) Matilde Urrutia, Mi vida junto a Pablo Neruda, Barcelone, Seix Barral, (ISBN 84-322-4580-1)
  • (es) Faride Zerán, La guerrilla literaria : Huidobro, de Rokha, Neruda, Santiago de Chile, Ediciones Bat, , 223 p. (ISBN 9789567022205)
Littérature jeunesse
  • Bruno Doucey, Karina Cocq, Pablo Neruda, le poète pacifique, éditions À dos d'âne, Paris, 2017
  • Pam Muñoz Ryan, illustré par Peter Sís, Le Rêveur (The Dreamer) ; trad. Pascale Houssin, Bayard Jeunesse, 2013
Cet ouvrage s'intéresse à l'enfance de Pablo Neruda. Il est élu Meilleur livre jeunesse 2013[b 1] au classement des Meilleurs livres de l'année du magazine Lire, et obtient le Prix Sorcières 2014 catégorie Roman 9-12
Articles
  • Jean-Paul Vidal in : Grande Encyclopédie Larousse (p. 8472)
  • Josy Braun : Ein Krebsgeschwür das Junta heisst, in : Phare /tageblatt (L), 29.9.1973
  • Guy Wagner : Autodafé, ibid.
  • Robert Gliedner: Der Tod Nerudas, in : Phare, 8.10.73

Cinéma

Musique

Articles connexes

Liens externes