Pôle de renaissance communiste en France

Pôle de renaissance communiste en France
Image illustrative de l'article Pôle de renaissance communiste en France
Logotype officiel.
Présentation
Président Léon Landini
Fondation
Siège 8, rue Clos-Lapaume 92220 Bagneux
Secrétaire national Georges Gastaud
Positionnement Extrême-gauche
Idéologie Marxisme-léninisme
Écosocialisme
Patriotisme
Souverainisme
Euroscepticisme
Couleurs Rouge et bleu
Site web http://www.initiative-communiste.fr/

Le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) est un mouvement politique communiste se réclamant du marxisme-léninisme, fondé en , regroupant des militants issus du Parti communiste français (PCF).

Son président est Léon Landini et son secrétaire national est Georges Gastaud. Georges Hage, ancien doyen de l'Assemblée nationale, en a été le président d'honneur jusqu'à sa mort en 2015. Henri Alleg a été le président de son comité de parrainage après avoir co-présidé la Fédération nationale de la renaissance communiste (FNARC) dont le PRCF est issu. Le Comité central assume la direction nationale, selon le principe du centralisme démocratique.

Le logo du PRCF est la faucille et le marteau[1] accompagnés du slogan « Franchement Communiste »[2].

Le PRCF édite le mensuel Initiative communiste et une revue théorique, ÉtincelleS.

Le PRCF entretient des relations avec nombre de partis et organisations communistes dans le monde ; il est membre de l'Initiative communiste européenne des partis communistes et ouvriers[3].

Historique

Du PCF jusqu'à une organisation autonome 1990-2000

Le PRCF est issu des organisations, groupes et militants opposés à la mutation opérée par la direction du PCF dans les années 1990. Avec par exemple la création de Université Politzer[4], du Comité Honnecker autour de Désiré Marles, de Georges Gastaud et Henri Alleg[4] et de la Coordination communiste[5],[6]. Parmi les divergences politiques, la question de la construction de l’Union européenne (UE) est un point de clivage, les communistes orthodoxes appelant à sortir de l'UE, refusant le traité de Maastricht dans la droite ligne de la campagne du PCF pour le non lors du référendum tenu en 1992 [4] alors que le PCF abandonne la condition de la sortie de Maastricht pour participer au gouvernement[7] de la gauche plurielle .

Un des premiers mouvements d'opposition à la mutation voit le jour en [8], avec la création de la Coordination communiste pour la continuité révolutionnaire et la renaissance léniniste du PCF (CC/PCF), plus communément appelée Coordination communiste. Née dans le Nord-Pas-de-Calais autour de Georges Gastaud, Désiré Marles et du député PCF du Pas de Calais Rémy Auchedé, elle constitue un groupe interne au parti qui s'oppose particulièrement à sa direction, désormais eurocommuniste et ayant abandonné les principes léninistes[5]. Peu avant le XXVIIIe congrès du PCF en 1994, Georges Gastaud s'oppose à l'orientation que Georges Marchais entend donner au congrès et critique l'abandon du centralisme démocratique[9].

Lors du XXIXe congrès du PCF, l'opposition à la mutation se rassemble, notamment autour de l'appel "Nous voulons rester communistes" lancé par 600 personnalités du PCF autour du député Rémy Auchedé représentant la fédération PCF du Pas de Calais, de Georges Gastaud et de Henri Alleg de la Coordination communiste, et de Jean Jacques Karman[10]. Ils contestent notamment à la participation gouvernementale au côté du PS ainsi que le refus de la direction du PCF de condamner le traité de Maastricht. Ils annoncent porter un second texte d'opposition à la direction du PCF lors du congrès, une première. L'Humanité refuse de les publier[11].

Peu avant le XXVIIIe congrès du PCF en 1994, Georges Gastaud s'oppose à l'orientation que Georges Marchais entend donner au congrès et critique l'abandon du centralisme démocratique[9]. Lors du XXIXe congrès du PCF, l'opposition à la mutation se rassemble, notamment autour de l'appel "Nous voulons rester communistes" lancé par 600 personnalités du PCF autour du député Rémy Auchedé représentant la fédération PCF du Pas de Calais, de Georges Gastaud et de Henri Alleg de la Coordination communiste, et de Jean Jacques Karman[10]. Ils contestent notamment à la participation gouvernementale au côté du PS ainsi que le refus de la direction du PCF de condamner le traité de Maastricht. Ils annoncent porter un second texte d'opposition à la direction du PCF lors du congrès, une première. L'Humanité refuse de les publier[11].

En 1996, d'autres groupes oppositionnels voient le jour, dont la « Gauche communiste » de Jean-Jacques Karman proche des lambertistes[12] du Parti ouvrier indépendant[13], qui réclame la construction d'un parti révolutionnaire comme le PCF de 1921, « Communistes de l'appel des 41 (Loir-et-Cher) » de Thérèse Hirzsberg ou encore l'« Appel des 500 » animé, entre autres, par Rolande Perlican, Henri Martin et Maurice Lassalle. Un rassemblement de plusieurs de ces groupes oppositionnels a lieu avec les « États généraux des communistes », à l'initiative notamment de la Coordination communiste, le [14],[15]. Cette année 1999 voit se former une unification des différents groupes communistes en opposition sur la gauche à la mutation du PCF sous l'action du député du Nord Georges Hages, de Georges Gastaud et Henri Alleg de la Coordination communiste[16] avec l'objectif de porter un texte alternatif au 30e congrès du PCF portant la sortie du traité de Maastricht et critiquant la participation au gouvernement Jospin[17].

2000 - 2004 : rassemblement et structuration des opposants à la mutation, de la FNARC à la création du PRCF

C'est le XXXe Congrès du PCF à Martigues, en 2000[18], qui marque la rupture de certains de ces groupes avec le PCF[19],[20]. Alors que la Gauche communiste reste au sein du PCF, Rolande Perlican le quitte pour fonder Communistes, ainsi que Thérèse Hirzsberg et l'Appel des 41. Une partie (majoritaire) de la Coordination communiste décide de rompre totalement avec le PCF[21] et de le quitter pour fonder la Coordination communiste pour la reconstruction du parti communiste révolutionnaire (qui deviendra l'URCF autour de Jean-Luc Sallé puis le Parti Communiste Révolutionnaire de France), alors qu'une autre partie (minoritaire) — autour de Georges Gastaud, Henri Alleg et Vincent Flament — refuse de diviser les communistes entre ceux membres du PCF et ceux qui ne le sont plus, et créé la « Coordination des militants communistes du PCF pour sa continuité révolutionnaire et sa renaissance léniniste » (CMC/PCF). Ce groupe travaille alors à l'unité des communistes et est à l'origine du Pôle de renaissance communiste en France à l'issue d'un processus d'unification et de rassemblement qui se déroule entre 2000 et 2004[2].

L'année qui suit voit naître un début d'unité entre ces groupes[20] : en , des militants, adhérents ou non au PCF, créent le Collectif national unitaire des communistes (CNUC), à l'initiative du député PCF du Nord Georges Hage[21] et avec la participation active des militants de Coordination des militants communistes. Le CNUC organise le 23 juin 2001 un meeting intitulé « Retrouvailles communistes »[22] et qui regroupe plusieurs groupes dits « orthodoxes » du PCF, à l'occasion de son 80e anniversaire : outre le CNUC et les Rouges vifs, on trouve la Gauche communiste, la Coordination des militants communistes ou encore la fédération PCF du Pas-de-Calais dirigée par Jean-Claude Danglot[23]. Les discussions se poursuivent à la suite du XXXIe congrès du PCF pour fédérer les opposants à la mutation, rassemblant la Coordination des militants communistes, la Gauche Communiste, les Rouges vifs, ainsi que des collectifs régionaux[24]

À la suite de ces « retrouvailles » se crée un Comité de liaison pour une convergence communiste des associations nationales (souvent nommé Convergence communiste), animé notamment par Henri Martin, Georges Hage, Léon Landini et Georges Gastaud. Dans cette optique unitaire est fondée la « Fédération nationale des associations pour la renaissance communiste » (FNARC), début 2002[25],[26],[15] : principalement issue du CNUC, elle regroupe les membres de la CMC/PCF ainsi que ceux des groupes moins importants.

Alors que la mutation accélère la fonte des effectifs du PCF[27], l'opposition de gauche autour de Georges Gastaud et Georges Hage profite du 22e congrès en 2003 pour appeler à un mouvement de renaissance communiste[28].

Le rassemblement initié sous la forme de la FNARC débouche sur un approfondissement du processus unitaire qui donne lieu à création du PRCF[29] lors de Convention nationale pour la renaissance communiste les 17 et , à Paris, à l'initiative de la CMC/PCF. Léon Landini devient président du PRCF tandis que Georges Gastaud en est le secrétaire national[30].

Le PRCF rassemble alors l'essentiel des opposants à la mutation du PCF[31]

Positionnement politique - élections

Le PRCF qui est un pôle de rassemblement des communistes ne se définit pas comme un parti.

Le PRCF est l'un des mouvements se réclamant du « marxisme-léninisme » en France[32]. Pour le chercheur Gino Raymond, le PRCF analyse la faillite du PCF à la suite de la mutation comme « causé par le fait qu'il s'est coupé de ses racines idéologique, et qu'il est temps pour le communisme en France de retrouver des convictions énergiques qui l'ont définit par le passé" »[33].

Le PRCF est hostile à tout accord avec la social-démocratie : à l'inverse de la direction du PCF-PGE (Robert Hue, Marie-George Buffet et Pierre Laurent) qui pose comme base à la participation gouvernementale son « antilibéralisme », le PRCF refuse la participation à un gouvernement PS et qualifie les deux participations précédentes de « funestes »[34]. En 2017, son programme propose une stratégie de rassemblement de type front populaire : « Le PRCF propose au contraire un FRont Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique (FR.A.P.P.E. !), il met l’accent sur le rôle dirigeant de la classe ouvrière dans le rassemblement populaire contre l’oligarchie (ce sont les ouvriers des transports et des raffineries qui ont mené l’offensive anti-loi Travail) ; et dans le droit fil du Front populaire et de la Résistance, le PRCF unit le drapeau tricolore au drapeau rouge pour appeler notre peuple à combattre la « construction européenne » et le « Pacte transatlantique » qui sont au cœur de la stratégie antinationale du MEDEF. » [35].

Dans la continuité des prises de positions du PCF contre la construction européenne jusqu'à la mutation[36] - le PCF a voté contre le Traité de Rome, la CED, l'Acte Unique, le Traité de Maastricht - le PRCF se positionne pour la sortie de l'Union Européenne et de l'Euro[37].

Le PRCF fait partie de différentes initiatives antifascistes[38] locales et des mobilisations contre les lois sécuritaires et liberticides. En 2015, alors que les parlementaires PCF ne votent pas contre l'état d'urgence, il fait partie des organisations signataire de l'appel Nous ne céderons pas au côté de la Ligue des droits de l'homme[39].

Le PRCF prend position pour la défense de l'environnement et il dénonce la nature "exterministe" anti-écologique du système capitaliste[40].

Le PRCF proteste contre le risque de disparition du français et l'appauvrissement de la diversité linguistique au profit de l'emploi généralisé de l'anglais[41].

Participation électorale

Affiches anti-électorales du PRCF à Lille.

La FNARC, prédécesseur du PRCF, a présenté des candidats aux élections législatives de 2002 ainsi qu'aux élections cantonales de 2004.

En 2004, le PRCF appelle au boycott des élections européennes[42].

En 2005, il appelle à voter non à toute constitution européenne[43].

En 2007, le PRCF présente plusieurs candidats aux élections législatives de juin 2007 (par exemple dans les 1re, 2e et 3e circonscription de la Corrèze, 12e circonscription du Pas de Calais, 2e circonscription du Val de Marne).

En 2008, le PRCF présente plusieurs candidats aux élections municipales et cantonales de mars 2008 notamment dans le Pas de Calais[44]. Le PRCF fait élire plusieurs conseillers municipaux :

  • Liévin : la liste conduite par J. Lacaze obtient deux élus ;
  • Lens : la liste conduite par D. Mismaque obtient 13% des suffrages ;
  • Eleu : la liste conduite par J.-C. Faquez obtient 20% des suffrages ;
  • Bully les Mines : la liste conduite par Muguette Happiette obtient 11% des suffrages et deux conseiller municipaux.

En 2009, le PRCF appel au boycott des élections européennes[45]

La coordination communiste de Haute-Savoie (membre associé du PRCF) a présenté un candidat lors des cantonales 2011 dans le canton de Saint-Gervais ; cette candidature a recueilli 13,82 % des suffrages au premier tour dans un canton réputé très à droite. Il arrive en tête des partis de gauche devançant le PS, les verts et un candidat divers gauche ainsi que le FN[46].

En 2012, aux élections législatives le PRCF a présenté des candidats dans trois circonscriptions[47].

En 2014, le PRCF fait campagne contre la création des métropoles[48] et présente plusieurs candidats par exemple sur deux listes de rassemblement à Passy (74) ou à Lens (62) aux élections municipales[49],[50]

Aux Élections européennes de 2014, le PRCF fait campagne pour « l'abstention citoyenne ». Plusieurs de ses personnalités (Georges Gastaud, Léon Landini, Annie Lacroix-Riz, Jean-Pierre Hemmen, Pierre Pranchère) sont signataires d'un appel national au boycott de l'élection européenne à l'initiative du Comité national de résistance républicaine à l'Union européenne (CNR-RUE)[51] à l'initiative d'un large rassemblement de personnalités le Comité national de résistance républicaine à l'Union européenne (CNR-RUE)[52] signé par plusieurs milliers de citoyens . Le PRCF prend part aux Comités départementaux de résistance républicaine à l'Union européenne (CDR RUE) qui conduisent la campagne pour le boycot des élections européennes [53].

En 2015, le PRCF ne présente pas de liste aux élections départementales. Il mène cependant campagne contre la réforme territoriale[54]

En 2016, le PRCF décide de mener une campagne autonome, sans intégrer la France Insoumise, autour de son programme et pour la sortie de l'Union Européenne, de l'euro et de l'OTAN, tout en apportant un soutien critique à la candidature de Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle de 2017[55].

Relations avec le PCF

Des membres du PRCF appartiennent également au PCF. De ce fait, et de par ses relations avec d'autres groupes « orthodoxes », notamment via Convergence communiste, il influence la vie politique interne du PCF?

  • Au 32e congrès, en 2003, le projet alternatif de base commune intitulé « Reconstruire le PCF et réunifier les communistes sur des bases révolutionnaires » est soutenu à la fois par la fédération du Pas-de-Calais du PCF et Jean-Claude Danglot, par la Gauche communiste et par la FNARC[27],[56]et remporte 24 % des suffrages[57].

Prises de position

En France

En 2013 :

  • le PRCF est initiateur et signataire conjointement avec le M'PEP et les clubs Penser la France de l'Appel des 1000 pour que reviennent les jours heureux, pour construire un « large front populaire progressiste et patriotique pour la sortie de l'UE, de l'euro, et de l'OTAN, et défendre et actualiser les principes du Conseil national de la Résistance, pour une République souveraine et fraternelle »[58],[59].
  • le PRCF participe au lancement du mouvement des Assises du communisme en à Gemenos. Regroupant des communistes organisés et inorganisés dans et hors du PCF (notamment, le réseau faire vivre et renforcer le PCF, plusieurs sections du PCF, le Rassemblement des cercles communistes, Rouges vifs, etc.) ces assises sont à l'origine de l'Appel des Assises du Communisme du pour la sortie de l'UE, de l'euro de l'OTAN et du capitalisme[60],[61]. En 2015, les Assises du communismes organisent le 30 mai, à l'occasion des dix ans du « NON » à la Constitution européenne, un rassemblement national pour la sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN.

En 2014 :

  • le PRCF, sous l'égide du CNR-RUE rassemblant notamment le M'PEP[62] et d'autres organisations [63], lance un appel pour la sortie de l'UE et le boycott des élections européennes [64]

En 2015 :

  • Le 30 mai 2015, le PRCF est présent sous l'égide des Assises du Communisme à un rassemblement devant l'Assemblée Nationale pour célébrer les 10 ans du non au referendum sur le traité constitutionnel européen[65].
  • Avec des personnalités, communistes et non communistes, menées par Léon Landini le prcf conduit une campagne de pétition l'automne 2015 pour un référendum pour la sortie de l'Union européenne et de l'OTAN. La pétition recueille en quelques mois plusieurs milliers de signatures (6000 d'après le PRCF) dont 3 500 signatures sur la plateforme de pétition en ligne change.org[66]. La pétition est remise en préfecture de Corrèze par Pierre Pranchère, résistant FTP, ancien député européen, et vice président du PRCF[67].

En 2016 :

  • Au printemps 2016, durant le mouvement social pour le retrait de la loi Travail, des personnalités du PRCF lancent avec un comité d’intellectuels un appel contre la répression antisyndicale intitulé « Je suis CGT » alors que le mouvement social est confronté à de fortes tensions avec les forces de l'ordre, émaillées de violences policières et d'interdiction de manifester. La pétition est signée en quelques jours par plusieurs milliers de personnes [68] réunissant des signatures de personnalités de la gauche du monde entier[69]. avant d'être publiée par l'Humanité[69]. Sur la plateforme change.org la pétition dépasse les 5000 signataires[70] avant d'être publiée par l'Humanité.

Politique internationale et relations avec le mouvement communiste international

relations avec le mouvement communiste international

Sur le plan européen, le PRCF est membre de l'Initiative Communiste Européenne des partis communistes et ouvriers (ICWPE), organisation opposée au parti de la gauche européenne regroupant des partis sociaux démocrates européens dont le PCF est membre.

Le PRCF entretient des liens avec des dizaines de partis communistes dans le monde. Ainsi, des délégations du FPLP, du PC du Danemark, du PC de Pologne, du Cercle communiste Julien Lahaut de Belgique, de la KSM (jeunesse communiste de République tchèque), du Parti ouvrier socialiste de Croatie, du PCPE, du CPGB-ML, du Parti communiste d'Union soviétique (2001), du Parti communiste (Italie), du PC de Suède, du PADS (Algérie), du Parti SADI (Mali), du PC de Cuba représenté par l’ambassadeur de Cuba, du Front populaire tunisien, de l’EMEP (Turquie), du FRUD (Djibouti), de la Marche patriotique de Colombie étaient présentes lors d'une conférence internationale organisée par le PRCF à Paris les 4 et 5 mai 2013[71].

Il s'oppose à la criminalisation des communistes (notamment dans les pays de l'Est)[72].

position sur les interventions militaires

Le PRCF revendique sont engagement pour la paix, et s'oppose aux guerres et interventions qu'il qualifie d'impérialistes[73]. Par exemple, il marque son engagement dans les mobilisations contre les interventions militaire en Yougoslavie[74], en Irak, en Libye, au Mali [75], en Syrie[76]. Il prend position contre le soutien de l'Union Européenne, des États-Unis et de la France aux autorités issues du mouvement de Maidan en Ukraine[77],[78].

Amérique Latine

En Amérique Latine Le PRCF soutient la révolution cubaine[79], la révolution bolivarienne au Venezuela[80] ainsi que les gouvernements des pays membres de l'Alliance bolivarienne pour les Amériques (ALBA). Le PRCF soutient également les Palestiniens.

Organisation

L'organe de direction du PRCF est la conférence nationale, réunie tous les trois ans et composée de délégués élus par les associations départementales. À sa tête se trouve un comité central composé de membres, élus par la conférence nationale, qui contient en son sein une commission et un secrétariat exécutif. Il s'agit là d'un fonctionnement proche du fonctionnement du PCF avant le XXVIIIe Congrès (comité central et bureau politique).

Le président du PRCF est Léon Landini ; son vice président est Pierre Panchère. Le président du CPN est Jean-Pierre Hemmen ; le secrétaire national, directeur politique d'Initiative Communiste, est Georges Gastaud et Georges Hage, ancien député du Nord et ancien doyen de l'Assemblée nationale, en a été le président d'honneur jusqu'à son décès en 2015.

Le mouvement de jeunesse du PRCF est les Jeunes pour la renaissance communiste en France (JRCF).

Jusqu'en 2014, le siège du pôle est situé 23, rue du Haut de la Noue à Villeneuve-la-Garenne. Il est transféré ensuite au 8, rue du Clos La Paume à Bagneux (Hauts-de-Seine).

Médias

Le PRCF édite un journal mensuel, Initiative communiste, principalement diffusé par abonnement ainsi que par la vente militante. Le journal, d'abord appelé Intervention communiste (journal qui restera celui des majoritaires CC puis URCF et PCRF), prend le nom d'initiative communiste à partir de 1999 lors de la scission de la Coordination communiste du Parti communiste français (PCF) entre la CC et la CMC-PCF.

Le PRCF édite également la revue théorique et culturelle marxiste-léniniste ÉtincelleS paraissant trois fois par an et diffusée par abonnement.

Le journal anime le site internet www.initiative-communiste.fr[81] site qui se classait en 30e position des sites politiques en France, avec par mois 89 000 visiteurs en France (octobre 2016)[82]. Selon le site hypestat.com, initiative-communiste.fr compte 1000 visiteurs différents (unique visitors) et 10 000 pages consultées (page views) par jour[83]. Les estimations de fréquentation données par le site trafficestimate.com donnent, à la date du 12 mars 2017, le chiffre de 109 000 consultations (visits) sur les 30 jours précédents[84],[85]. Initiative-communiste.fr se situe au 245207e rang mondial selon le site Alexa[84] et à la 8e place sur 314 pour les sites politiques en France, la 5 place sur 120 pour les sites internet d'associations politiques et à la 3 places sur 43 pour les sites internet communistes [au 13 mars 2017] [86].

Des militants du mouvement animent également l'émission hebdomadaire Convergence sur Radio Galère (FM 88,4 MHz à Marseille le lundi de 20 h à 21 h)[87].

Notes et références

  1. Philippe Buton, « L'iconographie révolutionnaire en mutation », Cultures & Conflits,‎ , p. 31-44 (lire en ligne)
  2. a et b (en) Gino Raymond, « Twentieth Century Communism – Issue 11 PCF and Front de Gauche : exploiting a communist nostalgia in France? », Twentieth Century Communism,‎ , p. 124 (lire en ligne)
  3. (en) « European Communist Initiative », sur initiative-cwpe.org
  4. a, b et c Pascal Virot, « PCF, le baroud des orthodoxes. Le dernier carré des purs et durs jouera sa propre carte au congrès. », Libération,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Pascal Virot, « 150 ans après la publication du «Manifeste» de Marx et Engels. Questions d'actualité sur le marxisme. », Libération,‎ (lire en ligne)
  6. « Un meeting pour l'anniversaire d'Octobre 17 », L'Humanité,‎
  7. Pascal Virot, « Philippe Herzog: pourquoi je quitte le Parti.L'économiste explique son départ: le PCF reste «handicapé par sa forme d'organisation et sa culture». », Libération,‎ (lire en ligne)
  8. Gino Raymond, « PCF and Front de Gauche : exploiting a communist nostalgia in France », Twientieth Century Communism,‎ (lire en ligne)
  9. a et b « La préparation du 28 Congrès du PCF Des militants communistes protestent contre l'abandon du centralisme démocratique », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. a et b « Des communistes jugent la mutation du PCF «réformiste» », L'Humanité,‎ (lire en ligne)
  11. a et b « Un « contre-texte » au congrès », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. « Les lambertistes courtisent les communistes et les cégétistes ultraorthodoxes », sur Le Monde,
  13. « Les durs du PCF chasse le mutant », Libération,‎ (lire en ligne)
  14. Christophe Forcari, « Les «orthodoxes» du PCF mobilisent contre les «mutants». Ils tenaient hier leurs premiers états généraux à Saint-Denis. », Libération,‎ (lire en ligne)
  15. a et b « Chronologie du PCF »
  16. Pascal Virot, « Une deuxième aile pour Hue. Après les refondateurs, les orthodoxes du PCF se fédèrent. », Libération,‎
  17. « PCF une initiative de Georges Hage », sur l'Humanité
  18. Christophe Forcari, « Retour de bastions chez les communistes. L'opposition à Hue est requinquée. », Libération,‎ (lire en ligne)
  19. Pascal Virot, « L'union molle des cocos durs. Les « orthodoxes » du PCF se rapprochent pour réclamer le report du congrès », Libération,‎ (lire en ligne).
  20. a et b Dominique Andolfatto, « Le PCF de Robert Hue », Communisme,‎ , p. 227
  21. a et b « Chronologie PCF »
  22. Didier Hassoux, « Hue et les sept nains », Libération,‎ (lire en ligne)
  23. « PCF, dedans-dehors ? », Regards,‎ 1 juiller 2000 (lire en ligne)
  24. Caroline Monnot, « L'opposition "orthodoxe" à Robert Hue tente de se fédérer en association », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  25. Dominique Andolfatto, « L'année terrible ». Chronologie du PCF 2002-2003 : de la campagne présidentielle au XXXIIe congrès, in La fin du PCF : vers un néo-communisme ?, revue Communisme, L'Âge d'homme, No 72-73, 2002-2003, p. 29-49, p. 29 : « 27 janvier [2002]. Création, à l'initiative de la Coordination des militants communistes (CMC-Pas-de-Calais, animée notamment par Georges Gastaud) et de la Coordination nationale unitaire des communistes (CNUC, animée par Georges Hage) de la Fédération nationale des associations pour la renaissance communiste (FNARC) pour fédérer les courants communistes « orthodoxes » ».
  26. (en) D Reid, « The Question of Henri Alleg », The International History Review,‎
  27. a et b Eric Aeschimann, « PCF : le Pas-de-Calais au pas de charge », Libération,‎ (lire en ligne)
  28. « Pour un congrès extraordinaire de sortie de la mutation réformiste », sur L'Humanité,
  29. « Chronologie PCF », sur france politique
  30. « PARTI COMMUNISTE : des militants communistes orthodoxes ont décidé de créer un « pôle de renaissance communiste » », sur Le Monde,
  31. Raymond, Gino, « PCF and Front de Gauche: exploiting a communist nostalgia in France? », Twentieth Century Communism,‎ (lire en ligne)
  32. Christophe Bourseiller, « Deux mille sept : et après ? », Nouvelles FondationS,‎ , p. 80-84 (lire en ligne)
  33. « PCF and Front de Gauche: exploiting a communist nostalgia in France? », Twentieth Century Communism,‎ (lire en ligne)
  34. Manifeste du PRCF
  35. http://www.initiative-communiste.fr/programme-candidat-2012/
  36. Nicolas Azam, « Européanisation et dynamique de changement partisan », Politique européenne,‎
  37. Jacques Nikonoff, Sortons de l'euro vite, Milles et une nuit
  38. « Lancement de LUCIDE », sur Indymedia
  39. « Nous ne céderons pas », sur Ligue des Droits de l'Homme
  40. « Présidentielles 2017 entretien avec Georges Gastaud secrétaire national du PRCF »
  41. « Ne nous laissons pas submerger par la « langue des affaires » », sur L'humanité,
  42. « Les communistes orthodoxes bouderont le 13 juin », Libération,‎ (lire en ligne).
  43. « Disparition de Georges Hage figure emblématique du PCF du Nord », sur L'Humanité
  44. « Résultat du PRCF aux municipales et aux cantonales - communiqué du PRCF 62 », sur jrcf.over-blog.org,
  45. « l’ABSTENTION SANCTION contre l’Europe de Sarko-MEDEF ! », sur www.initiative-communiste.fr,
  46. « Les élections cantonales en direct »
  47. « En détail : les 10 partis de gauche en lice »
  48. « Vive la commune à bas les eurométropoles - tract du PRCF »
  49. « Passy Nardi dévoile sa liste »
  50. « A lens les communistes du PCF et du PRCF feront liste commune », sur La Voix du Nord
  51. « Boycottons l'élection européenne ! », Marianne,‎ (lire en ligne)
  52. http://cnr-rue.fr/le-cnr-rue/
  53. Les eurosceptiques font campagne, Le Parisien > Val-d'Oise, 22 mai 2014 : « Ce n'est ni plus ni moins qu'un appel au boycott des élections européennes parlementaires de dimanche. Mardi soir, le comité départemental de résistance républicaine à l'Union européenne (CDR-RUE 95) a tenu un meeting à Cergy qui n'a pas suscité l'engouement espéré par les militants. [...] Mais qui sont ces eurosceptiques ? Dans le Val-d'Oise, le comité en faveur du boycott travaille principalement avec le PRCF (pôle de renaissance communiste en France) et le MPEP. »
  54. « SE SAISIR DES ÉLECTIONS LOCALES POUR COMBATTRE LA CONTRE-RÉFORME TERRITORIALE VALLS-M.E.D.E.F.-U.E. »,
  55. « Présidentielles : le PRCF prend position - communiqué du PRCF - INITIATIVE COMMUNISTE », INITIATIVE COMMUNISTE,‎ (lire en ligne)
  56. « Chronologie du PCF », sur France Politique
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  70. « Première conférence internationale du PRCF »
  71. « Lutter contre l'anticommunisme - communiqué du PRCF »
  72. « Programme 2017 du PRCF »
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  86. Radio Galère

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe

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