Pérols-sur-Vézère

Pérols-sur-Vézère
Pérols-sur-Vézère
Le pont de Variéras.
Blason de Pérols-sur-Vézère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Ussel
Canton Plateau de Millevaches
Intercommunalité Haute-Corrèze Communauté
Maire
Mandat
Alain Fonfrede
2014-2020
Code postal 19170
Code commune 19160
Démographie
Gentilé Pérolais - Pérolaises
Population
municipale
178 hab. (2015 en diminution de 5,32 % par rapport à 2010)
Densité 3,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 35′ 13″ nord, 1° 58′ 50″ est
Altitude Min. 708 m
Max. 943 m
Superficie 46,98 km2
Localisation

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Liens
Site web Le site de la commune

Pérols-sur-Vézère (Peròl en occitan) est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Pérols-sur-Vézère
Toy-Viam Saint-Merd-les-Oussines
Bugeat Pérols-sur-Vézère Meymac
Gourdon-Murat Bonnefond Ambrugeat

Commune du Massif central située sur le plateau de Millevaches dans le parc naturel régional de Millevaches en Limousin.

Comme son nom l'indique, la commune est baignée par la Vézère qui, au nord-ouest, la sépare de la commune de Bugeat. Elle est également arrosée par trois affluents de la Vézère, la Corrèze qui prend sa source sur le territoire communal, le ruisseau d'Orluc et la rivière d'Ars ainsi que par les deux principaux affluents de l'Ars, le ruisseau des Maisons et le ruisseau de Barsanges.

La commune est desservie par deux gares ferroviaires situées sur la ligne Limoges − Ussel :

Histoire

Source : Jean Mazaleyrat, professeur honoraire de la Sorbonne

On rassemble ici sous le nom de "villages" tous les lieux habités : chef-lieu, hameaux, écarts. Les noms sont en gaulois, latin ou composés d'éléments combinés des deux langues. Ce qui donne une idée de l'époque de fondation des premières exploitations rurales permanentes dans la région avant la conquête de César (époque gauloise) et surtout après (époque gallo-romaine).

Les noms désignent ici : soit une situation géographique, une nature de terrain ou une particularité du paysage, soit le propriétaire fondateur de l’exploitation.

Le nom du chef-lieu. Pérols est latin : PETRARIOLUM "les rochers" : première vision sans doute de la butte formant le centre du village, région de l'église et de la place avant aménagement par les hommes.

En annexe du "bourg": La Bussière latin BUXARIA "les buis" un élément de la végétation du lieu qui a pu frapper les premiers occupants. Et, deuxième "banlieue". celle-là de peuplement contemporain. Les Paloux : appellation plus récente, d'origine dialectale sur base latine et désignant vraisemblablement les vannes (palou en patois) de l'ancien moulin caractéristique du lieu avant le lotissement des terrains.

Le nom d'Ars date de la colonisation gallo-romaine. C'est le latin ARCUS "le pont", et le mot a dû caractériser initialement le hameau établi au-dessus du point de passage du ruisseau ; non l'actuel pont d'Ars ", de construction relativement récente comme la route correspondante, mais le vieux pont, en aval, sur l'ancien chemin montant au village.

La dénomination de Bay vient du gaulais BAGOS "hêtre". C'est donc un nom d'arbre, "les hêtres", donné à un domaine gaulois par rappel d'un élément du paysage remarqué par les premiers occupants. On peut noter à ce propos la fréquence des appellations évoquant le paysage sylvestre : ainsi trouve-t-on, sans aller loin, La Vergne (gaulais VERNA "l'aulne") ou La Flageolle (FAGEOLA) les hêtres encore mais cette fois en latin ; dénomination plus tardive donc que celle de Bay : le pays entretemps avait changé de langue).

Le domaine des Pradeloux a un nom patois construit sur base latine. Ce nom entre dans la série dialectale très nuancée des appellations données aux prés selon leur taille, leur forme ou leur situation : pra, prade, pradeau, pradelle, pradelou. Les Pradeloux sont « les petits prés », et c'est cette particularité du paysage rural qui a été retenue ici comme caractéristique de l'exploitation fondée en ce lieu.

Le nom des Places est latin. PLATEA désigne une surface plane, de profil plat ou incliné. Ici c'est de plans inclinés qu'il s'agit: sans doute, par opposition aux creux et bosses environnants, les champs un peu plus réguliers situés derrière la maison, au départ du chemin de Variéras.

Sur la route de Meymac (qui est le latin MIAXIMIACUM, « le domaine de Maxime ») on trouve La Beige qui devrait s'écrire Labeige en un seul mot (détachement erroné du La, sans doute pris à tort pour un article féminin alors qu'il fait partie du mot). C'est le latin LAPIDIA, dérivé de LAPIS « pierre » ; un nom de domaine gallo-romain formé sur le nom du propriétaire ou sur un détail caractéristique du terrain : « le domaine des pierres » donc, ou « le domaine de Pierre ».

à côté, Chaumeil, latin CALMICULUM, formé sur le gaulois (et même prégaulois) CALM "butte arrondie" ; donc une indication topographique correspondant au site des plus anciennes maisons du village.

Au-delà, Razel, latin RATICELLUM, formé sur le gaulois RATIS "fougère" ; comme à La Bussière, un caractère de la végétation, certes peu original dans le pays (il y a des fougères ailleurs qu'à Razel !), mais qu'ont pu spécialement remarquer les défricheurs du lieu, surtout s'ils avaient à débroussailler.

En reprenant la route, Barsanges latin BARSANICA, dérivé formé sur le nom de personne gaulois BARCIOS, nom du fondateur de la première exploitation noyau du village; la très ancienne racine BARC / BERC exprimant l'idée générale de "montagne", on traduira approximativement Barsanges par "le domaine de Dumont".

Enfin, à la limite orientale de la commune, La Saulière, fausse graphie (la prononciation ancienne du patois le confirme) pour La Soulière- à cause d'une confusion faite apparemment avec le français saule par un topographe ou rédacteur du cadastre qui ne comprenait pas de patois) ; c'est le latin SOLARIA "terrain exposé à l'est, au soleil levant", site initial du village.

Variéras, déformation d'un ancien Valiéras, représente le latin VALLARIA "la vallée" : donc désignation du village par référence au creux encaissé du ruisseau. Le même nom se retrouve dans la région (Creuse, Haute-Vienne) sur des sites semblables, francisé en Vallières. Ici on a gardé le nom sous sa forme dialectale, plus ancienne.

Le nom de Coudert est gaulois. Le terme d'origine, COTERICUM, s'applique à un enclos de pâture ou de séjour pour le petit bétail. Il est resté en patois moderne comme désignation ordinaire du pré attenant à la maison. Mais il a aussi le sens plus ancien de "communal de pâture", et ce sens reste encore vivant dans quelques noms de lieux-dits (à Pérols le Coudert des ânes, près du cimetière). C'est le sens ancien qui, se rapportant à quelque communal bien connu, a dû faire donner le nom de ce terrain au village construit sur son emplacement ou à proximité.

Le Vaubourzeix parait être un composé latin tardif (fin de l’époque gallo-romaine, début du Moyen Âge) : VALLI-BURGITUM "la ferme de Valius" (VALIUS, nom de personne qui signifie... vigoureux"). Le mot BURGITUM (le même qu'en français Le Bourget) s'applique spécifiquement à une ferme fortifiée à l'époque par levées de terre, fossés et palissades) contre assaillants et pillards. Sa forme et son sens font penser, pour la date de fondation du village, à une période d'insécurité‚ vraisemblablement celle dite des "Grandes Invasions", qui a vu passer la Gaule romaine sous la domination des Francs.

La Cheype est un domaine gaulois : CAPIA "la propriété‚ de capius" (CAPIUS, surnom désignant "l'homme à la capuche", d'après la coiffure de mauvais temps du paysan gaulois). On a ici encore un nom de domaine formé‚ sur celui de son fondateur ou exploitant.

Le nom d'Orluc enfin se rapporte de même à celui du propriétaire ou de l'occupant : c'est AURELI-LUCUS "le bois d'Aurelius" (AURELIUS, nom latin primitif signifiant "soleil", fréquent dans les noms de lieux français formés sur des noms de propriétaires : citons Aurillac, Orléans, Orly et, dans la région, Aureil, Orliac, Orlianges - ce dernier nom transmis aux familles lointainement originaires de ce hameau).

Le nom de nos villages évoquent des réalités simples : un aspect du paysage, un détail de la vie rurale, un nom de fondateur ou d'occupant. Mais ce sont aussi, par les langues qu’ils rappellent et les époques auxquelles ils renvoient, des documents sur l’histoire ancienne du pays et de ses habitants.

Héraldique

Blason de Pérols-sur-Vézère Blason D'or à un écureuil de gueules grimpant sur une branche de sinople posée en bande, feuillée et fruitée de même.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Pierre Bataille    
en cours Alain Fonfrede[1]   Agriculteur

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population

effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[3].

En 2015, la commune comptait 178 habitants[Note 1], en diminution de 5,32 % par rapport à 2010 (Corrèze : -0,69 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
720 738 557 618 618 663 687 1 014 1 118
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
962 950 918 932 985 1 164 1 050 1 062 1 084
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 083 1 093 1 005 703 677 785 715 512 562
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
459 373 297 229 214 182 183 186 175
2015 - - - - - - - -
178 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Lieux et monuments

La commune compte trois monuments historiques :

  • la croix du XVe siècle placée sur le mur de clôture de l'école, inscrite par arrêté du 2 janvier 1929[6],
  • l'église Saint-Léonard de Barsanges, édifiée au XIIe siècle, inscrite par arrêté du 12 juin 1926[7],
  • le pont de Variéras, datant de l'époque carolingienne, inscrit par arrêté du 24 mai 1991[8].

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Pérols-sur-Vézère sur le site de l'Institut géographique national
  • Le site de la communauté de communes
  • Le site de la commune

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Site de la préfecture, consulté le
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. Notice no PA00099826, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Notice no PA00099827, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. Notice no PA00099972, base Mérimée, ministère français de la Culture