Oued Abiod

Oued Abiod
Illustration
Oued Abiod près de Ghoufi.
Caractéristiques
Longueur 156 km
Bassin 1 100 km2
Bassin collecteur Vallée de l'Oued Abiod
Débit moyen (Chélia)
Régime Pluvio-nival montagnard
Cours
Source Massif de l'Aurès
· Localisation Djebel Chélia
· Altitude 2 000 m
Embouchure Sahara
· Localisation Tolga (wilaya de Biskra)
· Altitude 200 m
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Oued Anza[1]
· Rive droite Oued Chennaoura[2]
Pays traversés Drapeau de l'Algérie Algérie
Principales localités Arris, Ghassira, M'chouneche

L'oued Abiod ( en chaoui : Ighzir Amellal), est un cours d'eau qui traverse le massif des Aurès au nord-est de l'Algérie ; il prend sa source à environ 2000 mètres d'altitude[2],[3] près du Djebel Chélia, point culminant de l'Aurès (2328 m), et coule vers le Sahara (Biskra) selon un axe nord-est/sud-ouest.

Géologie

La vallée de cet oued est une dépression synclinale soulevée au Pléistocène, où l'oued s'est enfoncé au fur et à mesure du soulèvement.

Géographie

Partie supérieure du cours

Ce cours d'eau prend naissance dans une région où prédomine la végétation méditerranéenne de montagne (cèdres, chênes verts), la pluviosité étant encore suffisante[4]. Il traverse d'abord le Djebel Ichmoul.

Partie moyenne du cours

Il coule entre le Djebel El Arezg à l'ouest, le Djebel Zellatou, puis le Djebel Ahmar Khaddou à l'est, dans une vallée encaissée parfois désignée comme « cañon[5] de l'oued Abiod ».

Après avoir dépassé la ville d'Arris, l'oued s'enfonce dans les gorges de Tighanimine, longues de 3 km. Il est alors bordé d'une ancienne voie romaine ; une inscription gravée dans la roche indique qu'elle a été construite en 145 av. J.-C. par un détachement syrien de la Quatrième Légion.

L'oued passe notamment par le village de Ghoufi (commune de Ghassira)], célèbre pour ses « balcons ».

À la sortie des gorges, le paysage de la vallée devient franchement désertique.

Partie inférieure du cours

Plus au sud, l'oued traverse Baniane (commune de M'Chouneche), sort de la montagne dans la région de Biskra, puis l'eau se perd dans les sables du désert.

Notes et références

  1. Persée 1
  2. a et b Persée 2
  3. Google Books
  4. Georges Chevaux
  5. Cf. carte Michelin 743, « Algérie Tunisie »

Voir aussi

Bibliographie

  • Dictionnaire illustré des merveilles naturelles du monde, Reader's Digest, 1982, pp. 25-26