Organisation patronale française

En France, les organisations patronales sont des syndicats d'employeurs qui défendent les intérêts de leurs membres au sein de la société française. Elles font partie des partenaires sociaux.

Les plus importantes en France, et celles qui interviennent le plus dans le débat public, sont le MEDEF, l'U2P, l'UNAPL, la FEDAE, la CPME, la FNSEA, la FNEML ainsi que l'UDES.

Elles interviennent dans les domaines du droit du travail, expriment leur avis sur des choix de société et de politique économique, et participent aux négociations salariales.

Historique

Profitant de la suppression dans le Code pénal des délits de coalition (loi Ollivier du 24 mai 1864), les organisations patronales française s'officialisent d'abord au niveau des branches professionnelles afin de mieux défendre leurs intérêts menacés par le traité de libre-échange signé avec l'Angleterre en 1860, le Traité Cobden-Chevalier[1]. Ces puissantes fédérations professionnelles s'instituent également en réponse à la structuration du mouvement ouvrier français : Comité des forges en 1864, Comité des houillères (1887), Comité des filateurs de coton (1899), Syndicat général de l'industrie cotonnière et Union des industries et métiers de la métallurgie (1901), Comité central des armateurs de France (1903), Groupe d'études des grands magasins (1919), Comité central de la laine (1922)[2].

L'expérience des organisations d'influence interprofessionnelles se forge au sein du « lobby » colonial, notamment avec l'Union coloniale française, créée en 1893. Le comité des forges s'inspire de cette véritable « chambre syndicale du commerce colonial » pour constituer en 1919 une organisation unique, la Confédération générale de la production française à laquelle succède le Conseil national du patronat français (CNPF) en 1946 et le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) en 1998[3].

Principales organisations patronales

Dans l'économie sociale et solidaire

  • Union des employeurs de l’économie sociale et solidaire (UDES)
  • Union des fédérations et syndicats nationaux d'employeurs sans but lucratif du secteur sanitaire médico-social et social (UNIFED)
  • Groupement des entreprises mutuelles d'assurances (GEMA)
  • Union nationale des associations de soins et services à domicile (UNASSAD)
  • Groupement des organismes employeurs de l'économie sociale (GOEES)

Les autres organisations patronales

  • Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (UMIH)
  • Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers, traiteurs (Synhorcat) issu de la fusion du Syndicat national des restaurateurs, limonadiers et hôteliers et du Syndicat français de l’hôtellerie, rejoints par l’Union professionnelle des artisans cuisiniers.
  • Fédération française du bâtiment (FFB)
  • Confédération française du patronat indépendant (CFPI)
  • Conseil national des professions de l'automobile (CNPA)
  • Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB)
  • Syndicat professionnel des métiers et services de l'animal familier - (PRODAF)
  • Confédération de l'artisanat des métiers et des services (CNAMS)
  • Confédération générale de l'alimentation en détail (CGAD)
  • Organisation nationale des très petites entreprises (ONTPE)
  • Union nationale des syndicats français d'architectes (UNSFA)
  • Syndicat professionnel des éditeurs de logiciels libres (Synpell)
  • Groupement national de la photographie professionnelle (GNPP)

Notes et références

  1. Henri Weber, Le parti des patrons: le CNPF, 1946-1986, Seuil, , p. 57.
  2. Jean-François Eck, Histoire de l'économie française, Armand Colin, , p. 138.
  3. Dominique Barjot, Industrie et politique en Europe occidentale et aux États-Unis : XIXe et XXe siècles, Presses Paris Sorbonne, , p. 138.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes