Ordre de Notre-Dame du Chardon

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Ordre de Notre-Dame du Chardon
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L’ordre de Notre-Dame du Chardon fut institué en janvier 1370, à Moulins, par Louis II, duc de Bourbon, « en l’honneur de Dieu et de la Vierge immaculée », à l’occasion de son mariage avec Anne, fille de Bérault II, dauphin d’Auvergne.

On l'appelait aussi ordre de Bourbon, à cause de son fondateur, et ordre de l’Espérance, parce que les chevaliers portaient une ceinture sur laquelle le mot espérance était brodé.

Il se composait de vingt-six gentilshommes qui devaient s’être distingués par leur bravoure et être sans reproche. Le duc de Bourbon était le souverain de l’ordre.

Il n'eut qu'une existence très courte.

Au jour de la Conception de la Vierge, fête de l'Ordre, et aux fêtes solennelles, les chevaliers étaient vêtus d'une soutane de damas incarnat, les manches larges, ceinte d'une ceinture de velours bleu doublée de satin rouge, bordée en broderie d'or, et ce mot ESPERANCE pareillement brodé La ceinture était fermée par une boucle et un ardillon d'or, ébarbillonnés et d'échiquetés d'émail vert, comme la tête d'un chardon ; leur manteau était de damas bleu ciel, aux orfrois de broderie d'or représentant le grand collier, doublé de satin rouge, et un chaperon de velours vert.

Le grand collier de l'ordre était composé de losanges entiers et de demis à double orle émaillés de vert cléchés et semés de fleurs de lis d'or et de lettres capitales antiques, émaillées de rouge, formant le mot espérance ; au bout du collier pendait un cercle émaillé de vert et rouge avec une image de la Vierge entourée d'un soleil d'or, couronnée à douze étoiles d'argent, un croissant de même sous ses pieds. Au bout de cette médaille se trouvait une tête de chardon émaillée de vert et barbillonnée de blanc.

Le chapeau des chevaliers était de velours vert, à la pointe duquel pendait une houppe de soie cramoisie et de fil d'or, le rebras à l'antique fourré de panne cramoisie portant dans un écu d'or le mot ALLEN (Allons tous ensemble au service de Dieu, et soyons unis en la défense de nos pays, et là où nous pourrons trouver à conquérir honneur par fait de Chevalerie[1]).

Références

  1. Palliot "La Vraye et Parfaite Science des Armoiries" - 1660

Voir aussi