Ogden Rood

Ogden Rood
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Ogden Rood.
Naissance
Danbury (Connecticut)
Décès (à 71 ans)
Manhattan (New York)
Nationalité Drapeau des États-Unis Américain
Domaines Physique

Ogden Nicholas Rood, né à Danbury (Connecticut) le et mort à Manhattan le , est un physicien américain, principalement connu pour ses travaux sur les couleurs.

Biographie

Fils d'un pasteur, Ogden Rood a étudié à Princeton jusqu'en 1852, puis à Yale. Assistant à l'université Columbia, il complèta sa formation en Allemagne de 1854 à 1858, à Berlin où il étudia la physique et à Munich où il s'initia à la peinture à l'huile. Rentré en Amérique, il commença à enseigner dans diverses institutions universitaires, tout en poursuivant des recherches sur la lumière. Dès cette époque, il s'intéressa à l'optique physiologique, montrant le caractère purement perceptuel des images rémanentes et de la couleur complémentaire qui apparaît de cette manière. Ses recherches, basées souvent sur des comparaisons visuelles, concernent de nombreux phénomènes en rapport avec les arts graphiques, la photographie. la microscopie, la spectrométrie.

Candidat à la de physique à Columbia vacante en 1863, il obtint le poste qu'il a occupé jusqu'à sa mort. Ses travaux à Columbia incluent des expériences et des résultats purement physiques sur la mécanique, l'électricité, et toujours la lumière, l'optique physiologique et la théorie des couleurs, qui restaient son champ d'intérêt principal. Il publie en 1879 Modern Chromatics, qui sera traduit en allemand dès 1880 et en français sous le titre Théorie scientifique des couleurs et leurs applications à l'art et à l'industrie en 1881. Après cet ouvrage, Rood publia encore plusieurs articles et ouvrages en rapport avec l'optique physiologique et les méthodes de la colorimétrie. En 1892, il publia On a color system, un système de représentation numérique des couleurs basé sur la comparaison visuelle de mélanges optique de couleurs par le disque de Newton. En photométrie, la comparaison de la luminosité de sources de coloration nettement différente est notoirement incertaine. Rood développa le système par papillotement, qui consiste à rechercher, en alternant rapidement deux sources de spectre différent, le réglage qui rend le scintillement le moins perceptible.

Il s'occupa également de la production de vide et de mesure des très basses pressions, perfectionnant la pompe à vide et de la mesure de la résistance des diélectriques.

Théorie scientifique des couleurs

Dans son livre Modern Chromatics, publié en 1879, Ogden Rood établit le caractère physiologique de la vision des couleurs. Ce point n'était pas absolument acquis. Spontanément, on considère la couleur comme un attribut des objets, extérieur à l'être qui la perçoit. La relation entre le rayonnement lumineux et la perception colorée est complexe.

Rood analyse la couleur en trois paramètres : la pureté, la luminosité et la couleur. Ces catégories sont celles qu'on utilise quand on aborde la couleur du point de vue de la psychologie expérimentale[1]. On montre qu'elles sont mathématiquement équivalentes aux valeurs trichromatiques de la théorie de James Clerk Maxwell.

En plus des travaux de Michel-Eugène Chevreul divulgués par Charles Blanc[2], Rood servira de référence à la théorie néo-impressionniste et pointilliste français[3]. Rood lui-même répudiait ce courant, et niait que leur discours eût quelque rapport avec son travail[4].

Honneurs

Ogden Rood a été membre de :

Publications

  • Théorie scientifique des couleurs et leurs applications à l'art et à l'industrie, Paris : G. Baillière, 1881, 280 p. (Lire en ligne)

Annexes

Sources

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Gustave Durup, « Normalisation dans la terminologie scientifique : règles générales, lumière et couleur », L'année psychologique, vol. 57,‎ , p. 91-98 (lire en ligne)
  2. Georges Roque, Art et science de la couleur : Chevreul et les peintres, de Delacroix à l'abstraction, Paris, Gallimard, coll. « Tel » (no 363), .
  3. Paul Signac, D'Eugène Delacroix au néo-impressionnisme, Paris, (lire en ligne).
  4. Nichols 1909, p. 464-465 ; Georges Roque, « Les couleurs complémentaires : un nouveau paradigme », Revue d'histoire des sciences, vol. 47, no 3,‎ , p. 405-434 (lire en ligne).