Nouvelle Armée populaire

Nouvelle Armée populaire

New People's Army
NPA
Idéologie Marxisme-Léninisme-Maoïsme
Statut actif
Fondation
Date de formation 29 mars 1969
Pays d'origine Drapeau des Philippines Philippines
Fondé par José María Sison
Actions
Période d'activité 1969-aujourd'hui
Organisation
Membres plusieurs milliers (25 000 en 1988, 8 000 en 1994)
Branche politique Parti Communiste des Philippines
Répression
Considéré comme terroriste par États-Unis, Canada, Union européenne

La New People's Army (filipino : Bagong Hukbong Bayan, NPA, français : Nouvelle Armée populaire) est la branche armée du Communist Party of the Philippines-Marxist Leninist (Parti communiste des Philippines-marxiste-léniniste). De nombreuses altercations avec l'armée philippine, dégénérant souvent en affrontements armés, ont causé un nombre de victimes estimé à 40 000. L'organisation est placée sur la liste officielle des organisations terroristes des États-Unis[1], du Canada[2] et de l'Union européenne[3].

Le mouvement compte aujourd'hui 110 fronts de guérilla répartis sur 73 des 81 régions des Philippines.[4] Selon l'organe chargé des négociations de paix, le National Democratic Front (NDF, Front National Démocratique), à compter d'août 2018, 67 des 98 bataillons de l'armée philippine sont organisés contre la NPA, dont 44 uniquement sur l'île de Mindanao[5], qui est sous l'état de loi martiale.[6]

Sources du conflit aujourd'hui

Les injustices économiques, couplées à des abus de pouvoirs prégnants dans un pays doté d'une démocratie très imparfaite sont les principaux maux qui alimentent ce mouvement révolutionnaire.

Dans certaines parties de Mindanao, un autre facteur vient s'ajouter à ceux précédemment cités : en effet, sur cette ile, les ressources naturelles sont l'objet de convoitises de la part des multinationales. Les destructions et pollutions engendrées par leurs activités portant souvent préjudice aux populations Lumads, vivant dans les massifs forestiers. Ainsi, sur Mindanao, on retrouve une forte connivence entre les intérêts des populations Lumads (dites "indigènes") et la NPA. Ce facteur peut expliquer pourquoi la guérilla est principalement présente sur Mindanao.

Historique

En 1948, une première rébellion communiste a démarré aux Philippines menée par le Hukbalahap qui a finalement déposé les armes au début des années 1960.

Le Communist Party of the Philippines-Marxist Leninist est fondé le 26 décembre 1968 par José Maria Sison, exclu du Partido Komunista ng Pilipinas (Parti communiste philippin) en 1967. La New People's Army est fondée comme sa branche armée le 29 mars 1969, placée sous le contrôle de la Commission militaire du parti. La guérilla progresse jusqu'au début des années 1980, rassemblant plusieurs centaines de combattants, jusqu'à entre 12 000 et 15 000 au milieu des années 1980 et 25 000 en 1988, et active dans l'ensemble des Philippines. Un cessez-le-feu est mis en place avec le gouvernement à la fin de l'année 1986, mais les combats reprennent à la suite de l'échec des négociations, compliquées par les tendances refusant le processus de paix au sein de l'organisation. À la fin des années 1980, la NPA connaît un déclin progressif, de nombreux combattants quittant l'organisation. Malgré le refus de José Maria Sison au mois de juillet, le Communist Party of the Philippines-Marxist Leninist est légalisé en septembre 1992 et des négociations, sans cessez-le-feu préalable, sont amorcées avec le gouvernement aux Pays-Bas, entraînant des scissions et des exclusions dans l'organisation. Les négociations sont compliquées, et aucun cessez-le-feu n'est signé[7].

Notes et références

  1. http://www.state.gov/s/ct/rls/other/des/123085.htm
  2. http://www.canlii.org/fr/ca/legis/regl/dors-2001-360/derniere/dors-2001-360.html
  3. [PDF]http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:023:0025:0029:FR:PDF
  4. (en-US) « Joma shows map of NPA presence in 73 provinces », Kodao Productions,‎ (lire en ligne)
  5. (en-US) « Great achievements of the CPP in 50 years of waging revolution · », NDFP,‎ (lire en ligne)
  6. Euan McKirdy, CNN, « Philippines congress extends martial law in Mindanao », CNN, (lire en ligne)
  7. Jean-Marc Balencie et Arnaud de La Grange, Mondes rebelles : L'encyclopédie des acteurs, conflits & violences politiques, Paris, Éditions Michalon, , 1677 p. (ISBN 2841861422), p. 569-573