Noroy-le-Bourg

Noroy-le-Bourg
Noroy-le-Bourg
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Vesoul
Canton Villersexel
Intercommunalité Communauté de communes du Triangle Vert
Code postal 70000
Code commune 70390
Démographie
Population
municipale
490 hab. (2016 en augmentation de 2,51 % par rapport à 2011)
Densité 15 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 56″ nord, 6° 18′ 22″ est
Altitude Min. 280 m
Max. 447 m
Superficie 31,78 km2
Localisation

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Noroy-le-Bourg est une commune française située dans le département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie

Géologie

Le territoire communal repose sur le gisement de schiste bitumineux de Haute-Saône daté du Toarcien[1].

Toponymie

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Le nom du village pourrait être issu du latin tardif nucaretum, signifiant un lieu planté de noyers.

Noroy a changé d’appellation au cours des siècles : Noroy-l'Archevêque du XVIe au XVIIIe siècle, Noroy-le-Bois en 1793, Noroy-le-Bourg en 1795, Noroy-l'Archevêque en 1814, avant de reprendre celui de Noroy-le-Bourg en 1831.

Histoire

Antiquité

Les vestiges d'un établissement gallo-romain ont été signalés en 1852 aux lieux-dits la Thiolère et les Champs de Messire Henry, à l'occasion de travaux de captage d'une source au sud-est du village. La découverte de fragments de mosaïque, de marbre, d'enduits peints et d'une lampe en bronze témoignent de l'existence d'une villa et de l'occupation du site à compter de la fin du Ier siècle de notre ère[2].

Moyen Âge

Agnoald, puissant seigneur de la cour de Childebert II, roi d'Austrasie et de Bourgogne, aurait possédé la terre de Noroy et saint Colomban serait venu le rencontrer in villa Honorisiascus pour obtenir l'appui du roi afin de s'établir à Luxeuil[3]. Son fils, saint Agile, après ses études dans ce monastère, fut le premier abbé de l'abbaye de Rebais, dans le diocèse de Meaux, en 638[4].

Noroy dépendait à l'origine des comtes de Bourgogne, qui y nommaient des maires (villicus) chargés de la perception des revenus, ainsi que des prévôts, officiers de justice. Ceux-ci possédaient ces charges en fiefs.

Par des acquisitions successives, la seigneurie passe, à partir du XIIIe siècle, aux archevêques de Besançon. Le conflit qui les oppose au chapitre de Saint-Étienne de Besançon conduit Richard d'Auxelles, soutenant la cause de son frère Rodolphe, doyen du chapitre, à la première destruction de Noroy en 1237.

Cherchant à s'assurer une sécurité contre ces entreprises belliqueuses, les archevêques font bâtir un château (par Guillaume de la Tour en 1245), et fortifier le bourg (par Jean de Vienne entre 1357 et 1360). Les habitants, qui participent à ces constructions, obtiennent ainsi de ce dernier la remise de la mainmorte, l'archevêque ne se réservant que les redevances et les tailles. Ils disposeront ensuite au XVIe siècle du droit de s'assembler en communauté pour désigner des échevins, nommer des procureurs, banvards, forestiers, et élire des prudhommes[5].

Les fortifications, qui permettent une résistance efficace aux routiers de Jean de Chauffour en 1364, se révèlent toutefois insuffisantes en 1389 lorsque Philippe le Hardi ordonne leur destruction par Jean de Ray, pour contraindre l'archevêque Guillaume de Vergy à ne plus battre monnaie.

Le château est reconstruit en 1434 mais Noroy subit à nouveau en 1479 les exactions de Charles Ier d'Amboise, lors de la conquête de la Franche-Comté par le roi Louis XI. Le village est repris en 1492 par les troupes de l'empereur Maximilien. Les fortifications ne sont alors plus relevées.

Époque moderne

En 1596, Antoine Corvini, recruté par Ferdinand de Velasco pour expulser Louis de Beauvau, seigneur de Tremblecourt, demande une rançon aux habitants mais il met le village à sac sans en attendre le paiement.

Après la guerre de Dix Ans, Noroy ne compte plus que 173 habitants en 1657.

Politique et administration

Rattachements administratifs et électoraux

La commune fait partie de l'arrondissement de Vesoul du département de la Haute-Saône, en région Bourgogne-Franche-Comté. Pour l'élection des députés, elle dépend de la deuxième circonscription de la Haute-Saône.

Elle était depuis 1973 le chef-lieu du canton de Noroy-le-Bourg[6]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est rattachée au canton de Villersexel.

Intercommunalité

La commune était le siège de la communauté de communes des grands bois, créée le et qui regroupait 12 communes et environ 3 100 habitants.

Dans le cadre des dispositions de la loi du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales[7], qui prévoit toutefois d'achever et de rationaliser le dispositif intercommunal en France, et notamment d'intégrer la quasi-totalité des communes françaises dans des EPCI à fiscalité propre dont la population soit normalement supérieure à 5 000 habitants, le schéma départemental de coopération intercommunale de 2011 a prévu la fusion des communautés de communes :
- du Pays de Saulx,
- des grands bois
- des Franches Communes (sauf Amblans et Genevreuille),
et en y rajoutant la commune isolée de Velorcey, afin de former une nouvelle structure regroupant 42 communes et environ 11 200 habitants[8].

Cette fusion est effective depuis le et a permis la création, à la place des intercommunalités supprimées, de la communauté de communes du Triangle Vert, dont la commune est désormais membre.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Ernest Euvrard   Conseiller général de Noroy-le-Bourg (1945 → 1949)
Les données manquantes sont à compléter.
? 2001 Étienne Philippe UDF Conseiller général de Noroy-le-Bourg (1992 → 1998)
mars 2001 mars 2014[9] Jacques Jeannin   Président de la CC des grands Bois ( ? → 2014)
mars 2014[10] 19 août 2016[11] Raymond Kany   Directeur de centre de formation
Décédé en fonction

Population et société

Démographie

En 2016, la commune de Noroy-le-Bourg comptait 490 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Les autres « recensements » sont des estimations.

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0721 0351 0711 1171 1601 2331 2771 3171 306
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1781 1941 1951 0781 0701 0091 008914855
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
791781770608583571575531551
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
508533508511506485486486486
2013 2016 - - - - - - -
481490-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports

Une épreuve des championnats de France de cyclisme sur route 2016 de Vesoul s'est déroulée le 23 juin 2016 sur le territoire de la commune de Noroy-le-Bourg[13].

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments


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Personnalités liées à la commune

  • Antoine du Pinet (1510?-1584?) sieur de Noroy, écrivain protestant de la Renaissance, né à Besançon et décédé à Paris. Il a traduit du latin en français.
  • Alexandre Rapin (1839-1889), peintre, y est né.
  • Le botaniste Gustave Malcuit (1882-1960), y suivit le cours complémentaire.
  • Alain Noack, artiste.

Héraldique

Blason Noroy-le-Bourg.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : D’or à la bande de gueules, au franc-canton d’azur brochant.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Site officiel

Notes

  1. Marcel Lanoir, Carburants rhodaniens : les schistes bitumineux, notamment dans la Haute-Saône, vol. 7, coll. « Les Études rhodaniennes », (lire en ligne), p. 328.
  2. Carte archéologique de la Gaule La Haute-Saône Académie des Inscriptions et des Belles Lettres Odile Faure-Brac 2002
  3. Histoire des diocèses de Besançon et de Saint-Claude, M. Richard 1847, p. 119
  4. Histoire universelle de l'église catholique, volume 10, René François Rohrbacher 1843 p.139
  5. Dictionnaire des communes de la Haute-Saône Société d'agriculture, lettres, sciences et arts de la Haute-Saône éd. Marcel Bon 1972, tome IV
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Loi n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance.
  8. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2011, portant définition du schéma départemental de coopération intercommunale du département de la Haute-Saône » [PDF], Préfecture de la Haute-Saône (consulté le 22 août 2016), p. 5.
  9. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, publiée le 23 janvier 2013, consultée le 18 juillet 2013
  10. « Noroy-le-Bourg : Raymond Kany, maire », L'Est républicain, édition de la Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  11. « Noroy-le-Bourg : Raymond Kany n’est plus », L'Est républicain, édition de Vesoul - Haute-Saône,‎ (lire en ligne).
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « Championnats de France de cyclisme sur route 2016 » [PDF], sur le site de L'Est républicain (consulté le 10 juillet 2016).
  14. « Mairie-école-justice de paix », notice no PA70000074, base Mérimée, ministère français de la Culture