No Woman, No Cry

No Woman, No Cry est une chanson de Bob Marley, créditée sous le nom de Vincent Ford. Elle figure sur l'album Natty Dread (1974), mais c'est la version de l'album Live!, sortie en single en août 1975 qui reste la plus célèbre et deviendra un succès planétaire[1].

Bob Marley a peut-être écrit la chanson[2],[3] ou la mélodie[4] mais aurait donné les crédits de la chanson à son ami d'enfance Vincent Ford (1940-2008) afin d'assurer la survie de sa soupe populaire, se situant à Trenchtown, le ghetto où Marley a grandi[5]. Une autre version veut qu'il ait crédité son ami d'enfance afin de ne pas verser de droits d'auteur à Danny Sims, propriétaire de Cayman Music avec qui il avait signé un contrat en 1968. Il est à noter que trois autres chansons Crazy Baldheads, Roots Rock Reggae et Positive Vibration ont été créditées à Vincent Ford.

Le titre provient d’une expression jamaïcaine, « no woman, nuh cry » qui en créole jamaïcain signifie : « femme, ne pleure pas » (et non, comme beaucoup de francophones le pensent, « Pas de femme, pas de larmes »)[6] . La chanson est en partie inspirée de l'époque où Bob Marley passait son temps dans la cour (« yard ») de Vincent Ford avec Rita Anderson (qui deviendra Rita Marley sa femme) et quelques amis dans le ghetto de Trenchtown. Dans une interview du 24 juillet 2012, Rita Marley a confirmé cette version : « Dans cette chanson, Bob raconte notre vie à Trenchtown. Nous ne possédions rien, excepté nos pieds pour marcher. »

Cette chanson a été reprise notamment par Byron Lee, Joe Cocker, Boney M, les Fugees, Jimmy Cliff, Derrick Morgan, Johnny Clarke, Ken Boothe, Tapper Zukie, Rancid, Sean Kingston, Londonbeat, Gilberto Gil, Dubmatique, Joss Stone, Joan Baez, I Muvrini, Xavier Rudd, Yeshe.

Le défunt chanteur français Joe Dassin l'a par ailleurs adapté, en conservant l'air et en modifiant les paroles. Les paroles « Si tu penses à moi » remplacent « No woman no cry » au moment du refrain. Cette version a aussi été interprétée en espagnol.

Le magazine Rolling Stone l'a classé trente-septième plus grande chanson de tous les temps[7].

Classements hebdomadaires

Version de Bob Marley & The Wailers

Classement (1975) Meilleure
place
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (Single Top 100)[8] 23
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas (Single Tip)[8] 2
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (UK Singles Chart)[9] 22
Classement (1981) Meilleure
place
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (RIANZ)[10] 30
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni (UK Singles Chart)[9] 8
Classement (2012) Meilleure
place
Drapeau de la France France (SNEP)[11] 103

Dans la culture

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Notes et références

  1. https://www.francebleu.fr/emissions/pop-story/bob-marley-no-woman-no-cry
  2. « No, Woman, No Cry 'songwriter' dies », BBC (1er janvier 2009).
  3. (en) « In pictures: The legacy of Bob Marley », BBC (consulté le 1er janvier 2009).
  4. (en) Patrick Humphries, « No Woman No Cry », BBC Radio 2, BBC, (consulté le 1er janvier 2009).
  5. « News », sur Rolling Stone (consulté le 23 juin 2017)
  6. Dawes, Kwame. Bob Marley: Lyrical Genius. London: Sanctuary, 2002 (ISBN 1-86074-433-8), p. 119.
  7. « 500 Greatest Songs of All Time », sur Rolling Stone (consulté le 23 juin 2017)
  8. a et b (nl) Dutchcharts.nl – Bob Marley & The Wailers – No Woman, No Cry (Live '75). Single Top 100. Hung Medien. Consulté le 12 mars 2018.
  9. a et b https://tsort.info/music/e0wz91.htm
  10. (en) Charts.org.nz – Bob Marley & The Wailers – No Woman, No Cry (Live '75). RIANZ. Hung Medien. Consulté le 12 mars 2018.
  11. Lescharts.com – Bob Marley & The Wailers – No Woman, No Cry (Live '75). SNEP. Hung Medien. Consulté le 12 mars 2018.