Nicolas Hulot

Nicolas Hulot
Nicolas Hulot en 2015.
Nicolas Hulot en 2015.
Fonctions
Ministre d'État
Ministre de la Transition écologique
et solidaire
En fonction depuis le
(5 mois et 30 jours)
Président Emmanuel Macron
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Ségolène Royal (Environnement, Énergie et Mer)
Président de la Fondation Nicolas-Hulot

(26 ans, 6 mois et 5 jours)
Prédécesseur Création de la fondation
Successeur Audrey Pulvar
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Lille, Nord, France
Nationalité française
Profession Journaliste, producteur et animateur de télévision
Écrivain
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Officier de l'ordre national du Mérite
Chevalier des Arts et Lettres
Résidence Hôtel de Roquelaure, Paris (7e)

Nicolas Hulot, né le à Lille, est un journaliste, animateur et producteur de télévision, écrivain et homme politique français.

D'abord connu du public pour son émission télévisée Ushuaïa, il s'engage dans la protection de l'environnement et la sensibilisation du grand public sur les questions écologiques.

En 1990, il crée la Fondation Ushuaïa, qui devient ensuite la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme. Critiqué par une partie du mouvement écologiste français comme étant trop consensuel, il est le coauteur du Syndrome du Titanic, un film sorti en 2009 visant à interpeller sur l’« urgence écologique ».

Désireux que les questions écologiques urgentes pèsent dans la campagne de l’élection présidentielle de 2007, il renonce à se présenter après avoir obtenu la signature du Pacte écologique par la plupart des principaux candidats. Candidat à la primaire présidentielle écologiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle française de 2012, il est battu par Eva Joly.

Après avoir refusé le ministère de l'Écologie proposé par les présidents Chirac, Sarkozy et Hollande[1], il est nommé le 17 mai 2017 ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, au sein des gouvernements Philippe I et II, sous la présidence d'Emmanuel Macron.

Biographie

Il est le fils de Monique Marguerite Marie Hulot, née Moulun, née le 30 janvier 1929 à Sens, mère au foyer devenue visiteuse médicale, et de Philippe Marie Joseph Hulot, né le 12 juin 1929 à Paris, chercheur d'or au Venezuela puis chef d'entreprise dans la confiserie à Paris et dans le commerce de plantes à Nice. Il a un frère, Gonzague, et une sœur, Béatrice.

Son grand-père paternel, architecte, vivait dans le même immeuble que le cinéaste Jacques Tati, lequel s'en serait inspiré pour créer le personnage de Monsieur Hulot dans Les Vacances de monsieur Hulot (1953)[2],[3]. Il suivit quelques trimestres de ses études au lycée Saint-Jean-de-Passy dans le 16e arrondissement de Paris ; il dit avoir trouvé l'ambiance de ce lycée austère.

Le grand-père paternel de Monique Hulot, Georges Moulun, était un riche industriel qui tira sa fortune de la construction des premiers barrages hydroélectriques français, et qui fit faillite après la crise de 1929.

Philippe Hulot meurt d'un cancer et laisse une famille de trois enfants alors que Nicolas Hulot a tout juste 15 ans. Son frère, Gonzague, se suicide le soir de Noël, alors que Nicolas Hulot a seulement 19 ans. C'est lui qui découvrit le corps de son frère, mais, voulant préserver sa mère, il préféra n'en parler que le lendemain matin[4].

Nicolas Hulot participa au deuxième rallye Paris-Dakar en 1980[5] en catégorie autos mais dut abandonner avant l'arrivée.

De 1986 à 1992, Nicolas Hulot partage la vie de Dominique Cantien, directrice des variétés à TF1 (de 1987 à 1994) et productrice de l'émission Ushuaïa. Il s'est marié le 3 septembre 1993 à Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) avec Isabelle Patissier, double championne du monde d'escalade, dont il divorce le 9 avril 1996. Il s'est remarié à Viens (Vaucluse) le 5 octobre 2002 avec Florence Lasserre, la mère de ses deux fils, Nelson et Titouan, et ancienne conseillère municipale de Saint-Lunaire[6]. Il a au total trois enfants[7].

Photographe

Nicolas Hulot souhaite gagner sa vie très vite. Successivement plagiste, moniteur de voile, serveur, puis photo-reporter, il est engagé en 1973 par Gökşin Sipahioğlu, fondateur de l'agence de presse Sipa. En 1976, il part pour le Guatemala, après le tremblement de terre qui a fait 20 000 morts. La même année, grâce à un ami, il part en reportage en Afrique du Sud avec le navigateur Éric Tabarly. En 1977, il est en Rhodésie, en pleine guerre d'indépendance et interviewe Ian Smith, le Premier ministre. En 1978, après l'enlèvement du baron Empain, il mène une surveillance, planqué pendant 46 jours dans une voiture devant son domicile, mais s'absente au moment où le baron est libéré par ses ravisseurs et manque le cliché espéré[4]. Le , il refuse de photographier la mort de Jacques Mesrine alors qu'il est parmi les premiers sur les lieux de la fusillade.

Carrière dans l'audiovisuel

Nicolas Hulot commence sa carrière dans les médias à la radio. C'est Patrice Blanc-Francard qui le fait connaître sur les ondes de France Inter. Il fait ses débuts à la télévision dans une émission pour enfants Les Visiteurs du mercredi[8], en 1980, avant Les Pieds au mur (1982-1983)[9]. Puis, il se fait connaître comme animateur-reporter en soirée sur France Inter sur des événements moto, sa chronique s'appelle La Poignée dans le coin.

De 1987 à 1995, il présente l'émission télévisée Ushuaïa, le magazine de l'extrême, diffusée sur TF1 et co-produite avec Dominique Cantien. Il devient grâce à cette émission un familier des téléspectateurs et un des grands porte-parole français de la sauvegarde de la nature de ces 20 dernières années. En 1996 et 1997, il présente Opération Okavango, puis Ushuaïa Nature de 1998 à 2012[10]. Le 29 décembre 2011, TF1 et Nicolas Hulot annoncent la fin du contrat qui les liait[11]. Quatre épisodes seront cependant encore diffusés, jusqu'en avril 2012 où l’émission prend fin.

Il est l'inspirateur de la nouvelle chaîne Ushuaïa TV, lancée sur le câble en mars 2005 et appartenant au Groupe TF1.

Le magazine mensuel Ushuaïa Magazine voit le jour en 2006 puis disparaît le 8 juillet 2011[12].

La Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme

Il crée en 1990 la Fondation Ushuaïa (d'où son attribution du prix André-de-Saint-Sauveur en 1991 par l'Académie des sports, prix en faveur d'exploits sportifs exceptionnels et de caractères originaux), qui devient en janvier 1995 la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme (reconnue d'utilité publique en 1996) dont il est président jusqu'en juin 2017.

En février-mars 1992, Nicolas Hulot et Gérard Feldzer expérimentent le dirigeable de Didier Costes avec sa dérive flottante appelée « chien de mer ». L'année suivante, en mars 1993, ils tentent la traversée de l'Atlantique depuis l'Espagne en dirigeable à pédales à propulsion électrique d'origine solaire et musculaire (pédaliers). Cette tentative échoue cependant après 1 500 km, non loin des îles du Cap-Vert[13],,[15].

Depuis, les projets et les partenariats n'ont cessé de se développer. Ses « partenaires fondateurs » sont EDF, l'Oréal, TF1 auxquels s'ajoute Véolia[16]. TF1 possède la marque Ushuaïa dont Hulot reçoit des royalties.

Par exemple, depuis 2006, le Muséum national d'histoire naturelle et l’association Noé Conservation, en partenariat avec la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme, organisent chaque année des événements ludiques dans le but de rapprocher l'humain de la biodiversité[17].

Après avoir travaillé aux côtés des enfants et des enseignants, en 2005, la Fondation Nicolas-Hulot et l'Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) lancent l’opération « Défi pour la Terre ». Elles invitent le public, les collectivités ou les entreprises à être dans les gestes de la vie quotidienne, plus respectueux de l’environnement.

En 2009, la Fondation franchit une nouvelle étape en lançant la campagne ÉVOLUTION, Chapitre 2. « Face au carrefour de crises écologique, sociale, financière, la Fondation Nicolas Hulot invite chacun à se projeter dans l'avenir, à oser l’inédit pour bâtir autre chose, ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire individuelle et collective. Avec le Comité de Veille Écologique, la Fondation entend participer à sa mesure à ce grand défi, en encourageant la volonté d’agir et en mettant au débat des pistes de réflexion pour construire demain autrement[18]. »

En janvier 2013, la fondation lance un think tank de la transition écologique[19].

Engagement politique pour l'écologie

Avant 2007

Nicolas Hulot a conseillé plusieurs personnalités politiques telles que Laurent Fabius ou Jacques Chirac, dont il aurait refusé[20] en 2002 la proposition de devenir ministre de l’Écologie.

Nicolas Hulot est à l'origine[21] de l'idée d'inclure une charte de l'environnement dans la Constitution, ce qui est effectif depuis mars 2005.

Il est partisan d'une société de sobriété et cite Jean-Baptiste de Foucauld qui préconise l'« abondance frugale » : « Il ne s'agit pas de supprimer voitures et avions. Mais d'organiser la modération avant d'y être contraint. Soit l'évolution sera imposée à nous, soit on l'organisera. »

Le , des rumeurs circulent selon lesquelles il pourrait être candidat à l'élection présidentielle française de 2007, mais il dément : « Je ferai tout pour ne pas être candidat ». Il se rend aux universités d'été de l'UDF, des Verts et de Cap21 pour prôner aux politiques la nécessité d'agir d'urgence pour préserver notre environnement. Courant septembre, il annonce sur le site de sa Fondation qu'il présentera sa décision fin novembre.

Sa démarche vise à faire pression sur les hommes et appareils politiques, il écrit sur son site : « Il faut placer les enjeux écologiques au cœur de l’élection présidentielle ! 9 Français sur 10 estiment nécessaire de changer profondément de politique pour faire face au risque écologique, 52 % souhaitent que la protection de l’environnement soit parmi les objectifs prioritaires du futur président. À l’aube des élections, je lance un appel à la raison en espérant que les candidats de l’ensemble des partis s’emparent de ces questions et fixent des priorités. Je souhaite que les politiques placent ces enjeux au cœur de leurs programmes électoraux. La Fondation et moi-même allons mettre toute notre énergie pour convaincre les candidats en ce sens. »

Pacte écologique de 2007

Le , il lance le Pacte écologique afin d'imposer l'écologie dans la campagne présidentielle française. Il souhaite ainsi interpeller les candidats, mobiliser les citoyens et nourrir le débat public. Son Pacte est signé par 5 candidats sur 12 déclarés à la présidentielle (Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Marie-George Buffet et Dominique Voynet) et 740 300 personnes (au 24 mai 2007). Deux autres candidats, qui n'ont pas signé le pacte, ont néanmoins réagi à l'initiative : Arlette Laguiller rejette la responsabilité de la situation sur le patronat et refuse en bloc les mesures proposées par Nicolas Hulot[22] tandis qu'Olivier Besancenot propose des solutions alternatives, selon lui plus efficaces que celles proposées[23].

Le , au cours d'une conférence de presse au Palais de la découverte, il annonce qu'il ne se présentera pas à l'élection présidentielle. Il déclare, au cours de cette conférence de presse relative à sa candidature, qu'il ne « supportera aucun candidat à l'élection présidentielle » laissant « l'impératif écologique au cœur de ses préoccupations ». Il déclare par ailleurs « faire confiance aux candidats à l'élection quant à leur engagement vis-à-vis du Pacte écologique ». À une question relative à son intérêt personnel pour un poste de vice-Premier ministre chargé des affaires environnementales, Nicolas Hulot déclare qu'« à ce poste nouveau, délicat, il faudrait quelqu'un qui, au-delà de ses compétences écologiques, ait une solide expérience des institutions ». Il continue à promouvoir son Pacte en rassemblant le 31 janvier ses principaux signataires et des personnes de base[24].

Au cours de la campagne, Nicolas Hulot est intervenu à plusieurs reprises pour rappeler l'exigence écologique. Les candidats, malgré la signature du pacte, ont relégué au second plan la question du réchauffement climatique et du développement durable[25].

À la suite de l'élection, une pétition intitulée « Pacte contre Hulot » est mise en ligne sur internet par ses détracteurs[26].

2008-2011

Le 7 septembre 2008, Le Nouvel Observateur met Nicolas Hulot à la une et publie une grande enquête en le surnommant : « L’homme qui veut sauver la Terre ».

Le 22 octobre 2008, il intervient pendant la conférence de presse de la plateforme collaborative écologiste et humaniste Colibri, fondée par Pierre Rabhi. Il déclare entre autres : «…notre vernis civilisationnel ne résistera pas longtemps à la combinaison de la crise écologique et de la pauvreté. »[27]

Le 13 avril 2011, il devient candidat déclaré pour l'élection présidentielle de 2012[28].

Depuis 2011, il soutient publiquement le chef Raoni contre le barrage de Belo Monte.

Candidature à la primaire écologiste de 2011

L'animateur déclare en mars 2011, à la suite de l'accident nucléaire de Fukushima, être pour l'organisation d'un référendum sur le nucléaire[29], puis avoir « la conviction » que la France doit « sortir du nucléaire »[30].

Le 13 avril 2011, à Sevran en Seine-Saint-Denis, Nicolas Hulot se déclare candidat pour l'élection présidentielle de 2012[31]. Nicolas Hulot accorda également un premier entretien dans le Nouvel Observateur, paru ce même jour[32].

Le 14 avril 2011, invité de Bruno Duvic dans le 7/9 de France Inter[33], il clarifia un certain nombre de positions : sortie du nucléaire, positionnement dans le découpage politique, démission de sa fondation, revenus/royalties intégralement affectés à des ONG, etc.

Il inscrit sa démarche dans la primaire présidentielle écologiste de 2011. Lors du premier tour, il arrive deuxième avec 40,22 %, derrière Eva Joly (49,75 %), alors que les sondages le donnaient largement gagnant. Il perd au second tour face à Eva Joly, en recueillant 41,34 % des suffrages. Eva Joly devient donc la candidate officielle d'Europe Écologie Les Verts.

Par la suite, lors de l'élection présidentielle de 2012, il déclare avoir voté pour le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, au premier tour, le trouvant plus pédagogue et plus performant qu'Eva Joly, en particulier sur les questions environnementales. Au second tour de l'élection, son choix s'oriente sur François Hollande[34].

2012-2017

En novembre 2012, il accompagne Raoni lors de son voyage en France et rencontrera François Hollande à l'Élysée.

Le 6 décembre 2012, il est nommé « envoyé spécial pour la protection de la planète » par le président de la République, François Hollande. C'est une mission bénévole dont « les objectifs sont notamment de sensibiliser, informer et mobiliser la communauté internationale sur la crise écologique mondiale et les moyens pour y faire face, notamment là où ces enjeux ne sont pas suffisamment pris en compte »[35]. Dans ce cadre, il a transmis une demande d'audience de François Hollande au pape François[36].

En novembre 2013, il passe deux jours au Vatican pour y rencontrer de hauts responsables du Saint-Siège afin d’évoquer les questions d’environnement et la prochaine grande conférence qui se tiendra à Paris en 2015. Il rêve « d’un déplacement du pape consacré au changement climatique pour mettre l’humanité devant ses responsabilités et pour qu’elle voie cette réalité qui occasionne déjà des centaines de milliers de victimes par an et des millions de déplacés. »[37] Il œuvre pour que François Hollande rencontre le pape François pour aborder explicitement ces sujets. Il fait partie de la délégation qui accompagne le président français lors de sa visite au Saint-Siège le 24 janvier 2014. Le Vatican confirme à cette occasion que le pape François prépare une encyclique sur l'« écologie de l'humanité »[38].

Sa mission d'envoyé spécial pour la protection de la planète inclut notamment la préparation, avec la diplomatie et la société civile, de la 21e conférence sur le climat (COP21) qui se tient à Paris en décembre 2015[39],[40]. Dans le cadre de sa mission d'envoyé spécial, et dans la perspective de la Conférence de Paris, il lance le Sommet des Consciences, qui réunit le au Conseil économique, social et environnemental à Paris une quarantaine de personnalités morales et religieuses du monde entier pour répondre à la question « The climate, why do I care ? » et lancer ensemble un « Appel des Consciences pour le climat »[41].

Le , il lance un appel aux chefs d'État en vue de la Conférence de Paris de 2015 sur le climat (COP21) : « Chefs d’État, osez ! » accompagné d'une campagne de signatures qui s'appuie sur Break the Internet, une vidéo réalisée par Golden Moustache et un livre Osons ![42],[43],[44],[45].

En janvier 2016, il quitte son poste d'« envoyé spécial pour la protection de la planète »[46], et n'écarte pas la possibilité de se présenter à l'élection présidentielle de 2017, mais sans passer par une primaire[47].

En février 2016, Nicolas Hulot refuse une nouvelle fois d'entrer au gouvernement comme ministre de l’Écologie. Il « remercie le président de la confiance qu’il n’a cessé de lui accorder »[48],[1].

Le 5 juillet 2016, il déclare qu'il ne sera pas candidat à l'élection présidentielle de 2017 alors que les principales figures écologistes françaises avaient annoncé qu'elles le soutiendraient s'il se présentait, que les statuts d’une association dévolue au financement de sa campagne venaient d'être déposés en préfecture et qu'une équipe de campagne était en place depuis plusieurs mois[49]. Il regrette ensuite sa décision[50]. Au premier tour du scrutin, il vote pour le candidat PS Benoît Hamon[51].

Ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire

Le 17 mai 2017, Nicolas Hulot est nommé ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, au sein des gouvernements Philippe I et II, sous la présidence d'Emmanuel Macron[52]. Il se trouve protocolairement au troisième rang, derrière Édouard Philippe (Premier ministre) et Gérard Collomb (ministre d'État, ministre de l'Intérieur)[53]. Ses attributions ministérielles sont fixées par un décret[54] et concernent le climat, la pollution de l'air, l'énergie et les transports (ces derniers étant délégués à Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports auprès de lui) ; elles sont identiques à celles de sa prédécesseure, Ségolène Royal, à l'exception de la politique de la pêche qui revient au ministère de l'Agriculture ; il obtient en plus « la protection et la valorisation de la nature et de la biodiversité » et la conduite des négociations européennes et internationales sur le climat[55].

Sa directrice de cabinet est Michèle Pappalardo, qui avait déjà occupé ce poste dans le même ministère auprès de Michel Barnier de 1993 à 1995 ; magistrate à la Cour des comptes, elle a également été directrice de l’Ademe, poste auquel elle a collaboré avec Nicolas Hulot pour l’opération « Défi pour la Terre » en 2005[56]. Sa cheffe de cabinet est Anne Rubinstein, qui occupait le même poste auprès d’Emmanuel Macron au ministère de l'Économie[56],[57].

En juillet 2017, Nicolat Hulot présente le « plan climat » du gouvernement dans lequel la France s'engage à cesser toute production énergétique à partir du charbon d'ici 2022 et arrêter la commercialisation des voitures roulant à l'essence d'ici 2040[58].

Toujours en juillet 2017, il autorise l'abattage de 40 loups gris dans l'année (soit 4 de plus que les années précédentes)[59] pour une population estimée de 360 individus sur le territoire français[60]. Cette décision ne satisferait ni les éleveurs, ni les associations de protection de l’environnement[61].

En 2017, il aurait joué un rôle important dans le refus du gouvernement concernant la proposition de la Commission européenne d'autoriser le glyphosate pendant dix ans[62]. Des écologistes lui reprochent cependant le recul de l'exécutif sur le sujet des perturbateurs endocriniens, le CETA ou encore le nucléaire. Par ailleurs, Nicolas Hulot mettrait sa démission dans la balance, dans le cas où le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes serait lancé[63].

Popularité

Apprécié de l'opinion publique française, il est régulièrement en tête des sondages de popularité[64],[65]. En 2016, il est l'homme politique le plus populaire selon un sondage de l'institut Odoxa pour le Parisien, mais sans que cela se traduise en intentions de vote[66].

Critiques

Thierry Jaccaud, de L'Écologiste, analyse en 2007 les propositions de Nicolas Hulot qu'il trouve trop restreintes et appelle l'animateur de télévision à aller plus loin que ce soit sur les OGM, le nucléaire, l'agriculture biologique ou la mondialisation[67].

En 2007, Nicolas Hulot fait l'objet de critiques de Vincent Cheynet, membre du courant décroissant, qui le considère comme un homme surmédiatisé, acceptant des fonds de la part de grandes entreprises considérées comme polluantes tel qu'EDF, Vinci ou L'Oréal[68]. L'hebdomadaire Marianne souligne également cette contradiction en septembre 2009 – qu'il qualifie de « relations incestueuses avec le CAC 40 » – entre son discours anti-capitaliste et le généreux soutien dont il bénéficie de la part de multinationales pour produire ses émissions et documentaires[69][réf. incomplète]. Un rapport parlementaire de 2011 note également l’ambiguïté de Nicolas Hulot et sa fondation au niveau des financements notant qu'« EDF est une entreprise de pointe dans le secteur nucléaire [...] Dès lors, comment interpréter, par exemple, la position très mesurée de Nicolas Hulot sur l'énergie nucléaire ? ». Nicolas Hulot rétorque qu'il va chercher l'argent « là où il est » pour « créer des passerelles plutôt que des fossés » avec les entreprises même les plus polluantes. Il réfute avoir changé la fin du Syndrome du Titanic sous la pression des sponsors et la FNH mentionne que « la position de Nicolas Hulot dans le Pacte écologique sur le nucléaire - en particulier sur l'EPR - est très loin du copier-coller de celle d'EDF »[70].

Claude Allègre, ancien ministre de l'Éducation nationale, le critique violemment en 2009, le traitant d'« imbécile » qui « envoie les gens rouler à vélo et lui, fait ses affaires en hélicoptère », après que Hulot s'est opposé à son entrée au gouvernement de François Fillon à cause de ses opinions controversées car mettant en doute l'origine humaine du réchauffement climatique[71],[72]. Rappelant que les changements climatiques occasionnent « 300.000 morts par an »[73], Hulot rétorque que l'opposition d'Allègre au consensus de milliers de scientifiques sur le sujet font que « l'injure et le mensonge ne remplacent pas la vérité scientifique »[74][non pertinent]. Dans L'imposture climatique, Allègre affirme être « effrayé par sa méconnaissance de simples données de base scientifiques et par son inculture littéraire et historique »[75].

Pensée

Hervé Kempf, pour Le Monde, souligne que son film Le Syndrome du Titanic sorti en octobre 2009 pourrait faire de Nicolas Hulot une figure qui « dérange » si ce dernier accepte de cesser d'être « gentil » et commence à critiquer les « égoïsmes de classe », ceux de l'oligarchie qui cherche à « maintenir ses intérêts et ses privilèges »[76]. Pour Le Monde, c'est un tournant dans sa carrière, l'écolo devenant radical, plus social : « Les accents sont tiers-mondistes, anticapitalistes, décroissants » risquant de le rendre moins consensuel, auquel Hulot répond que « Ce n'est pas moi qui me suis radicalisé, c'est la situation [...] Je me suis d'abord beaucoup penché sur la dimension écologique, je n'ignorais pas la dimension humaine, mais j'ai pris conscience, il y a deux ou trois ans, avec les crises qui se sont succédé, que tout était imbriqué »[77]. L'échec de ce film affecte beaucoup Nicolas Hulot qui se dit « perdu » à devoir continuer à lutter pour exposer des évidences incontestées au public et aux élites, dans un combat qui lui a beaucoup couté ces 20 dernières années face à l'inertie. Il considère déroutant de devoir continuer d'expliquer que la décroissance est inévitable suite à l'épuisement de certaines ressources, et précise que le capitalisme s'il est débridé dans un monde physiquement limité, et inégalitaire dans un monde interconnecté va au désastre, « à cause de la nature et de la nature humaine », la nature arrivant au point de rupture et les nations et les individus se battant pour les ressources[78].

Publications

  • Tabarly : 45 ans de défi, Pac, Paris, 1976
  • Ces enfants qui souffrent, Pac, Paris, 1978
  • Chasseurs de Pôles, Albin Michel, Paris, 1989
  • Les Chemins de traverse, JC Lattès, Paris, 1989 ; Pocket, Paris, 1990
  • États d'âme, JC Lattès, Paris, 1991 ; LGF, Paris, 1992
  • Questions de nature, Plon, Paris, 1995 ; Pocket, Paris, 1996
  • À mes risques et plaisirs, Plon, Paris, 1998 ; Pocket, Paris, 2000
  • Pour que la Terre reste humaine, Seuil, Paris, 1999 ; Seuil, coll. Points, Paris, 2001
  • Ushuaïa nature : paradis du bout du monde, Michel Lafon, Paris, 2000
  • Planète nature, Michel Lafon, Paris, 2002
  • Ushuaïa nature. Vol. 2, Voyages au cœur de l'extrême, Michel Lafon, Paris, 2003
  • Le Syndrome du Titanic, Calmann-Lévy, Paris, 2004 ; LGF, Paris, 2004
  • Écologuide de A à Z : pour les juniors, Le cherche midi, Paris, 2004
  • Ushuaïa : le grand album, Michel Lafon, Paris, 2004
  • La Terre en partage : éloge de la biodiversité, La Martinière, Paris, 2005
  • Graines de possibles, regards croisés sur l'écologie (avec Pierre Rabhi), Calmann-Lévy, Paris, 2005 (ISBN 978-2-7021-3589-1)
  • Pour un pacte écologique, Calmann-Lévy, Paris, 2006 (ISBN 978-2-7021-3742-0)
  • Le Syndrome du Titanic 2, Calmann-Lévy, Paris, 2009 (ISBN 978-2-7021-3960-8)
  • Parcs nationaux en France, avec Patrick Desgraupes et Michel Fonovich, Aubanel, Paris, 2009 (ISBN 978-2-7006-0672-0)
  • Nos années Ushuaïa - 25 ans d'émerveillement, Éditions du Toucan, Paris, 2012 (ISBN 978-2-8100-0511-6)
  • Plus haut que mes rêves, Calmann-Lévy, Paris, 2013 (ISBN 978-2-7021-4398-8)
  • Osons ! Plaidoyer d'un homme libre, Les liens qui libèrent, 2015 (ISBN 979-1020903198)
  • Mon écologuide de A à Z, Paris, 2015

Films

Décorations

Notes et références

  1. a et b « Nicolas Hulot ne sera pas ministre ! », sur www.lepoint.fr, (consulté le 5 février 2016).
  2. Le Tout-Politique, Jean-Louis Beaucarnot (généalogiste), éditions de l'Archipel, novembre 2011.
  3. Nicolas Hulot se réclame de cette parenté : « Mon grand-père était l'architecte de l'immeuble dans lequel habitait Jacques Tati. Chaque fois qu'il y avait un problème, la gardienne lui disait : « Il faut appeler Monsieur Hulot ! » Cela revenait comme un leitmotiv. Il semble que mon grand-père avait une silhouette particulière, qui a frappé Tati. Aussi, lorsqu'il a créé son célèbre personnage, il s'est souvenu du nom et a demandé l'autorisation de l'utiliser. » L'Express du 7 février 2005.
  4. a et b « La première vie de Nicolas Hulot », sur lexpress.fr (consulté le 3 décembre 2015).
  5. Source.
  6. Voir sur leparisien.fr.
  7. Guyonne de Montjou, « Nicolas Hulot, un ministre en plein doute », Le Figaro Magazine, semaine du 22 septembre 2017, pages 48-54.
  8. Les visiteurs du mercredi sur ina.fr
  9. « Les Pieds au mur - L'Encyclopédie des Émissions TV », sur Toutelatele.com (consulté le 25 mars 2013)
  10. « Nicolas Hulot | Fondation Nicolas Hulot », Fondation pour la Nature et l'Homme créée par Nicolas Hulot,‎ (lire en ligne)
  11. Le dernier voyage de M. Hulot, Le Monde, 31/12/2011
  12. Ushuaïa Magazine s'arrête
  13. La traversée de la Manche en dirigeable à pédales, article de Libération, 28 septembre 2008, sur le site www.liberation.fr. (source AFP)
  14. 1913-2013 un siècle de techno folies……vraiment folles, supplément à Sciences et Avenir, août 2013, p. 40 et 41.
  15. Partenaires de la fondation, consulté le 24 mai 2011.
  16. Recherche détective écolo
  17. Site de la Fondation Nicolas-Hulot
  18. Communiqué de presse du 30 janvier 2013 de la Fondation Nicolas-Hulot pour la nature et l'homme
  19. Nicolas Hulot, Le syndrome du Titanic, Paris, Calmann-Lévy, 2004 ; Paris, LGF, 2004
  20. Id.
  21. [PDF] pacte-ecologique-2007.org
  22. pacte-ecologique-2007.org
  23. « Nicolas Hulot renonce à se présenter à l'Élysée, après six mois de lobbying écologique », Élise Vincent, Le Monde, 23 janvier 2007, page 13
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  71. Bové et Hulot montent au créneau contre Allègre, lexpress.fr, 23 mai 2009
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  78. Décret du 13 juillet 2015 portant promotion

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque universitaire de Pologne • WorldCat
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