Nexter

Nexter
Image illustrative de l'article Nexter

Création 1973, création du Groupement industriel des armements terrestres (Giat)
Dates clés , GIAT industries devient Nexter
Forme juridique Société anonyme ()
Siège social Drapeau de la France Versailles (France)
Direction Stéphane Mayer
Actionnaires État Français (100 %)
Activité Armement terrestre
Produits VBCI, CAESAR
Société mère KNDS
Filiales Nexter Systems, Nexter Munitions, Nexter Training, Nexter Mechanics, Nexter Electronics, Nexter Robotics, NBCSys, OPTSys, Euroshelters.
Effectif 3 323 (2015)
Site web Nexter

Chiffre d’affaires 1,5 milliard d'euros (2014)[1]
+30 % (vs 2013)
Résultat net 118 millions d'euros (2014)[2]
+60 % (vs 2013)

Nexter S.A. est un groupe industriel de l'armement appartenant à l'État français. Il fabrique du matériel militaire pour le combat terrestre, aéroterrestre, aéronaval et naval. Nexter résulte de la filialisation des différentes entités du groupe Giat industries qui en devient la holding de tête. À sa création Nexter intégrait les filiales Systems, Munitions, Electronics et Mechanics.

L'entreprise a son siège social à Versailles, sur le plateau de Satory. Le siège de Nexter Systems se trouve à Roanne.

Depuis fin 2015, après la réussite du « projet KANT », Nexter fait partie du groupe KNDS.

Histoire

Origines

L'histoire ancienne de l'entreprise est marquée par la création des manufactures d'armes de Charleville (1667), de Maubeuge (1701), de Saint-Étienne (1764), de Tulle (1777), de Toulouse (1792), de Rennes (1793), de Bourges (1866), de Châtellerault (1850) de Puteaux (1866), de Tarbes (1870), de Roanne (1918), du Mans (1927), de Salbris (1933) et d'Issy-les-Moulineaux (1936)[3].

Regroupements des arsenaux militaires

Dès 1945, les arsenaux se regroupent au sein de la Direction des études et fabrications d'armement (DEFA)[4].

En 1965, la DEFA devient la Direction technique des armements terrestres (DTAT), incluse dans la Direction ministérielle des armements (DMA)[3].

GIAT

Logo historique du groupe GIAT.

En 1971, le GIAT, « Groupement industriel des armements terrestres », est fondé par la fusion des diverses industries d'armement du Ministère de la Défense.

Le , le groupement GIAT devient une compagnie nationale sous le nom de GIAT Industries SA. Il est rejoint la même année par Manurhin et Luchaire, par FN Herstal en 1991, par Mécanique Creusot-Loire et CIME BOCUZE en 1992.

La société se rapproche de BAE Systems au début des années 1990[5] pour développer une arme capable de tirer un nouveau type de projectile, la munition télescopée. Une société commune est créée dans ce but le , « Cased Telescoped Armament International ». Son siège social est situé à Versailles et ses installations de Bourges comprennent une soixantaine d'employés. Le 40 CTAS[6] est conçu à partir de 1994.

En 2004, le groupe réalise un chiffre d'affaires de 590 millions d'euros. Son carnet de commandes s'élève à 2 078 millions d'euros. Ses effectifs sont de 5 000 personnes, dont 1 500 ingénieurs et cadres.

GIAT Industries est bénéficiaire pour la première fois en 2005, et s'est ainsi maintenu depuis cette date.

Nexter

En 2006, après un vaste plan de restructuration qui ramène ses effectifs à moins de 3 500 salariés contre 6 000 en 2003 et plus de 18 000 au début des années 1990, Giat Industries regroupe son cœur de métier sous le nom de Nexter à partir du .[réf. nécessaire]

Le sites de la Manufacture d'armes de Saint-Étienne ne compte désormais plus que OPTSYS,une activité de fabrication d'optiques pour véhicules militaires (épiscopes, diascopes, vitrages blindés), l'établissement de Saint-Chamond ne compte plus que l'activité NBC avec NBCSYS, à Tarbes, où étaient fabriquées les tourelles du char Leclerc seul l'activité pyrotechnie subsiste, les sites du Mans, Salbris et Rennes ont été fermés.

La perte d'emplois est massive dans le département de la Loire dans les années 2000, avec un reclassement à court terme de plusieurs milliers de salariés de la défense. L'activité opérationnelle du groupe est désormais répartie sur quatre sociétés principales : Nexter Systems, Nexter Munitions, Nexter Mechanics, Nexter Electronics. Giat Industries devient la holding de tête, et les autres sociétés du groupe correspondent soit à des activités mineures, soit à des structures liées au reclassement des salariés. L'État reste le seul actionnaire de l'ensemble.

Le , Nexter publie des résultats bénéficiaires en dépit de la crise économique de 2008-2009. Le chiffre d'affaires pour 2008 atteint 579 millions d'euros (587 en 2007). Une marge opérationnelle de 71 millions d'euros soit 12,3 % du chiffre d'affaires est dégagée. Les prises de commandes pour 2008 atteignent 560 millions d'euros (495 millions d'euros en 2007). L'avenir à court terme est plutôt serein avec un carnet de commandes de 1,895 milliard d'euros soit trois années d'activité pour le groupe.

Fin 2013, GIAT Industries rachète 100 % des titres du Groupe SNPE[7] et compte désormais l'entreprise Eurenco dans ses effectifs.

Le groupe annonce en qu'il rachète la société Paul Boyé Technologies qui fournit depuis plus d'un siècle les tenues de combat de l'Armée française[8]. Ce rachat n'aura finalement pas lieu.

En , le groupe finalise l'acquisition de deux sociétés munitionnaires, ce qui lui permet de compléter l'offre de sa filiale Nexter Munitions :

  • Mecar, située à Nivelles en Belgique, spécialisée dans les munitions de char ;
  • Simmel Difesa, située à Colleferro en Italie, et spécialisée dans les munitions navales.

Projet KANT

Article détaillé : Projet KANT.

En , un processus de fusion est engagé entre l'armurier allemand Krauss-Maffei Wegmann (KMW) et Nexter[9] [10], après plusieurs années de rumeurs sur le sujet[11]. Le projet de rapprochement, dénommé « KANT », en discussion depuis avant son officialisation l'été 2014, est né de la nécessité de mieux harmoniser les blindés des différents pays européens, dont les caractéristiques différentes compliquent les interventions communes[12],[13]. Le , le processus de fusion entre Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KMW) a été officiellement signé à Paris, pour créer un nouvel ensemble de 6 000 employés et 1,7 milliard d'euros, contrôlé à 50 % par l'État français et à 50 % par la famille Bode-Wegmann[14],[15].

Le la fusion entre Nexter et KMW est finalisée, la nouvelle société commune, baptisée Honosthor, est située aux Pays-Bas. Lors du salon Eurosatory 2016, qui se tient tous les deux ans au parc des expositions de Paris Villepinte, le nom final du nouveau groupe commun a été dévoilé, il s'agit de KNDS qui signifie Krauss-Maffei Nexter Defense Systems.

Les deux sociétés, qui conservent leur gamme de produits, font, pour la première fois, stand commun.

Organisation

Nexter Systems - L'entrée du site de Roanne.

En 2015, le groupe Nexter emploie 3 323 salariés à l'international sur 13 sites différents[16]. La répartition des effectifs est la suivante :

  • 67 % chez Nexter Systems ;
  • 22 % chez Nexter Munitions ;
  • 6 % chez Nexter Mechanics ;
  • 5 % chez Nexter Electronics.

Le groupe est présent sur les sites français de Roanne, Versailles/Satory, Tulle, Bourges, La Chapelle-Saint-Ursin, Saint-Chamond, Saint-Étienne, Rennes, Tarbes et Toulouse.

À l'international, le groupe est également implanté en Belgique (Petit-Rœulx-lez-Nivelles) et en Italie (Colleferro et Anagni).

Présidents-directeurs généraux

  • Pierre Chiquet : 1989 - 1995
  • Jacques Loppion : 1995 -
  • Luc Vigneron : -
  • Philippe Burtin : -
  • Stéphane Mayer : depuis le

Produits

Le groupe Nexter fabrique ou a fabriqué diverses armes et équipements pour les armées françaises et étrangères. L'étendue des productions successives de GIAT Industries puis Nexter va de l'armement individuel aux chars d'assaut, en passant par les véhicules de transport de troupes, l'artillerie, les engins du génie et les équipements électroniques et optroniques. Le groupe est organisé en trois pôles : le pôle systèmes, le pôle équipements, et le pôle munitions.

Pôle systèmes

Nexter Systems

Fin 2016, il n'y a plus de production de véhicules neufs, seuls les programmes de rétrofit et de visites profondes sont en cours dans l'attente du lancement en production du nouveau VBMR Griffon en 2018 et d'éventuels contrats à l'export.

Une part de l'activité du site de Roanne, principal site du groupe, en plus des activités ci-dessus, est focalisé sur les études et les développements sur les matériels existants et neufs.

Véhicules de transport de troupes
Un exemplaire du VBCI.
L'Aravis.
Production achevée
  • l'AMX-10 P et ses dérivés
  • Le VBCI (Les 630 véhicules neufs pour l'armée de terre sont tous livrés, il s'agit aujourd'hui du passage à 32 tonnes d'une partie des véhicules et au retrofit de tous les engins afin de les amener au même niveau de configuration).
  • l'Aravis, véhicule présenté au salon Eurosatory 2008
Chars de combat
Production achevée
Développement
Artillerie
Le char Leclerc lors de la célébration du 14 Juillet en 2014.
Soutien, génie
Nexter Titus.
Armement individuel

Ces armes équipent ou ont équipés les groupes de combat d'infanterie, leur production est désormais arrêtée :

Nexter Robotics

Robots UGV (Unmanned ground vehicle)

Nexter Training

  • Référentiels techniques

CTA International

Artillerie

Pôle équipements

Optsys

Équipements électroniques et optroniques
  • des systèmes d'information terminaux
  • Le canon CAESAR 8x8 blindé.
    des systèmes de simulation (filiale GVT)
  • des équipements d'optique (filiale OPTSYS)

NBC-Sys

  • des produits de protection NRBC (Nucléaire, Radiologique, Biologique, Chimique)

Nexter Mechanics

  • équipements mécaniques et hydrauliques, systèmes de gonflage automatiques

Nexter Electronics

  • Cette filiale d'une centaine de personnes, située à Toulouse, conçoit et réalise des équipements électroniques embarqués pour les environnements à fortes contraintes environnementales et sécuritaires: défense, aéronautique ferroviaire.
  • Elle est spécialisée dans les applications suivantes: les calculateurs à forte contrainte temps réel, la gestion et la distribution de l'énergie embarquée, la protection électronique des lignes de puissance (SSPC) , les convertisseurs statiques d'énergie (CVS) en DC/DC, AC/DC et DC/AC de quelques watts à plusieurs dizaines de KW.

Euro-Shelter

L'entreprise fabrique des abris, aussi appelés « shelters ».

Pôle munitions

Nexter Munitions

Nexter Munitions est présent sur trois sites : Bourges (bureaux d'études principaux), La Chapelle-Saint-Ursin (près de Bourges, à l'origine Luchaire SA[19], site principal de fabrication) et Tarbes (étude et fabrication de composants pyrotechniques).

Nexter Munitions fabrique ou a fabriqué diverses armes et équipements pour les armées françaises et étrangères, notamment :

  • des munitions conventionnelles (grenades, moyen calibre, munitions de char, munitions d'artillerie)[20],[21] ;
  • des munitions télescopées d’un calibre de 40 mm[5] ;
  • des munitions intelligentes (Bonus, Spacido) ;
  • des composants pyrotechniques (têtes de torpilles en autres).

Simmel Difesa

  • Munitions navales

Mecar

  • Munitions d'artillerie gros calibre

Notes et références

  1. Armement : Nexter affiche un chiffre d’affaires en progression, le Progrès, 19 mars 2015
  2. Nexter gonfle ses muscles avant son rapprochement avec Krauss-Maffei, la Tribune, 17 mars 2015
  3. a et b http://www.giat-industries.fr/fr/notre-passion/passion-histoire-groupe
  4. http://www.chear.defense.gouv.fr/fr/pdef/histoire/COMHART%20tome%2011.pdf
  5. a, b et c Ferrard 2013 : p. 92-93
  6. a et b CTA International -
  7. Caroline Bruneau, « Nexter finalise le rachat de la SNPE », (consulté le 13 décembre 2013)
  8. Rachat de l'entreprise Paul Boyé http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2014/02/14/97002-20140214FILWWW00237-nexter-va-bien-racheter-boye.php
  9. Dominique Gallois, « Mariage franco-allemand dans l'armement terrestre », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. « Pourquoi le rapprochement entre Nexter et Krauss-Maffei pourrait réussir » (consulté le 19 septembre 2016)
  11. Michel Cabirol, « Défense : Pourquoi le mariage Nexter avec Krauss Maffei Wegmann est à haut risque », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  12. « KMW espère signer l'alliance avec Nexter autour du 14 juillet », sur lesechos.fr (consulté le 23 mai 2015)
  13. « Le projet KANT ou l’idée d’un Airbus de l’armement terrestre », sur portail-ie.fr (consulté le 23 mai 2015)
  14. Reuters, « Armement-La fusion Nexter-KMW officialisée mercredi à Paris », Les Echos,‎ (lire en ligne)
  15. (en) « German, French tank makers seal armored vehicles tie-up », sur www.reuters.com, Reuters, (consulté le 29 juillet 2015)
  16. « Chiffres clés »
  17. Laurent Lagneau, Nexter a dévoilé son démonstrateur de la tourelle T-40 CTAS qui équipera son EBRC dans Zone Militaire www.opex360.com, le 12 juin 2013.
  18. Le robot de Nexter Robotics dans Le Parisien du 30 mai 2013.
  19. Jean-Christophe Savattier, « Giat Industries renforce Luchaire », sur =http://www.usinenouvelle.com/, (consulté le 14 avril 2016).
  20. http://www.nexter-group.fr/nexter/Flipping_Book/Export_FR/index.html#/54/
  21. Munitions sur le site de GIAT industrie.

Liens externes

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