Nestlé

Nestlé SA
Image illustrative de l'article Nestlé
illustration de Nestlé

Création 1866 à Vevey
Dates clés 1905 : première fusion
2016 : 150 ans de Nestlé.
Fondateurs Henri Nestlé
Forme juridique Société anonyme
Action SWX : NESN
Slogan « Good Food, Good Life »
« Bien manger, Bien vivre »
Siège social Drapeau de la Suisse Avenue Nestlé 55 Vevey Suisse (Suisse)
Direction Paul Bulcke (Président)
Mark Schneider (CEO)
Actionnaires Action en réserve (+3.3 pourcentage (unité non supportée))[1], BlackRock (+3.7 pourcentage (unité non supportée))[2] et Norges Bank Investment Management () (+2.53 pourcentage (unité non supportée))[3]
Activité Industrie agroalimentaire
Produits Chocolat, café, eau minérale
Filiales 447 usines dans 191 pays (2014)
Effectif en augmentation 339 000 (en 2015)[4]
Site web www.nestle.com
www.nestle.ch

Capitalisation en augmentationCHF 190,038 Mrd (2012)[5]
Fonds propres en augmentationCHF 60,947 Mrd (2012)[5]
Dette CHF 18,152 Mrd (2012)[5]
Chiffre d’affaires en augmentationCHF 89,469 Mrd (2016)[5]
+0,77%
Résultat net en diminutionCHF 8,883 Mrd (2016)[5]
-6,17%

Nestlé (prononcé en français : [nɛsle]) est une multinationale suisse et l'un des principaux acteurs de l'industrie agroalimentaire dans le monde. Avec un chiffre d’affaires de CHF 88,8 milliards en 2015[6], elle est la première entreprise agroalimentaire du monde[7] et la plus grande entreprise laitière du monde[8]. Elle transforme et commercialise un large éventail de produits et de boissons pour l'alimentation humaine et animale. Elle se veut l'un des principaux innovateurs en la matière en Europe, avec notamment le café soluble Nescafé, les plats lyophilisés Bolino ou les surgelés. Son siège social est situé à Vevey, en Suisse. Son chiffre d'affaires de 2014 et les autres résultats financiers de cette même année l'ont porté au 30e rang mondial des plus grandes entreprises[9]. Elle est cotée au SIX Swiss Exchange.

Depuis son origine, elle a pour logo un nid (Nest en allemand; Nestle = petit nid en dialecte Souabe) occupé par trois, puis deux (pour rester représentatif de la famille moyenne) petits oiseaux nourris par un adulte.

Le nom vient du patronyme du fondateur, Henri Nestlé.

Histoire

Article détaillé : Histoire de Nestlé.

Les débuts de Nestlé

Affiche publicitaire réalisée par Alfons Mucha en 1897 faisant la promotion des aliments pour enfants Nestlé

À partir de 1873, Henri Nestlé (1814-1890), à près de soixante ans, se met à la recherche d'un acquéreur pour reprendre son entreprise. Celle-ci est rachetée, après des négociations hésitantes, au prix d'un million de francs suisses, par les trois associés Jules Monnerat (1820-1898), syndic de Vevey et ancien député, Pierre-Samuel Roussy, meunier et fournisseur de Henri Nestlé, et Gustave Marquis, neveu de Jules Monnerat et propriétaire au Châtelard sur Montreux. Pierre-Samuel Roussy qui conduit les négociations avec Henri Nestlé offre à ce dernier, pour conclure la transaction, un équipage à six chevaux blancs qui par son luxe, restera longtemps dans la mémoire des habitants de la région. Les œillères des chevaux portent déjà l'insigne qui sera plus tard le logo de Nestlé. C'est le 8 mars 1875 que la société anonyme Nestlé est constituée avec pour administrateurs Jules Monnerat, Pierre-Samuel Roussy et Gustave Marquis, sous la nouvelle raison sociale « Farine Lactée Henri Nestlé ». Henri Nestlé a cédé aux trois associés non seulement ses installations et sa clientèle, mais également son nom qui est devenu leur propriété commerciale, ainsi que le procédé de fabrication et tous les brevets d'invention délivrés à Henri Nestlé dans divers pays, sa signature commerciale et sa correspondance médicale. La signature de la transaction se fit comme le voulait la loi vaudoise de l'époque, en présence de deux témoins dont l'un fut Daniel Peter (1836-1919) qui deviendra connu pour l'invention du chocolat au lait.

Jules Monnerat (1820-1898) s'occupe de la partie commerciale, Pierre-Samuel Roussy prend la direction de la fabrication des produits et Gustave Marquis s'occupe des achats de lait. Très vite, la société connaît une croissance considérable, au point que plus de 500 000 boîtes de farine lactée sont vendues chaque année, non seulement en Suisse mais également en Allemagne, en France, au Royaume-Uni, en Italie, en Belgique, aux Pays-Bas et aussi à New York, Melbourne et Buenos Aires.

Évolution du logo de Nestlé

Après la mort de Pierre-Samuel Roussy en 1880, son fils Émile-Louis Roussy, également neveu par alliance de Jules Monnerat et père du médecin Gustave Roussy, devient administrateur de la société, puis par la suite, aux côtés de son oncle Jules Monnerat, président jusqu'en 1899, l'âme directrice de la société jusqu'en 1905. Émile-Louis Roussy présidera alors le Conseil d'administration de la société entre 1905 et 1920. À sa mort, son fils aîné Auguste Roussy lui succédera à ce poste[10].

Depuis les années 1990

En 2002, le Nestlé Venture capital fund, qui vise à financer des projets de recherche en sciences de la vie est fondé par Andréa Pfeifer avec un capital de plus de cent millions d'euros[11]. Ceci inaugure un virage stratégique entamé dès 1986 (fondation de Clintec avec Baxter) avec l'établissement d'un pôle d'activité dans la recherche en nutrition et santé[12].

En juillet 2011, Nestlé rachète 60 % de Hsu Fu Chi International pour 1,7 milliards de $[13]. Le , Nestlé acquiert la filiale de nutrition infantile de Pfizer pour 11,9 milliards de $. Nestlé était en compétition avec Mead Johnson et Danone pour le rachat de la filiale de Pfizer[14].

En 2012, le groupe compte pratiquement un site de transformation dans chaque pays du monde et emploie près de 328 000 personnes[15]. C’est la plus grande entreprise de ce secteur au monde, avec 110 milliards de francs suisses (CHF) de chiffre d’affaires (2010) (soit environ 120 milliards de $).

En novembre 2013, Nestlé vend sa branche Jenny Craig, spécialisée dans les produits pour maigrir, à un fonds d'investissement pour un montant indéterminé[16]. En décembre 2013, Nestlé vend sa participation de 10 % dans Givaudan pour 1,08 milliard de francs suisses[17]. En février 2014, Nestlé vend 8 % des actions de L'Oréal pour 6,5 milliards d'euros[18]. En mai 2014, Nestlé achète à Valeant Pharmaceuticals des produits de soins de la peau pour 1,4 milliard $US[19]. En avril 2015, Nestlé est en cours de discussion pour vendre sa filiale Davigel, spécialisée dans la vente de produits surgelés pour les restaurants et hôpitaux, à Brakes Group, une entreprise financière, pour un montant estimé de 200 à 300 millions d'euros[20].

En octobre 2015, Nestlé est en discussion pour fusionner une grande partie de ses activités dans la glace, notamment celles en Europe et dans certains pays en développement (Égypte, Philippines, Brésil et Argentine), avec R&R Ice Cream, entreprise a qui il a déjà précédemment vendu plusieurs de ses actifs, dans le but de former une co-entreprise[21],[22]. Ces discussions aboutissent en avril 2016, l'entreprise ainsi formée, dénommée Froneri, comprenant également les activités surgelés de Nestlé en Europe, hors pizzas et surgelés italiens; possédée à 50/50 par Nestlé et PAI (propriétaire de R&R), elle est dirigée par le PDG de R&R Ibrahim Najari depuis la Grande-Bretagne[23].

En janvier 2016, Nestlé annonce l'acquisition des participations qu'il ne détenait pas, soit 36,3 %, dans Osem, une entreprise israélienne de produits alimentaires, pour 840 millions de dollars[24]. En octobre 2016, Nestlé annonce l'acquisition d'une participation de 15 % dans Aimmune Therapeutics, entreprise médicale spécialiste dans les allergies alimentaires, pour 145 millions de dollars[25].

En juin 2017, Nestlé annonce un plan de rachat d'action de 20,8 milliards de dollars, sous la pression d'un fonds d'investissement[26].

En Suisse

Siège social de Nestlé à Vevey.

Le siège de Nestlé suisse est aussi le siège mondial, situé à Vevey, dans le sud-ouest de la Suisse. Toutefois le bâtiment de la Nestlé Suisse est distinct de celui du siège mondial. Nestlé est présent en Suisse à Vevey (centre administratif), Bursins (centre administratif, de transformation et de vente), Orbe (centre de transformation), Broc (centre de fabrication du chocolat Cailler), Konolfingen (centre de transformation), Wangen (centre de transformation), Bâle (centre de transformation), Hirzel (centre de transformation et de vente) et Rorschach (centre administratif, de transformation et de vente). La Suisse accueille également son plus gros centre de recherche (Nestlé Research Center) à Vers-chez-les-Blanc, dans les hauteurs de Lausanne.

Marques du groupe

logo de Nestea

Voici un recensement des marques du groupe, dont certaines sont distribuées dans des régions délimitées[27].

Boissons 
Nescafé, Taster’s Choice, Ricoré, Ricoffy, Nespresso, Bonjour, Bonka, Zoégas, Loumidis, Gold Blend, Blend 37, Alta Rica, Cap Colombie, Cappuccino, Decaff, Fine Blend, Coffee Mate
Eaux 
Nestlé Pure Life, Nestlé Aquarel, Perrier, Vittel, Contrex, San Pellegrino, Acqua Panna, Levissima, Nestlé Vera, Arrowhead, Poland Spring, Deer Park, Al Manhal, Ozarka, Hépar, Ice Mountain, Zephyrhills, Quézac, Viladrau, Naleczowianka, Valvert, Ashbourne, Buxton, Vittelloise, Henniez, Cristalp, Ste Alix, St Lambert
Autres boissons 
Nestea, Nesquik, Nescau, Milo, Carnation, Caro, Build-up, Elevenses, Flo-Mix, Libby's C Drinks, Mix- O-Choc, Moonshine, Nescoré, Nesfit, Slender, Superquik, Um Bongo, Aero, X-drink, Spécial T, Dolce Gusto, Nesfluid, Nestlmalt
Yaourts et autres produits laitiers 
Chambourcy, La Roche aux Fées, Gloria, Bären Marke, Sveltesse, La Laitière, La Lechera, Flanby, Ski, Yoco, Svelty, Molico, LC1, Chiquitin, Creola, Coffee mate, Fruttolo, Crunch Dessert à bille[Ce passage est incompréhensible.].
Glaces 
Frisco, Motta, Camy, Savory, Peters, Mövenpick, Schöller, Dreyer's, Lyons Maid ice cream, Fox's Glacier Minst, Extrême,
Produits instantanés 
Nan, Lactogen, Beba, Nestogen, Cérélac, Neslac, Nestum, Guigoz, Good Start, Mousline, Nidina, Alete, SMA, Follow-Up, Follow-Up Soy, Alsoy, Nursoy, Nestlé Baby Cereal, Nido
Produits énergétiques 
PowerBar, Nesvita, Neston
Compléments santé 
Innéov Nutricosmetics (fondée à parité avec L'Oréal en 2002), Modulen, Nutren, Peptamen, SOPAD (Société de Produits Alimentaires et Diététiques), Healthy Balance
Condiments/Assaisonnements/Pâtes à tartiner/Autres… 
Maggi, Buitoni, Thomy, Winiary, Herta, British Shoyu, British vinegars, Cook-in-the-Pot, Dufrais, Sarsons, Branston Pickle, Gales honey, Holgates honey, Pan Yan, Sun-Pat, Tartex, Vessen paté, Le Parfait
Surgelés 
Maggi, Buitoni, Stouffer’s, Lean Cuisine, Hot Pockets, Herta, Delissio
Céréales de petit-déjeuner 
Chocapic, FIFA, Fitness, Lion, Nesquik, Shredded Wheat, Shreddies, Cheerios, Apple-Minis, Cinnamon Toast Crunch, Cocoa Puffs, Crisp Rice, Crunch, Energen low calorie wheatflakes, Force, Golden Grahams, Honey Nut Cheerios, Lucky Charms, Team, Robertson's cornflakes, Sunny Jim, Wheatflakes
Chocolats et biscuits 
Aero, After Eight, Animal Bar, Baci (Chocolate), Baby Ruth, Black Magic, Blue Riband, Breakaway, Butterfinger, Cabana, Cailler, Caramac, Caramel Wafer, Cello, Chokito, Coffee Crisp, Cookies House, Creamola, Crunch, Dairy Crunch, Drifter, Eclipse, Festival, Fruit Pastilles, Frutips, Galak, Good News, Gray & Dunn biscuits, Henri Nestlé collection, Jellytots, Karima, Kit Kat, Lion, Matchmakers, Milky Bar, Montego, Muchies, Novo, Nuts, Polo, Quality Street, Rolo, Rowntree, RPC, Savana, Secret, Smarties, Toffee Crisp, Toffo, Tooty Frooties, Violet Crumble, Walnut Whip, Weekend, Yes, Yorkie
Produits professionnels 
Chef, Minor's, Santa Rica
Aliments pour animaux 
Friskies, Fancy Feast, Alpo, Mighty Dog, Gourmet, Mon Petit, Felix, Purina, Dog Chow, Pro Plan, ONE, Beneful, Tidy Cats, Bonzo, Latz, Ralston, Go-Cat, Go-Dog, ALPO, Doko
Produits pharmaceutiques 
Galderma, Bübchen
Lentilles de contact 
Care

Nestlé est le second actionnaire de L'Oréal, avec 29,6 % du capital, juste après la famille Bettencourt avec laquelle la société est liée par un pacte d'actionnaire.

Direction de l'entreprise

Toutes les directions des activités de Nestlé sont basées au siège mondial à Vevey, sauf celle des « Eaux », dénommée Nestlé Waters, dont le siège se trouve à Issy-les-Moulineaux dans le département des Hauts-de-Seine, en France.

Le PDG du groupe a été Peter Brabeck-Letmathe (salaire 14,8 millions de francs suisses en 2008[28]). Le 20 septembre 2007, le conseil d'administration de la multinationale annonce la nomination du Belge Paul Bulcke (salaire 8,9 millions de francs suisses en 2008[28]), jusque là responsable de la zone Amériques, pour succéder en avril 2008 à Peter Brabeck à la direction générale. Peter Brabeck conserve la présidence du groupe.

La composition du conseil d'administration est définie par le statut de la société[29]. En 2010, elle est la suivante[30] :

Composition du conseil d'administration[31]
Nom Fonction début du mandat Fin du mandat
Peter Brabeck-Letmathe Président 2012
Paul Bulcke Administrateur délégué 2008 2012
Andreas Koopmann 1er vice-président 2003 2011
Rolf Hänggi 2e vice-président 2005 2012
Jean-René Fourtou 2006 2011
Daniel Borel 2005 2012
Jean-Pierre Meyers 1991 2011
André Kudelski 2001 2013
Steven George Hoch 2004 2011
Naïna Lal Kidwai 2006 2011
Beat Hess 2013
Carolina Müller-Möhl 2002 2012

Chiffres clés

Répartition des activités du groupe
Données financières (en millions de francs suisses)[32]
Année Chiffre d'affaires EBIT Bénéfice net Fonds propres Capitalisation boursière Nombre d'actions cotées Employés Fabriques
2016 89 469 8 883
2015 88 785 9 467
2014 91 612 14 456 3 224 800 000 339 000 442
2013 92 158 10 015
2012 89 721 10 611
2011 83 642 9 158
2010 93 015
2009
2008
2007
2006 98 458 13 302 9 197 52 848 166 152 265 000
2005 91 075 11 720 7 995 49 847 152 576 403 520 000 253 000 487
2004 86 769 10 970 6 717 39 219 247 000 500
2003 87 979 11 006 6 213 36 880 253 000 511
2002 89 160 10 940 7 564 508
2001 84 698 9 987 6 681
2000 81 422 9 911 5 763 29 904 224 541 479
1999 74 660 7 914 4 724 24 453 230 929 509
1998 71 747 4 291 231 881 522
1997 69 998 4 182 225 808 495
1996 60 490 3 592 225 808 0

Actionnariat

En 2010, les principaux actionnaires de Nestlé sont Chase Nominees Limited (10,10 %), Citibank (7,00 %), autocontrôle (4,90 %), BlackRock (3,70 %), Nortrust Nominees (3,60 %)[34].

Liliane Bettencourt est également actionnaire à hauteur d'au moins 3 %[35].

Sponsoring

Le 21 novembre 2016, Nestlé signe un accord de sponsoring avec le FC Barcelone (marques Nesquik et Milo). C'est la première fois que Nestlé sponsorise un club sportif[36].

Mises en causes et controverses

Commercialisation d'eau en bouteille

En , le documentaire Bottled Life d'Urs Schnell (sous-titre allemand : Nestlés geschafte mit wasser : Nestlé et le business de l'eau en bouteille) est présenté au festival du film de Soleure (Suisse). La stratégie marketing de Nestlé concernant l'eau et sa commercialisation est présentée au travers de points de vue multiples. On y voit Nestlé prospecter pour s'approprier et commercialiser l'eau de nappes phréatiques au Pakistan, au Nigeria ou dans l'État du Maine aux États-Unis[37].

Politique sociale

Un conflit oppose depuis 2007 Nestlé au syndicat indonésien affilié à l'UITA. Face à cela ces derniers ont déposé plainte auprès de l'OCDE pour violation de ses principes directeurs. Plainte jugée recevable. En effet, dans son usine située dans le district de Panjang à Bandar Lampung en Indonésie, Nestlé refuse de dévoiler les salaires de ses employés afin de ne pas les intégrer dans la convention collective en cours d'élaboration[38].

Publicité du lait en poudre

Une étude menée par des chercheurs britanniques montre, au milieu des années 1970, la supériorité pour la croissance des nouveau-nés du lait maternel sur le lait en poudre[39], a fortiori dans les pays dépourvus d'eau potable en quantité suffisante. En 1979, 150 organisations internationales fondent l'IBFAN (International baby food action network) ou Réseau international pour l’alimentation infantile[40] dont l'objectif est de lutter contre la stratégie de communication de l'industrie du lait en poudre qui s'appuie, en particulier dans les pays en développement, sur la prétendue supériorité de celui-ci sur le lait maternel. Aux États-Unis, l’International Nestlé boycott committee, constitué d'une trentaine d'ONG et d'églises lance en 1977 une campagne de boycott, principalement suivie en Amérique du Nord, en Grande-Bretagne, en Suède et en Allemagne[réf. nécessaire]. Une session extraordinaire de l'Organisation mondiale de la santé vote en 1981 un code international pour la commercialisation du lait en poudre[41]. Il interdit toute forme de publicité incitant à la substitution du lait en poudre au lait maternel. Ce code est signé en 1984 par Nestlé, qui a cependant été à plusieurs reprises accusée par des ONG ou des journalistes de violer ce code[42].

En 2010, un rapport de l’IBFAN dénonce les méthodes utilisées en Indonésie par les multinationales Nestlé, Danone et Friesland pour promouvoir le lait en poudre auprès du personnel hospitalier aux dépens de la santé des femmes et des nouveau-nés[Note 1]. La situation est également dénoncée par l'association Save the Children[43].

Dettes du gouvernement éthiopien

En , l'ONG Oxfam révèle que Nestlé réclame six millions de dollars de l'Éthiopie en compensation de la nationalisation de l'entreprise éthiopienne Elidco (Ethiopian Livestock Development) par le gouvernement de Mengistu en 1975[44]. Nestlé refuse dans un premier temps l'offre d'arrangement d'un million de dollars et demi offerts par le gouvernement éthiopien, compte tenu de ce que le gouvernement du pays a vendu en 1998 l’entreprise expropriée à un homme d’affaires local pour la somme de 8,7 millions de dollars[45]. Sous la pression de l'opinion publique, Nestlé signe un accord le pour la somme de 1,5 million de dollars et déclare vouloir consacrer cette somme à des projets de lutte contre la famine dans la région, en collaboration avec la Croix-Rouge internationale[46].

Réétiquetage de boîtes de lait périmé

En , la police colombienne découvre que Nestlé procède au réétiquetage de 200 tonnes de lait périmé[47] ; en effet, à plusieurs reprises, Nestlé de Colombia SA a fait renouveler les emballages et les étiquettes de produits laitiers périmés importés de pays d'Amérique latine, mettant par la même occasion en danger la vie et la santé de la population colombienne. Avant et après la confiscation par l’État des produits périmés, le comportement de Nestlé envers les employés s’est caractérisé par des tentatives d’intimidation, pour éviter que des salariés ne dénoncent les pratiques illégales de celle-ci[48].

Participation à la déforestation

En , Greenpeace lance une campagne contre Nestlé qui, selon l'association "contribue à la déforestation en Indonésie[49]. Un film fait notamment le buzz autour de la marque Kit Kat[50]. Cette campagne cherche à démontrer que l'utilisation de l'huile de palme dans des produits de Nestlé contribuerait à l'éradication de l'écosystème de plusieurs espèces animales dont les orangs-outans. En détournant l'un des produits phares du géant de l'agroalimentaire, Greenpeace permet notamment aux internautes d'employer un « avatar » détourné de la marque KitKat, transformé en Killer, pour relayer sur les différents médias sociaux, leur appel au boycott ou leurs critiques de la marque. La page Facebook de Nestlé fait notamment l'objet de plusieurs centaines de posts très virulents et la gestion de crise de Nestlé, sur ce sujet, défraie la chronique chez les experts du secteur[51],[52],[53],[54]. En effet, ceux-ci reprochent à Nestlé d'avoir dans un premier temps, d'une certaine manière, rompu le dialogue avec les internautes, et agité le chiffon rouge, en les menaçant, sur Facebook, de supprimer leurs posts si ceux-ci employaient des avatars détournant une marque de Nestlé - Les internautes se sont doublement déchaînés ; Dans un second temps, d'avoir répondu, de manière trop institutionnelle (et non pas sur le ton sur lequel les internautes l'interpellaient), sur sa volonté de revoir l'usage, dans ses produits, de l'huile de palme, à l'horizon 2015 (soit cinq ans plus tard).

Quelques jours auparavant, le jour même du début de la campagne de Greenpeace, Nestlé avait pourtant déjà annoncé, pour couper court à la polémique, mais en vain, sa décision de ne plus s'approvisionner auprès de Smart, le premier producteur indonésien d'huile de palme, suivant les exemples de Kraft et Unilever[55].

Droits d'utilisation de musique dans les publicités

Feeling Good est une reprise par le groupe Muse (album Origin of Symmetry) d'une chanson de Nina Simone. Nestlé a essayé de l'utiliser dans une de ses publicités pour le café en Angleterre. Nestlé a demandé une première fois s'il pouvaient l'utiliser, mais le groupe a refusé de céder ses droits. Pourtant Nestlé a continué de l'utiliser, à la suite de quoi le groupe a poursuivi Nestlé en justice. Nestlé a été reconnu coupable et a dû supprimer la chanson de sa publicité et payer au groupe 500 000 £ (soit 756 000 €) de dommages-intérêts[56] (que le groupe a donnés à l'association Oxfam[57]). Nestlé a alors remplacé la version de Muse par une imitation de la version de Nina Simone[réf. nécessaire].

Contamination aux États-Unis

En juin 2009, des produits de Nestlé, faits à partir de pâte de cookie , ont été rappelés aux États-Unis, les produits contenant la bactérie E. coli O157, habituellement associée à des contaminations fécales[58]. Soixante-neuf personnes ont été intoxiquées dans vingt et un États[59]. Nestlé refusent aux inspecteurs alimentaires l’accès à plusieurs documents[60]. Les inspecteurs de la Food and Drugs Administration (FDA) n'expliquent pas comment cette bactérie a pu être présente dans des produits fabriqués à partir de pâte de cookie. Nestlé détient 41 % du marché des pâtes de cookies, et avertit qu'il ne faut pas manger cette préparation crue (au risque d'être éventuellement touché par la salmonelle, bactérie affectant les œufs crus). Nestlé a ultérieurement annoncé une reformulation de ces recettes impliquant le remplacement de la farine de blé crue par une farine thermisée[réf. nécessaire].

Espionnage de l'association ATTAC

L'entreprise Nestlé a mandaté la société de surveillance Securitas pour espionner, à partir de l'été 2003, la section vaudoise de Attac Suisse qui prépare le livre Attac contre l'empire Nestlé[61][62]. Une employée de Securitas est infiltrée dans les réunions d'Attac et écrit une trentaine de rapports pour ses supérieurs en s'intéressant de très près au groupe de travail qui rédige le livre. Elle se charge même du chapitre sur « marché du café », et fait valider ses notes par les responsables de Nestlé[63]. Une deuxième taupe viendra prendre le relais quand la première démissionne après 10 mois. L'affaire est révélée en 2008 par Télévision suisse romande et Attac dépose une plainte pénale contre Nestlé et Securitas le 20 juin 2008. Les espionnes Shinta Juilland et Fanny Decreuze refusent de témoigner[64].

L'instruction pénale se termine par un non-lieu prononcé en juillet 2009, le juge estimant que les faits sont prescrits car il n'a pas pris en considération les activités de la deuxième taupe de 2005 à 2008 dont l'activité a été découverte après le dépôt de la plainte pénale[61]. Le tribunal civil de Lausanne, par contre, a condamné Nestlé et Securitas pour espionnage, les deux sociétés devant payer 3 000 francs par personne lésée aux plaignants, en plus des frais de justice et des dépens.

Fraude à la viande de cheval de 2013

Nestlé n'est pas épargné par le scandale de la fraude à la viande de cheval de 2013. Le 19 février, la branche portugaise du groupe annonce par un communiqué que des tests ont mis en évidence des traces d'ADN de cheval dans un plat de lasagnes congelées transformées à base de bœuf, en France et destinées aux industries de la restauration en France et au Portugal (Lasagnes à la bolognaise gourmandes).

Nestlé retire également en Italie des raviolis et des tortellinis vendus sous la marque commerciale Buitoni Beef Ravioli et Beef Tortellini en raison d'un mauvais étiquetage. Mais aucune trace de viande de cheval n'y a été trouvé[65].

Manœuvres sur le lait en Afrique

En 2007, trois familles camerounaises portent plainte contre Nestlé pour avoir provoqué la mort de leurs enfants avec des substituts végétaux vendus comme du lait infantile[66]. Cette affaire résonne avec le boycott de Nestlé dans les années 1970 à la suite de la parution du livre Le tueur de bébés.

Au Cameroun encore, Pius Bissek, PDG de Codilait, accuse Nestlé d'avoir importé du lait à base d’huile de palme et de coco, faisant ainsi couler la concurrence[67]. Il gagne son procès en juillet 2010, Nestlé étant condamné à lui verser 1 million d'euros de réparation[68]. Après différentes procédures lancées en appel pour obtenir un dédommagement plus important, Pius Bissek gagne son procès contre Nestlé en juin 2017 au terme de 17 ans de marathon judiciaire : Nestlé est condamné à lui verser 517 millions de FCFA de dommages et intérêts, soit 223 millions de FCFA de moins que lors du jugement de première instance de 2010[61].

Au Sénégal, Amadou Moctar Sow, PDG de la SIPL (Société Industrielle de Produits Laitiers), parle d'une association entre la Société générale de banques au Sénégal (SGBS) et Nestlé pour faire tomber son entreprise de production laitière[69]. En avril 2014, la chaîne France 5 diffuse le documentaire Un empire en Afrique qui revient sur les manœuvres de Nestlé pour conquérir les marchés africains à tout prix[70],[71].

Assassinats de syndicalistes

En Colombie, le responsable syndical Luciano Romero est enlevé, torturé puis assassiné par des paramilitaires en 2005. Lors de son procès, l’ex-commandant du groupe paramilitaire des Autodéfenses Unies de Colombie, Salvatore Mancuso, reconnait que Nestlé a versé de l'argent à son groupe[72]. Nestlé est également mis en cause aux Philippines pour les assassinats de plusieurs dirigeants syndicaux[73].

Travail forcé et travail des enfants

En novembre 2016, Amnesty International publie un rapport dénonçant le travail des enfants et le travail forcé dans les plantations indonésiennes de palmiers à huile fournissant des entreprises comme Nestlé, Unilever, Kellogg's, Colgate-Palmolive et Procter & Gamble[74],[75].

Notes et références

Notes

  1. « Companies are also aggressively seducing health workers because they know that doctors and nurses influence mothers’ choices. Presents such as ice boxes, televisions and emergency lights have been donated to healthcare facilities while companies are also reported to give cash or ‘cheap’ and low-cost supplies of breastmilk substitutes to hospitals. (…) Products such as SGM 1 and Vitalac 1 (Sari Husada), Lactogen 1 (Nestlé), Bebelac 1 (Nutricia) and Frisian Flag 1 (Friesland) are regularly distributed, in violation of the Code and to the detriment of mother and infant health. » - « A survey of the state of the International Code of Marketing of Breastmilk Substitutes and subsequent WHA Resolutions »[lire en ligne]. Voir également BFAN-ICDC report on baby food marketing practices : Danone/Sari Husada[lire en ligne]

Références

  1. annual report
  2. annual report
  3. http://www.4-traders.com/NESTLE-SA-9365334/company/
  4. Forbes The World's Biggest Public Companies Site Internet: http://www.forbes.com/companies/nestle/
  5. a, b, c, d et e Nestlé, annual report
  6. Chiffres clés: Nestlé en bref en 2015, nestle.ch.
  7. Jean C. Baudet, Les plus grandes entreprises: Celles qui changèrent le monde, Primento, 2 mars 2015
  8. Nestlé : plus grande entreprise laitière du monde, agirinfo.com.
  9. Selon le magazine Forbes The world's biggest public companies Site Internet: http://www.forbes.com/companies/nestle/
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Voir aussi

Bibliographie

  • Helmut Maucher  (trad. Monique Thiollet), La Stratégie Nestlé : principes simples pour diriger dans un monde complexe, Paris, Maxima Diff. Presses universitaires de France, (ISBN 2-840-01072-0).
  • Jean Heer, Nestlé : cent vingt-cinq ans (1866 - 1991), Vevey : Nestlé, 1991.
  • Buffle Jean Claude, Dossier N... comme Nestle, Paris, A.Moreau, coll. « Confrontations », (ISBN 978-2-852-09020-0).

Articles connexes

Lien externe

  • (en) Site institutionnel Nestlé