Népal

République démocratique fédérale du Népal

संघीय लोकतान्त्रिक गणतन्त्रात्मक नेपाल
Sanghiya Loktantrik Ganatantratmak Nepāl (ne)

Drapeau
Drapeau du Népal.
Blason
Armoiries du Népal.
Description de l'image Nepal in its region.svg.
Devise nationale जननी जन्मभूमिष्च स्वर्गादपि गरियसि
(Ja'nani Jan'mabhumis'hcha Swar'gadapi Gariya'si)
La mère et la mère patrie valent plus que les cieux.
Hymne national Sayaun Thunga Phool Ka
(Les cent fleurs)
Administration
Forme de l'État République fédérale
Présidente de la République Bidya Devi Bhandari
Premier ministre Khadga Prasad Sharma Oli
Langues officielles Népalais
Capitale Katmandou

27° 42′ N, 85° 19′ E

Géographie
Plus grande ville Katmandou
Superficie totale 147 179 km2
(classé 93e)
Superficie en eau 2,8 %
Fuseau horaire UTC +5h45
Histoire
Indépendance Unifié par Prithvi Narayan
Date 1768
Démographie
Gentilé Népalais
Population totale (2017[1]) 29 384 297 hab.
(classé 46e)
Densité 200 hab./km2
Économie
Monnaie Roupie népalaise (NPR​)
Divers
Code ISO 3166-1 NPL, NP​
Domaine Internet .np
.नेपाल
Indicatif téléphonique +977

Le Népal, en forme longue la République démocratique fédérale du Népal, en népalais Nepāl, नेपाल et Sanghiya Loktantrik Ganatantratmak Nepāl, संघीय लोकतान्त्रिक गणतन्त्रात्मक नेपाल, est un pays enclavé de l'Himalaya, bordé au nord par la Chine (région autonome du Tibet), au sud, à l'ouest et à l'est par l'Inde[2].

Le Népal possède une très grande variété de paysages, s'étendant du tropical humide du Terraï, au sud, jusqu'aux plus hautes montagnes du monde, au nord. Le Népal possède huit montagnes parmi les dix plus hautes du monde[3], dont l'Everest (Sagarmatha en népalais) qui marque la frontière avec le Tibet.

Le Népal a été rendu célèbre pour les possibilités qu'il offre pour le tourisme, le trekking, l'alpinisme, le VTT, les safaris, le rafting et ses nombreux temples et lieux de cultes.

Katmandou est la capitale (politique et religieuse) du Népal, dont elle est également la plus grande ville. Les autres principales villes sont Pokhara, Biratnagar, Patan (Lalitpur), Bhaktapur, Birendranagar, Hetauda, Butwal, Bharatpur, Siddharthanagar (Bhairahawa), Birganj, Janakpur, Nepalganj, Dharan, Dhangadhi, et Bhimdatta (Mahendranagar).

La langue officielle est le népalais et la monnaie est la roupie népalaise.

Le pays est peuplé de plus de 60 ethnies et castes différentes. La caste des Chhetri (Kshatriya) constitue le groupe le plus représenté au Népal, regroupant 17 % de la population. La caste des Bahun (Brahmanes) constitue le second groupe avec 12 % de la population (recensement de 2011). Les Newars, considérés comme les premiers habitants de la vallée de Katmandou comptent pour 5 % de la population népalaise. Leur langue, le newari, est toujours parlée dans la vallée de Katmandou. Les autres principaux peuples du Népal sont les Tharus (7 %), les Sherpas, les Tamangs (6 %), les Gurungs, les Kirantis et les Magars (7 %).

Histoire

Article détaillé : Histoire du Népal.

Dynasties Kirata et Licchavi

Entre 400 et 750 apr. J.-C., la capitale actuelle du Népal, Katmandou, était dirigée par la dynastie des Licchavi. Les vestiges archéologiques de cette période consistent principalement en des inscriptions sur pierre, datées de deux époques consécutives. La plus ancienne, l'époque Åšaka, date de 78 apr. J.-C., tandis que la seconde, Amshuvarmā, date de 576.

Bien que la plupart des inscriptions indiquent les dates et commissaires des constructions en pierre, certaines transmettent des édits royaux, des mantras religieux ou des notes historiques. C'est grâce à la corroboration entre les mythes locaux et ces découvertes archéologiques qu'un peuple antérieur aux Licchavi a été identifié, connu sous le nom de Kirata. Très peu d'informations sont disponibles à ce sujet.

Monarchie : 1750-2006

Article connexe : Royaume du Népal.

Le Népal moderne est créé dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle lorsque Prithivî Nârâyan Shâh, le chef de la petite principauté de Gorkha, unifie un certain nombre d'États indépendants des contreforts de l'Himalaya en 1768. Le pays est fréquemment appelé le royaume Gorkha. Après 1800, la dynastie étant incapable de maintenir un contrôle du pays, celui-ci sombre dans une période d'agitation avant que la famille Rânâ accapare le poste de Premier ministre dans une autocratie fortement centralisée, reléguant le monarque à un rôle de représentation.

Ce n'est qu'à partir des années 1950, que l'ancien roi Tribhuvan, de retour au pouvoir après un an d'exil en Inde, parvient à nommer un Premier ministre ne faisant pas partie de la famille Rânâ : un projet de constitution institue une forme représentative de gouvernement basée sur un modèle britannique, mais remplacé rapidement par un retour à une monarchie plus traditionnelle, dénommée le « panchayat ».

Guerre civile

Article détaillé : Guerre civile népalaise.

En 1980, un référendum confirme le système du panchayat mais l'assortit de réformes démocratiques. En 1990, l'adoption de la démocratie parlementaire fait encore quelque peu progresser la démocratie, mais l’ampleur de la pauvreté et des inégalités dans les zones rurales va à partir de 1996 peu à peu développer une guérilla d'inspiration maoïste. Les affrontements, d'abord sporadiques, engendrent une guerre civile qui fera plus de 10 000 morts.

Des portions importantes du Népal sont gagnées par la rébellion. Les maoïstes en chassent les représentants des partis proches du pouvoir, exproprient les « capitalistes » locaux et mettent en œuvre leurs propres projets de développement. Ils gèrent également leur propres prisons et tribunaux. Outre les mesures coercitives exercées, la guérilla renforce son implantation en raison d'une popularité rencontrée auprès d’importants secteurs de la société népalaise, en particulier les femmes, les intouchables et les minorités ethniques. Ainsi, les discriminations relatives aux castes sont supprimées, les femmes reçoivent des droits de succession égaux à ceux des hommes et les mariages forcés sont interdits. Par ailleurs, les maoïstes dispensent gratuitement des soins de santé et participent à des cours d'alphabétisation[4].

C'est dans ce contexte qu'en 2001, le roi Birendra, la reine Aiswarya, le prince héritier Dipendra et les autres enfants du couple royal sont abattus au cours d'un dîner. Le prince Dipendra, sous l'effet d'alcool et de drogue, serait l'auteur des meurtres des membres de sa famille, ayant ensuite retourné l'arme contre lui. Gyanendra, le frère de Birendra, parent absent à ce dîner, devient ainsi roi. Mais la monarchie népalaise est fortement affaiblie, d'autant que Gyanendra, soupçonné d'être le vrai instigateur de ce massacre, suspend un an plus tard le Parlement, les Conseils locaux, et démet de ses fonctions le Premier ministre Sher Bahadur Deuba.

République

En 2006, face à la pression de la rue et à l'avancée des maoïstes qui chassent les forces gouvernementales des régions rurales, le roi est conduit à restaurer l'assemblée dissoute 4 ans plus tôt et nomme Premier ministre Girija Prasad Koirala qui parvient à faire voter par le Parlement une proclamation privant le roi Gyanendra de l’essentiel de ses pouvoirs.

Un accord de paix est alors établi entre le Gouvernement et le Parti communiste unifié du Népal (maoïste) et signé fin 2006. L'élection d'une assemblée constituante le voit alors la victoire des maoïstes ; sa séance inaugurale le suivant confirme l'abolition de la monarchie et son remplacement par une république démocratique fédérale. Le premier président de l'histoire du pays, Paramanand Jha est alors élu par la constituante au scrutin indirect le 19 juillet 2008 pour assurer la transition.

Incapables de s'accorder sur une constitution, les partis finissent par constater l'échec de la première Constituante, et une seconde est à son tour élue en 2013. Les rapports de force y sont alors modifiés, avec l'arrivée en tête du Congrès népalais mais le blocage institutionnel persiste faute d'une majorité nette, d'intérêts électoraux divergents et de désaccord quant à la nature de l'état et des futures institutions. Secoués par l'importance de la crise humanitaire liée aux tremblement de terre de 2015, les membres de la seconde Constituante s'accordent finalement sur une nouvelle constitution qui est promulguée le 20 septembre 2015. Celle ci instaure un État démocratique républicain, fédéral, laïque, d'orientation socialiste et doté d'un régime parlementaire[5]. Dans la foulée, la Constituante élit le 28 octobre suivant un nouveau chef de l'État, la candidate du Parti communiste marxiste-léniniste unifié, Bidya Devi Bhandari, qui devient la première femme présidente de la République et se voit chargée d'assurer la transition jusqu'à la mise en place des institutions.

Mise en place des institutions

Conformément à la constitution nouvellement en vigueur, les différents échelons administratifs ainsi qu'un Parlement bicaméral sont mis en place tout au long de l'année 2017 jusqu'au début de 2018. Des municipales ont lieu en plusieurs fois de mai à septembre 2017, puis des provinciales en deux temps les 26 novembre et 7 décembre 2017, le pays étant désormais composé de sept provinces, dont les noms et capitales sont alors encore à définir. Simultanément aux provinciales se tiennent les élections des 272 députés de la Chambre des représentants, chambre basse du parlement et organe central au sein du système parlementaire népalais. Formant une Coalition de gauche, le PCM-LU et le PCM remportent la majorité absolue avec respectivement 121 et 53 sièges. Leurs dirigeants s'accordent sur la formalisation de leur alliance via la fusion prochaine des deux partis en un seul Parti communiste.

Le 7 février, la chambre haute, dite Assemblée nationale, est élue au scrutin indirect par un collège d'élus municipaux et provinciaux. Le scrutin est également remporté par la coalition de gauche, qui transforme ainsi les victoires obtenues aux niveaux local et provincial l'année précédente.

Khadga Prasad Sharma Oli (PCM-LU) devient Premier ministre le 15 février 2018[6]. Il fixe immédiatement au 5 mars la tenue de l'élection du nouveau président, et au 16 mars celle du vice-président, ces scrutins devant ainsi achever la décennie de transition post-révolutionnaire[7].

Drapeau

Article détaillé : Drapeau du Népal.

Le drapeau népalais est un des seuls drapeaux nationaux qui ne soient pas rectangulaires. Il s'agissait à l'origine de deux pennons distincts, identiques aux bannières triangulaires que les chevaliers du Moyen Âge en Europe portaient au bout de leur lance. Le croissant de lune en berceau représente la pérennité de la famille royale et le soleil symbolise la famille Rânâ qui, depuis l'indépendance, pourvoit le pays de ses premiers ministres. Ce drapeau fut adopté en 1962.

Politique

Article détaillé : Politique au Népal.
Slogans politiques sur un mur.
Slogans politiques.

Après une histoire riche en rebondissements où les régions qui le constituent ont connu une diversité de régimes monarchiques absolus qui se sont successivement rassemblés ou séparés, le Royaume du Népal est devenu une monarchie constitutionnelle en 1990. L'instabilité politique, déjà latente, prit alors de l'ampleur à partir de 1996, où une insurrection menée par le Parti communiste unifié du Népal (maoïste), la « guerre populaire népalaise », apparut notamment dans les campagnes. Celle-ci luttait pour l'abolition de la monarchie et des structures féodales, afin d'établir une « république populaire ». L'arrivée sur le trône de Gyanendra, personnage déjà très impopulaire, a aggravé la situation lorsque celui-ci a cherché à exercer un pouvoir personnel en suspendant les libertés fondamentales et le parlement. En , une grève générale en faveur de la démocratie a fini par faire céder le souverain. Le parlement fut alors rétabli dans ses droits le et, durant le mois de mai suivant, retira au monarque la majorité de ses prérogatives. En 2007, un nouveau gouvernement de transition[Lequel ?] a été mis sur pied, composé de représentants des principaux partis politiques népalais dont cinq ministres appartenant à l’ex-guérilla maoïste. Le , le Parlement provisoire a approuvé, à 270 voix contre 3, une résolution prévoyant de faire du Népal « un État fédéral, démocratique et républicain »[8], après l'élection d'une assemblée constituante chargée de rédiger une nouvelle constitution. L'assemblée a été élue le et a vu la victoire relative des maoïstes qui ont remporté plus du tiers des 601 sièges. La séance inaugurale de cette assemblée durant laquelle la monarchie a été abolie et remplacée par une république a eu lieu le [9]. Le suivant, cette assemblée a élu Ram Baran Yadav, membre du Congrès népalais, à la présidence de la République[10]. Cependant, cette assemblée constituante s'est avérée incapable de s'entendre sur le texte d'une nouvelle constitution et s'est auto-dissoute le , ouvrant une crise politique résolue avec l'arrivée d'un Conseil Électoral Intérimaire[11][réf. insuffisante] en mars 2013 constitué d’anciens hauts fonctionnaires chargés d'organiser des élections générales. Celles-ci, en , ont vu la victoire des partis traditionnels comme le Congrès népalais et le Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié), au détriment des maoïstes.

La Constitution est adoptée le avec une entrée en vigueur prévue le . Son adoption a lieu à la suite du tremblement de terre qui a affecté le pays, et qui provoque un sursaut d'union de la part des trois principaux partis, en réaction à l'inertie du gouvernement lors de la catastrophe. Elle se fait toutefois dans un fort climat de violence, avec des manifestations provoquant la mort de 30 militants, de dix policiers et de deux enfants. Certaines minorités telles que les Madhesis s'estiment lésées par le redécoupage des frontières intérieures, et la nouvelle Constitution est dénoncée par les féministes comme entrainant une régression du statut des femmes. Il est prévu que Sushil Koirala, le premier ministre en place, laisse sa place de façon intérimaire à K. P. Sharma Oli, le leader du Parti communiste du Népal (marxiste-léniniste unifié), qui formera un nouveau gouvernement en attendant l’organisation d’élections[12].

Le , Bidya Devi Bhandari a été élue présidente du pays[13]. Le , Pushpa Kamal Dahal redevient Premier ministre, quinze jours après la démission forcée de K. P. Sharma Oli[14]. Sher Bahadur Deuba lui succède le .

Subdivisions

Les sept provinces du Népal.

Depuis la mise en place de la constitution népalaise de 2015 le Népal est un état fédéral constitué de sept provinces. Bien que leurs limites aient été délimitées notamment afin de permettre la tenue d'élections provinciales fin 2017, en février 2018 seule la province 6 s'est vue recevoir un nom, Karnali, et une ville pour capitale, Birendranagar[15].

Avant 2015

Le Népal était subdivisé en cinq régions de développement (विकास क्षेत्र, vikās kṣetra), en 14 zones administratives (अञ्चल, añcal, transcrit par « anchal », au singulier et au pluriel) et en 75 districts (जिल्ला, jillā, transcrit par « jilla »).

Mustang

Article détaillé : Mustang (royaume).

Le Mustang est un petit territoire situé dans le nord du Népal et fondé vers 1380. Cet ancien royaume, également appelé le « Royaume interdit », a pour capitale Lo Mantang. Isolé au sein de l'Himalaya jusqu'au début des années 1980, avec un régime de type féodal, il s'ouvre alors sur l'extérieur et notamment aux touristes en 1992. À la suite de la proclamation de la république au Népal en 2008, la royauté a été abolie au Mustang.

Géographie

Carte du Népal.
Petit village dans un paysage de haute montagne.
Le mont Dhaulagiri depuis Ghorepani.
Articles détaillés : Géographie du Népal et Villes du Népal.

Le Népal a approximativement la forme d’un trapèze. Petit pays de 800 km de longueur et environ 200 de largeur, il couvre une surface de 147 181 km2. Il est enclavé entre l'Inde et la Chine avec lesquelles il partage 2 810 km de frontières terrestres.

D’un point de vue physique, le Népal peut être divisé en trois zones (ceintures) grossièrement orientées est-ouest : la zone montagneuse, la zone des collines et la région du Terraï.

Ces trois zones sont parcourues par les cours d’eau majeurs du pays. L'altitude varie de 60 mètres dans le Téraï à 8 848 mètres avec l'Everest. Cet énorme dénivelé entraîne une grande diversité de climats et de terrains :

  • subtropical dans les plaines du Téraï qui bordent l’Inde au sud, traversées par un système de trois rivières majeures (Kosi, Narayani et Karnali) qui appartiennent à la bordure Nord des plaines indo-gangétiques ;
  • tempéré dans la région centrale de montagnes basses et de collines ;
  • froid et sec dans la région des hautes montagnes de l'Himalaya.

Seulement 20 % de la superficie totale du pays est cultivable et les besoins croissants de la population en bois de chauffage et en riz entraînent une déforestation importante.

Géologie

Le Népal est une région soumise à des séismes fréquents en raison de la subduction de la plaque indienne sous la plaque eurasiatique, à l'origine de l'élévation de l'orogène Himalaya.

Le , un séisme de magnitude 7,8 a causé la mort de plus de 8 000 personnes et de plus de 16 000 blessés [16]. Le , un autre séisme, de magnitude 7,3 frappe le nord du Népal et se fait ressentir jusqu'à New Delhi, en Inde. Le 3 juin 2015, le gouvernement népalais publie un bilan de 8 702 morts et 22 493 blessés pour les deux séismes[17].

Économie

Champs dans la vallée de Katmandou en bordure d'un village.
Champs dans la vallée de Katmandou.
Article détaillé : Économie du Népal.

Pays fermé jusque dans les années 1950, le Népal est aujourd'hui l'un des pays les plus pauvres au monde avec un revenu moyen par personne de 730 dollars par an[18]. Le pays dépend fortement des rémitances, comptant pour près de 30 % de son PIB. L'agriculture emploie 1/3 de la population active. Quant à l'industrie, elle se concentre autour de quelques secteurs, principalement le tabac, la tapisserie et le riz. Ses performances économiques sont handicapés par sa géographie. Ainsi, uniquement 20 % de la surface totale est cultivable. On y trouve une industrie en cours de mutation avec une proto-industrialisation forte. Le secteur des services a subi en 30 ans une croissance. En 1980 il représentait 26 % du PIB du Népal, aujourd'hui il constitue plus de 42 % du PIB. Cette croissance est due au tourisme et au secteur informatique[19].

Toutefois, on peut souligner les remarquables efforts effectués par le Népal ces dernières années pour réduire le taux d'illettrisme (particulièrement chez les jeunes), la pauvreté et la mortalité infantile. Récemment, Le Rwanda, le Bangladesh et le Népal font des efforts remarquables pour diminuer leur taux de pauvreté. En sept ans, la population vivant sous le seuil de pauvreté a été divisée par deux passant de 53,51 % en 2003 à 24,8 % en 2010[20]. Ainsi, le taux de pauvreté se réduit de 4 % par an en moyenne. Si la tendance se confirme, le Népal devrait voir sa pauvreté extrême éradiquée dans les vingt prochaines années[21].

Démographie

La population du Népal était estimée en 2016 à environ 29 millions d'habitants. La densité de population — rurale à 87 % — était d'environ 197 habitants au km2, toutefois, la majorité des Népalais vivant dans le Teraï et la vallée de Katmandou, la densité de population est beaucoup plus importante dans ces zones.

Évolution de la démographie entre 1960 et 2010 (chiffre de la FAO, 2012). Population en milliers d'habitants.

Santé

En 2016, l'espérance de vie était de 70,1 ans pour les hommes et de 71,3 ans pour les femmes, le taux de mortalité infantile s'élevait à 28,9 et le taux de natalité — 19,9  — demeurait élevé.

Selon l'Environnemental Performance Index de l'Université Yale, le Népal est considéré en 2014 comme le deuxième pays le plus pollué de la planète derrière le Bangladesh[22]

Langues

Articles détaillés : Langues au Népal et Népalais.

Cultures

Description de l'image
Écoliers dansant.
Articles détaillés : Musique népalaise et Culture du Népal.
  • Culture indo-aryenne
  • Culture mongole
  • Culture mixte

Presse et médias

Article détaillé : Presse du Népal.

Religions

Article détaillé : Religion au Népal.

Le Népal est un pays multi-religieux à très forte majorité hindousite avec 81 % de pratiquants. La seconde religion la plus exercée est le bouddhisme (9 %)[réf. nécessaire]. Les chrétiens représentent 1 % de la population[23]. Certaines des dates des fêtes sont variables, en fonction du type de calendrier utilisé[réf. nécessaire].

La liste des jours fériés nationaux comprend 83 fêtes hindoues ; plus aucune fête chrétienne n'est fériée depuis que Noël a été retiré de cette liste en 2016 après y avoir été introduit 8 ans plus tôt[23].

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
18 février La nuit de Shiva Shiva Ratri
20 février nouvel an Sherpa, Tamang, Gurung Losar
6 mars fête des couleurs Holi Purnima ou Fagu Purnima
14 avril nouvel an népalais Nayabarsa ou Bisket jatra
4 mai anniversaire de la naissance de Bouddha Buddha Jayanti
28 mai journée de la République
7 juillet fête nationale, anniversaire de la naissance de Sa Majesté le Roi[24]
31 juillet festival du "cordon sacré" Janaï Purnima
1er août fête de la vache Gaï Jatra
10 août anniversaire de la naissance de Krishna Krishnastami
16 septembre fête des femmes Teej
27 septembre fin de la mousson Indrajatra ou Fête de Kumari
28 septembre adoration de la déesse Durga Dasain
12 au 19 octobre Fête des lumières Tihar ou Deepavali

Références

  1. (en) « The World Factbook — Central Intelligence Agency », sur www.cia.gov (consulté le 8 avril 2018).
  2. (en) Bruce M., Sullivan, The A to Z of Hinduism, Vision Books, (ISBN 8170945216, OCLC 61283248, lire en ligne), p. 147
  3. Voir sommets montagneux de plus de huit mille mètres.
  4. « Au Népal, la « guérilla du peuple » des nouveaux maoïstes », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  5. pdf (en) Constitution du Népal, articles 4
  6. (en) « Oli appointed as 38th PM of Nepal », My Republica,‎ (lire en ligne)
  7. « https://www.rtbf.be/info/international/ARTICLE_146183 »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)
  8. « http://www.romandie.com/infos/news2/080512160523.it3zvoiu.asp »(Archive • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?)
  9. Dépêche de l'AFP du 21 juillet 2008 « Copie archivée » (version du 17 janvier 2012 sur l'Internet Archive).
  10. Ambassade de France à Katmandou
  11. « Le Népal dans une nouvelle ère politique », Libération.fr,‎ (lire en ligne)
  12. « Une femme présidente pour la première fois », sur courrierinternational.com, (consulté le 3 août 2016).
  13. « Népal: un ancien chef rebelle maoïste élu Premier ministre », sur RFI, (consulté le 4 août 2016).
  14. (en) Province 6 becomes Karnali Province, Birendranagar its capital MyRepublica
  15. « Népal : plus de 8000 morts dans le séisme du 25 avril », sur lemonde.fr, (consulté le 28 janvier 2018).
  16. Marie Lecomte-Tilouine, « Népal : le bilan des séismes de 2015 », sur meridianes.org, (consulté le 28 janvier 2018).
  17. (en) « Average income around the world », sur Worlddata.info (consulté le 13 mars 2018)
  18. (en) « NATIONAL SERVICES POLICY REVIEW OF NEPAL », sur www.uncad.org, (consulté le 13 mars 2018)
  19. (en) « The World Bank in Nepal », World Bank,‎ (lire en ligne)
  20. (en) Tracy McVeigh, « World poverty is shrinking rapidly, new index reveals », sur the Guardian, (consulté le 13 mars 2018)
  21. Bruno Philip, « La mythique Katmandou temple de la pollution », sur Le Monde, (consulté le 9 décembre 2017).
  22. a et b Gauthier Vaillant avec Asianews, « Au Népal, Noël n’est plus un jour férié », sur la-croix.com, (consulté le 1er décembre 2017).
  23. "National Holiday of Member States" sur le site officiel des Nations Unies.

Voir aussi

Bibliographie

  • Gérard Toffin, Les Tambours de Katmandou, Paris, Payot, coll. "Petite Bibliothèque Payot", 2002.
  • Collectif, Népal, Gallimard, Bibliothèque du voyageur, Paris, 2015, 360 p. (ISBN 978-2742438891)
  • Gustave Le Bon, Le Népal : récit (présenté par Marc Wiltz), Magellan & Cie, Géo, Paris, 2013, 132 p. (ISBN 978-2-35074-251-9) (texte intégral publié dans Le Tour du monde en 1886)
  • Daniel Wright, History of Nepal, New Delhi-Madras, Asian Educational Services, 1990

Filmographie

  • Népal, la fin d'un pays, film d'Alain Jomier, avec Jean-Christophe Victor, Arte vidéo, ADAV, Paris, 200?, 11 min (DVD), coll. Le Dessous des cartes
  • Aventures au Népal, film de Cécile Majnoni d'Intignano, Screen services, Chilly-Mazarin, 2006 (cop. 1999), 52 min (DVD)

Articles connexes

Liens externes