Néerlandais

Néerlandais
Nederlands (nl)
Langues filles Afrikaans et créoles
Pays Pays-Bas, Belgique, Namibie, Afrique du Sud, Suriname, Indonésie, France (Flandre maritime)
Nombre de locuteurs Pays-Bas : 17 500 000 (2020)[1]
Total : 25 000 000[1]
Nom des locuteurs néerlandophones
Typologie SVO + V2 + SOV + VSO, flexionnelle, accusative, accentuelle, à accent d'intensité
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle Pays
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau du Suriname Suriname
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas

Organisations :
Drapeau proposé de l'Union des nations sud-américaines Union des nations sud-américaines
Benelux
Drapeau de la Communauté caribéenne Communauté caribéenne
Drapeau de l’Union européenne Union européenne
Régi par Nederlandse Taalunie
Codes de langue
ISO 639-1 nl
ISO 639-2 dut (B), nld (T)
ISO 639-3 nld
IETF nl
Linguasphere 52-ACB-a
WALS dut
Glottolog mode1257
Échantillon
Article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme (voir le texte en français)

Artikel 1 : Alle mensen worden vrij en gelijk in waardigheid en rechten geboren. Zij zijn begiftigd met verstand en geweten, en behoren zich jegens elkander in een geest van broederschap te gedragen.
Carte
Image illustrative de l’article Néerlandais

Le néerlandais (Nederlands, prononciation /ˈneː.dəɾ.ˌlɑnts/) est la troisième langue germanique, après l'anglais et le haut allemand, avec ses 25 millions de locuteurs maternels. Elle est langue officielle aux Pays-Bas et dans ses territoires d'outre mer, en Belgique, en Flandre et au Suriname. Elle est enfin langue régionale en France. Confinée, après une importante extension médiévale, dans l'actuel Westhoek français, elle a toutefois pratiquement disparu de la Flandre française au cours du XXe siècle. Aujourd'hui, seuls quelques dizaines de milliers de locuteurs, âgés de plus de 60 ans, la pratiquent encore quotidiennement. Le néerlandais fait partie des dialectes franciques, soit les dialectes parlés par les francs. Plus précisément, il s'agit des parlers des francs saliens, par opposition aux francs ripuaires, qui, vers 440, se sont installés aux Pays-Bas méridionaux (ou la Belgica Inferior en gallo-romain). Le vieux néerlandais (500-1150) est issu du francique occidental. Il se distingue essentiellement du vieux haut allemand, issu du moyen et haut francique, par l'absence de la seconde mutation consonantique et l'abandon du système casuel. Ces caractéristiques morphologiques, syntaxiques et lexicales offrent certaines similitudes avec les autres dialectes germaniques occidentaux, tel que les dialectes anglo-frisons (anglais, frison) et saxons (le bas-allemand en Allemagne septentrionale et son pendant bas-saxon dans le nord-ouest des Pays-Bas)[2],[3].

néerlandais afrikaans anglais haut allemand bas allemand français
ik heb ek het I have ich habe ik hebb j'ai
jij/u hebt jy het you have du hast du hest tu as/vous avez
hij/zij heeft hy/sy het he/she has er/sie hat he/se hett il/elle a
wij hebben ons het we have wir haben we hebben nous avons
jullie hebben/u hebt julle het you have ihr habt ji hebben vous avez
zij hebben hulle het they have sie/Sie haben se hebben ils/elles ont
ik ben ek is I am ich bin ik bün je suis
jij/u bent jy is you are du bist du büst tu es/vous êtes
hij/zij is hy/sy is he/she is er/sie ist he/se is il/elle est
wij zijn ons is we are wir sind we bünd nous sommes
jullie zijn/u bent julle is you are ihr seid ji bünd vous êtes
zij zijn hulle is they are sie/Sie sind se bünd ils/elles sont


Répartition géographique

Drapeau de la Flandre.

Historiquement parlé aux Pays-Bas et en Flandre belge et française, le néerlandais s'est également répandu dans d'autres régions du monde. Au total, plus de 32 millions de personnes le parlent, en comptant les locuteurs de l'afrikaans, langue procédant du fonds néerlandais méridional du XVIIe siècle ayant, du fait des conditions d'isolement et des influences locales (bantoues, malaises…), subi ses propres évolutions (dialectales, orthographiques et grammaticales) ; cette langue demeure fortement usitée en Afrique du Sud, où elle est langue officielle, ainsi qu'en Namibie, où elle est langue reconnue.[4]

Statut officiel

Le néerlandais est la langue officielle du royaume des Pays-Bas[5] et du Suriname[6],[7]. C'est aussi la principale langue officielle de la Belgique (60 %) à côté du français (38 %) et de l'allemand (2 %)[8]. La langue est également co-officielle à Aruba[9], Curaçao[10] et Saint-Martin[11], trois pays constitutifs du royaume des Pays-bas.

C'est une des vingt-quatre langues officielles de l'Union européenne ainsi qu'une des langues officielles de plusieurs organisations internationales : le Benelux[12], la Communauté caribéenne, l'Union des nations sud-américaines ou l'Union de la langue néerlandaise.

Enfin, en Afrique, l'afrikaans, langue dérivée du néerlandais, est langue officielle en Afrique du Sud et langue reconnue en Namibie. Plus de 7 millions de personnes parlent l'afrikaans comme langue maternelle. En Indonésie, autrefois colonie des Pays-Bas, un groupe limité de personnes le parlent comme langue maternelle (environ 10 000), ou principale (30 000), mais la langue n'a pas de statut officiel, et est largement en retrait face à l'anglais (surtout dans les zones touristiques).

Depuis 1980, un organisme officiel, l'Union de la langue néerlandaise, assure l'intégrité et la promotion de la langue néerlandaise. Il publie régulièrement une Woordenlijst Nederlandse taal, c'est-à-dire une liste officielle des mots du néerlandais, qu'on appelle familièrement le « Petit livre vert » (het groene boekje), à cause de la couleur verte de sa couverture. Le Suriname est depuis 2005 également membre de cet organisme initialement cogéré uniquement par les institutions néerlandaises et flamandes. Il en est résulté l'entrée de nombreux mots surinamais dans le livret vert. La dernière version du livre vert a été publiée le et a donné lieu à beaucoup de commentaires, notamment sur des incohérences entre l'écriture de différents mots du même style (par exemple cao-overleg contre VUT-premie, incohérence majuscules/minuscules, ou 24-jarige contre 24 uursservice, incohérence tiret/sans tiret). C'est pour cette raison que le site web onzetaal.nl (en français, « notrelangue »)[13] a publié le une version alternative de ce livret : le « livret blanc » (Het Witte Boekje[14]).

Histoire

Le néerlandais contemporain trouve sa source dans les dialectes bas-franciques occidentaux parlés dans le sud des Pays-Bas, la Flandre belge, la Flandre française, l'Artois et le Hainaut. Elle est issue du vieux bas-francique, la langue des Francs saliens, fondateurs de la dynastie des Mérovingiens.

L'inscription runique de Bergakker, découverte dans la Betuwe et attribuée aux Francs saliens entre 425 et 450, est le plus ancien fragment du vieux francique parvenu jusqu'à nous, cette langue se révèle très proche du vieux néerlandais du Moyen Âge, cette inscription peut donc être considérée comme la plus ancienne en néerlandais[15].

Très tôt déjà, le bas-francique s'est démarqué du moyen et du haut francique, et donc de ce qu'on appelle aujourd'hui l'allemand, par la mutation consonantique haut-allemande. Elle a eu lieu à partir du IVe siècle jusqu'au VIIIe siècle.

À l'époque des Anciens Pays-Bas

À l'époque des Anciens Pays-Bas et auparavant les diverses principautés étaient morcelées (Flandre, Brabant, etc.) mais elles furent réunies dans l'État bourguignon. Tout comme en Allemagne, il y avait plusieurs dialectes par régions. Par la suite les Pays-Bas du Nord (République des Provinces-Unies à l'époque) se sont unifiés en prenant leur indépendance, ce qui n'empêcha pas le maintien de plusieurs dialectes, mais fixa très rapidement les bases de la prononciation et, plus tard, de l'écriture de la langue normalisée.

Toutefois la langue était presque complètement fixée dès le XIVe siècle environ, et les textes de cette époque sont, pour les Néerlandais d'aujourd'hui, parfaitement compréhensibles, malgré quelques tournures de phrases archaïques et une orthographe souvent très différente. Les dernières mutations de la langue remontent au XIXe siècle. Aujourd'hui, les principales modifications sont des ajouts de mots d'origine anglaise au vocabulaire.

Il n'y eut que très peu d'influence espagnole sur le néerlandais au temps de la domination de l'Espagne.

Les documents archivés de l'époque comme ceux de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, permettent aux historiens de remonter à une écriture plus ancienne de certains mots actuels et de mieux comprendre leur évolution linguistique.

Époque contemporaine

Deux réformes de l'orthographe eurent lieu au XXe siècle, une, fondamentale, en 1946 et l'autre, moins importante, en 1995.

Aujourd'hui, les principales modifications sont des ajouts de mots d'origine anglaise au vocabulaire, comme dans le domaine informatique. Il y a cependant depuis longtemps une forte composante française dans le vocabulaire, particulièrement dans le néerlandais (flamand) de Belgique. Cela amène de nombreux cas de synonymie, un mot d'origine française à côté d'un mot d'origine germanique : creëren à côté de scheppen (« créer »).

Dialectes

Sur le plan pratique, de nombreuses variantes locales subsistent, tant aux Pays-Bas qu'en Flandre. Elles affectent la tournure, le vocabulaire et la prononciation. L'ensemble forme un continuum sans transition précise, le Rhin dessinant cependant une nuance plus marquée.

Il y a, en revanche, des différences de vocabulaire entre les parlers flamands et le néerlandais. À côté du néerlandais standard normé (AN), les dialectes se sont maintenus davantage en Belgique flamande et sont très différenciés. Il n'y a pas une prononciation belge unique non plus mais bien de nombreuses variantes dans lesquelles on peut distinguer des points communs mais aussi des variations considérables. C'est ainsi qu'à l'ouïe, un locuteur du Limbourg belge et un autre de Flandre-Occidentale peuvent sembler parler deux langues différentes. On arrive assez facilement à distinguer les Flamands et les Néerlandais selon leur prononciation – cela vaut aussi chez les anglophones pour les Australiens et les Britanniques ou chez les francophones pour les Canadiens et les Français.

Carte des 6 zones régionales du néerlandais et du bas-allemand parlés aux Pays-Bas, et dans les Flandres belges et françaises
  • Groupe du Sud-Ouest
  • Hollandais
  • Utrechtois
  • Groupe central
  • Limbourgeois
  • Bas-allemand

On distingue six zones linguistiques sur le territoire néerlandais et belge. Les frontières belgo-néerlandaise et belgo-française ne matérialisent aucune transition sur le plan linguistique (ce qui suit utilise une numérotation en rapport avec la carte des six zones linguistiques).

I. Groupe bas-francique occidental

  • A. Groupes littoraux (ou friso-franciques)
    • i. Sous-groupe du Sud-Ouest
    • ii. Hollandais
      • 3. hollandais méridional
      • 4. Westhoeks
      • 7. Kennemerlands
      • Hollandais septentrional a
        • 5. Waterlands et Volendams
        • 6. Zaans
        • 8. West-Fries
        • 9. friso-hollandais (cf Bildts, Midslands, Stadsfries et Amelands)
  • B. Utrechtois
    • 19. Utrechts-Alblasserwaards
  • C. Sous-groupe central
    • 20. Zuid-Gelders et Kleverlands (en Allemagne)
    • 21. brabançon septentrional et limbourgeois septentrional
    • 22. brabançon
    • 23. flamand oriental

II. Groupe bas-francique oriental b

III. Groupe bas-saxon c

  • A. Sous-groupe bas saxon de Frise orientale
    • 10. Kollumerlands
    • 11. groningois et Noord-Drents
  • B. Sous-groupe ouest-phalien
    • 12. Stellingswerfs
    • 13. Midden-Drents
    • 14. Zuud-Drèents
    • 15. Twents
    • 16. Twents-Graafschaps
    • 17. Gelders-Overijssels (Achterhoeks), et Urks parlé dans le Flevoland (FL)
    • 18. Veluws

Notes

a : Ce sous-groupe comprend des dialectes considérés comme néerlandais, mais ont un substrat frison occidental récent très important.
b : Groupe dialectal transitionnel (bas-francique néerlandais teinté de moyen francique), le limbourgeois se voit, en sa façade est-méridionale, bordé par des parlers transfrontaliers franciques ripuaires dont les lexique et morphologie moyens franciques sont, à son tour, mêlés d'influences allemandes[16].
c : Tous ces dialectes ne représentent que la limite occidentale d'une vaste étendue de deux sous-groupes du bas-allemand dont le bas saxon de Frise orientale et l'ouest-phalien, qui occupe tout le nord de l'Allemagne.

Remarques

  1. Dans la province de la Frise, en blanc sur la carte, on parle le frison occidental (hormis quelques villes marquées dans le groupe 9).
  2. La région en gris, le Flevoland (marqué FL sur la carte) n'a pas de tradition linguistique bien définie (hormis l'ancienne île d'Urk de tradition bas-allemande (17), intégrée dans la nouvelle région). Celle-ci n'existant que depuis 1932, a été gagnée sur la mer par les polders, et donc a été colonisée par des néerlandais de diverses cultures linguistiques.

Langues dérivées

L'afrikaans, parlé en Afrique du Sud et en Namibie, est une langue dérivée du néerlandais, qui conserve de nombreux archaïsmes datant des XVIe et XVIIe siècles.

Carte sur le néerlandais dans le monde
Le néerlandais dans le monde

L'afrikaans ayant été formé par des colons venant du sud des Pays-Bas, il existe donc des liens évidents, mais l'afrikaans, en plus de conserver certains archaïsmes, a sensiblement simplifié la grammaire. D'autres langues dérivées du néerlandais: le skepi et le berbice (Gyana), le petjo et le javindo (Indonésie), le negerhollands (Iles Vierges), le ceylon dutch (Sri Lanka), le formosa dutch (Taïwan), le mohawk dutch, negro dutch et low dutch (USA).

Écriture

Le néerlandais utilise l'alphabet latin, complété de quelques diacritiques. Le tréma est utilisé pour séparer des voyelles consécutives et éviter leur prononciation comme diphtongues. L'une des règles d'orthographe les plus importantes est la règle du dt.

Exemples
  • België (Belgique)
  • Kanaän (Canaan)
  • coördinatie (coordination)
  • met zijn tweeën (à deux) et de même met zijn drieën (à trois, tous les trois), pour parler de personnes faisant la même chose en même temps.
  • vacuüm (vide)

L'accent aigu (plus rarement grave) est utilisé pour signaler la présence de l'accent tonique sur un mot qui ne le porte habituellement pas.

Exemples

L'ensemble ij est parfois considéré comme une seule lettre. Autrefois, dans certaines régions, il était écrit au moyen d'un y avec ou sans tréma (Ÿ/ÿ). En majuscule (premier mot d'une phrase, nom propre, adjectif dérivé d'un nom propre) les deux lettres s'écrivent en principe en capitales: het IJsselmeer, de Hollandse en de Gelderse IJssel (l'Yssel hollandais et l'Yssel de Gueldre), IJsland (l'Islande), de IJszee (l'Océan glacial: arctique ou antarctique), ijs (de la glace), een ijsberg (un iceberg), mais au début d'une phrase: IJs et IJsbergen (des icebergs), etc.

Prononciation

Grammaire

La grammaire du néerlandais rappelle par bien des traits celle de l'allemand. Elle s'en distingue néanmoins par la quasi-disparition des cas et la faible distinction que l'on fait aujourd'hui entre les genres masculin et féminin (encore plus faible au nord du Rhin qu'au sud).

Lexique

Emprunts français

La langue française a emprunté certains mots au néerlandais, en particulier dans le domaine de la navigation. À titre d'exemple, voici une liste non exhaustive de mots français provenant du néerlandais, moderne ou médiéval :

  • affaler : afhalen « tirer en bas le cordage » ;
  • bâbord : bakboord « bord de derrière », de bak « dos, l'arrière » ;
  • bague : néerl. prémoderne bagge « anneau, bague » (auj. bag « bijou ») ;
  • bière : bier ;
  • boulevard : de l'anc. fr. bollevart, bolevers « ouvrage de défense », du m. néerl. bollewerc (auj. bolwerk « rempart ») ;
  • bourse : de beurse, issu du nom de famille Van der Buerse ;
  • colza : koolzaad « semence de chou » ;
  • drogue : m.néerl. drōge (vate) « marchandise sèche » (auj. drogerij « herbe séchée ») ;
  • foc : fok ;
  • frelater : verlaten « transvaser » ;
  • gaufre : de l'anc. fr. walfre, du m. néerl. wāfel(e), wafer (auj. wafel, flam. wafer) ;
  • gruger : gruizen « écraser » ;
  • guerre : ancien bas-francique °werra (d'où le néerl. war « confusion, désordre ») ;
  • kermesse : m. néerl. kermesse, kermisse « messe d'église, fête patronale » (auj. kermis) ;
  • mannequin : mannekijn « petit homme » ;
  • marsouin : meerswijn, « cochon de mer »
  • matelot : m. néerl. mattenoot « compagnon de couche » (auj. matroos) ;
  • pamplemousse : pompelmoes « citron épais » ;
  • ruban : de l'anc. fr. riban, reuban, du m. néerl. ringband « collier (pour animal) » ;
  • tribord : de stribord, du néerl. prémoderne stierboord, variante de stuurboord « bord du gouvernail » ;
  • trique : aphérèse d'estrique, de l'anc. fr. estriquier « frapper, passer un objet sur un autre », du m. néerl. strīken (auj. strijken) ;
  • vase (féminin) : vaas « boue, vase » ;
  • vrac : wrak « bazar, épave, restes ».

Mais aussi : bélître, bitter, blague, blaser, bouquin, brader, brique, briquet, buse, cabillaud, cancrelat, étriquer, hère, tricot, varlope, etc.

Le français de Belgique comporte encore plus d'emprunts qualifiés de « belgicismes » tels que kot « chambre d'étudiant, bicoque » ou drève, de dreef « allée bordée d'arbres ».

Noms du néerlandais

Il existe au moins quatre racines pour dire néerlandais dans les langues européennes et d'Asie mineure. En français, on peut très bien dire « néerlandais », ou bien « hollandais » (selon la métonymie qui tend à confondre, dans le langage courant, la Hollande avec les Pays-Bas dans leur ensemble, ce qui est linguistiquement erroné hollandais désignant un groupe de dialectes) mais également « flamand », (notamment en Belgique même si cet usage pour désigner la langue entière et pas seulement un ensemble de dialectes est, comme pour hollandais, d'un point de vue linguistique erroné), les racines « nederland » et « holland » sont ainsi les deux racines principales dans les langues européennes, à l'exception de l'anglais. En effet, « Dutch » en anglais vient de la racine germanique « diot » (d'où l'ancienne appellation du néerlandais « diets », mais aussi, désignant cette fois l'allemand : all. « deutsch » le français « teuton » et l'italien « tedesco »).

Nederland :

Holland :

Langue + Holland :

Diot :

  • Anglais : Dutch
  • Moyen néerlandais : Diets

Langue + Diot :

  • Hindi : dach bhaasha (डच भाषा)
  • Marathi : dach bhaasha (डच भाषा)
  • Tamoul : ṭaccu moḻi (டச்சு மொழி)

Flamand

Plusieurs racines :

  • Darija: Hollandiya/Flamaniya
  • Espagnol : neerlandés / holandés
  • Français : néerlandais / hollandais / flamand
  • Polonais : holenderski / niderlandzki
  • Portugais : neerlandês / holandês
  • Roumain/Moldave : neerlandeză / olandeză
  • Russe : Gollandsky голландский, niderlandsky нидерландский
  • Suédois : nederländsk / holländsk

Exemples

Français Néerlandais
Aux Pays-Bas, on parle le néerlandais In Nederland wordt Nederlands gesproken
Bienvenue chez nous Welkom bij ons
Français Néerlandais Bas saxon Allemand Anglais Prononciation
terre aarde Eerd Erde earth ['aːrdə]
je mange ik eet ik eet ich esse I eat [ɪk.'eːt]
eau water Water Wasser water ['ʋaː.tər]
feu vuur Füer Feuer fire [vyːr]
air lucht Luft Luft air [lyχt]
homme man Mann Mann man [mɑn]
femme vrouw Fro Frau woman [vrʌu]
liberté vrijheid Freeheit Freiheit freedom [vrɛihɛit]
manger eten eten essen eat ['eː.tən]
boire drinken drinken trinken drink ['drɪŋ.kən]
grand groot groot groß great [ɣroːt]
petit klein lütt klein little [klɛin]
vieux oud old, ool- alt old [ʌut]
bois hout Holt Holz wood [hʌut]
bois, forêt bos, woud Woold Wald forest [bɔs]
poisson vis Fisch Fisch fish [vɪs]
frais fris, vers frish frisch fresh [frɪs]
maison huis Huus Haus house [həʏs]
bâtiment gebouw Gebüüd Gebäude building [χə'bʌu]
vapeur stoom Stööm Dampf steam [stoːm]
nuit nacht Nacht Nacht night [nɑχt]
jour dag Dag Tag day [dɑχ]
jouer spelen spelen spielen play ['speː.lən]
mot woord Woort Wort word [ʋoːrt]
monde wereld Welt Welt world [ʋeːrəlt]
compter tellen tellen zählen count ['tɛ.lən]
conter vertellen vertellen erzählen tell [vər.'tɛ.lən]
oublier vergeten vergeten vergessen forget [vər.'χeː.tən]
marcher lopen gahn gehen walk
aller gaan gahn gehen go
se promener wandelen wannern wandern wander
courir rennen lopen, rennen laufen, rennen run ['rɛ.nən]
prendre nemen nehmen nehmen take
acheter kopen köpen kaufen buy ['koː.pən]

Le CNaVT

Le Certificaat Nederlands als Vreemde Taal (CNaVT), « Certificat de néerlandais langue étrangère », est le diplôme de langue officiel et international du néerlandais pour les locuteurs non natifs. Il est basé sur le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECR).

Notes et références

  1. a et b Ethnologue [nld].
  2. (en) G. E. Booij, « The morphology of Dutch », Oxford University Press,
  3. (en) Arie Verhagen, « English constructions from a Dutch perspective », Structural-functional studies in English grammar, John Benjamins Publishing Company, .
  4. Laurent Philippe Réguer (2004), « Si loin, si proche», Presses Sorbonne Nouvelle, Paris.
  5. (nl) « Welke erkende talen heeft Nederland? », sur rijksoverheid.nl (consulté le 7 juin 2020).
  6. « Suriname », sur larousse.fr, Éditions Larousse (consulté le 7 juin 2020).
  7. Jacques Leclerc, « Surinam », sur axl.cefan.ulaval.ca, Université Laval (consulté le 7 juin 2020).
  8. Jacques Leclerc, « L'État belge », sur axl.cefan.ulaval.ca, Université Laval (consulté le 8 juin 2020).
  9. Jacques Leclerc, « Aruba », sur axl.cefan.ulaval.ca, Université Laval (consulté le 7 juin 2020).
  10. (nl) « LANDSVERORDENING van de 28ste maart 2007 houdende vaststelling van de officiële talen (Landsverordening officiële talen) », sur decentrale.regelgeving.overheid.nl (consulté le 7 juin 2020).
  11. (en) Constitution of Sint Maarten [« Constitution de Saint-Martin »], Gouvernement de Saint-Martin (lire en ligne [PDF]), p. 2

    « 2. The official languages are Dutch and English. »

  12. « Traité portant révision du traité instituant l'union économique Benelux signé le 3 février 1958 » [PDF], sur benelux.int, Benelux (consulté le 7 juin 2020) : « Article 38 : le français et le néerlandais sont les langues officielles des institutions de l’Union Benelux. ».
  13. Genootschap Onze Taal
  14. [1] De witte spelling, consulté le 5 mai 2015.
  15. (en) Erika Langbroek, Annelies Roeleveld, Paula Vermeyden et Arend Quak, « The Bergakker inscription and the beginnings of Dutch », Amsterdamer beiträge zur älteren Germanistik, Rodopi, 2002, vol. 56,‎ (ISBN 90-420-1579-9).
  16. [2] Limburgsedialecten.nl

Annexes

Articles connexes

Liens externes