Mur de Trump

Mur de Trump
Le président Trump inspectant des prototypes de murs à San Diego, en .

Le mur de Trump (en anglais : Trump wall), ou simplement le mur (the wall), est le nom familier désignant un projet d'extension de la barrière entre les États-Unis et le Mexique pendant la présidence de Donald Trump.

Historique

Tout au long de sa campagne présidentielle de 2016, Donald Trump appelle à la construction d'un mur frontière beaucoup plus grand et fortifié, affirmant que s'il est élu, il « construirait le mur et ferait en sorte que le Mexique en paie le prix ». Enrique Peña Nieto, alors président du Mexique, déclare que son pays ne paierait pas pour ce mur. Le , l'administration Trump signe le décret 13767 , qui enjoint officiellement au gouvernement des États-Unis de commencer à construire un mur frontalier avec le financement fédéral existant, bien que le financement complet ne soit pas garanti. Le gouvernement fédéral est en partie fermé  du au en raison de l'intention déclarée de Trump de mettre son veto à tout projet de loi de dépenses n'incluant pas un financement de cinq milliards de dollars pour la construction d'un mur frontalier.

Le Pentagone annonce en débloquer 3,8 milliards de dollars supplémentaires pour le mur souhaité par Donald Trump. Cette somme porte à près de 10 milliards de dollars les fonds alloués depuis par le ministère de la Défense à ce projet[1].

Le chercheur Christophe Ventura souligne que « l’érection de ce mur est accompagnée de menaces très lourdes sur l’économie mexicaine en cas de non-coopération du gouvernement de Mexico pour freiner l’immigration, comme on l’a vu fin lorsque Donald Trump a annoncé une forte taxation de tous les produits mexicains exportés vers le marché des États-Unis si le gouvernement mexicain n’empêchait pas immédiatement les migrants de passer »[2].

En août 2020, Steve Bannon est inculpé pour « détournement de fonds ». L'ancien conseiller de Donald Trump est accusé d'avoir utilisé des centaines milliers de dollars, récoltés pour aider à financer la construction du mur, pour couvrir des dépenses personnelles[3].

Avancement

Au 8 septembre 2020, le mur atteint une longueur totale de 317 miles soit 510,2 kilomètres[4]. Trump annonçait en vouloir atteindre entre 450 et 500 miles fin 2020.

Travaux en 2019.

En 2020, sur les 1600 km de murs promis par Donald Trump durant sa première campagne présidentielle, seuls 450 km ont été édifiés. Plus précisément, la grande majorité de la barrière est bâtie sur des zones qui avaient déjà été l'objet d'une protection frontalière sous les présidences de Barack Obama, George W. Bush et Bill Clinton ; chacun de ces présidents a ainsi davantage érigé de barrières frontalières avec le Mexique que Donald Trump. Seuls 8 km l'ont été dans des zones où ne se trouvaient aucune barrière[5].

Alors que le président avait successivement promis que son mur coûterait 4 puis 10 puis 12 milliards de dollars, le coût des travaux s'élève finalement à 15 milliards, 5 ayant été financés par le Congrès et 10 par le Pentagone. Contrairement à la promesse initiale de Donald Trump, le Mexique n'a jamais financé un centime pour la construction du mur[5].

Son efficacité est enfin remise en cause, certains migrants parvenant à l'escalader facilement, d'autres à en scier des parois. C'est surtout au niveau de la faune que le mur produit le plus d'effets, de nombreuses espèces animales étant forcées de passer par des villes ou des autoroutes, forcément dangereuses, pour se déplacer au fil des saisons[5].

Notes et références

  1. « Le Pentagone débloque 3,8 milliards de plus pour le mur de Trump », sur Le Figaro.fr,
  2. « « Amlo » choisit Washington pour son premier déplacement », sur L'Humanité,
  3. « Steve Bannon inculpé pour avoir détourné des dons destinés à la construction du mur de Trump », sur huffingtonpost.fr, .
  4. (en) « CBP Border Wall System »,
  5. a b et c Vincent Jolly, « "Build the wall" : où en est le mur de Trump ? », Le Figaro Magazine »,‎ , p. 30 (lire en ligne).