Muladi

Le mot muladi (en espagnol : muladí) vient de l'arabe مولّد, muwallad[1], qui signifie : adapté ou métis. Le terme possède deux significations proches qui tendent à définir l'identité d'une personne non arabe mais souvent européenne convertie à la foi musulmane à l'époque d'al-Andalus[2].

Définitions

Ce vocable s'employait dans l'Espagne musulmane pour deux acceptions:

  1. Le chrétien qui abandonnait le christianisme, et se convertissait à l'islam et vivait parmi les musulmans. Il se différencie d'un mozarabe parce que ce dernier conservait sa religion chrétienne dans les zones sous domination musulmane.
  2. Le fils d'un couple mixte, chrétien-musulman et de religion musulmane.

Les muladíes (tels que les Banu Qasi) apparurent en Espagne au VIIIe et IXe siècles. Au Xe siècle, les conversions se firent nombreuses, de sorte qu'une grosse fraction de la population d'Al-Andalus était muladi. Quelques muladíes rebelles devinrent célèbres, comme Umar bin Hafs bin Chafar, né à Ronda issu d'une famille wisigothe dont l'aïeul s'était converti à l'islam. Il a réussi à contrôler politiquement un territoire important de l'Andalousie puis se convertit au christianisme en 899, en installant un évêque chrétien à Bobastro.

Notes et références

  1. arabe : muwallad, مولّد, métis
  2. Claudio Torres, « La civilisation andalouse, la tradition méditerranéenne et la tolérance », Portugal, Espanha e Marrocos - O Mediterrâneo e o Atlântico - Actas de Coloquio Internacional, Université de l'Algarve, Faro,‎ 2000 ; éd. 2004 (lire en ligne)

Voir aussi

Articles connexes

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