Mouvements indépendantistes en France

Les mouvements indépendantistes en France sont constitués des mouvances politiques dites « nationalistes » qui cherchent à obtenir la sécession ou la séparation de la France des régions, départements d'outre-mer ou métropolitains, ou des territoires plus restreints. Ils se distinguent des mouvances régionalistes par leur revendication indépendantiste qui va au-delà de la reconnaissance et de la mise en valeur des particularismes locaux. Ils s'opposent aux mouvances colonialistes et nationalistes françaises, ainsi qu'à certains mouvements autonomistes, partisans d'une forte autonomie territoriale, voire d'un fédéralisme étatique.

Formation territoriale de la France métropolitaine

La formation territoriale de la France métropolitaine est le processus qui a conduit à la construction du territoire de la France métropolitaine comme nous le connaissons aujourd'hui.

La Francie occidentale issue du traité de Verdun de 843 reste longtemps stable : les premiers rois capétiens sont trop occupés à établir leur autorité dans leur royaume. Ils exploitent habilement les dissensions entre leurs turbulents vassaux et s’appuient contre eux sur l’Église et les villes. Les grands conflits avec les rois d’Angleterre sont les occasions majeures dans lesquelles le pouvoir royal s’affirme. Le rattachement au XIIIe siècle de la Normandie et du Languedoc au domaine royal sont deux étapes importantes vers l'unification du royaume.

La France perd rapidement le comté de Barcelone (Catalogne), dès la fin du IXe siècle. Le débordement au-delà du Rhône, qui reste longtemps la frontière, ne débute qu'au XIVe siècle, avec l'achat du Dauphiné. Louis XI récupère l'héritage des deux plus puissants apanages confiés à des branches cadettes de la dynastie: Bourgogne et Anjou y compris la Provence dans le Saint Empire Romain Germanique (1481-1482).

Le mariage d'Anne de Bretagne avec les rois Charles VIII puis Louis XII a pour conséquence ultérieure l'union effective en 1532 de cette principauté, qui était déjà située dans la mouvance du royaume mais avait jusque-là fermement préservé sa propre destinée.

Richelieu et Louis XIV entreprennent de 1635 à 1748 le report vers le nord et vers le Rhin des frontières du royaume. Ils cherchent à mettre en échec l’aspiration de la maison d’Autriche à l’hégémonie en Europe alors que la perte de la Flandre a dangereusement rapproché les frontières de Paris. Alsace, Artois et Franche-Comté sont annexés entre 1648 et 1697. Le duché de Lorraine reste un temps une enclave dans le royaume avant d’être lui aussi incorporé en 1766, ce qui permet, tout comme l'achat de la Corse en 1768, de consolider le territoire.

La France s'accroît temporairement sous la Révolution française et le Premier Empire de la rive gauche du Rhin. Les frontières du nord-est suscitent un débat : elles étaient restées globalement stables de 1697 à 1789 alors qu’elles ne suivaient aucune géographie particulière. Elles sont rétablies à peu près dans ses anciennes limites en 1815 par le Congrès de Vienne : la France perd même quelques places comme Landau ou Sarrelouis. Ces pertes stratégiques et la construction d’un puissant État allemand alimentent la réflexion des diplomates et militaires. Mais, même après sa victoire de 1918, la France ne pourra obtenir de nouveaux gains de ce côté.

Au XIXe siècle, le territoire ne connaît que quelques évolutions. Le Duché de Savoie et le comté de Nice sont définitivement rattachés à la France par plébiscite en 1860. L'Alsace-Lorraine est annexée par l'Allemagne en 1871, mais redevient française en 1918.

Formation territoriale de la France d'outre-mer

Article détaillé : France d'outre-mer.

Régions et départements français

France métropolitaine

France d'outre-mer

Notes et références

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Mouvements indépendantistes dans l'empire colonial français » (voir la liste des auteurs).


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