Mouvement indépendantiste martiniquais

Mouvement indépendantiste martiniquais
image illustrative de l’article Mouvement indépendantiste martiniquais
Logotype officiel.
Présentation
Président Alfred Marie-Jeanne
Fondation 1978
Porte-parole Jean-Philippe Nilor
Positionnement Gauche[1]
Idéologie Indépendantisme[1]
Post-colonialisme
Couleurs                     Noir, blanc, rouge et jaune
Site web mimmartinique.org
Présidents de groupe
Assemblée nationale André Chassaigne (PCF)
Conseil exécutif de Martinique Alfred Marie-Jeanne
Assemblée de Martinique Claude Lise (RDM)
Représentation
Députés
1 / 577
Conseillers exécutifs
3 / 9
Conseillers de l'Assemblée
12 / 51

Le Mouvement indépendantiste martiniquais (MIM) (Mouvman endépandantis matinitjé en créole martiniquais) est une formation indépendantiste et régionaliste créée le par le député et président du conseil exécutif de Martinique Alfred Marie-Jeanne, qui le préside avec pour objectif « la décolonisation et l'indépendance de la Martinique ». Mais aujourd'hui, le MIM ne fait plus de l'indépendance un objectif immédiat. Pour preuve, lors de la séance du 18 décembre 2008 du Congrès des élus départementaux et régionaux de la Martinique, les élus indépendantistes du MIM ont voté à l'unanimité pour une évolution statutaire de l'île fondée sur l'article 74 de la Constitution française qui permet l'accès à l'autonomie. Le 10 janvier 2010, la consultation de la population martiniquaise a eu lieu sur un éventuel changement de statut de leur département en une collectivité d'outre mer régie par l'article 74 et dotée d'un juste degré d'autonomie, les élus et militants du MIM ont voté oui à cette consultation.

Historique

En 1973, Alfred Marie-Jeanne avec quelques compagnons, Garcin Malsa, Lucien Veilleur et Marc Pulvar fondent le mouvement La « Parole au Peuple » qui deviendra en 1978, le Mouvement Indépendantiste martiniquais. Le MIM a, sous la présidence d'Alfred Marie-Jeanne, géré le conseil régional de la Martinique de 1998 à 2010. La liste des « patriotes » MIM-CNCP avait 28 élus à l'époque dont 25 élus du MIM.

Organisation

Le MIM est présidé depuis sa fondation par Alfred Marie-Jeanne. Le Comité national composé de 22 membres est l'organe décisionnel du MIM. Le conseiller général et député, Jean-Philippe Nilor est le porte-parole du MIM. Le journal du MIM a pour nom La parole au Peuple et sa radio RLDM (Radio Lévé Doubout Matinik).

Résultats électoraux

Chronologie

Les 9 et 16 mars 2008, lors des élections municipales et cantonales, le MIM présente 17 candidats sur toute la Martinique. Pour la première fois de son histoire, ces candidats réalisent des scores honorables aux municipales en mettant en ballottage quatre maires sortants[2] :

  • À Rivière-Salée, Vincent Duville réalise 2 829 voix, 46,05 %
  • À Sainte-Luce, Jean-Philippe Nilor réalise 2 374 voix, 46,63 %
  • Au Saint Esprit, Georges Buisson réalise 1 619 voix, 34,87 %
  • Aux Trois-Ilets, Lise N'Guéla réalise 1 295 voix, 42,73 %

Depuis les élections municipales de 2008, l'« Alliance des patriotes » MIM/CNCP a 44 conseillers municipaux d'opposition dans 13 communes de la Martinique :

  • Fort de France: 2 (MIM/CNCP/Parti pour la libération de la Martinique);
  • Le Lamentin: 4 (MIM/CNCP/PCM) ;
  • Sainte-Luce: 6 ;
  • Le François: 5 ;
  • Rivière-Salée: 7 ;
  • Saint-Esprit: 5 ;
  • Les Trois-Ilets: 6 ;
  • Trinité: 3 ;
  • Le Vauclin: 2 ;
  • Le Robert: 1 ;
  • Le Morne-Rouge: 1 ;
  • Le Marin: 1 ;
  • Gros-Morne: 1

En 2010, lors des élections régionales, Alfred Marie-Jeanne est battu par Serge Letchimy du PPM. La liste « Les patriotes martiniquais et sympathisants » conduite par Alfred Marie-Jeanne recueille 41 % des voix au second tour et obtient 12 sièges. Sur les 12 élus de la liste, 8 sont encartés au MIM, il s'agit de Daniel Marie-Sainte, Vincent Duville, Jean-Philippe Nilor, Francine Carius, Sandrine Saint-Aimé, Marie-Line Lesdéma, Sylvain Bolinois et Aurélie Dalmat. En outre, Daniel Marie-Sainte est 11e vice-président du conseil régional.

En 2011, lors des élections cantonales des 20 et 27 mars, le MIM gagne brillamment le canton de Rivière-Pilote son fief, mais est battu dans tous les autres cantons où il présente un candidat (Fort de France 3, Trois-Ilets, François 2, Lamentin 2, Schœlcher 2, Rivière-Salée, Sainte-Marie 2 et Trinité). Le 31 mars 2011, Lucien Adenet et Jean-Philippe Nilor sont élus assesseurs à la commission permanente du conseil général de Martinique.

En 2012, aux élections législatives, Alfred Marie-Jeanne se présente pour la première fois dans la première circonscription. Il arrive en tête au premier tour et obtient 6496 voix soit 28,46 % des suffrages. Au second tour, Alfred Marie-Jeanne est élu député en obtenant 15 238 voix soit 52,43 % des suffrages. Il distance le député sortant le socialiste Louis-Joseph Manscour de 1494 voix. Jean-Philippe Nilor est élu député dans la quatrième circonscription avec 20 204 voix soit 69,41 % des suffrages.

En 2014, lors des élections municipales de mars, le MIM perd la commune de Rivière-Pilote, mais gagne celle de Gros-Morne.

Le MIM compte deux députés, huit conseillers régionaux encartés, deux conseillers généraux (Lucien Adenet et Jean-Philippe Nilor) et un maire (Gilbert Couturier, maire de Gros-Morne). Ce parti compte également une quarantaine de conseillers municipaux dans toute la Martinique.[Passage à actualiser]

En 2015, lors des premières élections territoriales, le MIM constitue une coalition électorale avec le Rassemblement démocratique pour la Martinique (RDM), le Parti pour la libération de la Martinique (PALIMA), le Parti communiste martiniquais (PCM) et Martinique Écologie. La liste Gran Sanblé est conduite par Alfred Marie-Jeanne, président du MIM. Les têtes de la liste sont Claude Lise, secrétaire général du RDM, ancien député, ancien président du conseil général, ancien sénateur, pour la section du Nord, Alfred Marie-Jeanne pour la section du Centre, Francis Carole, président du PALIMA, ancien conseiller général et conseiller régional sortant pour la section de Fort-de-France, et Jean-Philippe Nilor porte-parole du MIM, député, pour la section du Sud[3]. Au premier tour, la liste obtient 36 523 voix, soit 30,28 %. La coalition fait une alliance électorale avec la liste conduite par Yan Monplaisir des Républicains[4]. La liste fusionnée est nommée Gran Sanblé pou ba péyi-a an chans. Ensemble ils obtiennent au second tour 83 541 voix, soit 50,14 %, et 33 sièges sur 51 à l'Assemblée. Le MIM obtient 12 élus à l'assemblée. Alfred Marie-Jeanne devient le 1er président du Conseil exécutif nouvellement créé, tandis que Claude Lise du RDM devient le 1er président de la nouvelle Assemblée.

Assemblée nationale

Année 1er tour 2d tour Sièges
Voix % Voix %
1981
1986
1988
1993
1997
1 / 4
2002
1 / 4
2007 21 864 22,33 26 673 23,40
1 / 4
2012 16 854 17,94 35 442 32,19
2 / 4
2017 8 780 11,53 14 794 16,56
1 / 4

Élections au conseil régional et à l'assemblée

A partir de 2015, l'assemblée de Martinique remplace à la fois le conseil régional et le conseil général.

Année 1er tour 2d tour Sièges Tête de liste
Voix % Rang Voix % Rang
Conseil régional de la Martinique
1983 2,9 5e
0 / 41
Alfred Marie-Jeanne
1986 4,9 4e
0 / 41
Alfred Marie-Jeanne
1990 16,5 3e
7 / 41
Alfred Marie-Jeanne
1992 16,0 2e
9 / 41
Alfred Marie-Jeanne
1998 25 143 24,6 2e
13 / 41
Alfred Marie-Jeanne
2004 46 006 37,3 1er 74 860 53,8 1er
28 / 41
Alfred Marie-Jeanne
2010 41 642 32,2 2e 66 309 41,1 2e
12 / 41
Alfred Marie-Jeanne
Assemblée de Martinique
2015[5] 36 523 30,3 2e 83 541 54,1 1er
12 / 51
Alfred Marie-Jeanne

Notes et références

  1. a et b Laurent de Boissieu, « Mouvement Indépendantiste Martiniquais (MIM) », France Politique,‎ (lire en ligne)
  2. Scores au deuxième tour.
  3. « Liste « Gran Sanblé pour faire réussir la Martinique » », sur politiques-publiques.com, Politiques publiques, (consulté le 16 février 2018)
  4. Roger de Jaham, « Les listes d'Alfred Marie-Jeanne et de Yan Monplaisir s'unissent contre Serge Letchimy », sur la1ere.francetvinfo.fr, Martinique 1re, (consulté le 16 février 2018)
  5. Allié au Rassemblement démocratique pour la Martinique, au Parti pour la libération de la Martinique, au Parti communiste martiniquais et à Martinique Écologie.

Voir aussi

Article connexe

Liens externes