Mouvement des Gilets jaunes

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Mouvement des Gilets jaunes
Description de cette image, également commentée ci-après
Manifestants autour d'un rond-point à Vesoul (Haute-Saône).
Informations
Date Depuis le
(évocation de la pétition dans la presse)
Localisation Drapeau de la France France (principalement)
Autres pays :
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la Serbie Serbie
Drapeau de l'Irak Irak
Caractéristiques
Organisateurs Mouvement non structuré
Participants Pic à 287 710 personnes le (selon le ministère de l'Intérieur français)
Revendications Baisse de la fiscalité sur les carburants automobiles et amélioration du pouvoir d'achat
Types de manifestations Manifestations, port de gilet de haute visibilité, blocages d'axes routiers
Répression
Arrestations 4 523 (au 10/12/2018)

Le mouvement des Gilets jaunes — du nom des gilets de haute visibilité de couleur jaune portés par les manifestants — est un mouvement de protestation, non structuré, apparu en France en .

À la manière d'une jacquerie, cette mobilisation trouve son origine dans la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels de citoyens à manifester. Présentée comme spontanée et apartisane, elle est au départ centrée sur le refus de l'augmentation de la taxe sur les produits énergétiques (TICPE), mais s'élargit rapidement à d’autres revendications (hausse du pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires, notamment rurales et périurbaines ; démission du président de la République française, Emmanuel Macron).

Le mouvement s'organise autour de blocages de routes et ronds-points et de plusieurs manifestations nationales intervenant chaque samedi à partir du . Trouvant un fort écho en province, les protestations s’étendent ensuite à Paris, où des violences provoquent d’importants dégâts matériels et de nombreuses arrestations. Pendant les rassemblements, plusieurs personnes meurent et des centaines sont blessées.

Après une certaine hésitation, les manifestants reçoivent le soutien de l’opinion publique et de plusieurs dirigeants de partis politiques d’opposition (Nicolas Dupont-Aignan, Jean Lassalle, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Laurent Wauquiez). Initialement hostile à toute revendication du mouvement, l’exécutif renonce à la hausse des taxes sur les carburants et annonce plusieurs mesures sociales.

Le mouvement s'étend, dans de moindres proportions, dans d'autres pays.

Mouvement des Gilets jaunes

Sommaire

Contexte

Prix des carburants

Prix de l'essence à la pompe en France (en euros constants 2017).

De l'analyse de l'évolution du prix à la pompe de l'essence depuis 1960, il ressort que le prix fin 2017 se situait à la moyenne des prix depuis 1960[a]. Concernant l'évolution des prix en salaire horaire courant, il était possible pour une heure de SMIC en 1973 d'acheter trois litres d'essence, contre six litres en 2018[4]. Le ressenti de la situation réelle est totalement différent compte tenu notamment du facteur de l'étalement urbain, qui incite les personnes habitant en zones périurbaines à prendre de plus en plus leurs voitures, a fortiori dans un couple où les deux travaillent et ont besoin chacun d'un véhicule[5].

Dans le cadre de la « transition énergétique » annoncée par François Hollande, une composante carbone au sein de la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE) est instaurée pour les combustibles fossiles en 2014[b],[6]. De 7  au départ, la valeur de la tonne de CO2 est portée à 30,5  en 2017 et doit atteindre 86  en 2022[7].

Entre et , le « prix à la pompe » a augmenté d'environ 23 % pour le gazole et de 15 % pour l'essence[8]. La France se situe ainsi dans la moyenne haute de l’Union européenne, qui est la région du monde taxant le plus les carburants[9],[10]. En , le gouvernement Philippe annonce son intention d'augmenter la TICPE à hauteur de 11,5 %[11],[12]. D'après la Direction générale de l'Énergie et du Climat, cette nouvelle hausse, prévue pour entrer en application le , coûtera aux automobolistes entre 207 et 538 euros en 2022 (en fonction des véhicules et des trajets)[11].

Prévision de l'évolution du montant de la TICPE[13],[14]
Année 2017 2018 2019 2020 2021 2022
TICPE Gazole-B7 (en €/l) 0,53 0,59 0,65 0,70 0,75 0,78
TICPE SP 95-E10 (en €/l) 0,63 0,66 0,69 0,71 0,73 0,76

Les médias et analystes soulignent en 2018 que les taxes sur les carburants (TICPE et TVA) — qui constituent environ 60 % de son prix — ne profitent que partiellement à la transition énergétique et que les hausses annoncées par l'exécutif bénéficieront quasi-exclusivement au budget général de l'État[9],[11],[15],[16],[17].

Question de la perte de pouvoir d'achat

Articles connexes : Précarité et Paupérisation.
Emmanuel Macron le .

Le sentiment de perte de pouvoir d'achat est également une des raisons invoquées par de nombreux observateurs. L’édition 2018 du « Portrait social de la France » de l'Insee indique que le revenu disponible moyen par ménage en euros constants est en 2016 inférieur de 1,2 % à son niveau de 2008, soit 440 euros annuels de moins[18]. La baisse de revenus concerne une grande partie de la classe moyenne (67 %), qui est particulièrement impactée par la hausse des cotisations sociales et des prélèvements sur les revenus du capital. Selon l’étude, les réformes fiscales et sociales engagées en sont la principale cause[19],[20],[21]. À plus court terme, au premier semestre 2018, les économistes soulignent un net ralentissement de la croissance économique, mais prévoient au quatrième trimestre 2018 un rebondissement et une progression du pouvoir d’achat de 1,7 %[22].

Défiance vis-à-vis de la classe politique et des corps intermédiaires

À partir de la fin des années 2000, le taux d'abstention aux élections augmente de façon continue pour atteindre des niveaux records sous la Ve République[23],[24],[25]. Le nouveau président, Emmanuel Macron, perd rapidement en popularité, et paraît éloigné du peuple de par ses déclarations et ses mesures économiques[26]. De leur côté, les syndicats professionnels connaissent une érosion continue de leurs adhérents[27],[28]. C'est ainsi que, fin 2018, certains Gilets jaunes ont la volonté de « renverser les élites », qu’elles soient politiques ou syndicales[29],[30],[31].

Sentiment de délaissement de certains territoires

Une enquête publiée en par le Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie met en avant un sentiment de délaissement par les pouvoirs publics de certaines franges de la population. Trois personnes sur dix estiment vivre dans un territoire délaissé, un sentiment d’abandon qui est à la fois géographique et social. Cette perception est plus forte dans les territoires situés en dehors des grandes aires urbaines[32],[33],[34].

Déroulement

Origines

Contrairement aux manifestations antérieures, qui étaient coordonnées par des organisations syndicales, ce mouvement est lancé et se développe initialement uniquement via le web, au travers de médias sociaux (Facebook, Twitter, YouTube) ou de plateformes dédiées[35],[36],[37].

Le , une automobiliste originaire de Seine-et-Marne, Priscilla Ludosky, lance une pétition en ligne pour réclamer une baisse des prix du carburant à la pompe[38],[39],[40]. La pétition connait un succès rapide, atteignant 226 000 signatures le puis dépassant le million à la fin du mois de novembre suivant[41],[39],[42].

Le , deux chauffeurs routiers de Seine-et-Marne, Éric Drouet et Bruno Lefevre, lancent sur Facebook un appel au « blocage national contre la hausse du carburant » le [43],[44],[45]. Cette idée est reprise par d'autres protagonistes, qui prônent des blocages de routes et rond-points dans divers départements français[46].

À partir de la fin octobre, plusieurs vidéos deviennent virales sur les réseaux sociaux, dont celle d’une Bretonne, Jacline Mouraud, qui comptabilise plus de six millions de vues en novembre[47].

Premières actions

Pourcentage de Gilets jaunes rapporté à la population (selon une carte réalisée par le géographe Hervé Le Bras)[48]
  •      de 1,8 % à 6,8 %
  •      de 1 % à 1,8 %
  •      de 0,3 % à 1 %
  •      de 0,04 % à 0,3 %

Le , lors de la venue du président de la République dans la ville d'Albert, dans la Somme, à l'occasion des cérémonies de commémoration de l'armistice de 1918, quelques manifestants liés au mouvement des Gilets jaunes tentent de rencontrer Emmanuel Macron, mais ils sont refoulés par la police assurant la sécurité du chef de l'État[49]. Les 10 et , des militants rattachés au mouvement décident de bloquer symboliquement un rond-point au Neubourg, dans le département de l'Eure[50].

Le , le maire de Morbecque, dans le département du Nord, fait apposer une immense affiche représentant un gilet jaune sur la façade de l'hôtel de ville, en signe de soutien au mouvement[51]. Le , une « opération péage gratuit » est organisée dans la région de Pau, en plus d'une opération escargot sur la rocade[52].

Emmanuel Macron déclare le  : « Ils ont le droit de manifester. Je veux comprendre. Je dis méfiance, il y a beaucoup de gens qui veulent récupérer ce mouvement. » Mais le président ne revient pas sur les décisions gouvernementales concernant l'augmentation de la taxation des carburants[53]. De son côté, le Premier ministre, Édouard Philippe, déclare à ce sujet : « Si quelqu'un dit « je vais bloquer », il sait que, ce faisant, il prend un risque »[54].

Semaine 1 : du 17 au 23 novembre 2018

Samedi 17 novembre 2018

Le , le mouvement commence très tôt à Paris, avec le blocage du périphérique dès h 30, après un rassemblement organisé à la Porte Maillot[55].

Au cours d'une manifestation non déclarée organisée au Pont-de-Beauvoisin en Savoie, une automobiliste, perturbée par plusieurs manifestants qui auraient frappé sa voiture alors qu'elle force le barrage, panique et accélère pour se dégager, heurtant mortellement une manifestante de 63 ans, Chantal Mazet, jeune retraitée[56]. Un piéton, renversé à Arras, dans le département du Pas-de-Calais, a été transporté à l'hôpital en urgence absolue et divers incidents ont entraîné seize blessés légers, selon le ministère de l'Intérieur[57]. Au cours des manifestations, quelques propos racistes ou homophobes ont pu être rapportés[58],[59],[60],[61],[62],[63].

En début d'après-midi, plusieurs dizaines de manifestants défilent sur l'avenue des Champs-Élysées, au niveau de la place Charles-de-Gaulle[64], puis ils se dirigent vers le palais de l'Élysée avant de se retrouver bloqués sur la place de la Concorde[65]. À Troyes dans l'Aube, un groupe estimé à deux cents personnes s'est introduit l'après-midi dans la cour et le hall de la préfecture et a été refoulé par les forces de l’ordre[66].

Le lendemain, le ministère de l'Intérieur communique ses chiffres pour la journée du 17[67] : un pic de 287 710 manifestants à 17 h dans toute la France[68], 2 034 manifestations (sites occupés), un mort, 409 personnes blessées, 117 interpellations ayant donné lieu à 73 gardes à vue. Des élus de droite comme de gauche dénoncent la sous évaluation volontaire des chiffres par le ministère de l'Intérieur[69].

Jours suivants

Le 18 novembre, selon une source policière, 46 000 personnes restent mobilisées[70]. D’après le ministère de l’Intérieur, 27 000 personnes manifestent le 19 novembre[71] et quelque 650 interpellations et 500 gardes à vue ont lieu le 21 novembre[72]. Le 23 novembre, sur le parking d'un centre commercial à Angers, un Gilet jaune portant une charge explosive autour du cou se rend à la suite de six heures de négociations avec les forces de l'ordre, après avoir menacé de se faire exploser si Emmanuel Macron ne reçoit pas le mouvement à l’Élysée[73],[74].

Dans quatorze villes de l'île de La Réunion, où la situation est tendue, un couvre-feu est instauré du 20 au 24 novembre, de 21 h à h[75]. Emmanuel Macron annonce mobiliser l'armée à la suite de débordements survenus dans la région[76].

Semaine 2 : du 24 novembre au

Samedi

L’avenue des Champs-Élysées au soir du .

Dès la fin de la journée de mobilisation du 17 novembre, des appels à manifester à Paris sont publiés sur les réseaux sociaux. Un rassemblement sur l’avenue des Champs-Élysées ou à la place de la Concorde est envisagé, mais le gouvernement s'y oppose et propose le Champ-de-Mars, ce qui suscite des critiques de figures des Gilets jaunes et de personnalités politiques[77],[78]. Les Gilets jaunes apparaissent divisés sur la stratégie à adopter, certains souhaitant se rendre massivement à Paris tandis que d’autres veulent continuer à bloquer le reste du pays[79],[80].

Le 24 novembre, de nombreux barrages policiers sont installés à Paris. Mais face à l’importance de la foule, les forces de l’ordre laissent les Gilets jaunes pénétrer sur l’avenue des Champs-Élysées. Des incidents font 24 blessés, dont cinq issus des forces de l'ordre, et conduisent à 101 arrestations[81],[82]. À plusieurs endroits, les manifestants sont dispersés au moyen de gaz lacrymogènes et canons à eau[81],[83]. Une polémique intervient concernant l'origine des violences : alors que le gouvernement accuse l'ultra-droite[84], des groupes d'extrême gauche sont mis en cause[c],[86].

Après avoir annoncé 106 301 manifestants dans toute la France, le ministère de l'Intérieur revient sur son comptage huit jours plus tard en faisant état de 166 000 manifestants[87],[88],[89],[90].

Jours suivants

Les jours suivants, plusieurs affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont lieu à Calais[91],[92].

Rassemblement de gilets jaunes sur un carrefour à Menoncourt.
Gilets jaunes installés sur un carrefour à Menoncourt, le .

Semaine 3 : du 1 au

Samedi

Façade vandalisée d'une banque dans le 17e arrondissement de Paris, le .

Plusieurs barrages filtrants ou bloquants sont mis en place sur le territoire. Des opérations péage gratuit sont également menées[93]. Certaines manifestations sont émaillées par des échauffourées, notamment à Marseille, Dijon, Toulouse et Bordeaux[94]. La préfecture de Haute-Loire est incendiée avec des projectiles de type cocktail Molotov alors que certains manifestants tentent d'empêcher les camions de pompiers d'accéder aux incendies[95].

À Paris, des violences impliquant des casseurs — souvent qualifiées d'émeutes par la presse nationale et internationale[96],[97],[98],[99],[100] — ont lieu[101],[102]. L'Arc de triomphe est vandalisé, des voitures sont incendiées et des boutiques pillées[103],[104],[105]. Selon Le Parisien, les CRS utilisent près de 10 000 grenades lacrymogènes[106]. La préfecture de police indique que 133 personnes ont été blessées, dont 23 parmi les forces de l'ordre, et que 412 arrestations ont eu lieu[107].

Le ministère de l’Intérieur compte 136 000 manifestants en France[108].

Jours suivants

Le , le ministère de l’Éducation nationale annonce que plus d'une centaine de lycées en France sont bloqués, au moins partiellement[d],[109]. Des lycéens, qui protestent contre les réformes du baccalauréat, du lycée et Parcoursup, manifestent avec les Gilets jaunes[110]. Ces blocus prennent de l'ampleur et se médiatisent après la diffusion de certaines séquences entre des policiers et des étudiants ; plusieurs débordements et plus de 700 interpellations sont recensés dans tout le pays[111],[112]. L'interpellation de 148 lycéens à Mantes-la-Jolie, agenouillés et menottés, suscite l'indignation d'une partie des Français sur les réseaux sociaux[113],[114].

Des Gilets jaunes entament un blocage des dépôts de carburant dans le Nord-Ouest de la France, provoquant une pénurie de carburant au moins partielle dans 300 stations-services, dont 75 en pénurie locale au [115].

Semaine 4 : depuis le

Samedi

Manifestants lors de tirs de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre (Paris, ).

Alors que le gouvernement affiche sa crainte de voir la France « au bord de l'insurrection et de la guerre civile », 89 000 agents des forces de l'ordre sont mobilisés sur le territoire français et douze véhicules blindés de la Gendarmerie à Paris, une mesure exceptionnelle en France métropolitaine[116],[117],[118]. À la suite des manifestations, le ministère de l’Intérieur fait état de 136 000 manifestants et de 1 723 interpellations (dont 1 082 à Paris) et 1 220 gardes à vue, ce qui constitue un record[119]. Les médias se font l’écho d'un climat plus calme que la semaine précédente, avec notamment des Gilets jaunes repoussant des casseurs[120],[121],[122]. Cependant, 264 personnes sont blessées, y compris grièvement (perte d'œils ou de mains), notamment en raison de l'utilisation de lanceurs de balle de défense (Flash-Ball) et de grenades de désencerclement par les forces de l'ordre[123],[124],[125],[126],[127].

Jours suivants

Le , au lendemain de l'allocution télévisée d'Emmanuel Macron, nombre de manifestants ne se montrent pas convaincus et poursuivent leurs points de blocage en province[128]. Toujours majoritaire, le soutien au mouvement diminue de quelques points[129].

Revendications

Le mouvement des Gilets jaunes n'étant ni structuré, ni centralisé, ses revendications recouvrent un ensemble de thématiques hétéroclites émanant de sources diverses. Une synthèse d’exigences a cependant été remise au gouvernement et aux députés de l'Assemblée nationale, puis diffusée par les médias[130],[131]. Selon des manifestants, les revendications ne concernent pas uniquement le prix des carburants, mais aussi le prix des péages, du contrôle technique des véhicules, des mesures défavorables aux automobilistes (limitation de la vitesse à 80 km/h sur des routes secondaires, multiplication de radars de plus en plus sophistiqués), et parfois la CSG, les retraites et l'éducation[132],[133]. Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop, « le mouvement des Gilets jaunes est la cristallisation d'un mécontentement massif des Français sur le pouvoir d'achat, dont le révélateur est le carburant »[132].

Liées au prix des carburants

Panneau revendicatif posé par des Gilets jaunes (Belfort, le ).

La protestation débute à la fin du mois d'octobre 2018 avec une pétition en ligne. Ses auteurs s'insurgent alors contre une hausse jugée excessive des prix des carburants à la pompe sur douze mois, et affirment que cette hausse est due à l'augmentation des taxes[134].

Les taxes perçues sur la vente de carburant sont :

  • la taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques (TICPE), calculée en proportion des volumes vendus. Son montant est donc indépendant du prix du pétrole. La TICPE inclut depuis 2014 une composante carbone, dont le montant augmente chaque année et dont l'objectif est d'envoyer un signal-prix pour faire baisser progressivement la consommation d'énergies fossiles. La TICPE du gazole augmente également chaque année dans le but de rapprocher sa fiscalité de celle de l'essence ;
  • la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), calculée sur la somme du prix hors taxes et du montant de la TICPE. Son taux est stable à 20 % depuis 2014, après avoir été à 19,6 % entre 2000 et 2014.

Les protestataires reprochent au second gouvernement d’Édouard Philippe de ne pas infléchir la trajectoire d'augmentation de la taxe carbone prévue dans le projet de loi de finances 2018 pour la période 2018-2022[135], afin d'amoindrir l'effet de la forte augmentation du prix du pétrole.

Ce mouvement protestataire à l'égard du prix des carburants concerne essentiellement des particuliers, car un certain nombre de professions et d'activités bénéficient d'exonérations partielles ou totales de la TICPE[136].

Démocratie directe

Les membres du mouvement demandent sur Internet ou lors des manifestations la mise en place d’une « démocratie directe »[137],[138]. L'instauration d'un référendum d'initiative citoyenne ou populaire apparaît comme l'une des principales revendications du mouvement et vise à permettre de légiférer sans passer par le Parlement[139],[140]. Certains Gilets jaunes citent le système de la Suisse en exemple[141].

Dans une tribune publiée par Le Journal du dimanche du , un collectif nommé « Gilets jaunes libres » dit se tenir à la disposition du Premier ministre. Ce collectif regroupe 10 personnes, dont certaines personnalités médiatiques qui ont émergé avec le mouvement. Ils proposent notamment au gouvernement l'ouverture d'États généraux de la fiscalité, la mise en place d'une conférence sociale nationale, l'organisation fréquente de référendums sur les grandes orientations sociales et sociétales et l'adoption du scrutin proportionnel pour les élections législatives[142].

Le démographe Hervé Le Bras voit derrière cette demande de démocratie directe, l'esquisse d'un régime populiste et autoritaire[143].

Autres revendications

Des Gilets jaunes réclamant la démission d’Emmanuel Macron.

Des manifestants appellent à la démission du président Emmanuel Macron[144],[145],[146],[147],[148].

Le , une délégation de huit Gilets jaunes, désignés dans l'urgence et à titre provisoire par 44 animateurs du mouvement, communique 42 revendications, dans plusieurs domaines (transports, pouvoir d'achat, impôts, retraites et aides sociales, travail, démocratie et institutions, services publics et de proximité, entreprises, santé, logement, immigration). Ils proposent notamment la mise en place d'une taxe sur le fioul maritime et le kérosène, l'augmentation du SMIC à 1 300 euros et l'abandon de l'impôt retenu à la source[149],[150],[151].

Au fil des semaines, une partie du mouvement s’étend à la question de l’immigration[152]. Au moins une partie des Gilets jaunes s'oppose au Pacte mondial sur les migrations[153],[154]. Le , dans la Somme, des Gilets jaunes découvrent dans un camion-citerne des migrants clandestins qu'ils dénoncent aux autorités[155].

Réponses de l'exécutif

Dans un premier temps, le , le gouvernement réaffirme qu'il ne reviendra pas sur la hausse prévue des taxes sur les carburants, et annonce la revalorisation de la prime à la conversion[e] et l'augmentation du nombre de bénéficiaires du chèque énergie[f] et du système d’indemnités kilométriques[g],[156],[157],[158].

Le Premier ministre, Édouard Philippe, et le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy.

Emmanuel Macron s'exprime le , lors de la présentation de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Il annonce plusieurs mesures s'inscrivant dans le cadre de la transition énergétique et ne fait pas de concession aux Gilets jaunes en matière de taxes[159]. Ce même jour, alors même que l'exécutif avait précédemment exprimé son refus d'entamer toute négociation, le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy, reçoit deux représentants des Gilets jaunes ; à l'issue de la réunion, ces derniers ne se montrent pas convaincus et le ministre indique que les revendications exprimées « vont très au-delà des questions de la transition écologique »[160],[161]. Édouard Philippe convie huit des porte-paroles à Matignon le , mais seul un d’entre eux accepte finalement de s'entretenir avec le Premier ministre[162],[163].

Le , alors que le mouvement se poursuit et que les représentants des Gilets jaunes refusent de le rencontrer, Édouard Philippe revient sur la position du gouvernement, décrétant un moratoire de six mois sur la hausse annoncée des taxes sur les carburants[164]. Cette annonce est jugée insuffisante par les Gilets jaunes et l'opposition au gouvernement[165],[166],[167]. Le lendemain, la présidence de la République annonce que la hausse des taxes ne figurera pas dans le projet de loi de finances pour 2019[168].

Lors d'une allocution prononcée le et vue par 23 millions de personnes, Emmanuel Macron annonce une « hausse de 100 euros du SMIC » mensuel financée par l’État, le retour à la défiscalisation des heures supplémentaires, l'annulation de la hausse de la CSG pour les retraites de moins de 2 000 euros par mois et une défiscalisation de la prime de fin d'année dans les entreprises[169],[170]. Il s'oppose au rétablissement de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), une demande de certains Gilets jaunes[171]. Le financement des mesures n'est pas annoncé dans le détail[172]. Plusieurs médias relèvent que la hausse du SMIC reposera en grande partie (80 %) sur la mise en œuvre dès 2019 de sa promesse de hausse de la prime d'activité alors que celle-ci était prévue sur les trois années à venir[173].

Profil des manifestants

Analyse sociologique

Manifestants le à Belfort.

Les manifestants sont principalement issus des villes périphériques et de la ruralité, et représentent les classes moyennes, ouvriers, petits salariés, indépendants et retraités, se sentant méprisés par des élites urbaines qu'ils estiment déconnectées des territoires[174][réf. insuffisante].

Sa spontanéité, l'absence d'encadrement partisan, de structure et de revendications claires ont fait que le mouvement, en grande partie provincial et rural, a été analysé comme une jacquerie numérique, c'est-à-dire un mouvement de colère populaire dû à une fiscalité jugée injuste ou mal répartie[175],[176],[177].

Le démographe Hervé Le Bras, en cartographiant ce mouvement, fait apparaître une forte mobilisation dans la « diagonale du vide », qui va de la Meuse aux Landes[178]. En revanche, le mouvement rencontre un faible écho dans des territoires urbains comme la Seine-Saint-Denis[179].

Pour Vincent Tiberj, professeur à l’IEP de Bordeaux, les Gilets jaunes « incarnent ce que le sociologue Olivier Schwartz appelle les « petits moyens » : ils travaillent, paient des impôts et gagnent trop pour être aidés et pas assez pour bien vivre »[180].

Die Welt indique que le mouvement constitue « le symptôme d’une rupture entre la classe dirigeante et des citoyens dont elle est toujours plus éloignée »[17]. La Süddeutsche Zeitung y voit « la rébellion d’une classe moyenne qui se sent marginalisée socialement et géographiquement par les personnes les mieux rémunérées des grandes villes »[17].

Les manifestants ont des sensibilités politiques très variées, mais leurs discours comportent un point commun : une rhétorique anti-média, ce qui les conduit à s'informer notamment sur les réseaux sociaux. Selon les journalistes, la défiance du mouvement vis-à-vis des médias atteint des proportions inédites. Les Gilets jaunes estiment que la couverture médiatique de leur mouvement ne correspond pas à la réalité de la situation. Plusieurs d'entre eux reprochent aux médias de trop mettre en avant les casseurs et la violence[181]. Le mouvement s'accompagne d'une diffusion de nombreuses fake news[182],[183], dont certaines sont jugées complotistes[184],[185], comme le fait que le gouvernement aurait recours à des mises en scène de violences[186].

Orientations politiques

Une enquête d'opinion réalisée par Elabe fin fait état d'une « sur-représentation des électeurs de Marine Le Pen chez les Français se définissant comme Gilets jaunes », 42 % de ses électeurs lors de l'élection présidentielle de 2017 se définissant comme tels (respectivement 20 % et 5 % chez les électeurs de Jean-Luc Mélenchon et d'Emmanuel Macron)[187]. Les autres études confirment que les sympathisants RN et FI sont plus enclins à soutenir le mouvement que ceux des autres partis[188],[189].

Se référant aux programmes des candidats à la présidentielle de 2017, les Décodeurs du quotidien Le Monde estiment que les revendications du mouvement — dont ils précisent qu’« [elles] ne sont pas officielles, le mouvement étant caractérisé par son horizontalité »[h] — sont « très proches de la gauche radicale »[i], « compatibles avec l’extrême droite »[j] et « très éloignées des programmes libéraux d’Emmanuel Macron ou de François Fillon »[190].

Selon l'ancien sénateur socialiste Henri Weber, « le mouvement des Gilets jaunes est hétérogène : il a une composante de gauche et même d’extrême gauche, mais sa dominante, c’est un populisme de droite, antifiscaliste, antiétatique, anti-élites, autoritaire, complotiste »[191].[non pertinent]

Rejet des médias

Les manifestations des Gilets jaunes sont porteuses d'une critique virulente des médias, à qui ils reprochent notamment de projeter une image déformée du mouvement et de se montrer conciliant avec le pouvoir en place. Ainsi, des manifestants ont injurié et menacé les journalistes couvrant des événements organisés par le mouvement[192],[193],[194]. Plusieurs rédactions prennent des mesures pour assurer la sécurité des journalistes[195].

Figures émergentes

Non structuré, le mouvement des Gilets jaunes n’a pas de représentant désigné[196].

Les principales personnalités médiatisées au début du mouvement sont Éric Drouet, qui a lancé sur Facebook l'appel au rassemblement du , Priscilla Ludosky, à l’origine de la pétition en ligne appelant à la baisse des prix du carburant, et Jacline Mouraud, dont la vidéo à l’adresse d’Emmanuel Macron est devenue virale[197],[198],[199]. Début décembre, après avoir appelé à « entrer » à l'Élysée, Éric Drouet fait l'objet d'une enquête pour « provocation à la commission d'un crime ou d'un délit » et « organisation d'une manifestation illicite »[200].

Le , un groupe de huit personnes issues de différentes régions où le mouvement est actif s'autoproclament « porte-paroles » afin de servir d'interlocuteur avec le gouvernement[201]. Deux d'entre eux, Éric Drouet et Priscillia Ludosky, sont reçus le lendemain par le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy ; peu satisfaits par cette rencontre, ils appellent à poursuivre la mobilisation[202]. Alors que de nombreux Gilets jaunes s'inquiètent du risque de récupération politique et d’un manque de représentativité de ces « porte-paroles », Éric Drouet déclare qu'« aucune délégation n'a encore le rôle de représenter les Gilets jaunes »[203]. Le , les huit représentants sont conviés pour une rencontre avec Édouard Philippe, mais seul un d’entre eux s’entretient avec le Premier ministre à Matignon ; la délégation des porte-paroles est alors considérée comme dissoute[204].

Utilisation du gilet jaune

Gilets jaunes sur une voiture, près de Chambéry en Savoie.

À l'image du mouvement des Bonnets rouges, qui fut le signe de ralliement des opposants aux portiques écotaxe en 2013, le gilet de haute visibilité — dit « gilet jaune » — est utilisé comme symbole. Ce gilet, obligatoire en France dans tous les véhicules (y compris dans les véhicules à deux ou trois roues à moteur ou quadricycles à moteur non carrossés)[205], est dans ce cas placé au-dessus du tableau de bord ou sur la plage arrière afin d'être visible de l'extérieur du véhicule.

Perception du mouvement

Opinion publique

Dès ses débuts, le mouvement est largement soutenu par la population, en particulier par les catégories populaires et les habitants des communes rurales et petites agglomérations[206],[207]. Une majorité de sondés appellent le gouvernement à abandonner son projet de hausse de taxes sur les carburants, qui ne sont pas perçues comme ayant pour finalité la transition énergétique[206],[208],[209].

Une enquête Odoxa conduite les 21 et 22 novembre fait état d'une bonne image des Gilets jaunes, malgré les débordements dont les médias se font l’écho[210]. Ils sont ainsi considérés comme « populaires » (81 %), engagés dans une « lutte pour l'intérêt général » (78 %), « courageux » (77 %) et « non-violents » (62 %)[210].

Au fil du temps, alors que le gouvernement mise sur un essoufflement de la contestation, l'adhésion de la population au mouvement se maintient à un niveau élevé ou se renforce[208].

Tableau récapitulatif des positions vis-à-vis du mouvement
Question Sondeur Avant le 17 nov. 17-23 nov. 24-30 nov. 1-7 déc. 8-14 déc.
Trouve le mouvement justifié Odoxa 78 %[211] ; 74 %[212] 77 %[213] 84 %[208] 77 %[214]
Approuve le mouvement BVA 65 %[215] 71 %[215]
Soutien/sympathie à l'égard de la mobilisation Elabe 73 %[216] 70 %[217] 75 %[209] 72 %[218]
Ifop 71 %[219] ; 69 %[220] 66 %[221] 71 %[222] 72 %[223]
Soutien au mouvement OpinionWay 65 %[224] 64 %[225] 66 %[226] 68 % ; 68 %[227] 66 %[228]
Harris 72 %[229] 72 %[229]
Approuve le mouvement BVA 65 %[230]
Souhaite la poursuite du mouvement BVA 59 %[231]
Elabe 69 %[209] 63 %[218]
Odoxa 66 %[213] 77 %[214] 54%[232]
OpinionWay 45 %[228]
Se reconnait dans le mode d'action BVA 46 %[231]
Approuve que certains recourent à la violence Harris 15 %[229]

Couverture médiatique

En France

Valeurs actuelles du publie une couverture présentant la Marianne du tableau d'Eugène Delacroix La Liberté guidant le peuple (symbole de la République mais aussi de la révolution de 1830) revêtue d'un gilet jaune, avec un slogan barrant le bas de la page de couverture : « Ras le bol fiscal ǃ »[233]. Marianne publie le même jour une couverture présentant un rassemblement de personnes portant un gilet jaune avec la mention « Ce peuple qui pue le diesel », et présente le mouvement dans ses pages intérieures[234].

L'article Wikipédia sur le sujet est créé le , trois jours avant le premier samedi de blocage des Gilets jaunes, et cumule environ 10 000 vues par jour en décembre, soit une audience quasiment équivalente à celle de la page d’Emmanuel Macron[235].

À l'étranger

Aux États-Unis, le président Donald Trump qualifie dans un tweet les manifestations de « grandes et violentes » et s'en sert pour maintenir la pression commerciale exercée sur Emmanuel Macron et l’Union européenne[236]. Par la suite, il critique l'accord de Paris sur le climat, écrivant : « Les gens ne veulent pas payer de grosses sommes d’argent, beaucoup aux pays sous-développés (qui sont gouvernés de manière discutable), avec l’objectif, peut-être, de protéger l’environnement »[237],[238]. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, lui demande alors de ne pas prendre parti dans la politique intérieure française[239],[240].

En Allemagne, Die Welt et la Süddeutsche Zeitung évoquent la rupture entre les classes moyennes et la classe dirigeante[17]. En Italie, le Corriere della Sera affirme que les Français ne sont pas insensibles à la question écologique et que la protestation vise notamment Emmanuel Macron, « perçu comme un nouvel aristocrate, éloigné des problèmes de la population commune »[17]. Au Royaume-Uni, The Times précise dans un article que le gouvernement français a été pris de court par le mécontentement qui a circulé sur les réseaux sociaux contre la gestion du président de la République[241]. The Guardian présente le mouvement des yellow vests en tant qu'organisation non officielle et sans chef de file[242].

Théories du complot

Le mouvement des Gilets jaunes s'accompagne de nombreuses fake news et théories du complot[243],[244], notamment sur des groupes de discussion rassemblant des Gilets jaunes[245],[246]. Par exemple, une rumeur fait état du fait que la France n'aurait plus de Constitution[247].

Des élus et militants LREM diffusent également des fausses informations ou des théories du complot : c'est notamment le cas des députés Émilie Chalas, Aurore Bergé, Coralie Dubost et Naïma Moutchou, rapporteure de la loi contre la manipulation de l’information, partagent plusieurs informations fausses ou des thèses complotistes[248],[249],[250],[251]. Les membres du gouvernement Gabriel Attal ou Benjamin Griveaux relayent aussi chacun une information fausse[249],[252].

Le démographe Emmanuel Todd estime que les actes de vandalisme commis le dans l'Arc de triomphe de l'Étoile sont le fait d'« agents provocateurs » au service des autorités[253]. L'essayiste Jean-Claude Michéa affirme pour sa part que les Black bloc et les antifas sont au service de l'« État macronien » et visent à discréditer le mouvement des gilets jaunes par leurs violences[254]. Nicolas Dupont-Aignan parle des « casseurs de Castaner »[255]. L'essayiste Mohamed Louizi déclare quant à lui que les émeutes sur les Champs-Élysées le 24 novembre seraient « le fait de membres de la branche secrète paramilitaire de l’organisation internationale des Frères musulmans »[254].

Le spécialiste du complotisme, Rudy Reichstadt, estime que « si l'on ne peut affirmer catégoriquement que le complotisme est réellement plus présent dans ce mouvement que dans d'autres, on ne connaît pas, en revanche, de figure marquante du complotisme francophone qui n'ait pas revêtu le gilet jaune »[256]. Le spécialiste du fact checking Samuel Laurent insiste sur l'extrême porosité des Gilets jaunes face « à des informations qui les confortent »[257].

Le 11 décembre, quelques minutes après l'annonce d'une fusillade à Strasbourg, plusieurs figures des Gilets jaunes déclarent sur Facebook que l'attentat a été organisé par le gouvernement pour « détourner l'attention »[258]. La rumeur prend rapidement de l'ampleur, plus rapidement que lors des précédents attentats selon Sonia Devillers[259]. De nombreux médias constatent que les groupes Facebook de Gilets jaunes sont « submergés » de théories complotistes dès l'annonce, selon les propos de L'Obs[260],[261],[262].

Soupçons d'ingérence

En Russie, même si le Kremlin déclare ne pas voir d'influence des États-Unis dans le mouvement des gilets jaunes, plusieurs médias comparent ce mouvement aux Révolutions de couleur et affirment qu'il a été organisé par les États-Unis afin de punir Emmanuel Macron de s'être prononcé en faveur d'une armée européenne[263],[264],[254]. À l’inverse, le Times du publie des extraits de note des renseignements français concernant des comptes de réseaux sociaux qui auraient amplifié le mouvement[265]. Ces comptes seraient liés à la Russie, qui dément officiellement[266],[267].

Classe politique

Selon plusieurs enquêtes journalistiques, les protagonistes de ce mouvement ne sont pas affiliés à des syndicats ou des partis politiques[268].

En France, l'automobiliste possède un certain « poids électoral », qui est revendiqué par des mouvements associatifs[269].

Rapidement, le mouvement est soutenu par des dirigeants de partis politiques comme Marine Le Pen (Rassemblement national), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) et Laurent Wauquiez (Les Républicains)[270],[271],[272]. Libération évoque une tentative de récupération politique du mouvement par des partis politiques, tout en affirmant que l'initiative est partie de « l'Internet vrai » et non de la « fachosphère »[273].

Les Gilets jaunes divisent notamment à gauche[274]. Si certains d'entre eux affichent leur compréhension ou soutien au mouvement, la plupart ne cautionnent pas le blocage des routes[275]. Daniel Cohn-Bendit, ancien meneur de Mai 68, voit derrière la mobilisation une « tentation totalitaire », établissant un parallèlle entre le port du gilet jaune et celui de l'étoile jaune pendant la Seconde Guerre mondiale[276],[277].

Le , en soutien au mouvement, le député non-inscrit Jean Lassalle porte un gilet jaune à l'Assemblée nationale, entraînant une suspension de la séance et une retenue sur ses indemnités parlementaires[278],[279]. Jean-Hugues Ratenon, élu FI pour La Réunion, brandit cinq jours plus tard un gilet jaune à la tribune ; sa prise de parole est arrêtée par une suspension de séance[280],[281]. Nicolas Hulot, ancien ministre de la Transition écologique et solidaire sous la présidence Macron, déclare le  : « Les gens savent que le kérosène des avions n'est pas taxé, que le fioul lourd des cargos n'est pas taxé. Pas besoin d'être un Gilet jaune pour s'en indigner. »[282].

Pour dénouer la crise, fin novembre, le Rassemblement national et la France insoumise réclament la dissolution de l’Assemblée nationale, tandis que Les Républicains demandent à Emmanuel Macron de soumettre à référendum le plan de transition écologique qu'il a présenté le 27 novembre précédent[283]. Le Parti communiste français et La France insoumise prévoient également le dépôt d'une motion de censure[284].

Syndicats professionnels

Les principaux syndicats professionnels de salariés refusent de s'associer directement au mouvement. Selon Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, le , sur France Info : « Ces blocages, tout le monde a compris qu’ils sont récupérés politiquement par l’extrême droite. »[285]. Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, ne s’associe pas au mouvement du pour éviter toute récupération politique[286]. Il est cependant relevé des initiatives locales de la part de responsables de la CGT en contradiction avec les directives confédérales, comme celle de Jean-Claude Zaparty, secrétaire départemental de la CGT des Pyrénées-Orientales, qui déclare aux journalistes de L'Indépendant : « Nous, on veut bien être « récupérés » par les Gilets jaunes »[287].

Le 20 novembre 2018, FO Transport appelle « en solidarité avec le mouvement citoyen Gilets jaunes, […] tous [ses] militants, adhérents et sympathisants à participer et organiser toutes actions visant à revendiquer l'augmentation du pouvoir d'achat »[288]. La veille, plusieurs syndicats, dont le FNTR, ont appelé le gouvernement « à prendre ses responsabilités » soit en entamant un processus de négociation avec les Gilets jaunes, soit en faisant respecter la liberté de circulation des opérateurs économiques. Ils ajoutent qu'ils interviendront pour préserver les intérêts des transporteurs et la sécurité de leurs personnels si le gouvernement n'agit pas[289].

Célébrités médiatiques et autres personnalités

Alors que le monde culturel se montre plutôt réticent à soutenir le mouvement, plusieurs personnalités expriment leur soutien aux Gilets jaunes[290]. C’est notamment le cas de l’ancienne actrice Brigitte Bardot, des humoristes Patrick Sébastien, Gérald Dahan, des comédiens Franck Dubosc (qui se dédit toutefois quelques jours plus tard en raison des violences[291]), Arnaud Ducret, Yvan Le Bolloc'h, Muriel Robin, Béatrice Dalle et Pamela Anderson, des chanteurs Michel Polnareff, Les Forbans, Pierre Perret, Bernard Lavilliers, Jean-Michel Jarre, Gilbert Montagné, Desireless et Patrick Bruel[292], de l'ex-Miss France Rachel Legrain-Trapani, ou encore des rappeurs Jul et Kaaris[293],[294],[295]. Plusieurs intellectuels apportent également leur soutien au mouvement (Alain Finkielkraut, Michel Onfray, Luc Ferry, Laurent Alexandre, Jean-Claude Michéa)[296]. Le prince Louis de Bourbon, prétendant légitimiste au trône de France, exprime quant à lui sa « solidarité » avec le mouvement[297].

En revanche, dans une tribune commune publiée le , Bernard-Henri Lévy, Cyril Hanouna, Stéphane Bern, Maïtena Biraben, Michel Boujenah, Thierry Lhermitte ou encore Dominique Besnehard appellent les Gilets jaunes à « cesser la protestation violente » et à « transformer la colère en débat »[298].

Conséquences

Bilan humain

Cinq personnes meurent lors des manifestations. Le , au Pont-de-Beauvoisin (Savoie), une conductrice d'un 4x4, arrêtée à un barrage de manifestants, redémarre son véhicule et fonce sur une manifestante de 63 ans, qui est tuée[299],[300],[301] ; au vu des images d'une caméra de vidéosurveillance, le parquet déclare qu'il est « impossible de qualifier l’acte d’involontaire »[k],[302]. Entre le et le , trois autres personnes meurent après avoir percuté des véhicules[l],[m],[n] Le , à Marseille, une femme de 80 ans meurt à l'hôpital « d'un choc opératoire », après avoir reçu dans le visage des éléments d'une grenade lacrymogène alors qu'elle fermait les volets de son appartement[o],[308].

Par ailleurs, plusieurs automobilistes ont forcé des barrages, renversant des manifestants ou des membres des forces de l'ordre[309],[310],[311].

Au , les bilans du ministère de l'Intérieur indiquent qu'un total de quelque 790 personnes ont été blessées chez les manifestants et 200 chez les forces de l’ordre[312]. De nombreux manifestants sont blessés par des lanceurs de balle de défense (Flash-Ball) ou des grenades de désencerclement : plusieurs Gilets jaunes perdent ainsi un oeil ou une main, tandis que des journalistes, clairement identifiés, se font tirer dessus[313],[125],[314],[126].

Poursuites judiciaires

Au , les chiffres du ministère de l'Intérieur indiquent que le mouvement a donné lieu à 4 523 arrestations, avec 4 099 placements en garde à vue[315].

Bilan économique

Selon le PDG de Vinci Autoroutes, les dégâts en France s’élèvent à plusieurs millions d’euros au [316]. Dans le département du Nord, le président du conseil départemental, Jean-René Lecerf, annonce un demi-million d'euros de dégâts à la suite d’enrobés fondus sur les chaussées[317].

Le , lors du rassemblement sur l'avenue des Champs-Élysées, plusieurs enseignes, restaurants et automobiles sont la cible de violences. Du mobilier urbain est également dégradé et des barricades sont dressées[318]. Le préjudice est estimé à plusieurs centaines de milliers d'euros (plus d'un million d'euros pour la boutique Dior)[319],[320].

Le , dans Paris, des magasins sont à nouveau vandalisés et des voitures incendiées par des casseurs[101],[102]. Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux estime que la remise en état de l'Arc de triomphe vandalisé le même jour ne devrait pas dépasser le million d’euros, en excluant du total les œuvres d’art dégradées, dont certaines ne pourront pas être restaurées[321],[322].

Le mouvement dans son ensemble a un impact important sur la consommation du fait de magasins fermés, de ruptures de stocks ou du blocage d'accès routiers vers des zones commerciales. Cet impact est d'autant plus mis en avant que le mouvement des Gilets jaunes se déroule dans une période d'achats de Noël[323].

Aspects politiques

Détournement de l'œuvre La Liberté guidant le peuple[324],[325].

Lors du mouvement, les sondages indiquent une baisse à des niveaux records de la cote de popularité du président de la République, Emmanuel Macron, et du Premier ministre, Édouard Philippe[326],[327]. Les médias relient ce phénomène aux Gilets jaunes, majoritairement soutenus par l'opinion[328],[210]. Lors du mouvement, Emmanuel Macron cristallise les tensions des manifestants[329].

Manifestations similaires

Autres pays européens

Article connexe : Mouvement des Gilets jaunes en Belgique.

Au sein de l'Union européenne, le diesel a augmenté en moyenne de 12,7 % entre le 1er janvier et le 22 octobre 2018. Plus particulièrement, il a augmenté de 14,4 % en Belgique et de 16,5 % en Allemagne[330].

  • Drapeau de la Belgique Belgique : le , à la veille du premier jour de mobilisation des Gilets jaunes français, des automobilistes belges décident de lancer le mouvement dans leur pays en bloquant l'accès à quelques sites de stockage d'essence, principalement en Wallonie, où le pouvoir d’achat est moindre qu’en Flandre[334],[333]. La mobilisation se poursuit dans les semaines qui suivent et s’étend aux taxes sur l’eau, l’électricité et sur l’achat de biens immobiliers[333]. Le , 400 Gilets jaunes sont arrêtés à Bruxelles[335].
  • Drapeau de la Bulgarie Bulgarie : un mouvement anti-vie chère, commencé plus tôt, emprunte le symbole du gilet jaune au mouvement français. Des Bulgares bloquent des routes aux frontières avec la Grèce (à Kulata ) et avec la Turquie (Kapitan Andreevo et Lesovo ). Les manifestants s'opposent à la hausse du carburant et demandent la démission du gouvernement[336],[337].
  • Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas : l’âge de départ à la retraite, le prix des mutuelles et l’immigration sont au centre des revendications de Gilets jaunes, le prix du carburant étant secondaire[333]. Le , 100 à 200 personnes se réunissent à Maastricht et La Haye[333],[338],[339].
  • Drapeau de la Serbie Serbie : alors que le pays a connu des manifestations dans plusieurs villes à la suite de l’annonce du prix de l’essence en juin 2018, le député Boško Obradović  revêt à l’Assemblée nationale un gilet jaune et appelle à manifester le [333].

Le mouvement touche aussi, sur les réseaux sociaux, l'Espagne, l'Italie et le Royaume-Uni, où sont notamment réclamées des référendums d'initiative populaire et des baisses de taxes[340].

Reste du monde

  • Drapeau de l'Irak Irak : des centaines de personnes manifestent pour de meilleurs services de première nécessité le à Bassora. Le gilet jaune était déjà un symbole de manifestation depuis 2015[333],[341],[342].
  • Drapeau : Égypte Égypte : craignant une contagion révolutionnaire (à l'approche notamment du huitième anniversaire de la révolution égyptienne du 25 janvier), les autorités égyptiennes interdisent préventivement la vente de gilets jaunes aux particuliers, après que Mohamad Ramadan, un avocat d'Alexandrie, se soit affiché sur Facebook avec un gilet jaune[343],[344].

Dans le passé

En France, ce mouvement contre l'augmentation des taxes et des impôts peut évoquer les jacqueries de l'Ancien Régime et le poujadisme des années 1950, qui mobilisait les classes moyennes et s'articulait autour d'une révolte fiscale[345],[346]. Cependant, selon Alexis Spire, sociologue au CNRS, le mouvement se distingue du poujadisme : « Les Gilets jaunes n’appellent pas à attaquer les dépôts de carburant pour faire le plein gratuitement. C’est plutôt le constat que l’argent public est mal utilisé. Que l’argent ne va pas là où il devrait aller : dans le maintien de la petite gare, du centre de Trésor public, du bureau de poste, de la gendarmerie »[180].

Le premier mouvement de protestation massif entraînant un blocage du pays ou de certains secteurs d'activités se produit en 1980, lors du deuxième choc pétrolier, avec au départ une mobilisation du secteur de la pêche[347]. Au fur et à mesure des fluctuations du baril et donc des prix à la pompe apparaissent de nouvelles manifestations qui, au-delà de l'aspect du prix des carburants, traduisent souvent d'autres difficultés : 1995, 2000, 2004, 2008[348].

La France a connu d'autres manifestations spontanées similaires. Des « opérations escargot » ont été organisées dans les années 1970. En juillet 1992, un mouvement de ce genre est mis en place pour protester contre l'instauration du permis à points[349]. Le mouvement des Gilets jaunes est parfois comparé à celui des Bonnets rouges, qui fut le signe de ralliement des opposants aux portiques écotaxe en 2013 et qui parvint à les faire supprimer. Toutefois, selon Béatrice Giblin, directrice de la revue Hérodote, cette comparaison est peu pertinente dans la mesure où le mouvement des Bonnets rouges « avait été pris en main par des vrais leaders, comme le maire de Carhaix, ou les grands patrons de Bretagne »[350].

Notes et références

Notes

  1. En effet, en euros constants 2017, le prix de l'essence à la pompe, qui était de l'ordre d'1,60 € en 1960, est descendu puis monté jusqu'à près d'1,80 € en 1979-1980, puis redescendu avant de remonter assez régulièrement jusqu'au-dessus d'1,60 € au début des années 2010, avant de redescendre jusque vers 1,40 € en 2017[1],[2],[3].
  2. En , François Hollande s’engage à « changer des modes de prélèvement [pour] peser sur les choix, taxer moins le travail, plus les pollutions ou les atteintes à la nature, dissuader les mauvais comportements, encourager les innovations, stimuler les recherches, accélérer les mutations »
  3. Des violences ont été impulsées par des groupes d'extrême gauche, rejoints par des manifestants non organisés d'origines diverses, ce que confirmeront des sources policières à la suite des 101 interpellations[85].
  4. Parmi les académies les plus touchées figurent celle de Toulouse (une quarantaine d'établissements perturbés) et Créteil (une vingtaine d'établissements).
  5. Jusqu'alors d'un montant de 1 000 € pour les ménages imposables et 2 000 € pour les ménages non imposables, elle devrait passer à 4 000 € pour les 20 % de Français les plus modestes et pour les ménages non-imposables qui habitent à une distance supérieure à 30 km de leur lieu de travail.
  6. Le chèque énergie s'est substitué en 2018 aux tarifs sociaux de l'énergie. Il devrait bénéficier à 2,2 millions de personnes supplémentaires.
  7. Le système d’indemnités kilométriques serait élargi aux gros rouleurs, à partir de soixante kilomètres par jour, pour les petites cylindrées (4 CV), « qui consomment peu ou ne polluent pas ». L’État laisserait ces aides à la charge des collectivités et des entreprises.
  8. L'article prend en compte les revendications communiquées par la délégation de huit Gilets jaunes le , ainsi qu'une autre liste de doléances assez similaire, établie la semaine précédente selon la même méthode de consultation en ligne, et « d’autres demandes entendues lors des manifestations et des publications partagées sur les réseaux sociaux ».
  9. « […] les deux tiers sont compatibles avec le programme de Jean-Luc Mélenchon. Elles se rapprochent aussi du candidat socialiste Benoît Hamon, désormais chef de file de Génération.s. Les plus sociales, sur le smic et les retraites par exemple, sont directement inspirées des idées de Philippe Poutou ou Nathalie Arthaud »
  10. « près de la moitié des propositions sont partagées par Nicolas Dupont-Aignan et Marine Le Pen, en particulier sur la défense des services de proximité (commerces, poste, école) ou la renationalisation des infrastructures (autoroutes, aéroports) »
  11. Elle est mise en examen pour « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner [avec arme par destination] ».
  12. Le , dans la Drôme (sur la N7), un motard remontant une file de voitures bloquées par un barrage percute une camionnette et meurt le lendemain[303].
  13. Le , un artisan conduisant une fourgonnette meurt après avoir percuté un camion sur la RN 113 à Arles[304],[305]
  14. Le , à Chasseneuil-sur-Bonnieure (Charente), une voiture percute un camion à l'arrêt au niveau d'un barrage des Gilets jaunes : la conductrice de la voiture, âgée de 25 ans, meurt sur le coup[306].
  15. Selon la victime, elle avait été prise pour cible par un ou deux CRS en tenue en face de son immeuble. Une source policière est sceptique quant à la possibilité de viser avec un lance grenade à tir parabolique une cible située au quatrième étage[307].

Références

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  2. [1].
  3. Érosion monétaire.
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  6. Certaines entreprises suivent le mouvement ; La transition écologique pousse les entreprises à des alliances inédites, La tribune, 2013-02-12
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  25. Margaux Duguet, « Législatives : c'est quoi ce « dégagisme », qui a mis fin à la carrière de dizaines de députés ? », sur https://www.francetvinfo.fr/, (consulté le 23 novembre 2018).
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Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Lien externe

  • « Carte officielle des blocages du 17 novembre », sur blocage17novembre.com,