Morse (1928)

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Le Morse (Morse 2 - Q 117 S5 MR 92) est un sous-marin français de grande patrouille de classe Requin mis à flot en février 1928 et disparu le 16 juin 1940 au large des îles Kerkennah.

Histoire

Le Morse

La construction de ce sous-marin de 974 tonnes et 2 900 chevaux commence à Cherbourg le 12 février 1923. Il est mis à flot le 11 novembre 1925, et entre en service le 10 février 1928 à la 6e escadrille de sous-marins de la 1re escadre à Toulon.

Un précédent sous-marin français, à vapeur[réf. nécessaire], s'était également appelé Morse et avait été en service entre 1900 et 1910.

Ce sous-marin dit de première classe est le cinquième de la classe Requin (ou type C4) à être mis en chantier sur un programme de neuf bâtiments. Son concepteur est Jean-Jacques Roquebert.

Missions

  • Septembre 1931 : affectation à Bizerte
  • Septembre 1935 - décembre 1937 : modernisation dans les ateliers de Saint-Nazaire
  • 1938 : 9e DSM à Casablanca
  • Septembre 1939 - mai 1940 : surveillance des mouvements allemands aux large des Îles Canaries, puis en Méditerranée.
  • 10 juin 1940 : le Morse quitte Bizerte pour une mission vers le sud
  • 16 juin 1940 : percute une mine défensive française à 4 nautiques des Kerkennah (Tunisie)

L'accident

Le 16 juin 1940, l'explosion d'une mine défensive coupe le Morse en deux qui coule par vingt-quatre mètres de fond. Il n'y a aucun survivant.

Le Morse était parti en mission depuis Bizerte vers le golfe de Gabès en compagnie des sous-marins le Nautilus, le Caïman et le Souffleur. Le 11 juin, le Caïman et le Morse passent en surface devant l’îlot de Pantelleria, le 12 à 8 heures ils plongent au sud des îles Kerkennah. Leur retour à Sfax est prévu au bout de six jours.

Les autres sous-marins et l'amirauté sont sans nouvelle du Morse jusqu'au 20 juin. La mer rejette alors 9 corps de l’équipage, dont 3 seulement seront identifiés. Le 16 août, l'hydravion CAMS repère l’épave coupée en deux par 24 mètres de fond à l’entrée du chenal de Sfax. On estime par la suite que 44 corps restent prisonniers de l'épave. Six marins furent enterrés au cimetière de Sfax. De 1955 à 1956, l'épave est relevée et les corps transportés également à Sfax. Après l'indépendance de la Tunisie, les restes des marins sont regroupés au cimetière de Gammarth où un mémorial fut inauguré.

Parmi les 53 membres d'équipage, se trouvait le poète Jean Venturini.

Sources

  • lieutenant de vaisseau Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 2 : 1870-2006, Toulon, J.-M. Roche, (ISBN 978-2-952-59171-3, OCLC 470444756, notice BnF no FRBNF40090770)

Liens externes