Morne-à-l'Eau

Morne-à-l'Eau
Morne-à-l'Eau
Le cimetière.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Guadeloupe
Département Guadeloupe
Arrondissement Pointe-à-Pitre
Canton chef-lieu de cantons
Canton de Morne-à-l'Eau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Nord-Est Grande-Terre
Maire
Mandat
Philipson Francfort
2016-2020
Code postal 97111
Code commune 97116
Démographie
Gentilé Mornaliens
Population
municipale
17 407 hab. (2015 en augmentation de 4,08 % par rapport à 2010)
Densité 274 hab./km2
Géographie
Coordonnées 16° 19′ 52″ nord, 61° 27′ 28″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 106 m
Superficie 63,56 km2
Localisation

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Morne-à-l'Eau
Liens
Site web ville-mornealeau.com

Morne-à-l'Eau (en créole : Mònalo) est une commune française, située dans le département de la Guadeloupe.

Géographie

Situation

La commune de Morne-à-l'Eau est située à l'ouest de Grande-Terre. Elle est longée par la mangrove du Grand Cul-de-sac marin. La commune est un carrefour routier, passage obligé pour les habitants du nord Grande-Terre. Le plan d’eau de Vieux-Bourg est exceptionnel et un grand nombre d’activités aquatiques y sont pratiquées.

Le climat y est de type tropical.

Lieux-dits et hameaux

Béguette, Berlette, Blanchette, Boisvin, Bosrédon, Belle-Espérance, Blain, Blanchet, Bonne-Terre, le Bourg (Grippon), Brion, Dubelloy, Chastel, Chaumette, Chazeau, Chevalier, Chouioutte, Clugny, Cocoyer, Croustère, Dubelloy, Dubisquet, Espérance, Geffrier, Gensolin, Lemesle, Lola, Lorger, Jabrun, Jabrun-Saint-Cyr, Labuthie, Lasserre, Lebraire, Marchand, Marieulle, Monpierre, Perrin, Pierrefite, Point-à-Retz, Quirine, Réduit, Rousseau, Richeval, Salette, Sauvia, Vieux-Bourg, et Zabeth.

Municipalités limitrophes

Rose des vents Petit-Canal Rose des vents
N Le Moule
O    Morne-à-l'Eau    E
S
Les Abymes Les Abymes Le Moule

Histoire

Une commune aux multiples emplacements

D'abord rattachée au quartier des Abymes, cette étendue de terre est située entre la mangrove, les grands fond viviers et la plaine cannière. Au cours de son histoire, elle fut dénommée successivement : Case aux Lamentins, Vieux-Bourg, Grippon, Bordeaux-Bourg et enfin Morne à l'Eau. L'administration de l'époque à longtemps hésité sur l'emplacement définitif du bourg. L'endroit fut nommé "Case aux Lamentins" par les Caraïbes[Quoi ?] du fait que ce fut le lieu de prédilection pour la reproduction des lamantins (Trichechus manatus). Vieux-Bourg, aujourd'hui quartier de pêcheurs, point de départ des bateaux pour la découverte du Grand Cul-de-sac marin est durant tout le XVIIIe siècle le centre de la commune. L'activité économique était essentiellement axée sur la culture de la canne à sucre. En 1827, au lieu-dit Grippon, s'élevait un nouveau bourg dénommé Bordeaux-Bourg en référence à la France.

L'étymologie de Morne à l'eau proviendrait de la présence d'une source d'eau coulant à flanc du morne Grippon Le bourg se développe aussi autour d'un marché où les esclaves d'habitation et les affranchis venaient vendre chaque dimanche les produits vivriers qu'ils cultivaient sur les maigres terres allouées par les maîtres. C'est sous l'impulsion des gouverneurs de Landenoy et du baron des Rotours que Morne-à -l'Eau trouve sa configuration actuelle.

Canal des Rotours

Vue du canal des Rotours

Le gouverneur des Rotours est également le promoteur du percement d'un canal qui porte son nom et qui relie la commune au Grand Cul-de-sac marin sur 5 km. Ce canal est creusé sous le lit d'un petit canal portant le nom de Ravine des Coudes. Creusé dans la première moitié du XIXe siècle, sa construction couta la mort à une trentaine d'ouvriers recrutés parmi des hommes libres et des esclaves. C'est avec l'ouverture de ce canal que s'organisa la commune. La commune de Gripon s'agrandit alors comme par enchantement grâce aux sucreries qui se créèrent sur le canal. Emprunté par les chalands transportant du sucre, il ne trouve sa réelle utilité qu'à la création de l'Usine Centrale de Blanchet ouverte en 1869.

La ravine du Mancenillier prit le nom de canal Faujas et la ravine des Coudes celui de canal des Rotours aboutissant à Grippon (bourg actuel).

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961, premier recensement postérieur à la départementalisation de 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[1],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 17 407 habitants[Note 2], en augmentation de 4,08 % par rapport à 2010 (Guadeloupe : -1,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2015
14 59114 92515 03413 72416 04217 15416 70316 76717 407
De 1961 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Insee de 1968 à 2006[2] puis à partir de 2006[3])
Histogramme de l'évolution démographique
Nombre de Naissance de 1998 à 2004
1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
270 242 255 285 249 248 225

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1912 1947 Justin Archimède Rad-Soc Boulanger
1947 1970 Pierre Monnerville SFIOFGPS Médecin
1970 1973 Marie-Émile (Paul) Coco    
1973 1989 Abdon Saman DVDUDF  
1989 1995 Favrot Davrain DVDFGPS Professeur
1995 2008 Julien Chovino PCG Médecin
2008 2016 Jean-Claude Lombion PCGDVG Professeur
2016 en cours Philipson Francfort DVG Fonctionnaire

Jumelages

Économie

La section de Vieux-Bourg vit beaucoup de la pêche alors que dans les terres et dans les Grands Fonds, la culture de la canne, l’élevage, ainsi que les cultures vivrières sont importantes.

Société et services publics

Enseignement

Les établissements éducatifs de la commune relèvent de l'académie de Guadeloupe. Ils comptent :

  • Quatorze écoles primaires ;
  • Le collège Charles-de-Gaulle à Richeval ;
  • Le lycée d'enseignement général et technologique Faustin-Fleret à Espérance ;
  • Le lycée professionnel Gerty Archimède à Richeval.

Santé

Sports

Le principal équipement sportif de la commune est le stade Pierre-Monnerville. Les clubs de la ville sont :

  • L'Étoile de Morne-à-l'Eau, football, handball, athlétisme, volley-ball
  • Olympic de Morne-à-l'Eau, football
  • Zénith de Vieux-Bourg, football
  • Indomptable de Berlette, football
  • Pédale du centre (PDC), cyclisme
  • Zayen la, handball
  • École mornalienne de karaté d'Oyama (EMKO), karaté

Par ailleurs, le mémorial Denis-Manette est l'une des plus importantes courses à étape de la Guadeloupe. Elle est organisée au mois de mars par le club cycliste de la commune, la Pédale du centre (PDC) et réunit des coureurs de classe nationale. Les éditions 2009 et 2010 furent annulées faute de financements.

Culture et patrimoine

Église Saint André

L’église paroissiale Saint-André a été conçue en 1930 par l’architecte parisien Ali Georges Tur (1889-1977) — dont l'ensemble constitue l'une de ses plus importantes réalisations sur l'île. Elle fut reconstruite sur les ruines de la précédente chapelle détruite par le passage de l'ouragan Okeechobee le 12 septembre 1928. Ali Tur opta pour une mise en œuvre en béton, matériau peu employé jusque-là et qui en se généralisant marqua le déclin des constructions en bois. L’église domine le parvis sur lequel ouvre le presbytère, lui aussi dessiné par Ali Tur tout comme le clocher[4]. Elle adopte un plan basilical dont l’imposant vaisseau central atteint 13 m de haut et est éclairé par de grandes baies verticales, favorisant la bonne ventilation de l’édifice et créant des jeux de lumières.

Les baies étaient autrefois fermées par des lames verticales qui créaient des contrastes de lumière. L’emploi de claustras moulés en béton pour fermer les murs de la tribune et le plafond de la nef répond au même parti et permet des effets de clair-obscur. La décoration intérieure a été confiée à Antoine Marius Gianelli (1896-1983), artiste peintre marseillais installé en Guadeloupe.

Cimetière de Morne-à-l-Eau

Cimetière de Morne-à-l'Eau.

C'est l'un des cimetières les plus visités en Guadeloupe. Son attrait provient des motifs en damier noir et blanc qui ornent la majorité des sépultures, donnant à l'ensemble des airs de grand échiquier. L'immense majorité des caveaux sont construits en ciment et surtout en carrelage de faïence. Beaucoup de tombes ressemblent à de petites maisons, avec pour certaines des toits en pente comme les cases créoles.

La plus ancienne sépulture semble dater de 1847 (vingt ans après la fondation de la commune) et appartenait sans doute à des Békés. À cette époque, la majorité des morts étaient enterrés sur les plantations, et seuls les plus riches, les familles nobles, avaient les moyens de s"offrir une belle sépulture. Même dans les cimetières, on ne mélangeait pas les maîtres et les esclaves.

Aujourd'hui, toutes les couches de la société sont représentées, de la famille de planteurs békés au plus modeste des agriculteurs.

Manifestations culturelles et festivités

La fête du Crabe

Chaque année, à la Pâques, la commune organise la fête du Crabe, l'un des plus grands rassemblements culinaires de la Guadeloupe. Ses origines remontent à 1993 et elle reçoit de nos jours environ 5000 de visiteurs chaque année.

Le gros des évènements se déroule sur la place Gerty-Archimède.

Gallodrome

Le pitt à coqs René-Belair est un lieu de combat de coqs situé dans le quartier d'Espérance. Les combats se déroulent les vendredi de la période de janvier-Juillet. Des dégustations et visites touristiques sont proposées les autres jours de la semaine.

Autres lieux

  • Plage de Babin (Vieux-Bourg) réputée pour les bains de boue (contre les rhumatismes, les arthroses, les maladies de la peau) et le pique-nique.
  • Îlet Macou et Pointe Sable.
  • Port de pêche de Vieux-Bourg.

Voies de communication et transports

Voies fluviales

Le canal des Rotours pourrait être utilisé comme une ligne de connexion entre la ville et divers zones. Elle pourrait aussi être à l'usage de la navigation de loisirs.

Voies routières

La circulation automobile à Morne à l'eau est difficile. L'essentiel du trafic se fait sur l'axe reliant le bourg et le quartier de Bosredon. La traversée du bourg est excessivement pénible aux heures de pointe. La ville dispose de très peu de places de stationnement.

Les distances entre Morne-à-l'eau et certaines villes de la Guadeloupe (en voiture) sont :

Villes situés sur l'ile de la Grande Terre
Les Abymes Saint-François Le Moule Petit Canal Sainte-Anne Gosier
11 km 25 km 12 km 8 km 25 km 20 km

Transports en commun

La ville est bien desservie par les transports publics, grâce à sa position géographique. Correspondances avec les villes Anse-Bertrand, Port-Louis, Petit-Canal, Le Moule, Les Abymes et Pointe-à-Pitre. La majorité des passagers cheminent vers la ville de Pointe-à-Pitre car dynamique en termes d'activité commerciale.

Personnalités liées à la commune

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • Site du Conseil général de la Guadeloupe.
  • Site de Georges Hermin
  • La paroisse de Saint andré