Morbihan

Morbihan
Image illustrative de l'article Morbihan
Morbihan
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Drapeau de la Bretagne Bretagne
Création du département
Chef-lieu
(Préfecture)
Vannes
Sous-préfectures Lorient
Pontivy
Président du
conseil départemental
François Goulard (Les Républicains)
Préfet Raymond Le Deun[1]
Code Insee 56
Code ISO 3166-2 FR-56
Code Eurostat NUTS-3 FR524
Démographie
Gentilé Morbihannais
Population 741 051 hab. (2014)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Superficie 6 823 km2
Subdivisions
Arrondissements 3
Circonscriptions législatives 6
Cantons 21
Intercommunalités 12
Communes 253

Le Morbihan est un département français situé en région Bretagne, qui doit son nom au golfe du Morbihan. Il correspond pour l'essentiel au royaume, devenu comté puis baillie de Broërec et plus anciennement à la cité des Vénètes. De tous les départements français de métropole, c'est le seul à avoir un nom fait entièrement de termes qui ne sont pas issus de la langue française. L'Insee et la Poste lui attribuent le code 56. Sa préfecture est Vannes.

Histoire

Article détaillé : Histoire du Morbihan.

Le département a été créé à la Révolution française, le en application de la loi du , à partir d'une partie de l'ancienne province de Bretagne : il est édifié pour les 4/5e de son étendue sur les terres de l'ancien diocèse de Vannes fondé au Ve siècle (moins deux petites parties au nord, une autre à l'est et une dernière à l'ouest), de l'extrême est de la Cornouaille, du sud de l'évêché de Saint-Brieuc, du sud-ouest de l'évêché de Saint-Malo et du nord-ouest de l'évêché de Nantes[2].

Il est créé à partir de la circonscription du présidial de Vannes à laquelle on a retranché la sénéchaussée de Quimperlé et la moitié nord de celle de Ploërmel et ajouté la sénéchaussée de Gourin (à peu près).

Les communes de la Cornouaille morbihannaise (l’ancienne sénéchaussée de Gourin) qui n'avaient pas choisi d'être annexées au département du Morbihan ont régulièrement réclamé de rejoindre le Finistère sans succès[réf. nécessaire]. Des pétitions circuleront à plusieurs reprises mais seule la commune de Locunolé réussira à obtenir gain de cause en 1847.

Les concepteurs des départements ont choisi de ne pas reprendre les noms portés par les circonscriptions antérieures pour en éradiquer les identités, cultures et particularismes, afin qu'il n'y ait plus ni Angevin, ni Corses, ni Alsaciens, ni Breton etc., mais seulement des Français. Les noms des départements sont choisis à partir de particularités géographiques, notamment des noms de fleuves, de mers ou de montagnes. On songea à nommer ce département « les Côtes du sud », par opposition aux Côtes-du-Nord, mais la présence de plusieurs golfes appelés mor bihan (« petite mer » en français) par les habitants, à Gâvres et au sud de Vannes, lui a fait préférer ce vocable géographique.

De 1791 à 1793, les neuf districts (Auray, Le Faouët, Hennebont, Josselin, Pontivy, Ploërmel, La Roche-Bernard, Rochefort et Vannes) du département du Morbihan fournirent quatre bataillons de volontaires nationaux.

Les 1er et 2e bataillon de volontaires du Morbihan furent envoyés pour combattre la révolution haïtienne et participèrent à la bataille du Cap-français

Le département du Morbihan fait partie en 1919 de la Ve région économique ou région de Nantes (départements 37-44-49-53-56-72-85), mais aussi de la région touristique de Bretagne (22-29-35-56). Plus tard, le Morbihan fait partie des régions « Bretagne » créées successivement en 1941, 1944 et 1956-72-88 (l'actuelle région Bretagne) et regroupant toutes les départements du Finistère, des Côtes-d'Armor et d'Ille-et-Vilaine.

Étymologie

Le nom du département vient de Mor-Bihan, nom breton, signifiant Petite Mer (le golfe du Morbihan), par opposition à mor braz, grande mer, qui désigne localement la baie située entre Quiberon et Le Croisic. La transposition en français a pour conséquence le retrait du tiret, pour ne former finalement qu'un mot.

Emblèmes

Logotype

Logo actuel du conseil départemental du Morbihan.

Le logo est constitué d’un rectangle bleu foncé qui évoque le cadre institutionnel. Une lettre « M » stylisée bleu clair (couleur symbolisant la mer et toute la vie qui lui est associée) brochant sur le tout est surchargée d'un disque orange qui représente le soleil. Cette lettre est accompagnée d'une « virgule » de couleur vert anis brochant sur la droite du rectangle et qui symbolise l’intérieur des terres (la campagne verdoyante) et de par son graphisme et sa couleur vive, le dynamisme (culturel, économique, social, etc.). Le nom du département apparaît en lettres blanches en bas du rectangle et l'institution départementale en lettres bleues en dessous[3].

L’ancien logo comportait les mêmes éléments disposés de façon légèrement différente et avec des couleurs plus vives : le soleil était jaune pur et la virgule rouge vif.

Blason

Blason Blasonnement :
« Coupé ondé d'hermine et d'azur ».

Géographie

Morbihan.png

Le Morbihan fait partie de la région Bretagne. Il est limitrophe des départements du Finistère à l'ouest, des Côtes-d'Armor au nord, d'Ille-et-Vilaine à l'est et de la Loire-Atlantique au sud-est, et bordé par l'océan Atlantique formant la Côte des Mégalithes. Sa superficie est de 6 823 km2 pour 905 km de côtes.

L'espace morbihannais couvre un peu plus d'un dixième de la superficie du Massif armoricain[4]. La superficie totale du département est de 682 300 hectares, dont 111 500 hectares boisés, soit plus de 16 % du territoire. Le Morbihan affecte la forme un quadrilatère dont l'axe principal, de direction nord/nord-est - sud/sud-ouest, mesure près de 135 km, tandis que, des crêtes des montagnes Noires jusqu'à la mer, la distance n'est, à vol d'oiseau, que de 80 km. Le Massif armoricain auquel appartient le Morbihan a subi depuis le passage Plio-Pléistocène (2,6 Ma) un basculement vers le sud qui a provoqué le soulèvement de sa marge nord et un effondrement relatif de sa marge sud dont le relief, étagé en gradins, descend progressivement vers l'Atlantique. Cette retombée méridionale cornouaillo-morbihannaise se traduit au niveau géomorphologique par une série de horsts et grabens, et surtout de blocs monoclinaux basculés vers le continent qui s'achèvent vers la mer par des escarpements de failles, selon un « maillage de dislocations assujetties à celles du tréfonds armoricain », cette tectonique en distension étant peut-être en relation avec l'ouverture du golfe de Gascogne[5].

Les plus grandes forêts se situent au nord du département (Paimpont, Lanouée, Quénécan…) et en son centre : les landes de Lanvaux (Bois de Saint-Bily, forêts domaniales de Camors, de Floranges, de Pontcallec…). Jusqu'au Moyen Âge, les forêts, comme partout en Bretagne, étaient bien plus étendues : la mythique forêt de Brocéliande s'est réduite comme une peau de chagrin pour ne laisser qu'une infime partie, Paimpont ; la forêt de Rhuys, où les ducs aimaient à chasser, a entièrement disparu. Le Morbihan est, de fait, le département breton le plus boisé (suivi d'assez loin par les Côtes-d'Armor avec près de 12 %).

Quant à la surface agricole utilisée, elle représente 57 % du territoire, c'est-à-dire que le Morbihan est le département de la Bretagne le moins exploité pour l'agriculture en termes de surface (l'Ille-et-Vilaine est le premier avec 76 % de la surface).

Comme ailleurs en Bretagne, les marées remplissent et vident les estuaires de fleuves – grands et petits – appelés localement en français rivières. C'est l'équivalent des abers du Léon et de ce que les géographes dénomment ria : ria d'Étel, ria de Pénerf.

Le littoral du Morbihan est particulièrement découpé : avec les îles, la longueur des côtes affiche 800 km (deuxième de Bretagne après le Finistère) alors que la distance à vol d'oiseau entre les estuaires de la Laïta et de la Vilaine (qui représentent les frontières naturelles est et ouest du département) n'est que de 150 km[6].

Le golfe qui a donné son nom au département contient 42 îles, dont deux forment communes : l'île d'Arz et l'île aux Moines.

Hors du golfe du Morbihan, dans le Mor Braz (« la grande mer », pour l'Océan) il y a quatre îles habitées :

Pour ce qui concerne le relief du département, le Morbihan est très plat sur le littoral en contradiction avec le reste de la Bretagne mais assez vallonné dans l'arrière-pays ouest (landes de Lanvaux, montagnes Noires proches de Gourin…). Son point culminant se situe au nord-est de Gourin, c'est le mont Saint-Joseph (297 mètres) dans les montagnes Noires[7].

Climat

Carte des précipitations annuelles dans le Morbihan (moyenne sur la période 1997-2006)
  •      > 1 300 mm
  •      1 200 à 1 300 mm
  •      1 100 à 1 200 mm
  •      1 000 à 1 100 mm
  •      900 à 1 000 mm
  •      800 à 900 mm
  •      700 à 800 mm
  •      < 700 mm

Le climat est de type tempéré océanique voire océanique dégradé dans l'intérieur des terres, et sous l'influence du Gulf Stream et des perturbations atlantiques. Il se caractérise par sa douceur aussi bien en hiver qu'en été. En été, la chaleur reste modérée sauf à l'occasion de brefs et rares épisodes de canicule comme ce fut le cas en août 2003 (température de 37,5 °C le à Lorient). En hiver, les gelées sont rares, surtout dans les îles et sur la côte. Les précipitations sont abondantes toute l'année, avec un maximum en hiver. Le littoral et la partie orientale du département sont les parties les moins arrosées. Les landes de Lanvaux et surtout le nord-ouest du département, au relief plus prononcé, reçoivent les précipitations les plus abondantes. Dans le secteur de Guiscriff, le cumul annuel dépasse les 1 300 mm, alors qu'à Belle-Île il avoisine les 700 mm. La côte morbihannaise bénéficie d'environ 1 900 heures d'ensoleillement annuel[8]. Il existe des microclimats surprenants tels que ceux de la presqu'île de Quiberon, de la presqu'île de Rhuys ou de Belle-Île.

Politique

Article détaillé : Politique dans le Morbihan.

Économie

Longtemps le Morbihan — comme la plupart des départements de l'Ouest — a eu une vocation essentiellement agricole. La présence d'un littoral étendu a toutefois apporté la diversité par la pêche depuis toujours, le commerce maritime depuis le Moyen Âge et les arsenaux à la fin du XVIIe siècle, en particulier à Lorient.

La Révolution industrielle a moins touché le département que le Nord-Est de la France ; on notera néanmoins le développement de la métallurgie (Forges d'Inzinzac-Lochrist, fonderies de Ploërmel…) et de la construction navale contemporaine (pays lorientais). La décentralisation industrielle après la Seconde Guerre mondiale a été bénéfique pour Vannes (implantation de Michelin). Au cours des décennies 50-80, l'agriculture se transforme profondément. Elle se modernise, se spécialise (élevage, en particulier avicole) et place sa production dans les premiers rangs des départements français. Elle est cependant confrontée actuellement à des problèmes de pollution des sols et des eaux. La pêche côtière, présente sur tout le littoral, a subi depuis vingt ans une crise qui a réduit d'un tiers ses effectifs ; elle reste un acteur fort de l'économie locale, tout comme la pêche industrielle à Lorient (2e port de France pour le tonnage). L'ostréiculture et la mytiliculture ont connu un essor dans les années 1960-90. Le Morbihan se classe juste derrière la Charente-Maritime dans ce domaine. Le secteur des services domine fortement aujourd'hui l'économie du département. Les villes moyennes de Lorient, Vannes et même Auray ou Pontivy constituent des pôles commerciaux notables. Le tourisme est le pilier de ce secteur, et entraîne avec lui le bâtiment, les travaux publics, les services à la personne.

Démographie

Les habitants du Morbihan sont les Morbihannais et les Morbihannaises.

Évolution de la population

Évolution démographique du Morbihan
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856 1861
401 215 403 423 416 224 433 522 449 743 447 898 472 773 478 172 473 932 486 504
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
501 084 490 352 506 573 521 614 535 256 544 470 552 028 563 468 573 152 578 400
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975 1982
546 047 543 175 537 528 542 248 506 884 520 966 530 833 540 474 563 588 590 889
1990 1999 2008 2009 2011 2012 - - - -
619 838 643 873 710 034 716 182 727 083 732 372 - - - -
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes.
Courbe d'évolution démographique du Morbihan depuis 1800

Répartition de la population

Densité de population par commune en 2007.
  •      >400 hab./km2
  •      200 à 400 hab./km2
  •      100 à 200 hab./km2
  •      50 à 100 hab./km2
  •      25 à 50 hab./km2
  •      <25 hab./km2

La densité moyenne de la population s'élève à 104 habitants/km2 en 2008 et est légèrement inférieure à la densité moyenne de la France métropolitaine (113 habitants/km2). Cette moyenne recouvre d'importantes disparités puisque sur les 256 communes que compte le département, 28 comptent moins de 30 hab./km2 et 10 plus de 1 000 hab./km2. La population se concentre majoritairement dans les zones proches du littoral où se trouvent notamment les aires urbaines de Lorient et de Vannes. Le taux d'urbanisation de la population est de 61 %. L'agglomération urbaine de Lorient, la plus peuplée du département, compte 115 991 habitants et se classe au troisième rang régional derrière Rennes et Brest tandis que celle de Vannes, la seconde la plus peuplée, compte 63 089 habitants et se classe au sixième rang régional juste derrière Saint-Brieuc et Quimper. La population de quatre autres agglomérations du département dépasse le seuil des 10 000 habitants. Il s'agit par ordre décroissant des agglomérations d'Auray, Hennebont, Pontivy et Locmiquélic[9].

Unité urbaine Population en 2008 Superficie
(km2)
Densité
(hab./km2)
Nombre de communes
Lorient[10] 115 991 106,77 1 086 5
Vannes[11] 63 089 58,39 1 081 2
Auray[12] 23 857 73,97 323 3
Hennebont[13] 20 461 63,24 324 2
Pontivy[14] 15 716 40,90 384 2
Locmiquélic[15] 12 866 20,59 625 4
Aire urbaine Population en 2008 Superficie
(km2)
Densité
(hab./km2)
Nombre de communes
Lorient[16] 193 486 500,64 387 24
Vannes[17] 136 314 662,99 206 30
Auray[18] 23 857 73,97 323 3
Pontivy[19] 23 075 197,80 117 7
Ploërmel[20] 11 793 85,45 138 4

Tourisme

Selon le recensement général de la population du 1er janvier 2008, 19,2 % des logements disponibles dans le département étaient des résidences secondaires.

Ce tableau indique les principales communes du Morbihan dont les résidences secondaires et occasionnelles dépassent 10 % des logements totaux.

Nombre et capacité des infrastructures d'accueil

Nombre et capacité des hôtels au 1er janvier 2016

Hôtels Chambres
Ensemble 257 6794
1 étoile 11 326
2 étoiles 83 1961
3 étoiles 83 2414
4 étoiles 20 1185
5 étoiles 2 202
Non classés 58 706

Nombre et capacité des campings au 1er janvier 2016 d’après l’INSEE

Terrains Emplacements
Ensemble 255 29 993
1 étoile 8 1 154
2 étoiles 83 9 372
3 étoiles 84 9 998
4 étoiles 25 5 540
5 étoiles 4 1015
Non classé 51 2 614

Nombre d’autres hébergements collectifs au 1er janvier 2016 d’après l’INSEE

Hébergement Nombre de places lit
Ensemble
Résidence de tourisme et hébergements assimilés 24 7 086
Auberge de jeunesse – Centre sportif 8 959
Village vacances – Maison familiale 22 6 456
  • Source : Insee en partenariat avec la DGE et les partenaires territoriaux.

Quelques chiffres clés du tourisme en Morbihan[21]

  • 65 communes littorales (sur les 261 que compte le département) dont 13 stations classées de tourisme et 22 « communes touristiques »
  • environ 1 milliard d'euros de consommation touristique
  • 20 910 emplois directs en haute saison, soit 9,5 % des emplois morbihannais
  • 529 000 lits touristiques en 2011 dont 31 % en hébergement marchand et 69 % de résidences secondaires
  • 33,3 millions de nuitées touristiques extra départementales enregistrées en 2010
  • 1,6 million de nuitées hôtelières et 3,16 millions de nuitées dans l'hôtellerie de plein air en 2010

Un Comité départemental du tourisme du Morbihan est en place depuis plus de 30 ans et veille au développement de l'économie touristique. Il anime la politique départementale du tourisme et accompagne les prestataires et les collectivités dans l'esprit du Schéma départemental de développement touristique.

Culture

Langues

Comme les Côtes-d'Armor, le Morbihan possède deux langues : le breton, dans sa partie occidentale, et le gallo, dans sa partie orientale, que sépare une frontière linguistique. Cette frontière a reculé au profit du français depuis le IXe siècle. Celle-ci courait depuis l'est de la ville de Rohan jusqu'à la ville de La Roche-Bernard au XVIIIe siècle. Dans la première moitié du XIXe siècle, les communes situées au sud de la Vilaine (Pénestin, Férel) ont été francisées, ainsi que celles d'Arzal, de Molac et d'Elven[22]. En 1886, Paul Sébillot fixe la limite entre les deux idiomes. Une ligne nord-ouest — sud-est coupe le département : la zone bretonnante inclut dans sa limite orientale les communes d'Ambon, Berric, Sulniac, Treffléan, Plaudren, Saint-Jean-Brévelay, Bignan, Saint-Allouestre, Naizin, Kerfourn, Noyal et Croixanvec. Billiers, Muzillac, Noyal-Muzillac, La Vraie-Croix, Elven, Trédion, Plumelec, Billio, Guéhenno, Radenac, Réguiny, Crédin, Gueltas, Saint-Gonnery constituent la limite ouest du Gallo. Au cours du XXe siècle, avec la francisation de toute la zone bretonnante et la mobilité croissante de la population, cette frontière a progressivement perdu de son sens. Elle correspond cependant avec la répartition des écoles où l'on enseigne le breton aujourd'hui.

Les effectifs pondérés que fournit l'enquête Étude de l'histoire familiale menée par l'INSEE en 1999 sont de plus de 48 000 brittophones de plus de 18 ans pour ce seul département. S'y ajoutent notamment les effectifs des écoles bilingues qui se montent à 3 183 élèves à la rentrée 2005, ou encore les élèves suivant des cours de breton dans les établissements publics du secondaire (plus de 900 en 2002/2003). La signalisation routière bilingue (français/breton) est de plus en plus utilisée dans le département y compris sur sa partie gallèse. Le breton vannetais diffère par de nombreux aspects de ses homologues Léonard, cornouaillais et trégorois.

Musées

Article détaillé : Liste des musées du Morbihan.

Musique

Festivals

Salles de concert

Autres événements culturels

  • Festival Photo La Gacilly
  • La Semaine du Golfe. Le conseil général a décidé à la fin des années 1990 un évènement original dans le domaine maritime afin de mettre en avant les avantages nautiques et culturels du Golfe. La semaine du Golfe se déroule durant la semaine de l’Ascension dans 17 ports adhérents à cet évènement : Arradon, Arzon, Auray, Baden, Crac'h, Île-d'Arz, Île-aux-Moines, Larmor-Baden, Le Bono, Le Hézo, Locmariaquer, Plougoumelen, Saint-Armel, Saint-Gildas-de-Rhuys, Sarzeau, Séné, Vannes.

Gastronomie

La gastronomie dans le Morbihan occupe une place très importante. Elle dispose de nombreuses recettes des plus variées en passant du salé ou sucré. La gastronomie morbihannaise renferme beaucoup de spécialités de terroirs, artisanales, etc. L’alimentation bretonne présente donc des recettes très connues, des galettes et crêpes bretonnes au kouign-amann ainsi que les huîtres.

La galette de blé noir

L’introduction de l’ingrédient principal de la galette bretonne est à aller chercher au moment des Croisades. C’est au XIIe siècle, et en Asie, que les Croisés ont aperçu pour la première fois des fleurs roses s’étendant à perte de vue. Ces fleurs renferment le secret du blé noir. Ainsi, les Croisés s’empressent d’apporter leur trouvaille en Europe mais ils se rendent vite compte que sa culture n’est pas facile. Par conséquent, sa production est faible jusqu’à trouver un lieu d’implantation plus favorable, c’est-à-dire en Bretagne. La galette bretonne trouve un succès de par sa multitude de possibilités de garnitures.

Monuments historiques

Bibliographie

Notes et références

  1. « Raymond Le Deun, nouveau préfet du Morbihan », ouest-france.fr, (consulté le 21 avril 2016)
  2. Jean-Pierre Leguay, Histoire de Vannes et de sa région, Privat, , p. 183.
  3. Charte graphique du Département du Morbihan
  4. Gérard Le Bouëdec, Le Morbihan : de la préhistoire à nos jours, Editions Bordessoules, , p. 12.
  5. Bernard Hallégouët, Yannick Lageat, Dominique Sellier, « La Bretagne armoricaine (France) revisitée. Nouveaux regards sur l'évolution des formes dans un massif ancien classique », Bulletin de l'Association de géographes français, vol. 85, no 2,‎ , p. 220.
  6. [PDF] Florence Cagnard, Carte géologique harmonisée du département du Morbihan. Notice technique, Rapport final, BRGM/RP-56656-FR, 2009, p. 3
  7. Gérard Le Bouëdec, Le Morbihan : de la préhistoire à nos jours, Editions Bordessoules, , p. 14.
  8. Atlas de l'environnement : Le Climat, Observatoire de l'environnement du Morbihan.
  9. « Population légale 2008 du Morbihan », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  10. « Unité urbaine de Lorient », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  11. « Unité urbaine de Vannes », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  12. « Unité urbaine d'Auray », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  13. « Unité urbaine de Hennebont », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  14. « Unité urbaine de Pontivy », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  15. « Unité urbaine de Locmiquélic », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  16. « Aire urbaine de Lorient », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  17. « Aire urbaine de Vannes », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  18. « Aire urbaine d'Auray », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  19. « Aire urbaine de Pontivy », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  20. « Aire urbaine de Ploërmel », sur www.insee.fr, (consulté le 13 août 2011)
  21. Observatoire départemental du tourisme
  22. Histoire de la langue bretonne par Hervé Abalain, Les Universels Gisserot

Articles connexes

Liens externes