Montbrison (Loire)

Montbrison
Une vue du dôme du palais de justice de Montbrison.
Une vue du dôme du palais de justice de Montbrison.
Blason de Montbrison
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Montbrison (chef-lieu)
Canton Montbrison
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Loire Forez
Maire
Mandat
Christophe Bazile
2014-2020
Code postal 42600
Code commune 42147
Démographie
Gentilé Montbrisonnais, Montbrisonnaises
Population
municipale
15 689 hab. (2014 en augmentation de 4,77 % par rapport à 2009)
Densité 961 hab./km2
Population
aire urbaine
31 696 hab. (2014)
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 30″ nord, 4° 03′ 57″ est
Altitude 399 m
Min. 370 m
Max. 552 m
Superficie 16,33 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-montbrison.fr

Montbrison est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Montbrison, cité historique mentionnée dès la fin du XIe siècle, est considérée comme la capitale historique du Forez. De ce passé prestigieux, la cité conserve un patrimoine important, dont la collégiale Notre-Dame-d’Espérance est l’illustration la plus imposante. La ville dispose d'un centre-ville très commercial avec 280 commerces et un marché hebdomadaire le samedi matin. Elle est classée « Ville fleurie 3 fleurs »[1].

C'est avec Roanne, l'une des deux sous-préfectures du département de la Loire. Elle a fusionné avec Moingt en 1973.

Géographie

Montbrison fait partie du Forez. La ville se situe à la limite de la plaine du Forez, au pied des Monts du Forez. Montbrison est à 75 km de Lyon par les Monts du Lyonnais et 37 km de Saint-Étienne. La gare de chemin de fer est sur la ligne Saint-Étienne - Clermont-Ferrand.

Montbrison est arrosée par les rivières Vizézy et Moingt.

Climat

Montbrison est soumise à un climat semi-continental d'abri (Cfb sur la classification de Köppen : "climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré"). La pluviométrie relativement faible (699 mm par an en moyenne) s'explique par l'ombre pluviométrique créée par les Monts du Forez à l'ouest et au sud, directement liée à l'effet de foehn. C'est aussi lors des phénomènes de fœhn que la commune est soumise à des températures anormalement élevées pour la saison, lorsque le vent du Midi souffle.

Tableau climatologique de Montbrison sur la période 1982-2012, à 394 m d'altitude.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,3 −0,8 1,8 4,3 7,9 11,3 13,3 13 10,5 6,4 2,8 0 5,8
Température moyenne (°C) 2,1 3,3 6,9 9,6 13,4 17 19,4 19,1 16 11,1 6,4 3,1 10,6
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,4 12 15 19 22,8 25,6 25,2 21,6 15,9 10 6,2 15,5
Précipitations (mm) 40 38 43 50 79 83 57 75 75 61 56 42 699
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,6
−1,3
40
 
 
 
7,4
−0,8
38
 
 
 
12
1,8
43
 
 
 
15
4,3
50
 
 
 
19
7,9
79
 
 
 
22,8
11,3
83
 
 
 
25,6
13,3
57
 
 
 
25,2
13
75
 
 
 
21,6
10,5
75
 
 
 
15,9
6,4
61
 
 
 
10
2,8
56
 
 
 
6,2
0
42
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Histoire

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Vue de Montbrison.

Moingt (Aquae Segetae) apparaît dans la table de Peutinger, elle abritait un imposant sanctuaire dédié à la déesse Segeta prenant la forme d'un complexe de bains monumental.

La plus ancienne mention de Montbrison est l'acte de fondation de l'hôpital à la fin du XIe siècle[2].

La ville et le château de Montbrison dans l'armorial de Guillaume Revel, vers 1450.

La ville de Montbrison se développa autour du château des comtes du Forez, dont elle devient la capitale à une date inconnue.

Elle est ravagée à plusieurs reprises par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Le 23 décembre 1428, Marie de Berry autorise la construction de murailles sur requête des habitants de Montbrison et du doyen de l'église collégiale Notre-Dame pour éviter de nouveaux saccages[3]. François Ier la rattacha à la Couronne. Pendant les guerres de religion (France), Montbrison est prise et pillée par les protestants du Baron des Adrets en 1562. La garnison est jetée du haut des remparts sur les piques des protestants[4].

Le couvent de la Visitation fut fondé en 1643 en pleine période de disette.

Dans les années 1648-1653, sévit une crise due aux mauvaises récoltes (disette et peste).

Le couvent des Augustines (Ordre des Augustins) est fondé en 1654.

  • 1659 : création de l'Hôpital général (ou Charité) pour enfermer les pauvres.
  • 1754 : Louis Mandrin, le « capitaine des contrebandiers », passe à Montbrison.
  • En 1783 éclate une crise du clergé et des ordres religieux.
Le Vizézy au centre ville.
  • En 1789, le Marquis de Rostaing, président de l'assemblée du département, devient député du tiers état aux États généraux décidés par le roi. Dans chaque paroisse ou communauté d'habitants, on rédige un cahier de doléances lors des réunions de l'assemblée générale du tiers état ou des assemblées des trois ordres.
  • En 1792, face à la menace ennemie aux frontières, on proclame la patrie en danger. C’est la conscription en masse, 5 000 hommes de Rhône-et-Loire partent. Le bataillon de Rhône-et-Loire fut le premier à chanter la Marseillaise à Strasbourg. Les députés de Rhône-et-Loire à la Convention sont élus. Le 21 septembre 1792, l'abolition de la royauté est proclamée. Les communes proclament la « patrie en danger » (guerre contre l'Autriche) : les engagements sont volontaires. Un climat de guerre civile s’installe : expulsion des prêtres réfractaires et des communautés religieuses, confiscation des registres paroissiaux. Les Clarisses et les prêtres réfractaires de Montbrison se réfugient dans les Monts du Forez, où ils sont cachés par les paysans.
  • En 1795, Montbrison devient la préfecture de la Loire par décret de la Convention nationale[5]. Elle reste préfecture jusqu'en 1855.
  • En 1838, le premier tramway à chevaux de France est construit entre Montrond-les-Bains et Montbrison, en accotement de la route reliant ces deux villes.
  • Le couvent des Ursulines est fermé en 1851.
  • En 1892, jugement par la cour d'assises de Montbrison de l'anarchiste Ravachol, qui est guillotiné.
    Le jugement de Ravachol à la cour d'assises de Montbrison
  • En 1909, les becs électriques remplacent les becs de gaz.
  • En 1918, les Fonderies & Ateliers de Construction Chavanne-Brun-Tissages s'implantent à Montbrison.
  • En 1920, le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 est érigé, à l'époque à côté du portail de l'ancienne caserne de Vaux. Il fut transféré à la démolition de la caserne au jardin d'Allard, où il se trouve encore aujourd'hui. Au sujet de son inauguration en 1920 figure une anecdote parmi les plus intéressantes de l'histoire de Montbrison : le sénateur de la Loire Émile Reymond, tué au combat le 21 octobre 1914 (dont le buste figure au centre du monument aux morts), était un ami personnel du président de la République de l'époque Paul Deschanel. Ce dernier avait donc décidé de présider l'inauguration du monument aux morts, fixée à la date du 24 mai. Montbrison en fête s'était donc préparée à accueillir dignement le président de la République, à la mesure de l’événement à l'époque : le tout-Montbrison était en effet massé place Eugène-Beaune, sur laquelle avait été dressé un podium destiné à accueillir le chef de l'État, qui n'arrivera finalement jamais à Montbrison. En effet, parti la veille de Paris en train, Paul Deschanel tomba du train vers minuit aux alentours de Montargis (Loiret). Un garde barrière trouva le président de la République en pyjama sur la voie : « Mon ami, vous n'allez pas le croire, mais je suis le président de la République » lui dit-il. Le garde barrière ne le crut pas et lui répondit « Et moi, je suis le pape ! » ; mais l'invitant malgré tout chez lui pour passer la nuit et lui proposant son lit, il se rendit compte qu'il s'agissait effectivement d'un personnage important : il avait les pieds propres ! Et voilà comment Montbrison ne vit jamais de président de la République dans ses murs, comment cet épisode de la vie du président Deschanel fit la page de couverture du numéro 4030 du 29 mai 1920 du grand journal hebdomadaire de l'époque, L'Illustration et comment cet événement fit rire la France entière et apporta pendant quelque temps à Montbrison une certaine notoriété[6]!.
  • En 1940, le Forez est occupé par les troupes allemandes entre le 19 et le 23 juin 1940, Montbrison étant en zone libre, les Allemands se retirent début juillet.
  • En 1944, installation des Maquis (Ex: Roche avec 120 hommes) attaqués le 7 août 1944 aux alentours de Lérigneux par les GMR et Allemands. Les maquis sont intégrés aux FFI, puis à l’armée régulière. Montbrison est libérée en août avec l'aide de ces maquis et des FFI.
  • En 1954, construction d'une station d'alimentation en eau potable.
  • En 1969, tournage de la série télévisée Jacquou le Croquant.
  • En 1972, la fourme d'Ambert et de Montbrison, bénéficie d'une AOC.
  • En 2002, la fourme de Montbrison, bénéficie de sa propre AOC (AOP depuis 2010).

L'ancienne commune de Moingt lui est associée depuis 1973. Les habitants de Moingt ont été consultés le 18 octobre 2009 sur le fait de procéder à une fusion complète des deux communes. Après plusieurs consultations des habitants de Moingt, la fusion simple de Montbrison et de Moingt a été prononcée par le préfet par arrêté le 14 mars 2012. Elle est effective depuis le [7].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Montbrison sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Montbrison Maire Christophe Bazile 2014 2020
Départementales Montbrison Conseillers départementaux Jean-Yves Bonnefoy
Annick Brunel[8]
mars 2015 2021
Législatives 6e circonscription Député Julien Borowczyk
Régionales Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2021
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron

Administration municipale

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Montbrison.

Politique environnementale

En 2010 est construit l'hôtel de Loire-Forez, nouvel hôtel de la communauté d'agglomération Loire-Forez, avec toiture terrasse végétalisée et chaudière bois[9].

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[10],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 15 689 habitants[Note 2], en augmentation de 4,77 % par rapport à 2009 (Loire : +1,5 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 000 4 703 5 400 5 486 5 265 6 266 7 054 7 003 8 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 456 7 201 6 475 6 987 6 363 7 006 7 369 7 086 7 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 520 7 631 7 707 7 800 7 645 7 783 7 756 7 934 8 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
10 697 11 213 12 451 13 280 14 064 14 589 15 127 15 324 15 689
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La ville comporte un lycée public d'enseignement général et technologique, le lycée de Beauregard, le collège public Mario Meunier ainsi que des établissements privés, parmi lesquels l'ensemble scolaire catholique Saint Aubrin avec le collège Victor de Laprade, ou encore l'école élémentaire Saint Charles.

Santé

Le Centre Hospitalier de Montbrison et la Clinique Nouvelle du Forez sont les principales infrastructures médicale de la ville.

Cultes

Économie

Lieux et monuments

Voies et lieux-dits

478 odonymes recensés à Montbrison
au 27 avril 2014
Allée Avenue Bld Carrefour Chemin Impasse Montée Passage Place Quai Route Rue Square Voie Autres Total
92 17 11 0 36 58 [N 1] 3 [N 2] 4 [N 3] 23 [N 4] 4 [N 5] 9 179 [N 6] 1 [N 7] 0 41 [N 8] 478
Notes « N »
  1. Dont Impasse du 19-Mars-1962 et Impasse du 8-Mai.
  2. Montée de Rigaud, Montée des Visitandines et Montée Sainte-Claire.
  3. Passage Bourgneuf, Passage du Petit Pont, Passage du Puits du Bouchet et Passage Sainte-Anne.
  4. Dont Place du 19-Mars-1962 et Place du 11-Novembre.
  5. Quai de l'Ancien Hôpital, Quai de l'Astrée, Quai des Eaux Minérales et Quai Saint-Jean.
  6. Dont Rue du 8-Mai.
  7. Square Honoré d'Urfé.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & ville-montbrison.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites

La collégiale Notre-Dame d'Espérance.
  • La Diana : la salle héraldique de La Diana a été aménagée aux environs de l’an 1300 par le comte Jean Ier de Forez. Un ensemble de 1970 blasons de l’époque décore sa voûte ogivale en bois, unique en France par son ancienneté. Les États de la province se réunirent dans ce haut lieu de l'histoire médiévale du forez, et François Ier y fut accueilli en 1536. La Ville de Montbrison l’acquit en 1862, à l’instigation du Duc de Persigny, ministre de Napoléon III et forézien, la restaura, y installa la Société Historique et Archéologique du Forez, qui en prit le nom, et y aménagea une bibliothèque. Le musée archéologique, créé dès 1881, témoigne de la richesse du passé forézien à travers des collections paléolithiques, néolithiques, protohistoriques, et médiévales. Un trésor d’orfèvrerie gallo-romaine y est également exposé.
  • La Tour des Adrets
  • La Collégiale Notre-Dame d'Espérance : La collégiale a été fondée par le Comte Guy IV, Comte de Forez. La construction de cette église gothique s’échelonne sur presque deux siècles et demi (1223-1466). Classée "monument historique", tout comme l’orgue Callinet qui y est installé, elle a figuré sur la toute première liste des monuments historiques de Prosper Mérimée en 1840[13]. Avec sa belle architecture, elle est le cœur de la cité et une des plus belles églises de toute la région. La tour-clocher du XVe siècle, épaulée de contreforts, contribue à donner à la façade un aspect imposant.
  • La Tombe de Pierre Michel Moisson-Desroches au cimetière de Montbrison : il est le premier en France à avoir écrit sur le chemin de fer en 1814 dans un mémoire à Napoléon Ier.
  • Le Musée d'Allard : Il comprend notamment une importante collection de jouets de la société française Gégé[14].
  • Le 'Temple de Montbrison de l'Église réformée, ancienne église Sainte-Anne : La nouvelle église Sainte-Anne qui était liée à l'Hôtel-Dieu de Montbrison a été reconstruite à partir de 1729. Elle a été bénie le 27 avril 1734. L'église a servi de chapelle à l'hôpital jusqu'en 1975 date à laquelle l'hôpital est transféré à l'établissement de Beauregard.
    C'est le 4 mai 1996 que l'Église réformée de Saint-Étienne et du Forez a célébré un culte de reconnaissance dans l'ancienne église et a procédé à l'inauguration officielle du temple de Montbrison.
  • La Commanderie Saint-Jean-des-Près[16],[17], impasse de la commanderie : par des actes faits en 1154 et 1156, le comte de Forez Guigues II a fondé un hôpital dont il a confié la direction au chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, ordre des hospitaliers. Ceux-ci ont rapidement accru leur patrimoine par des achats de propriétés à proximité et ont fait construire la commanderie. La commanderie est saisie en 1790 comme biens du clergé et vendue en 1791 à Claude Masset. Les bâtiments conventuels ont été détruits en 1970.
    Inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1991, elle est rachetée en juillet 1998 par la Société Historique et Archéologique du Forez « La Diana » qui a entrepris d'en assurer la restauration.
  • La Mairie : elle occupe les anciens bâtiments du couvent des Cordeliers[18].
    Médiathèque
  • Médiathèque Loire-Forez : elle est située depuis 2015 dans l’ancienne église réhabilitée du couvent des Cordeliers[19].
  • La Sous-préfecture de Montbrison : elle se trouve dans les anciens bâtiments du collège des Oratoriens fondé en 1624 mais reconstruit à la suite d'un incendie en 1783. Jean-Baptiste Massillon a été professeur au collège pendant deux ans à partir de 1687.
  • Le Tribunal de Grande Instance ou Palais de Justice de Montbrison : Il se trouve dans les bâtiments du couvent de la Visitation qui été installé à Montbrison en 1643.
    L'église Saint-Marie est construite en 1700-1701. Elle est couronnée d'un dôme construit par l'architecte dijonnais Martin de Noinville, élève de Mansart. On installe en 1717 une horloge.
    En 1768 a été entrepris la construction d'un grand corps de bâtiment sur les plans de l'architecte de Montbrison, Durand Aubert.
  • Le Théâtre des Pénitents : il occupe les bâtiments de l'ancienne chapelle des Pénitents Blancs de la confrérie de Confalon. Il a été créé à la suite de celles de Paris et de Lyon à l'initiative de Anne d'Urfé (1555-22 juin 1621), bailli de Forez, en 1591. D'abord établie dans la chapelle du couvent des Cordeliers, elle fit construire une nouvelle chapelle dans laquelle elle s'installa en 1731. Souhaitant agrandir la chapelle, les pénitents s'adressèrent à l'architecte lyonnais et entrepreneur Joseph Linossier. L'ouvrage réalisé montre une certaine parenté avec l'art de Jacques-Germain Soufflot sans qu'on puisse établir une liaison entre ces deux architectes. Le prix fait a été signé le 20 août 1762. La livraison de l'ouvrage terminé était prévu pour la Noël 1762. À la Révolution, la chapelle a été vendue. En 1874 on envisagea d'y installer un marché aux poissons. Elle est restée en mains privées jusqu'en 1965, date à laquelle la commune de Montbrison l'acheta et la restaura pour en faire une Maison des Jeunes et de la Culture puis un centre d'animation culturel.
  • L'Église Saint-Pierre : reconstruite vers 1870 dans un style néogothique à l'initiative du curé Louis Charles Ollagnieb (1818-1911) quand il est nommé à la paroisse Saint-Pierre en 1862 ; elle est bénie le 3 mai 1873 par l'archevêque de Lyon, Jacques Marie Achille Ginoulhiac ; le clocher est terminé en 1874.
  • Les Quais du Vizezy et Ponts qui franchissent la rivière :
  • L'Ancien Hôtel-Dieu Sainte-Anne : c'est en 1220 que Gui IV, comte de Forez, transfère l'Hôtel-Dieu créé dans l'enceinte du château de Montbrison en 1090 sur la rive droite de la Vizézy, près de la collégiale dont il va entreprendre la construction en 1223.
    Le bâtiment actuel a été reconstruit entre 1786 et 1788. En 1926, un don permet de rehausser le bâtiment d'un étage. En 1971 il a été décidé d'édifier un nouvel hôpital à Beauregard qui ouvre en 1975. L'ancien Hôtel-Dieu est alors occupé par des associations.
  • Moingt[26] : cette ancienne commune a fusionné avec Montbrison en 1973. Ancienne station thermale gallo-romaine, Aquae Segetae, elle a conservé plusieurs vestiges de bâtiments de cette époque : les anciens thermes romains dans le Clos Sainte-Eugénie, et le théâtre romain. On peut voir l'église Saint-Julien-d'Antioche, construite au XIe siècle et reconstruite partiellement au XVe siècle, avec son clocher roman. De ses anciens remparts, il reste la tour de la Porte des Sarrasins.
    Article détaillé : Moingt.

Espaces verts

En 2014, Montbrison est récompensée par trois fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris[27]. 16 jardiniers de la Mairie produisent intégralement les quelque 120 000 plantes, fleurs et arbustes qui chaque année embellissent Montbrison.

  • Le Jardin d'Allard : Gentilhomme montbrisonnais, Jean-Baptiste d’Allard fit aménager sous le Premier Empire un immense jardin derrière son hôtel particulier, jardin qui devint le premier parc public du département de la Loire. Le parc fut orné de nombreuses curiosités, peuplé de chevreuils, de cerfs, de cygnes et de paons. Il abrite de nombreuses espèces locales mais aussi une intéressante collection d’essences exotiques originaires notamment d’Amérique du Nord. Aujourd'hui, même si le jardin d'Allard ne possède plus sa superficie originelle, il reste un lieu de détente et de calme pour de nombreux Montbrisonnais.

Culture

Blasonnement

Différents blasonnements sont connus :

De gueules, à une tour crènelée d'argent tenant à un mur crènelé de même ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.'
D'azur, au château d'argent sommé de trois girouettes d'or et trois fleurs de lis d'or en chef.
D'or, au chevron de gueules, chargé d'un croissant d'argent.

Selon Marguerite Fournier-Néel (Montbrison cœur du Forez page 11) les armes de Montbrison sont de gueules à la montagne d'or sommée d'un château de même, au chef cousu de France.

Le site notrefamille.com donne une description très précise : de gueules, à la tour crénelée de cinq pièces, senestrée d'un avant-mur crénelé de huit, le tout d'or ; la tour et le mur ouverts, ajourés et maçonnés de sable ; au chef cousu d'azur à trois fleurs de lys d'or

Devise

Ad explandum hostile scelus.

Personnalités liées à la commune

Artistes et littéraires

  • Antoine du Verdier (1544-1600), bibliographe né à Montbrison.
  • Barthélemy Parrocel (1595-1660), peintre né à Montbrison.
  • Suzanne du Plessis-Bellière (1605-1705), femme d'esprit à l'origine des premiers salons littéraires, exilée à Montbrison de 1661 à 1665.
  • Hector du Lac de la Tour-d'Aurec (1771-1826), officier des dragons, membre de l'Académie de Lyon, archéologue et historien forézien.[réf. nécessaire]
  • Victor de Laprade (1812- 1882), poète, académicien, homme de lettres et homme politique né à Montbrison.
  • Henry J.-M. Levet (1874-1906), poète né à Montbrison.
  • Marie-Alain Couturier (1897-1954), père dominicain, artiste et théoricien de l'art né à Montbrison.
  • Pierre Boulez (1925-2016), compositeur et chef d'orchestre né à Montbrison.
  • Muriel Robin (1955-), humoriste et actrice née à Montbrison.
  • Christophe Agou (1969-2015), photographe et cinéaste né à Montbrison.
  • Satya Oblette (1976-) mannequin français qui a été élève du collège Mario Meunier à Montbrison de 1987 à 1991.
  • Mickey 3D, groupe de musique fondé en 1996 à Montbrison.

Entrepreneurs

Militaires

Politiques

Religieux, ecclésiastiques

Scientifiques

Sportifs

  • Benoît Faure (1899-1980), coureur cycliste surnommé la Souris, mort à Montbrison.
  • Yves Triantafilos (1948-), footballeur né à Montbrison.
  • Alain Thinet, (1953- ) entraîneur de basket-ball né à Montbrison.
  • Philippe Delaye (né en 1975), footballeur professionnel né à Montbrison.
  • Astrid Chazal (1989-), joueuse de football et coureuse cycliste née à Montbrison.
  • Guillaume Cizeron (né en 1994) champion du monde de patinage artistique né à Montbrison.

Sports

Sports d'hiver

• Station de Chalmazel (alpin) : 8 remontées mécanique à 30km de Montbrison.

• Station de Prabouré (alpin & nordique): 3 remontées mécanique à 30 km de Montbrison.

•Col de la Loge / La Chamba (ski nordique) à 43 km de Montbrison.

Basket-ball

Tennis de table

  • Tennis Club de Table Montbrisonnais

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références

  1. Les villes et villages fleuris : Montbrison, sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris », consulté le 21 juillet 2014
  2. "Domus hospitalis pauperum in castello Montisbrisonis", 1077-1097, La Mure, t.III, p. 21.
  3. Hector du Lac de la Tour d'Aurec, Précis historique et statistique du département de la Loire : Forest. [Volume 1], Le Puy-en-Velay, imprimerie J. B. La Combe, , 284 p., page 260
  4. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, 1980 (ISBN 2-7242-0785-8), p 232
  5. Étienne Brossard et Joseph de La Poix de Fréminville Nugue, Histoire du département de la Loire, 1907. Le décret daté du 6 fructidor an III (23 août 1795) désigne Montbrison chef-lieu de la Loire, département 'divisé' du Rhône par le décret du 29 brumaire an II (19 novembre 1793). Feurs avait été jusque là le chef-lieu les deux premières années.
  6. L'Illustration, n°4030, 29 mai 1920
  7. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=42&codecom=147
  8. « Résultats des élections départementales 2015 - Loire (42) - canton de Montbrison (07) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 31 mai 2015).
  9. « L'exemplaire hôtel de Loire-Forez », Le Moniteur, no 5579,‎ , p. 43 (ISSN 0026-9700).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  13. rapport au ministre de la liste des monuments pour lesquels des secours ont été demandés, 1840
  14. « "Jouets, jouez...etc." », sur Ville-montbrison.fr (consulté le 24 juin 2011)
  15. La Diana : Commanderie Saint-Jean-des-Près
  16. Notice no PA00117692, base Mérimée, ministère français de la Culture : Commanderie de Saint-Jean-des-Prés]
  17. Mairie de Montbrison : Les plus célèbres bâtiments de Montbrison
  18. Cécile Verrier, « Le chantier de la médiathèque Loire-Forez bat son plein », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
  19. Mairie de Montbrison : Moingt la romaine
  20. « Les villes et villages fleuris », sur le site officiel du « Concours des villes et villages fleuris » (consulté le 20 juillet 2014).

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jérôme Sagnard, Montbrison, Éditions Alan Sutton, collection Mémoires en images, 2000, 128 p.  (ISBN 2-84253-532-4)

Liens externes