Montbrison (Loire)

Montbrison
Montbrison (Loire)
Une vue du dôme du palais de justice de Montbrison.
Blason de Montbrison
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire (sous-préfecture)
Arrondissement Montbrison (chef-lieu)
Canton Montbrison
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Loire Forez
Maire
Mandat
Christophe Bazile
2014-2020
Code postal 42600
Code commune 42147
Démographie
Gentilé Montbrisonnais, Montbrisonnaises
Population
municipale
15 526 hab. (2015 en augmentation de 1,48 % par rapport à 2010)
Densité 951 hab./km2
Population
aire urbaine
33 886 hab. (2016)
Géographie
Coordonnées 45° 36′ 30″ nord, 4° 03′ 57″ est
Altitude 399 m
Min. 370 m
Max. 552 m
Superficie 16,33 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-montbrison.fr

Montbrison (/mɔ̃.bʁi.zɔ̃/) est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Montbrison, cité historique mentionnée dès la fin du XIe siècle, est considérée comme la capitale historique du Forez. De ce passé prestigieux, la cité conserve un patrimoine important, dont la collégiale Notre-Dame-d’Espérance est l’illustration la plus imposante.

Montbrison est, avec Roanne, l'une des deux sous-préfectures du département de la Loire. Elle a fusionné avec Moingt en 1973.

Géographie

Montbrison fait partie du Forez. La ville se situe à la limite de la plaine du Forez, au pied des Monts du Forez. Montbrison est à 75 km de Lyon par les Monts du Lyonnais et 37 km de Saint-Étienne. La gare de chemin de fer est sur la ligne Saint-Étienne - Clermont-Ferrand.

Montbrison est arrosée par les rivières Vizézy et Moingt.

Climat

Montbrison est soumise à un climat semi-continental d'abri (Cfb sur la classification de Köppen : "climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré"). La pluviométrie relativement faible (699 mm par an en moyenne) s'explique par l'ombre pluviométrique créée par les Monts du Forez à l'ouest et au sud, directement liée à l'effet de foehn. C'est aussi lors des phénomènes de fœhn que la commune est soumise à des températures anormalement élevées pour la saison, lorsque le vent du Midi souffle.

Tableau climatologique de Montbrison sur la période 1982-2012, à 394 m d'altitude.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,3 −0,8 1,8 4,3 7,9 11,3 13,3 13 10,5 6,4 2,8 0 5,8
Température moyenne (°C) 2,1 3,3 6,9 9,6 13,4 17 19,4 19,1 16 11,1 6,4 3,1 10,6
Température maximale moyenne (°C) 5,6 7,4 12 15 19 22,8 25,6 25,2 21,6 15,9 10 6,2 15,5
Précipitations (mm) 40 38 43 50 79 83 57 75 75 61 56 42 699
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
5,6
−1,3
40
 
 
 
7,4
−0,8
38
 
 
 
12
1,8
43
 
 
 
15
4,3
50
 
 
 
19
7,9
79
 
 
 
22,8
11,3
83
 
 
 
25,6
13,3
57
 
 
 
25,2
13
75
 
 
 
21,6
10,5
75
 
 
 
15,9
6,4
61
 
 
 
10
2,8
56
 
 
 
6,2
0
42
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Histoire

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Vue de Montbrison.

Moingt (Aquae Segetae) apparaît dans la table de Peutinger, elle abritait un imposant sanctuaire dédié à la déesse Segeta prenant la forme d'un complexe de bains monumental.

La plus ancienne mention de Montbrison est l'acte de fondation de l'hôpital à la fin du XIe siècle[1].

La ville et le château de Montbrison dans l'armorial de Guillaume Revel, vers 1450.

La ville de Montbrison se développe autour du château des comtes du Forez, dont elle devient la capitale à une date inconnue.

Elle est ravagée à plusieurs reprises par les Anglais pendant la guerre de Cent Ans. Le 23 décembre 1428, Marie de Berry autorise la construction de murailles sur requête des habitants de Montbrison et du doyen de l'église collégiale Notre-Dame pour éviter de nouveaux saccages[2]. François Ier la rattache à la Couronne. Pendant les guerres de religion (France), Montbrison est prise et pillée par les protestants du Baron des Adrets en 1562. La garnison est jetée du haut des remparts sur les piques des protestants[3].

Le couvent de la Visitation est fondé en 1643 en pleine période de disette.

Dans les années 1648-1653, sévit une crise due aux mauvaises récoltes (disette et peste).

Le couvent des Augustines (Ordre des Augustins) est fondé en 1654.

  • 1659 : création de l'Hôpital général (ou Charité) pour enfermer les pauvres.
  • 1754 : Louis Mandrin, le « capitaine des contrebandiers », passe à Montbrison.
  • En 1783, éclate une crise du clergé et des ordres religieux.
Le Vizézy au centre ville.
  • En 1789, le Marquis de Rostaing, président de l'assemblée du département, devient député du tiers état aux États généraux décidés par le roi. Dans chaque paroisse ou communauté d'habitants, on rédige un cahier de doléances lors des réunions de l'assemblée générale du tiers état ou des assemblées des trois ordres.
  • En 1792, face à la menace ennemie aux frontières, on proclame la patrie en danger. C’est la conscription en masse, 5 000 hommes de Rhône-et-Loire partent. Le bataillon de Rhône-et-Loire fut le premier à chanter la Marseillaise à Strasbourg. Les députés de Rhône-et-Loire à la Convention sont élus. Le 21 septembre 1792, l'abolition de la royauté est proclamée. Les communes proclament la « patrie en danger » (guerre contre l'Autriche) : les engagements sont volontaires. Un climat de guerre civile s’installe : expulsion des prêtres réfractaires et des communautés religieuses, confiscation des registres paroissiaux. Les Clarisses et les prêtres réfractaires de Montbrison se réfugient dans les Monts du Forez, où ils sont cachés par les paysans.
  • En 1795, Montbrison devient la préfecture de la Loire par décret de la Convention nationale[4]. Elle le reste jusqu'en 1855.
  • En 1838, le premier tramway à chevaux de France est construit entre Montrond-les-Bains et Montbrison, en accotement de la route reliant ces deux villes.
  • Le couvent des Ursulines est fermé en 1851.
  • En 1892, jugement par la cour d'assises de Montbrison de l'anarchiste Ravachol, qui est guillotiné.
    Le jugement de Ravachol à la cour d'assises de Montbrison
  • En 1909, les becs électriques remplacent les becs de gaz.
  • En 1918, les Fonderies & Ateliers de Construction Chavanne-Brun-Tissages s'implantent à Montbrison.
  • En 1920, le monument aux morts de la guerre de 1914-1918 est érigé, à l'époque à côté du portail de l'ancienne caserne de Vaux. Il est transféré à la démolition de la caserne au jardin d'Allard, où il se trouve encore aujourd'hui. Au sujet de son inauguration en 1920 figure une anecdote parmi les plus intéressantes de l'histoire de Montbrison : le sénateur de la Loire Émile Reymond, tué au combat le 21 octobre 1914 (dont le buste figure au centre du monument aux morts), est un ami personnel du président de la République de l'époque Paul Deschanel. Ce dernier décide donc de présider l'inauguration du monument aux morts, fixée à la date du 24 mai. Montbrison en fête se prépare donc à accueillir dignement le président de la République, à la mesure de l’événement à l'époque : le tout-Montbrison est en effet massé place Eugène-Beaune, sur laquelle est dressé un podium destiné à accueillir le chef de l'État, qui n'arrivera finalement jamais à Montbrison. En effet, parti la veille de Paris en train, Paul Deschanel tombe du train vers minuit aux alentours de Montargis (Loiret). Un garde barrière trouve le président de la République en pyjama sur la voie : « Mon ami, vous n'allez pas le croire, mais je suis le président de la République » lui dit-il. Le garde barrière ne le croît pas et lui répond « Et moi, je suis le pape ! » ; mais l'invitant malgré tout chez lui pour passer la nuit et lui proposant son lit, il se rend compte qu'il s'agit effectivement d'un personnage important : il a les pieds propres ! Et voilà comment Montbrison ne vit jamais de président de la République dans ses murs, comment cet épisode de la vie du président Deschanel fit la page de couverture du numéro 4030 du 29 mai 1920 du grand journal hebdomadaire de l'époque, L'Illustration et comment cet événement fit rire la France entière et apporta pendant quelque temps à Montbrison une certaine notoriété[5] !
  • En 1940, le Forez est occupé par les troupes allemandes entre le 19 et le 23 juin 1940, Montbrison étant en zone libre, les Allemands se retirent début juillet.
  • En 1944, installation des Maquis (Ex: Roche avec 120 hommes) attaqués le 7 août 1944 aux alentours de Lérigneux par les GMR et Allemands. Les maquis sont intégrés aux FFI, puis à l’armée régulière. Montbrison est libérée en août avec l'aide de ces maquis et des FFI.
  • En 1954, construction d'une station d'alimentation en eau potable.
  • En 1969, tournage de la série télévisée Jacquou le Croquant.
  • En 1972, la fourme d'Ambert et de Montbrison, bénéficie d'une AOC.
  • En 2002, la fourme de Montbrison, bénéficie de sa propre AOC (AOP depuis 2010).

L'ancienne commune de Moingt lui est associée depuis 1973. Les habitants de Moingt ont été consultés le 18 octobre 2009 sur le fait de procéder à une fusion complète des deux communes. Après plusieurs consultations des habitants de Moingt, la fusion simple de Montbrison et de Moingt a été prononcée par le préfet par arrêté le 14 mars 2012. Elle est effective depuis le [6].

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Montbrison sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Montbrison Maire Christophe Bazile 2014 2020
Départementales Montbrison Conseillers départementaux Jean-Yves Bonnefoy
Annick Brunel[7]
mars 2015 2021
Législatives 6e circonscription Député Julien Borowczyk
Régionales Auvergne-Rhône-Alpes Président du conseil régional Laurent Wauquiez 2021
Présidentielles France Président de la République Emmanuel Macron

Administration municipale

Liste des maires

Article détaillé : Liste des maires de Montbrison.

Politique environnementale

En 2010, est construit l'hôtel de Loire-Forez, nouvel hôtel de la communauté d'agglomération Loire-Forez, avec toiture terrasse végétalisée et chaudière bois[8].

Jumelages

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[9],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 15 526 habitants[Note 2], en augmentation de 1,48 % par rapport à 2010 (Loire : +1,4 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
5 0004 7035 4005 4865 2656 2667 0547 0038 047
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 4567 2016 4756 9876 3637 0067 3697 0867 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
7 5207 6317 7077 8007 6457 7837 7567 9348 521
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
10 69711 21312 45113 28014 06414 58915 12715 32415 526
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La ville comporte un lycée public d'enseignement général et technologique, le lycée de Beauregard, un collège public (le plus grand de France[12]), le collège Mario Meunier, ainsi que des établissements privés, parmi lesquels l'ensemble scolaire catholique Saint Aubrin avec le collège Victor de Laprade, le lycée Saint-Paul Forez, le lycée professionnel JB d'Allard ou encore l'école élémentaire Saint Charles.

Santé

Le Centre Hospitalier de Montbrison et la Clinique Nouvelle du Forez sont les principales infrastructures médicale de la ville.

Cultes

Économie

Site et voies

Commune rattachée

Moingt[13] est une ancienne commune qui a fusionné avec Montbrison en 1973. Ancienne station thermale gallo-romaine, Aquae Segetae, elle a conservé plusieurs vestiges de bâtiments de cette époque : les anciens thermes romains dans le Clos Sainte-Eugénie, et le théâtre romain. On peut voir l'église Saint-Julien-d'Antioche, construite au XIe siècle et reconstruite partiellement au XVe siècle, avec son clocher roman. De ses anciens remparts, il reste la tour de la Porte des Sarrasins.

Article détaillé : Moingt.

Voies et lieux-dits

478 odonymes recensés à Montbrison
au 27 avril 2014
Allée Avenue Bld Carrefour Chemin Impasse Montée Passage Place Quai Route Rue Square Voie Autres Total
92 17 11 0 36 58 [N 1] 3 [N 2] 4 [N 3] 23 [N 4] 4 [N 5] 9 179 [N 6] 1 [N 7] 0 41 [N 8] 478
Notes « N »
  1. Dont Impasse du 19-Mars-1962 et Impasse du 8-Mai.
  2. Montée de Rigaud, Montée des Visitandines et Montée Sainte-Claire.
  3. Passage Bourgneuf, Passage du Petit Pont, Passage du Puits du Bouchet et Passage Sainte-Anne.
  4. Dont Place du 19-Mars-1962 et Place du 11-Novembre.
  5. Quai de l'Ancien Hôpital, Quai de l'Astrée, Quai des Eaux Minérales et Quai Saint-Jean.
  6. Dont Rue du 8-Mai.
  7. Square Honoré d'Urfé.
  8. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & ville-montbrison.fr & OpenStreetMap

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La Diana

La salle héraldique de La Diana est aménagée aux environs de l’an 1300 par le comte Jean Ier de Forez. Un ensemble de 1970 blasons de l’époque décore sa voûte ogivale en bois, unique en France par son ancienneté. Les États de la province se réunissent dans ce haut lieu de l'histoire médiévale du forez, et François Ier y est accueilli en 1536. La Ville de Montbrison l’acquiert en 1862, à l’instigation du Duc de Persigny, ministre de Napoléon III et forézien, la restaure, y installe la Société Historique et Archéologique du Forez, qui en prend le nom, et y aménage une bibliothèque. Le musée archéologique, créé dès 1881, témoigne de la richesse du passé forézien à travers des collections paléolithiques, néolithiques, protohistoriques, et médiévales. Un trésor d’orfèvrerie gallo-romaine y est également exposé.

La tour des Adrets

C'est une tour des anciennes fortifications.

La collégiale Notre-Dame d'Espérance

La collégiale Notre-Dame-d'Espérance de Montbrison est fondée par le Comte Guy IV, Comte de Forez. La construction de cette église gothique s’échelonne sur presque deux siècles et demi (1223-1466). Classée monument historique, tout comme l’orgue Callinet qui y est installé, elle figure sur la toute première liste des monuments historiques de Prosper Mérimée en 1840[15]. Avec sa belle architecture, elle est le cœur de la cité et une des plus belles églises de toute la région. La tour-clocher du XVe siècle, épaulée de contreforts, contribue à donner à la façade un aspect imposant.

La tombe de Pierre Michel Moisson-Desroches

Cette tombe située au cimetière de Montbrison Pierre Michel Moisson-Desroches, premier en France à avoir écrit sur le chemin de fer en 1814 dans un mémoire à Napoléon Ier.

Le musée d'Allard

Il comprend, notamment, une importante collection de jouets de la société française Gégé[16].

Églises Sainte-Anne

L'ancienne église Sainte-Anne est occupée depuis le par l'Église réformée de Saint-Étienne et du Forez.

La nouvelle église Sainte-Anne liée à l'Hôtel-Dieu de Montbrison est reconstruite à partir de 1729. Elle est bénie le 27 avril 1734. L'église sert de chapelle à l'hôpital jusqu'en 1975 date à laquelle l'hôpital est transféré à l'établissement de Beauregard.

La commanderie Saint-Jean-des-Près

Elle est située impasse de la commanderie ar des actes faits en 1154 et 1156, le comte de Forez Guigues fonde un hôpital dont il confie la direction au chevaliers de l'Ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, ordre des hospitaliers. Ceux-ci accroissent rapidement leur patrimoine par des achats de propriétés à proximité et font construire la commanderie. La commanderie est saisie en 1790 comme biens du clergé et vendue en 1791 à Claude Masset. Les bâtiments conventuels sont détruits en 1970[18],[19].
Inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1991, elle est rachetée en juillet 1998 par la Société Historique et Archéologique du Forez, la Diana, qui entreprend d'en assurer la restauration.

La mairie

Elle occupe les anciens bâtiments du couvent des Cordeliers[20].

Médiathèque, ancien couvent des cordeliers.

La médiathèque Loire-Forez

Elle est située depuis 2015 dans l’ancienne église réhabilitée du couvent des Cordeliers[21].

La sous-préfecture

Elle se trouve dans les anciens bâtiments du collège des Oratoriens fondé en 1624 mais reconstruit à la suite d'un incendie en 1783. Jean-Baptiste Massillon est professeur au collège pendant deux ans à partir de 1687.

Le tribunal de grande instance

Le palais de justice de Montbrison qui abrite le tribunal de grande instance se trouve dans les bâtiments de l'ancien couvent de la Visitation qui est installé à Montbrison en 1643. L'église du couvent, Saint-Marie, est construite en 1700-1701. Elle est couronnée d'un dôme construit par l'architecte dijonnais Martin de Noinville, élève de Mansart. On installe en 1717 une horloge.
En 1768, est entrepris la construction d'un grand corps de bâtiment sur les plans de l'architecte de Montbrison, Durand Aubert.

Le théâtre des Pénitents

Il occupe les bâtiments de l'ancienne chapelle des Pénitents Blancs de la confrérie de Confalon. Il est créé à la suite de celles de Paris et de Lyon à l'initiative de Anne d'Urfé (1555-22 juin 1621), bailli de Forez, en 1591. D'abord établie dans la chapelle du couvent des Cordeliers, la confrérie fait construire une nouvelle chapelle dans laquelle elle s'installe en 1731. Souhaitant agrandir la chapelle, les pénitents s'adressent à l'architecte lyonnais et entrepreneur Joseph Linossier. L'ouvrage réalisé montre une certaine parenté avec l'art de Jacques-Germain Soufflot sans qu'on puisse établir une liaison entre ces deux architectes. Le prix fait est signé le 20 août 1762. La livraison de l'ouvrage terminé est prévue pour la Noël 1762. À la Révolution, la chapelle est vendue. En 1874, on envisage d'y installer un marché aux poissons. Elle reste en mains privées jusqu'en 1965, date à laquelle la commune de Montbrison l’achète et la restaure pour en faire une Maison des jeunes et de la culture puis un centre d'animation culturel, le théâtre des Pénitents.

L'église Saint-Pierre

Reconstruite vers 1870 dans un style néogothique à l'initiative du curé Louis Charles Ollagnieb (1818-1911) quand il est nommé à la paroisse Saint-Pierre en 1862, elle est bénie le 3 mai 1873 par l'archevêque de Lyon, Jacques Marie Achille Ginoulhiac ; le clocher est terminé en 1874.

Les quais du Vizezy et les ponts

Le Vizezy est la rivière qui traverse la ville. De nombreux ponts sont nécessaires pour la franchir.

L'ancien Hôtel-Dieu Sainte-Anne

C'est en 1220 que Gui IV, comte de Forez, transfère l'Hôtel-Dieu, créé dans l'enceinte du château de Montbrison en 1090, sur la rive droite de la Vizézy, près de la collégiale dont il va entreprendre la construction en 1223.
Le bâtiment actuel est reconstruit entre 1786 et 1788. En 1926, un don permet de rehausser le bâtiment d'un étage. En 1971, il est décidé d'édifier un nouvel hôpital dans le quartier de Beauregard qui ouvre en 1975. L'ancien Hôtel-Dieu est alors occupé par des associations.

La chapelle Sainte-Eugénie

Article détaillé : Chapelle Sainte-Eugénie de Moingt.

Espaces verts

Fleurissement

En 2017, Montbrison est récompensée par trois fleurs au palmarès du concours des villes et villages fleuris[28]. Seize jardiniers de la Mairie produisent intégralement les quelque 120 000 plantes, fleurs et arbustes qui chaque année embellissent Montbrison[réf. nécessaire].

Jardin d'Allard

Gentilhomme montbrisonnais, Jean-Baptiste d’Allard fit aménager sous le Premier Empire un immense jardin derrière son hôtel particulier, jardin qui devint le premier parc public du département de la Loire. Le parc fut orné de nombreuses curiosités, peuplé de chevreuils, de cerfs, de cygnes et de paons. Il abrite de nombreuses espèces locales mais aussi une intéressante collection d’essences exotiques originaires notamment d’Amérique du Nord. Aujourd'hui, même si le jardin d'Allard ne possède plus sa superficie originelle, il reste un lieu de détente et de calme pour de nombreux Montbrisonnais.


Devise

Ad explandum hostile scelus.

Personnalités liées à la commune

Artistes et littéraires

  • Antoine du Verdier (1544-1600), bibliographe né à Montbrison.
  • Barthélemy Parrocel (1595-1660), peintre né à Montbrison.
  • Suzanne du Plessis-Bellière (1605-1705), femme d'esprit à l'origine des premiers salons littéraires, exilée à Montbrison de 1661 à 1665.
  • Hector du Lac de la Tour-d'Aurec (1771-1826), officier des dragons, membre de l'Académie de Lyon, archéologue et historien forézien.[réf. nécessaire]
  • Victor de Laprade (1812- 1882), poète, académicien, homme de lettres et homme politique né à Montbrison.
  • Henry J.-M. Levet (1874-1906), poète né à Montbrison.
  • Marie-Alain Couturier (1897-1954), père dominicain, artiste et théoricien de l'art né à Montbrison.
  • Pierre Boulez (1925-2016), compositeur et chef d'orchestre né à Montbrison.
  • Muriel Robin (1955-), humoriste et actrice née à Montbrison.
  • Christophe Agou (1969-2015), photographe et cinéaste né à Montbrison.
  • Satya Oblette (1976-) mannequin français qui a été élève du collège Mario Meunier à Montbrison de 1987 à 1991.
  • Mickey 3D, groupe de musique fondé en 1996 à Montbrison.

Entrepreneurs

Militaires

Politiques

Religieux, ecclésiastiques

Scientifiques

Sportifs

  • Benoît Faure (1899-1980), coureur cycliste surnommé la Souris, mort à Montbrison.
  • Yves Triantafilos (1948-), footballeur né à Montbrison.
  • Alain Thinet, (1953- ) entraîneur de basket-ball né à Montbrison.
  • Philippe Delaye (né en 1975), footballeur professionnel né à Montbrison.
  • Astrid Chazal (1989-), joueuse de football et coureuse cycliste née à Montbrison.
  • Guillaume Cizeron (né en 1994) champion du monde de patinage artistique né à Montbrison.

Héraldique

Montbrison
Blason de Montbrison Blason De gueules au château flanqué à dextre d'une tour couverte, le tout d'or maçonné de sable, ouvert du champ, sur une terrasse d'or; au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lis d'or.
Détails
Différents blasonnements sont connus :
De gueules, à une tour crènelée d'argent tenant à un mur crènelé de même ; au chef d'azur, chargé de trois fleurs de lis d'or.'
D'azur, au château d'argent sommé de trois girouettes d'or et trois fleurs de lis d'or en chef.
D'or, au chevron de gueules, chargé d'un croissant d'argent.

Selon Marguerite Fournier-Néel (Montbrison cœur du Forez page 11) les armes de Montbrison sont de gueules à la montagne d'or sommée d'un château de même, au chef cousu de France.

Le site notrefamille.com donne une description très précise : de gueules, à la tour crénelée de cinq pièces, senestrée d'un avant-mur crénelé de huit, le tout d'or ; la tour et le mur ouverts, ajourés et maçonnés de sable ; au chef cousu d'azur à trois fleurs de lys d'or

Sports

Sports d'hiver

• Station de Chalmazel (alpin) : 8 remontées mécanique à 30km de Montbrison.

• Station de Prabouré (alpin & nordique): 3 remontées mécanique à 30 km de Montbrison.

•Col de la Loge / La Chamba (ski nordique) à 43 km de Montbrison.

Basket-ball

Tennis de table

  • Tennis Club de Table Montbrisonnais

Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. "Domus hospitalis pauperum in castello Montisbrisonis", 1077-1097, La Mure, t.III, p. 21.
  2. Hector du Lac de la Tour d'Aurec, Précis historique et statistique du département de la Loire : Forest. [Volume 1], Le Puy-en-Velay, imprimerie J. B. La Combe, , 284 p., page 260
  3. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Club France Loisirs, (ISBN 2-7242-0785-8)., p 232
  4. Étienne Brossard et Joseph de La Poix de Fréminville Nugue, Histoire du département de la Loire, 1907. Le décret daté du 6 fructidor an III (23 août 1795) désigne Montbrison chef-lieu de la Loire, département 'divisé' du Rhône par le décret du 29 brumaire an II (19 novembre 1793). Feurs avait été jusque-là le chef-lieu les deux premières années.
  5. L'Illustration, n°4030, 29 mai 1920
  6. http://www.insee.fr/fr/methodes/nomenclatures/cog/fichecommunale.asp?codedep=42&codecom=147
  7. « Résultats des élections départementales 2015 - Loire (42) - canton de Montbrison (07) », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 31 mai 2015).
  8. « L'exemplaire hôtel de Loire-Forez », Le Moniteur, no 5579,‎ , p. 43 (ISSN 0026-9700).
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. 1340 élèves inscrits au collège Mario Meunier, Le Progrès, 31 août 2015.
  13. Mairie de Montbrison : Moingt la romaine
  14. rapport au ministre de la liste des monuments pour lesquels des secours ont été demandés, 1840
  15. « "Jouets, jouez...etc." », sur Ville-montbrison.fr (consulté le 24 juin 2011)
  16. La Diana : Commanderie Saint-Jean-des-Près
  17. Notice no PA00117692, base Mérimée, ministère français de la Culture : Commanderie de Saint-Jean-des-Prés]
  18. Mairie de Montbrison : Les plus célèbres bâtiments de Montbrison
  19. Cécile Verrier, « Le chantier de la médiathèque Loire-Forez bat son plein », Le Progrès,‎ (lire en ligne)
  20. « Tourisme et qualité de vie à Montbrison - Villes et villages fleuris », sur www.villes-et-villages-fleuris.com (consulté le 29 janvier 2018)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jérôme Sagnard, Montbrison, Éditions Alan Sutton, collection Mémoires en images, 2000, 128 p.  (ISBN 2-84253-532-4)

Liens externes