Monarchiens

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Les monarchiens sont, au cours de la Révolution française, les partisans à l'Assemblée constituante d'une monarchie constitutionnelle fondée sur le modèle britannique[1]. Se concentrant autour de figures dominantes comme Jean-Joseph Mounier, Nicolas Bergasse, Pierre-Victor Malouet ou encore Stanislas de Clermont-Tonnerre, ils tentent, dès septembre 1789, de s'opposer à l'accélération révolutionnaire.[1]

Doctrine

Ils se distinguent des monarchistes, qui refusent tout changement fondamental aux principes de la royauté, et des patriotes, partisans d'un veto suspensif, avec une assemblée unique.

Partisans de réformes paisibles et modérés, les monarchiens souhaitent rédiger au plus vite une Constitution associant « le trône à la liberté ». Concrètement, ils veulent accorder au roi un veto absolu sur les lois votées et diviser le pouvoir législatif en deux chambres: la Chambre basse serait élue au suffrage censitaire et la Chambre haute serait composée de propriétaires et de dignitaires nommés à vie par le roi. Cette seconde assemblée serait chargée de modérer les ardeurs de la première.

Cet équilibre des pouvoirs, assurant néanmoins la prépondérance de l'autorité royale, doit permettre, à leurs yeux, de s'affranchir de l'absolutisme et d'éviter tout despotisme, en premier lieu celui de la « multitude ».

Organisation

Il n'y avait pas véritablement un club monarchien mais des lieux de rencontre des éléments les plus modérés du Tiers-état, dès le début d'août 1789. Le club des Impartiaux, fondé en octobre 1789 aux Grands-Augustins à Paris, et le Club monarchique fondé en avril 1790 aux Capucins de la rue Saint-Honoré, tentèrent tardivement de structurer le mouvement monarchien déjà dépassé et dont le principal chef Mounier avait émigré après les journées d'octobre 1789.

Listes des membres du courant monarchien

Notes et références

  1. a et b Pascal Simonetti, sous la direction de Jean Tulard, La Contre-Révolution : 0rigines, Histoire, Postérité, Perrin, coll. « Biblis », (ISBN 978-2-271-07595-6), chap. 4 (« Les monarchiens : La Révolution à contretemps »)

Bibliographie

  • Jean Égret, La Révolution des Notables. Mounier et les Monarchiens, Paris, Armand Colin, .
  • Robert Howell Griffiths, Le centre perdu : Malouet et les « monarchiens » dans la Révolution française [« Pierre-Victor Malouet and the « monarchiens » in the French Revolution and Counter-Revolution »], Grenoble, Presses universitaires de Grenoble, , 277 p. (ISBN 2-7061-0308-6, présentation en ligne).
  • Ran Halévi, « Monarchiens », dans François Furet et Mona Ozouf (dir.), Dictionnaire critique de la Révolution française, Paris, Flammarion, , 394-403 p..
  • Pascal Simonetti, sous la direction de Jean Tulard, La Contre-Révolution : Origines, Histoire, Postérité, Paris, Perrin, coll. « Biblis », (ISBN 978-2-271-07595-6), chap. 4 (« Les monarchiens : La Révolution à contretemps »)Document utilisé pour la rédaction de l’article