Mohammed VI

Mohammed VI
محمّد السادس
Mohammed VI en novembre 2016.
Mohammed VI en .
Titre
Roi du Maroc
En fonction depuis le
(17 ans 9 mois et 1 jour)
Couronnement
Premier ministre Abderrahman El Youssoufi
Driss Jettou
Abbas El Fassi
Chef du gouvernement Abbas El Fassi
Abdel-Ilah Benkiran
Saâdeddine El Othmani
Prédécesseur Hassan II
Prince héritier du Maroc

(35 ans 11 mois et 2 jours)
Monarque Hassan II
Prédécesseur Moulay Abdellah
Successeur Moulay Rachid
Biographie
Hymne royal Hymne national
Dynastie alaouite
Nom de naissance Mohammed ben El-Hassan Alaoui[réf. nécessaire]
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Rabat (Maroc)
Père Hassan II
Mère Lalla Latifa
Conjoint Lalla Salma (Salma Bennani)
Enfants Moulay El-Hassan
Lalla Khadija
Héritier Moulay Moulay El-Hassan
Diplômé de Université Mohammed V - Agdal
Université Nice-Sophia-Antipolis
Religion Islam sunnite malékite

Mohammed VI
Monarques du Maroc

Mohammed VI (en arabe محمّد السادس), à l'origine Sidi Mohammed en tant que prince héritier, né le à Rabat, est le vingt-troisième monarque de la dynastie alaouite, et le troisième à porter le titre de roi au Maroc. Il règne depuis le .

Biographie

Enfance et formation

Sidi Mohammed est le fils de Hassan II et de Lalla Latifa, d'origine zayane de Khénifra amazigh[1], dite « Mère des enfants royaux[N 1] ». Son père le fait entrer, à l'âge de quatre ans, au Collège royal à Rabat. Le , à l'age de 9 ans, il obtient le certificat d’études primaires et poursuit ses études secondaires au Collège royal où il obtient son baccalauréat marocain en 1981.

En 1985, il obtient sa licence en droit à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Rabat. Le sujet de son mémoire porte sur « l'Union arabo-africaine et la stratégie du royaume du Maroc en matière de relations internationales ».

En 1987, il obtient le premier certificat d’études supérieures (CES) en sciences politiques avec mention. En , il réussit, avec mention, ses derniers examens pour l’obtention du DEA en droit public.

Son père décide de l’envoyer, en , à Bruxelles, en vue d’effectuer un stage de quelques mois auprès de Jacques Delors, président de la Commission européenne.

Sa première mission officielle à l’étranger a lieu le , quand il représente Hassan II lors des obsèques du président français, Georges Pompidou. Du au , il effectue une tournée dans plusieurs pays africains et rencontre les présidents Léopold Sédar Senghor du Sénégal, Ahmed Sékou Touré de Guinée, Félix Houphouët-Boigny de la Côte d’Ivoire, Ahmadou Ahidjo du Cameroun et Shehu Shagari du Nigeria. Il leur remet des messages personnels du roi Hassan II.

Le , il est nommé président du Comité d’organisation des IXe jeux méditerranéens de Casablanca. Le , il préside la délégation marocaine aux travaux du VIIe sommet des pays non-alignés à New Delhi et prononce un important discours dans lequel il rappelle les positions du Maroc à l’égard de diverses questions arabes, africaines et internationales. Le , le prince héritier préside la délégation marocaine aux travaux du comité de mise en œuvre de l’Organisation de l'unité africaine sur le Sahara à Addis-Abeba.

Le , il est nommé, par le souverain, coordonnateur des bureaux et services de l’état-major général des Forces armées royales.

Du au , le prince héritier effectue une visite officielle en Arabie saoudite. Du au , il se déplace en visite officielle au Japon. Le , il représente le roi Hassan II au Japon aux obsèques de l’empereur Hirohito.

Le , il obtient, à l'université de Nice Sophia-Antipolis en France, le titre de docteur en droit avec la mention « très honorable », à la suite d'une thèse intitulée La Coopération entre la Communauté économique européenne et l’Union du Maghreb arabe.

Le , son père le promeut général de division.

Le , il préside l’ouverture des travaux de la conférence ministérielle du GATT à Marrakech. Le qui suit, il participe aux travaux de la réunion du groupe consultatif, à Genève, en prévision de la commémoration du 50e anniversaire de la constitution de l’ONU.

Le , il préside l’ouverture des travaux de la Commission nationale pour la commémoration du 50e anniversaire de l’ONU. Du au , il représente le roi Hassan II aux travaux de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations unies sur l’environnement intitulée « le Sommet de la Terre ».

Après la mort d'Hassan II le , il est proclamé roi du Maroc. Son intronisation est célébrée le .

Le , il a été nommé docteur honoris causa par l’université George Washington.

Vie familiale

Le [2], après des fiançailles prononcées le 12 octobre 2001[2], Mohammed VI a épousé dans l'intimité Salma Bennani, issue de la classe moyenne de Fès, à laquelle il a accordé le titre de princesse avec le prédicat d'Altesse Royale. Leurs noces furent officiellement célébrées à Rabat les 12, 13 et [3].

Le couple royal a donné naissance à deux enfants :

  1. le prince héritier Moulay El Hassan, né le  ;
  2. la princesse Lalla Khadija, née le .

Politique intérieure

Mohammed VI en 2004.

L'idée d'une « transition à l’espagnole », en référence à l’arrivée au pouvoir de Juan Carlos Ier, peut décrire l’espoir de tout un peuple. Mais les grands problèmes à résoudre (la question des islamistes et celle du Sahara occidental notamment) sont d'une tout autre nature. La dénonciation par le roi de « l’immobilisme » du Makhzen (l’administration toute puissante) et le limogeage du ministre de l'intérieur Driss Basri, trois mois après son accession au trône, ont marqué une volonté de changement. Ce message fut renforcé par l’autorisation du retour au Maroc de l’opposant historique au régime, Abraham Serfaty.

Sur le plan des libertés, les espoirs nés de l’arrivée au pouvoir de Mohammed VI, en 1999, se sont progressivement évanouis, mais les tabous ont progressivement reculé ces dernières années[4]. La réforme du Code de la famille, en 2004, et l'inscription dans la constitution de l'égalité homme-femme sont à ce jour les seules avancées en matière de droits des femmes.

Le problème du Sahara occidental est toujours en discussion entre les différents protagonistes après de nouvelles propositions faites par la partie marocaine[5]. En 2006, le Maroc a accordé une autonomie interne, et a confié au Conseil royal consultatif pour les affaires sahariennes (CORCAS) l'étude des possibles statuts d'autonomie dans la région. Dans le discours du 40e anniversaire de la marche verte, Mohammed VI annonce un plan massif d'investissement pour les provinces du Sud destinant à améliorer les conditions de vie des populations sahraouies.

En , pour ses dix ans de règne, il décide de gracier 25 000 détenus[6].

Le , dans le cadre du plan de régionalisation et des manifestations marocaines du 20 février nées à l'instar des mouvements populaires dans le monde arabe, il annonce une réforme de la Constitution, qui est approuvée par référendum le , visant à renforcer le pluralisme, les droits de l'homme et les libertés individuelles, ainsi que réduire ses pouvoirs au profit du chef du gouvernement et du Parlement. Le nouveau chef du gouvernement devait désormais obligatoirement être choisi parmi les membres du parti majoritaire élu aux élections législatives anticipées[7] qui ont eu lieu le [8]. Néanmoins, le Maroc connaît une crise institutionnelle et gouvernementale lorsque le parti de l'Istiqlal décide de se retirer du gouvernement Benkiran, à la suite de dissensions entre Hamid Chabat, secrétaire général du PI et le chef du gouvernement Abdel-Ilah Benkiran.

Les indicateurs macroéconomiques entre 2000 et 2013 indiquent une croissance économique moyenne de 5 %, un PIB/hab qui aurait doublé par rapport au temps du régime d'Hassan II. Le taux de chômage de la population active serait de 8 à 9 % pour la période 2011-2012. L'inflation a tourné autour des 1 % entre 2005-2010 faisant du Maroc l'un des pays maîtrisant le mieux cet indicateur.[réf. nécessaire]

L'indice de développement humain du Maroc a évolué légèrement depuis l’ascension au pouvoir du roi. Le rapport met en avant des défaillances dans le système d'éducation.

Lors de la Fête du trône de 2013, il gracie un millier de prisonniers, dont un pédophile espagnol nommé Daniel Galván, condamné en 2011 à Kénitra pour avoir violé 11 enfants marocains au Maroc. Sa libération et son extradition vers l'Espagne suscite la colère du peuple marocain et l'indignation sur les différents réseaux sociaux. Des milliers de Marocains ont manifesté dans les grandes villes du pays comme Rabat[9], Casablanca[10], Agadir[réf. souhaitée], Nador[réf. souhaitée], Tanger et Tétouan[11] mais aussi à Bruxelles[12]. Ils réclament des comptes au responsable de cette libération y compris au roi et leur indignation face à ce scandale. Le roi réagit via un communiqué en annonçant qu'il n'était pas au courant de la gravité des actes du pédophile et que des sanctions seront prises à l'encontre des responsables. Le communiqué royal ne suffira pas à calmer les foules qui prévoient d'autres manifestations. Le soir du 4 août 2013, la MAP annonce un communiqué royal dans lequel le roi annule la grâce (fait unique dans l’histoire récente du Maroc) et ordonne au ministre de la Justice en collaboration avec son homologue espagnol d'extrader le pédophile au Royaume[13]. Il est finalement arrêté en Espagne, à Murcie. L'accord bilatéral de 2009 entre les deux pays d'un ressortissant espagnol, Daniel Galván pourrait désormais purger sa peine en Espagne, où la plus haute juridiction pénale du pays pourrait le poursuivre. Au Maroc, le responsable de l’administration pénitentiaire a pour sa part démissionné[14],[15].

Article détaillé : Affaire Daniel Galvan Viña.

Trois semaines plus tard, à l'occasion d'un discours prononcé lors de la 60e commémoration de la Révolution du Roi et du Peuple et à la veille de son cinquantième anniversaire, le roi Mohammed VI dénonce la politique du gouvernement islamiste Benkiran en matière d'éducation. Il la juge décevante et promet des réformes dans ce secteur qui doit être une priorité nationale. Il réactive à cette occasion le Conseil national de l'éducation[16].

Politique internationale

Mohammed VI et le président des États-Unis, George W. Bush, en 2002.
Le roi Mohammed VI et le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, en 2004.
Mohammed VI avec le secrétaire d'État des États-Unis, John Kerry, et le secrétaire à la Défense des États-Unis, Chuck Hagel, en 2013.

Le 24 mai 2012, Mohammed VI a été le premier chef d'État reçu par le président français François Hollande[17], qui venait de succéder à Nicolas Sarkozy.

Le Maroc sous le règne de Mohammed VI a entretenu des relations économiques et politiques très importantes avec la France, la France a été le premier pays par l’intermédiaire de son ancien président Nicolas Sarkozy à soutenir le processus de démocratisation du Royaume. Pour le Sahara occidental, Mohammed VI a proposé un large plan d'autonomie, de plus, les relations avec le pays voisin, l'Algérie, ont commencé à s'apaiser. Depuis le Printemps arabe, les relations économiques et les échanges s'intensifient (échanges gaziers, en électricité ..), l'ouverture des frontières est évoquée dans un débat ouvert mais certaines divergences persistent toujours. Mohammed VI ne joue pas un rôle important dans le conflit israélo-arabe comme son père Hassan II, qui œuvrait pour le rapprochement entre Israéliens et Palestiniens. Mohammed VI pourtant, président d'Al Qods, affiche un soutien aux droits légitimes du peuple palestinien. Avec les États-Unis, qui voient dans le Maroc de Mohammed VI un partenaire important contre le terrorisme au Maghreb, les relations sont bonnes. Les États-Unis ont également soutenu les réformes politiques de 2011 annoncées par le souverain chérifien.

Mohammed VI a effectué plusieurs tournées diplomatiques à travers l'Afrique dans le cadre d'une coopération économique et au Moyen-Orient dans le cadre de la possible intégration du Maroc dans le Conseil de coopération du Golfe.

Le Maroc a adopté des positions de soutiens vis-à-vis des pays touchés par le Printemps arabe. Cependant, le Maroc sous le règne de Mohammed VI ne joue plus le même rôle diplomatique que sous son prédécesseur. Il est à noter que le Maroc se rapproche de l'Europe via de nombreux accords de libre-échange et de coopération économique, diplomatique. Certains chefs d'États africains appellent à un retour du Maroc à l'Union africaine comme Alassane Ouattara, Macky Sall et Ali Bongo.

Les problèmes liées à la construction réelle de l'Union du Maghreb sont toujours présents. La visite du roi en Tunisie en juin 2014 marque la volonté du royaume d'être actif dans une construction de l'Union du Maghreb qui n'est toujours pas aboutie. Il a passé en Tunisie 10 jours au lieu des 3 jours prévus, entre le 30 mai et , visite devenue l'une des plus longues visites officielles de l'époque[18] : il était accompagné de 11 ministres, 4 conseillers ainsi que le prince héritier Moulay El Hassan et son frère le prince Moulay Rachid[19] et 90 hommes d'affaires ; il a aussi prononcé un discours à l'Assemblée nationale constituante[20].

Le roi, en tant que chef suprême des Forces armées royales, prend la décision d'engager les F-16 marocains dans la coalition arabe-occidentale en Syrie et en Irak dans la lutte contre l'État Islamique. L'armée marocaine rejoindra également l'Alliance Islamique[21] (alliance militaire contre le terrorisme) qui est composée de pays très important comme la Turquie, l'Arabie Saoudite, le Pakistan, l'Égypte et proposée par le prince héritier d'Arabie Saoudite : Mohammed Ben Salmane. Il donne également son accord à une intervention au Yémen à la suite du coup d'État des Houthis financés par l'Iran sur le président légitime du Yémen[22].

Au niveau international, le roi signe de nombreux accords avec la Russie de Vladimir Poutine lors de sa visite à Moscou en 2016[23] et maintient la présence des investisseurs marocains en Afrique (Gabon, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau, Sénégal, Mali). Le Maroc bénéficie également d'un soutien très actif de la part des pays de Coopération du Golfe dans les investissements et dans le soutien à l'intégrité territoriale du Maroc. Le Roi du Maroc continuera dans sa lancée du discours de Riyad vers la diversification des partenaires économiques et politiques. Il renforcera les liens économiques et diplomatiques avec la Chine du président Xi Jinping autour de 15 conventions socio-économiques ainsi que culturels et judiciaires et d'un partenariat stratégique affirmé lors de sa visite du 12 mai 2016 à Pékin[24].

Le 20 août 2016, dans un discours télévisé à la nation, il fustige le fanatisme religieux et lance un appel à « la paix, la concorde et au vivre-ensemble » dans les pays de résidence de la diaspora marocaine à la suite des derniers attentats survenus en France[25], faisant notamment référence à l'assassinat du père Jacques Hamel.

Depuis de nombreuses années[Quand ?], le roi met en avant la politique de coopération Sud-Sud avec l'établissement de relations stratégiques et économiques avec l'Afrique subsaharienne. Dans son bras de fer avec le Polisario et l'axe Alger-Pretoria, Mohammed VI effectue de nombreuses tournées africaines : dans l'Ouest (Côte d'Ivoire, Guinée, Sénégal, Nigéria, Guinée-Bissau, Ghana) et aussi à l'Est (Rwanda, Tanzanie, Zambie). Le souverain chérifien obtient le retour du Maroc à l'Union Africaine après 33 ans d'absence[26] avec une quasi-majorité d'Etats votant en faveur de la demande marocaine. La demande avait suscité un refus de l'Algérie et de l'Afrique du Sud. En 2017, le Maroc est le premier investisseur mondial en Côte d'Ivoire et le deuxième investisseur africain avec 70 % des IDE marocains vers l'Afrique subsaharienne.

En février 2017, le roi annonce la volonté de son pays de faire partie de la zone CEDEAO face à une Union du Maghreb arabe jugée peu efficace[27].

Un puissant homme d'affaires

Le roi Mohammed VI et sa famille sont actionnaires majoritaires dans la Société nationale d'investissement, une holding, qui investit dans plusieurs domaines d'activité (mines, agroalimentaire, grande distribution et services financiers...). La famille royale détient ainsi une des plus grosses fortunes mondiales[28]. En 2009, le magazine américain Forbes classait le roi à la 7e place parmi les monarques les plus riches de la planète[29], avec une fortune estimée à 2,5 milliards de dollars. En 2015, soit 6 années après, la fortune de Mohammed VI est estimée par Forbes à 5,7 milliards de dollars[30]. Le revenu de ses investissements équivaut à 6 % du produit intérieur brut du Maroc. Le roi peut être d'ailleurs considéré comme le premier opérateur économique privé du Royaume[31].

Mohammed VI possède un yacht de 70 mètres, baptisé El Boughaz I. Au Maroc, il a la jouissance d’une trentaine de palais et de résidences, dont les frais de fonctionnement sont assumés par l'État. Il dispose notamment des palais royaux de Casablanca, Fès, Marrakech, Meknès, Agadir, Ifrane, Oujda, Rabat et Tétouan. Il possède notamment aussi en France le château de Betz dans l'Oise, entouré par un vaste domaine de 70 hectares[32] et l’hôtel de Broglie,[34],[35] à Paris, près du musée Rodin.

Avec une allocation annuelle de l'ordre de 250 millions d’euros, la monarchie marocaine est la monarchie dans le monde qui s’attribue le plus d’argent public ; en effet le budget alloué à la monarchie marocaine est régulièrement en hausse et dépasse de loin celui de plusieurs grands ministères[36],[37],[38].

Critiques

Liberté de la presse

Mohammed VI fait l'objet de critiques quant à sa gouvernance du pays. En 2016, un documentaire français réalisé par Jean-Louis Pérez — expulsé du pays, ainsi que son équipe, durant le tournage — pointe notamment le manque de liberté d'expression au Maroc et l'affairisme du régime[39],[40],[41]. L'association Reporters sans frontières dresse en 2009 un « bilan controversé » de la liberté de la presse sous le règne de Mohammed VI, relevant « de réelles avancées au début de son règne » suivis de « reculs et crispations » à partir de 2002[42]. En 2013, Slate Afrique estime que « le pluralisme des médias marocains n'est qu'un artifice »[43].

Corruption d'État

En 2012, le journaliste et chercheur marocain Ahmed Réda Benchemsi dénonce dans le quotidien français Le Monde « la corruption d’État au Maroc »[44]. Des télégrammes diplomatiques, révélés en 2010 par Wikileaks, indiquent que les diplomates américains présents au Maroc font part d'une corruption « institutionnalisée », y compris dans l'entourage du roi[45],[46],[47].

Titres et honneurs

Titres et honneurs
Mohammed VI
Description de l'image Coat_of_arms_of_Morocco.svg.
Prédicat Sa Majesté
Style oral Sire
Style alternatif Votre Majesté

Titulature

  • Du au  : Son Altesse royale le prince héritier
  • Depuis le  : Sa Majesté le roi du Maroc

Honneurs

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Honneurs nationaux

Grand-Croix de l'ordre du Ouissam alaouite Grand-Croix de l'ordre du Trône
  • Grand maître des ordres nationaux du Maroc.

Honneurs étrangers

Drapeau de l'Argentine Argentine
Drapeau de Bahreïn Bahreïn
  • Grand collier de l'ordre d'Al-Khalifa (28 juillet 2001)
Drapeau de la Belgique Belgique
Drapeau du Brésil Brésil
Drapeau du Burkina Faso Burkina Faso
  • Grand-croix de l'ordre des Burkinabé (1er mars 2005)
Drapeau du Cameroun Cameroun
  • Grand-croix de l'ordre de la Valeur (17 juin 2004)
Drapeau du Chili Chili
  • Grand collier de l'ordre de Bernardo O'Higgins (3 décembre 2004)
Drapeau de la République du Congo République du Congo
  • Grand-croix de l'ordre du Mérite (22 février 2006)
Drapeau de la République démocratique du Congo République démocratique du Congo
  • Grand-croix de l'ordre national des Héros (28 février 2006)
Drapeau de l'Égypte Égypte
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis
  • Collier de l'ordre de Zayed (4 mai 2015)
Drapeau de l'Espagne Espagne
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau de la France France
Drapeau du Gabon Gabon
Drapeau de la Gambie Gambie
  • Grand-croix de l'ordre de la République de Gambie (20 février 2006)
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau du Japon Japon
Drapeau de la Jordanie Jordanie
  • Collier de l'ordre de Ali ibn Hussein (mars 2000)
Drapeau du Koweït Koweït
  • Collier de l'ordre de Moubarak le Grand (22 octobre 2002)
Drapeau du Liban Liban
  • Grand-croix de l'ordre du Mérite, classe spéciale (13 juin 2001)
Drapeau de la Lettonie Lettonie
Drapeau du Mali Mali
  • Grand-croix de l'ordre national du Mali avec collier (14 juin 2000)
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
  • Grand-croix de l'ordre du Mérite national de Mauritanie (avril 2000)
Drapeau du Mexique Mexique
Drapeau du Niger Niger
  • Grand-croix de l'ordre national du Niger (24 juin 2004)
Drapeau du Pakistan Pakistan
  • Grand-croix de l'ordre du Pakistan 1re classe (19 juillet 2003)
Drapeau du Pérou Pérou
  • Médaille d'honneur du Congrès du Pérou (1er décembre 2004)
Drapeau du Portugal Portugal
Drapeau du Qatar Qatar
  • Grand-croix de l'ordre de l'Indépendance (25 octobre 2002)
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau de la Syrie Syrie
  • Grand-croix de l'ordre des Omeyyades (9 avril 2001)
Drapeau de la Tunisie Tunisie
  • Grand collier de l'ordre de la République tunisienne (juin 2014 ; grand-croix en août 1987)
  • Grand collier de l'ordre du 7-Novembre (Tunisie) (mai 2000)

Autres décorations

  • Grand-croix de l'ordre de Siddiq Abu Bakar de la Croix-Rouge internationale et du Croissant-Rouge (29 juin 2001)

Prix

  • Prix de la personnalité de l’année 2015 pour la cohésion familiale et le soutien social, décerné par l'Organisation arabe de la famille[54]
  • Prix Mandela de la paix pour l'année 2016[55]

Notes et références

Notes

  1. Les informations à son sujet demeurent confidentielles.

Références

  1. Stéphanie Pouessel, « La "Révolution royale" de l'amazighité », dans Les Identités amazighes au Maroc, Paris/Casablanca, Non Lieu/La Croisée des chemins, , 204 p. (ISBN 9789954103555, OCLC 825049730), p. 129.
  2. a et b K. B., « Histoire d'une bonne nouvelle », Aujourd'hui,‎ (consulté le 15 octobre 2011).
  3. Abdellah Chankou, « Évènement : Un bonheur royal », Aujourd'hui,‎ (consulté le 15 octobre 2011).
  4. Rapport Reporters sans frontières 2007.
  5. [1].
  6. Le Figaro.fr.
  7. Article du Monde du 10 mars 2011.
  8. « Course contre la montre avant les élections au Maroc », sur RFI,‎ .
  9. http://www.lemonde.fr/afrique/article/2013/08/03/une-manifestation-contre-la-grace-d-un-pedophile-dispersee-au-maroc_3457051_3212.html Une manifestation contre la grâce d'un pédophile dispersée au Maroc.|site=Le Monde.
  10. http://www.20minutes.fr/monde/1207617-20130807-20130807-maroc-manifestation-a-casablanca-contre-grace-pedophile Maroc: Manifestation à Casablanca contre la grâce d'un pédophile|site=20 Minutes.
  11. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20130803.OBS2140/maroc-la-grace-accordee-a-un-pedophile-fait-scandale.html MAROC. La grâce accordée à un pédophile fait scandale|site=Le Nouvel Obs.
  12. http://www.lalibre.be/actu/belgique/manifestation-a-bruxelles-contre-la-grace-accordee-a-un-pedophile-au-maroc-520676ee3570fb19a88a901f Manifestation à Bruxelles contre la grâce accordée à un pédophile au Maroc|site=La Libre.
  13. « SM le Roi décide de retirer la grâce accordée au dénommé Daniel Galvan Fina (communiqué) », sur MAP,‎ .
  14. Mathieu de Taillac, « Le pédophile gracié au Maroc arrêté en Espagne », in Le Figaro, mardi 6 août 2013, p. 5.
  15. Mathieu de Taillac, « Pédophile gracié : Madrid reprend la main », in Le Figaro, mercredi 7 août 2013, p. 6.
  16. Hassan Alaoui, « Enseignement : le Roi remue le couteau dans la plaie », in Le Soir Echos.
  17. Ali Hajoui, « Mohammed VI, premier chef d’État étranger reçu à l’Élysée », sur www.statut-avance.com,‎ (consulté le 25 mai 2012).
  18. (fr) Le roi Mohammed VI rentre au Maroc (vidéo), Business news, 9 juin 2014.
  19. (fr) Le roi du Maroc Mohammed VI se plaît à Tunis, Direct Info, 2 juin 2014.
  20. (fr) Le roi du Maroc Mohammed VI à Tunis, première visite officielle depuis la révolution, Jeune Afrique, 30 mai 2014.
  21. « L’Arabie saoudite forme une coalition islamique de 34 Etats pour lutter contre les «terroristes» », sur RT en Français (consulté le 19 avril 2016)
  22. « Confirmé: 6 F-16 marocains participent aux frappes contre Daech », sur Medias24 - Site d'information (consulté le 19 avril 2016)
  23. « Maroc-Russie: un pas vers des contrats militaires », sur Medias24 - Site d'information (consulté le 10 avril 2016)
  24. « Maroc : en Chine, Mohammed VI cherche un nouveau partenaire économique - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com,‎ (consulté le 11 mai 2016)
  25. Mohammed VI appelle à l’union face au fanatisme religieux, Le Monde, samedi 21 août 2016.
  26. Lisa Hanoun, « Le grand retour du Maroc dans l'Union africaine », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  27. « Le Maroc demande son adhésion à la Cedeao - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  28. Abdelmoumen Diouri, À qui appartient le Maroc ?, L'Harmattan, 1992 (ISBN 2738412572).
  29. (en) Tatiana Serafin, « The World's Richest Royals »,‎ (consulté le 10 mars 2011).
  30. (en) « #5 King Mohammed VI »,‎
  31. Le Monde, « Maroc, le sondage interdit ».
  32. « Enquête exclusive : le roi de Betz » , sur telquel.ma.
  33. Badr Soundouss, Selon un hebdomadaire français Mohammed VI est plus riche que l’émir du Qatar, sur le site demainonline.com le 12/01/2012.
  34. Palais royaux du Maroc, sur le site Bladi.com le 26/02/2012.
  35. Salah Elayoubi, Maroc, la Mafia pantagruélique, sur le site demainonline.com le 19/11/2013 et repris par le journal courrier international.
  36. Le roi du Maroc s'enrichit plus vite que son ombre, sur le site Slateafrique.com.
  37. Mohammed VI quatrième couronnee la plus riche du monde arabe, sur le site goud.ma le 13/06/2012.
  38. Charlotte Bozonnet, « La part d’ombre de Mohammed VI », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  39. Valérie Sasportas, « Dans les secrets de Mohammed VI », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  40. Jean-Marie Durand, « “Roi du Maroc, le règne secret” : Mohammed VI, affairiste et censeur », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  41. « Bilan controversé de la liberté de la presse après 10 ans de règne de Mohammed VI », sur rsf.org,‎
  42. « Maroc: la liberté de la presse recule-t-elle depuis Hassan II? », sur slateafrique.com,‎
  43. Ahmed Réda Benchemsi, « La grande corruption règne en maître au Maroc », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  44. Jean-Pierre Tuquoi, « WikiLeaks : au Maroc, la corruption s'institutionnalise et n'épargne pas le Palais royal », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  45. (en) Ian Black, « WikiLeaks cables accuse Moroccan royals of corruption », The Guardian,‎
  46. « Mohammed VI aime les îles Vierges », sur Le Monde,‎ (consulté le 24 avril 2017)
  47. Boletín Oficial del Estado.
  48. Boletín Oficial del Estado.
  49. Boletín Oficial del Estado.
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  51. Le Quirinal.
  52. Le Quirinal.
  53. Ouardigh Rahmouna, « Dubaï : le roi Mohammed VI reçoit mercredi le Prix de la personnalité arabe 2015 », sur fr.le360.ma,‎ (consulté le 23 décembre 2016)
  54. « Le Prix Mandela de la paix décerné au roi Mohammed VI », sur Al Huffington Post,‎ (consulté le 23 décembre 2016)

Annexes

Articles connexes

Bibliographie

  • « Discours, lettres et messages de Mohammed VI », sur Portail national du Maroc
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    D'après l'éditeur, première biographie du roi réalisée par un historien marocain.
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Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat
  • « Mohammed VI : Dix ans de règne », MEDEA,‎