Miracle grec

Le miracle grec est une expression définissant les extraordinaires avancées intellectuelles, sociétales et culturelles survenues dans la Grèce antique durant le Ve siècle av. J.-C.[1],[2], dit "Siècle de Périclès".

Cette période voit la création de la philosophie par les présocratiques, la construction du Parthénon d'Athènes, l'émergence d'œuvres historiques et littéraires profondément novatrices (Eschyle, Hécatée de Milet, Hérodote, Sophocle, Euripide...). On doit également au sculpteur Phidias d'avoir complètement renouvelé les codes esthétiques et à l'orateur Périclès d'avoir fait évoluer considérablement l'idée de démocratie.

L'expression est apparue en 1883 sous la plume d'Ernest Renan. Il l'emploie dans un passage d'une autobiographie où il raconte son premier voyage en Grèce et l'impression que lui fit l'Acropole. Pour cela il met en parallèle le « miracle juif » et le « miracle grec » : castellano

« Depuis longtemps je ne croyais plus au miracle, dans le sens propre du mot, cependant la destinée unique du peuple juif, aboutissant à Jésus et au christianisme, m'apparaissait comme quelque chose de tout à fait à part. Or voici qu'à côté du miracle juif venait se placer pour moi le miracle grec, une chose qui n'a existé qu'une fois, qui ne s'était jamais vue, qui ne se reverra plus, mais dont l'effet durera éternellement, je veux dire un type de beauté éternelle, sans nulle tâche locale ou nationale[3]. »

— Ernest Renan, Souvenirs d'enfance et de jeunesse

Notes et références

  1. Jean-François Dortier, « Y a-t-il eu un miracle grec ? », (consulté le 9 juin 2012)
  2. Gingras, Keating et Limoges 1998, p. 78
  3. Ernest Renan, Souvenirs d'enfance et de jeunesse, Paris, 1883, p.60. Lecture sur Google books

Bibliographie

Annexes

Articles connexes

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