Miguel Herrero

Miguel Herrero
Miguel Herrero, en 2015.
Miguel Herrero, en .
Fonctions
Vice-président du Parti populaire espagnol

(1 an, 2 mois et 30 jours)
Président Manuel Fraga
Vice-président de l'Alliance populaire

(3 ans et 10 jours)
Président Manuel Fraga
Porte-parole du groupe UCD
au Congrès des députés

(1 an et 15 jours)
Législature Ire
Prédécesseur Antonio Jiménez Blanco
Successeur Jaime Lamo de Espinosa
Biographie
Nom de naissance Miguel Herrero y Rodríguez
de Miñón
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Madrid (Espagne)
Parti politique UCD (1977-1982)
AP, puis PP (1982-2004)
Diplômé de Université de Madrid
Profession Avocat

Miguel Herrero y Rodríguez de Miñón, né le à Madrid, est un homme politique espagnol.

Initialement membre de l'Union du centre démocratique, il est désigné après les élections générales de 1977 comme l'un des sept rapporteurs du projet de nouvelle Constitution démocratique au Congrès des députés. À ce titre, il fait partie des « pères de la Constitution »[1].

Après avoir été porte-parole du groupe UCD au Congrès entre 1980 et 1981, il adhère à l'Alliance populaire (AP) en 1982, dont il est vice-président de 1984 à 1987. Cette année-là, il échoue à en prendre la présidence contre Antonio Hernández Mancha.

Devenu vice-président du nouveau Parti populaire (PP) en 1989, il quitte la vie politique un an plus tard.

Biographie

Formation et carrière

En 1961, il obtient une licence en droit à l'université de Madrid, non sans avoir reçu deux bourses du Conseil supérieur de la recherche scientifique (CSIC).

Il passe avec succès son doctorat en 1965, ayant réalisé une thèse sur le droit constitutionnel issu de la décolonisation, et réussit, un an plus tard, le concours d'avocat au Conseil d'État. En 1968, il obtient une licence de philosophie à l'université catholique de Louvain.

Parcours politique avec l'UCD

Après avoir collaboré avec les journaux Ya, Madrid et Informaciones, il devient, le , secrétaire général technique du ministère de la Justice. À ce titre, il collabore à la première amnistie et à la loi relative à la réforme politique (LRP), qui liquide définitivement le franquisme.

Il est relevé de ses fonctions le et se présente aux élections générales du 1er juin suivant, à Madrid, sur la liste de l'Union du centre démocratique (UCD). Élu au Congrès des députés, il est nommé, le 1er août, membre du groupe de travail (Ponencia) chargé de travailler sur le projet de nouvelle Constitution espagnole[2]. Il est cependant exclu de la finalisation du texte et élu, le , président de la commission de la Justice du Congrès[3]. Il est réélu député lors des élections générales du 1er mars 1979 puis désigné, le , président de la commission de l'Éducation et de la Science, par dix-huit voix contre douze, en remplacement de José Luis Álvarez, nommé au gouvernement[4].

Le 14 octobre, ayant reçu le soutien de Marcelino Oreja, Ignacio Camuñas, Antonio Fontán, Soledad Becerril, Oscar Alzaga, Javier Rupérez, Fernando Álvarez de Miranda, José Manuel García-Margallo, il est choisi comme nouveau porte-parole par le groupe UCD au Congrès, par 103 voix contre 45 à Santiago Rodríguez-Miranda, dépassant largement le cadre des tendances chrétiennes démocrates et libérales qui le soutenaient[5]. Il entre en fonctions le 18 novembre. Jaime Lamo de Espinosa le remplace au mois de [6].

Passage à l'Alliance populaire

Avec deux autres parlementaires centristes, il quitte le groupe parlementaire de l'UCD et rejoint, le , celui de la Coalition démocratique (CD), alliance électorale conservatrice dont l'Alliance populaire (AP) est la principale force politique[7]. Le 7 juillet suivant, il adhère à l'AP, après avoir renoncé à former un nouveau parti, le Parti conservateur[8]. Réélu député de Madrid aux élections générales anticipées d'octobre, il est désigné, le , vice-président de l'Alliance populaire, sous la présidence de Manuel Fraga, à l'occasion du VIe congrès national du parti[9], dont il avait rédigé la motion politique et au cours duquel son discours a été très apprécié par les délégués[10].

À la suite de l'annonce de la démission de Fraga, le comité exécutif de l'AP le nomme, le vice-président exécutif, lui confiant tous les pouvoirs jusqu'au VIIIe congrès national, prévu en , bien que Gerardo Fernández Albor soit président par intérim[11]. Opposé au sénateur d'Andalousie Antonio Hernández Mancha pour la présidence du parti, il tente à plusieurs reprises de former avec lui une candidature de consensus[12],[13],[14]. Il échoue dans ces tentatives et se présente au vote des délégués, proposant Isabel Tocino, Luis Ramallo, Marlo Amilivia, Juan Manuel Fabra en vice-présidents, José María Aznar comme secrétaire général, mais il échoue avec seulement 729 voix sur 2700, soit à peine 27 % des suffrages exprimés[15].

À l'occasion de la refondation de l'AP en Parti populaire (PP), sous la présidence de Manuel Fraga, lors du IXe congrès national, il est élu vice-président de la nouvelle formation le , ayant tenu un discours fort sur l'unité du PP[16].

Retrait de la vie politique

En juillet suivant, il refuse de remplacer Juan Ramón Calero à la présidence du groupe du PP au Congrès des députés[17], puis, en , d'être candidat du parti à la mairie de Madrid[18]. Bien que les vice-présidences du PP aient été supprimées en , il continue de siéger au comité exécutif jusqu'en , lorsque le président du parti, José María Aznar, décide de ne pas le reconduire, après des déclarations jugées inacceptables par ce dernier[19]. Deux mois plus tard, il renonce à se présenter aux élections générales anticipées de juin[20]. Il quitte le Parti populaire en [21] et intègre, le , le Conseil d'État comme conseiller permanent.

Notes et références

  1. (es) « Los padres de la Constitución de 1978 », El País, le
  2. (es) « Ponencia para redactar el borrador de la nueva Constitución », El País, le
  3. (es) « Herrero de Miñón, presidente de la Comisión de Justicia », El País, le
  4. (es) « Herrero de Miñón, nuevo presidente de la Comisión de Educación », El País, le
  5. (es) « Miguel Herrero capitaliza el descontento de los diputados de UCD en su elección como portavoz parlamentario », El País, le
  6. (es) « Lamo de Espinosa, elegido portavoz centrista en el Congreso », El País, le
  7. (es) « UCD lamenta las fugas de sus diputados, mientras que AP las recibe con satisfacción », El País, le
  8. (es) « Herrero de Miñón solicitará hoy su ingreso en AP », El País, le
  9. (es) « La nueva ejecutiva de Alianza Popular fue aprobada por los congresistas sin ningún voto en contra », El País, le
  10. (es) « Miguel Herrero se reveló ayer como un líder para la derecha, aclamado por las bases de AP », El País, le
  11. (es) « Herrero de Miñón tendrá "todos los poderes" en Alianza Popular hasta el congreso extraordinario », El País, le
  12. (es) « Miguel Herrero expresa su deseo de lograr un acuerdo con Hernández Mancha para el congreso de AP », El País, le
  13. (es) « Los 'notables' de AP no lograron un acuerdo para una candidatura única al congreso de febrero », El País, le
  14. (es) « Herrero de Miñón se propone como vicepresidente de AP con plenos poderes », El País, le
  15. (es) « Hernández Mancha venció por holgada mayoría a Herrero en el congreso extraordinario de AP », El País, le
  16. (es) « Los llamamientos a la unidad, eje de los discursos de clausura », El País, le
  17. (es) « Miguel Herrero rehúsa presidir el Grupo Popular », El País, le
  18. (es) « Miguel Herrero descarta ser el candidato del PP a la alcaldía de Madrid », El País, le
  19. (es) « Herrero de Miñón, apartado de la nueva ejecutiva », El País, le
  20. (es) « Herrero renuncia a ser candidato y juzga "excesiva" la pugna política », El País, le
  21. (es) « Herrero de Miñón se dio de baja como afiliado del PP ; El PNV propuso a Zapatero cerrar el Valle de los Caídos », El Diario de León, le

Annexes

Articles connexes