Miguel Díaz-Canel

Miguel Díaz-Canel

Miguel Díaz-Canel
Illustration.
Miguel Díaz-Canel en 2015.
Fonctions
Président du Conseil d'État de la République de Cuba
Président du Conseil des ministres
En fonction depuis le
(4 mois et 15 jours)
Élection
Vice-président Salvador Valdés Mesa
Prédécesseur Raúl Castro
Premier vice-président du Conseil d'État
Premier vice-président du Conseil des ministres

(5 ans, 1 mois et 26 jours)
Président Raúl Castro
Prédécesseur José Ramón Machado Ventura
Successeur Salvador Valdés Mesa
Vice-président du Conseil des ministres
chargé des Questions d'éducation

(6 ans et 28 jours)
Président Raúl Castro
Ministre de l'Enseignement supérieur

(2 ans, 10 mois et 13 jours)
Président Raúl Castro
Prédécesseur Juan Vela Valdés
Successeur Rodolfo Alarcón Ortiz
Biographie
Nom de naissance Miguel Mario Díaz-Canel Bermúdez
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Santa Clara (Cuba)
Nationalité cubaine
Parti politique Parti communiste de Cuba
Diplômé de université Marta Abreu de Las Villas (Santa Clara)

Miguel Díaz-Canel
Chefs d'État cubains
Présidents du Conseil des ministres

Miguel Díaz-Canel Bermúdez[1], né le à Santa Clara[2],[3], est un homme d'État cubain. Premier vice-président du Conseil d'État et président du Conseil des ministres de 2013 à 2018, il est élu chef de l'État en 2018[4].

Biographie

Détenteur d'un diplôme en ingénierie électronique, Miguel Díaz-Canel enseigne cette discipline à l'université de Las Villas[2]. Il est à la tête de la branche provinciale du Parti communiste cubain dans sa province natale de Villa Clara pendant dix ans, au cours desquelles il parcourt la province à vélo à la rencontre des habitants. Il dirige ensuite le parti dans la province de Holguín pendant six ans. En 1991, il intègre le comité central du parti au niveau national ; en 2003, il est le plus jeune membre du bureau politique qui dirige le parti[2].

En 2009, il est nommé ministre de l'Enseignement supérieur, puis en mars 2012 il devient l'un des vice-présidents du Conseil d'État, chargé des questions d'éducation[2],[3]. Le 24 février 2013, à la suite d'élections législatives, il est nommé premier vice-président du Conseil en remplacement de José Ramón Machado Ventura, et donc numéro deux du gouvernement dirigé par le président Raúl Castro. Ce dernier annonce à cette occasion que ce mandat sera son dernier, et qu'un nouveau président devra être choisi en 2018 au plus tard ; Miguel Díaz-Canel apparaît comme le favori désigné[1].

Au moment de son accession au poste de premier vice-président, Miguel Díaz-Canel est « largement perçu à Cuba comme un technocrate » et comme un « bon gestionnaire »[1]. Il est perçu comme « l'une des principales forces » soutenant la politique de libéralisation économique entreprise par Raúl Castro et se montre favorable à une plus grande ouverture sur la liberté de la presse[2] mais selon le journal El Mundo, il n'est pas un potentiel réformateur : « Diaz-Canel est précisément ce que Gorbatchev n'a jamais été »[5]. Pour Jaime Suchliki, directeur de l'Institut des études cubaines de l'université de Miami : « Quand Raúl Castro ne sera plus président, ce sera une autre affaire. Díaz-Canel n'a pas de chars ni de troupes ». En effet l'essentiel de l'économie est aux mains de l'armée cubaine[6], il « reste donc à voir quelle serait la réalité de son pouvoir » en cas d'accession à la présidence du Conseil d'État[7].

Il représente Cuba à la conférence de Paris de 2015 sur le climat.

Le 19 avril 2018, il est élu président des Conseils d'État et des ministres par l'Assemblée nationale du pouvoir populaire[8], succédant ainsi à Raúl Castro qui demeure premier secrétaire du Parti communiste et véritable « homme fort » du pays jusqu'en 2021.

Vie privée

Miguel Díaz-Canel a deux fils de sa première épouse, Marta Villanueva. Il est marié avec Lis Cuesta Peraza, professeur d'université et fonctionnaire de l'agence de tourisme Paradiso[9].

Notes et références

  1. a, b et c (en) « Raúl Castro Says His New 5-Year Term as Cuba’s President Will Be His Last », New York Times, 24 février 2013
  2. a, b, c, d et e (en) « Miguel Diaz-Canel, Cuba’s new No. 2, respected as smart and personable », Miami Herald, 24 février 2013
  3. a et b (en) « Miguel Diaz-Canel, Raul Castro’s likely heir-apparent, seen as a serious-minded party loyalist », Associated Press, 24 février 2013
  4. « Cuba : Miguel Díaz-Canel, futur héritier de Castro », Journal du Dimanche,‎ (lire en ligne)
  5. (es) "Miguel Díaz-Canel, ¿el próximo presidente de Cuba?", Univision Noticias, 28 février 2013
  6. Le colonel Luis Alberto Rodriguez Lopez-Callejas, gendre de Raul Castro, occupe une position centrale au sein de la holding militaire Gaesa, qui contrôle 80 % de l'économie.
  7. « Cuba : qui est Miguel Diaz-Canel, favori pour remplacer Raul Castro en 2018 ? », LCI, 28 novembre 2016
  8. « Succession en trompe-l’œil à Cuba », Le Monde, 19 avril 2018.
  9. (es) « Quién es Miguel Díaz-Canel, el nuevo presidente de Cuba », sur elcomercio.pe