Michel Alerme

Michel Alerme
Biographie
Naissance
Décès
(à 70 ans)
Paris
Nationalité
Formation
Activités

Marie Marcel Étienne Michel Alerme, né le à Arques-la-Bataille (Seine-Maritime) et mort le dans le 8e arrondissement de Paris, est un ancien colonel de l'Armée française devenu journaliste et collaborateur durant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Admis à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1897 (promotion de Bourbaki), il opte pour les Troupes coloniales à sa sortie et fait longuement campagne en Outre-Mer (Chine, Tonkin, Cochinchine, Madagascar, Afrique-Occidentale française et Mauritanie).

Capitaine depuis 1911, Alerme sert comme officier d'état-major de 1914 à 1917 et est promu chef de bataillon en 1916. Il est détaché au cabinet du Ministre de la Guerre le , puis officie comme sous-chef de cabinet de Georges Clemenceau à partir du sous les ordres du général Mordacq. Promu lieutenant-colonel en mai 1919, il réintègre l'armée active en janvier 1920 puis obtient un congé sans solde en 1921.

Il mène ensuite une carrière de journaliste. Il est directeur de l'Écho national d'André Tardieu et directeur d'une filiale de l'agence Havas pour l'Extrême-Orient. Puis directeur de l'hebdomadaire Radio-magazine[1].

Cofondateur avec Dominique Sordet, qui collabore à Radio-magazine, de l'Agence de presse Inter-France en 1937, Michel Alerme préside jusqu'en 1944 le conseil d'administration de cette agence favorable à la collaboration. Il se présentait publiquement comme un militant antisémite et collaborationniste. Il est aussi désigné en 1943 administrateur-gérant du quotidien Le Petit Parisien, contrôlé par les Allemands[2].

Comme Sordet, il adhère en avril 1944 au Comité des amis des Waffen-SS[3]. En juillet 1944, il signe à l'instar de Sordet et de presque tous les ténors de la collaboration la « déclaration commune sur la situation politique », une pétition réclamant le retour à Paris d’un gouvernement élargi « par l’entrée des éléments indiscutables » et des « sanctions sévères, allant jusqu’à la peine capitale, à l’égard de tous ceux dont l’action encourage la guerre civile ou compromettrait la position européenne de la France »[4]

En 1944, après la chute du Régime de Vichy, il est recherché et poursuivi mais réussit à se cacher. Il meurt à Paris sans avoir été capturé.

Il était le frère du comédien André Alerme[5].

Publications

  • Colonel Alerme, Les Causes militaires de notre défaite, Publications du Centre d'études de l'Agence Inter-France, Paris, 1941.
  • Colonel Alerme, Stratégie anglaise, Éditions du Centre d'études de l'Agence Inter-France, Paris, 1942.

Notes et références

  1. Pierre-Marie Dioudonnat, op. cit., Robert Belot, Lucien Rebatet: Un itinéraire fasciste, Éditions du Seuil, 1994, p. 107, Nomenclature des journaux, revues, périodiques français paraissant en France et en langue française à l'étranger / L'Argus de la presse, 1936
  2. Francine Amaury, Histoire du plus grand quotidien de la III République: Le Petit Parisien, 1876-1944, Volume 2, Presses universitaires de France, 1972, p. 1321, Le Petit Parisien, 15 décembre 1943, Le Miroir des sports, 10 mai 1943 ( photographie )
  3. Le Matin, 29 avril 1944
  4. Pierre Rigoulot, Georges Albertini, socialiste, collaborateur, gaulliste, Perrin, 2012, p. 169 ( l'auteur présente Alerme comme ancien chroniqueur à l'Action française, p. 145, ce qui semble être une erreur ), Annie Lacroix-Riz, Les élites françaises entre 1940 et 1944: De la collaboration avec l'Allemagne à l'alliance américaine, Armand Colin, 2016
  5. Le Journal, 4 juin 1939

Sources

Liens externes