Michel (archange)

Archange saint Michel
Image illustrative de l'article Michel (archange)
Saint Michel terrassant le Démon (guerre des anges), fontaine Saint-Michel, place Saint-Michel du 6e arrondissement de Paris, par Francisque Duret, 1860.
Autres noms Mîkhâ'êl, en hébreu, Quis ut Deus ? en latin, « Qui est comme Dieu ? »
Nationalité Cieux / Royaume de Dieu
Vénéré par Religion abrahamique (Judaïsme, Christianisme, Islam...)
Fête 29 septembre, 8 novembre, 8 mai, 6 septembre, 16 octobre, 2e dimanche après Pâques.
Attributs Archange chevalier en armure avec bouclier, lance ou épée (qui tranche le bien et le mal durant la Guerre des anges) et dragon ou Diable terrassé à ses pieds.
Balance du jugement dernier pour le jugement (psychostasie) et le salut des âmes pour l'Enfer ou le Paradis.
Saint patron Catholicisme, Gaules, France, Allemagne, Normandie, Bruxelles, Kiev, Arkhangelsk, parachutistes.

Michel (Mîkhâ'êl en hébreu, Quis ut Deus ? en latin, signifiant « Qui est comme Dieu ? ») grand maître des Cieux après Dieu, il est un des sept archanges majeurs (avec Gabriel et Raphaël...) de la religion abrahamique (Judaïsme, Christianisme, Islam...).

Chef de la milice céleste des anges du Bien (religion), il est principalement représenté au moment de la fin des temps (Apocalypse / fondation du Royaume de Dieu) en chevalier ailé sauroctone, qui terrasse le Diable durant la guerre des anges, et avec la balance de la Pesée des âmes du Jour du jugement, juge (psychostasie) et guide (psychopompe) du salut des âmes pour l'Enfer ou le Paradis (allégorie symbolique de la victoire finale du Bien (religion), sur le mal).

Il est également un saint et le saint patron du catholicisme, de la Normandie, de la France (Ordre de chevalerie Ordre de Saint-Michel, avec également la Sainte Vierge à partir de 1638 (vœu de Louis XIII), de l'Allemagne (avec saint Boniface de Mayence), de la Belgique (après saint Joseph), de Bruxelles (il se retrouve d’ailleurs sur son blason),...

Il est fêté principalement les 29 septembre et 8 novembre, mais aussi le 8 mai, 6 septembre, 16 octobre et le troisième dimanche de Pâques (deuxième dimanche après Pâques).

Origines

Étymologie

L’Archange Saint Michel, terrassant Satan représenté par un dragon, avec inscription Quis ut Deus ? « Qui est comme Dieu ? », sur son bouclier. Entrée principale de l'Université de Bonn, en Allemagne.

Michel est un personnage de la religion abrahamique (Judaïsme, Christianisme, Islam...). Son nom vient de l'hébreu : מיכאל, Mîkhâ'êl (étymologiquement Mi, Cha « qui est semblable », et El « Clarté, Lumière, Lumineux, Dieu », Elohim), signifiant « Qui est comme Dieu ? », Quis ut Deus ? en latin.

Saint Michel est appelé « l’archange » ou ange en chef dans la Bible. Il est aussi appelé : Prince des Archanges, Archange du Premier Rayon, Défenseur de la Foi, Prince de tous les anges du Bien, chef des forces du ciel, de la milice céleste, champion du Bien...

Il terrasse entre autres Lucifer (Diable, Satan, personnalisation du mal...) durant la guerre des anges au moment de la fin des temps / Apocalypse, puis juge (psychostasie) le Salut (théologie) des âmes au moment du Jour du jugement, par la Pesée des âmes, et guide (psychopompe) des élus au Paradis (allégorie symbolique de la victoire finale du Bien (religion), sur le mal).

Saint Michel dans l'Ancien Testament

Il apparaît de nombreuses fois dans la Bible. Dans l'Ancien Testament, il est vu quand Dieu s'adresse aux hommes et est envoyé, messager, porteur de la Nouvelle.

Dans le livre de Daniel, l'ange Gabriel apparaît au prophète Daniel (Dan 10,13-21) pour lui expliquer ses visions et lui révèle également qu'il était en train de combattre avant de lui venir en aide. Durant ce combat, Gabriel rencontra une forte opposition de la part du Roi des Perses et il fallut l'intervention de Michel en personne pour que Gabriel s'en sorte.

Dieu et Gabriel révèlent en Daniel 12:1 à ce dernier une vision de la fin des temps où l'archange Michel se lèvera afin de relever les morts, certains pour une résurrection de vie (paradis) et d'autres pour une résurrection d'opprobre et de mort pour des temps indéfinis.

Saint Michel dans le Nouveau Testament

Il entre en conflit avec le Diable dans l'épître de Jude (v. 9) au sujet du corps de Moïse.

L'apôtre Paul, dans sa lettre aux Thessaloniciens (1Th4:16), nous révèle que Jésus redescendra du ciel « au signal donné par la voix de l'archange ».

Dans les visions grandioses de saint Jean au livre de l'Apocalypse (Ap 12,7ss), il terrasse le dragon (symbole de Satan), et l'expulse du Paradis, en lui disant « Mi cha el », c'est-à-dire « Quis ut Deus ? » en latin, « Qui est (semblable à) Dieu ? » (en référence à l'orgueil de Satan qui voulait prendre la place de Dieu[1]).

Pour les chrétiens de la plupart des Églises occidentales et orientales, l'archange saint Michel est invoqué pour obtenir une protection contre les Démons.

L'ange Michel dans l'Islam

En islam, l'ange « Mikaïl », « Mika'îl » ou « Mikâla » (en arabe : ميخائيل) apparait à une seule reprise dans le Coran[2] à la sourate II, verset 98 où il est mentionné en présence de l'ange Gabriel/Djibril en compagnie duquel, il participe à la pesée des actions[4]. Mikaïl apparait également avec Djibril au moment de la purification des cœurs et à la bataille de Badr[2]. Dans une tradition musulmane tardive, il se voit confier par Dieu la mission de raviver chez les hommes la mémoire des évènements passés[5].

Si c'est un ange aimé de Dieu, ses attributions ne sont pas claires[2] et la tradition lui attribue différents pouvoirs et actions. Pour al-Qazwini, Mikaïl dispense la bonté et dirige la croissance des créatures vers la perfection[6]. Dans certaines traditions musulmanes Michaël contrôle la pluie, le vent, et accorde aux créatures vivantes - et particulièrement à l'humanité, croyante ou non - la bonne fortune, la nourriture ou encore la connaissance[7] ; d'une manière générale, tout ce qui est utile à nourrir la vie est sous sa responsabilité[7]. Pour d'autres, Mikaïl est le chef des anges du 6e ciel et l'un des porteurs du Trône divin[8]. D'autres encore l'identifient également, en compagnie de Gabriel/Djibril et Azraël/Izrail, à un des trois anges qui, sous forme de beaux jeunes gens, rendent visite à Ibrahim et Lût[9].

Apparitions

Apparition à sainte Jeanne d'Arc vers 1420, maison natale de Jeanne d'Arc (voix, apparitions et prédictions de Jeanne d'Arc)

La première apparition de saint Michel archange aurait eu lieu en Phrygie, à Chônes, nom qui a remplacé celui de Colosses. C’est l’apparition la plus célébrée de celles qui ont été connues des Grecs et des Orientaux. Saint Michel se serait montré sous une figure humaine à un homme de Laodicée, qui avait une fille muette, laquelle recouvra la parole sur le champ. Ce miracle convertit le père et la fille, et fut suivi de la construction d'un magnifique temple en l'honneur de saint Michel ; et pour consacrer le mémoire d'un miracle si éclatant, on établit une fête particulière, pour toute l'Église d'Orient, en l'honneur de ce prince de la milice céleste : elle fut fixée au 6 septembre.[réf. nécessaire]

La deuxième apparition de l'archange saint Michel en Occident se serait produite aux yeux d'un berger en 492, au sommet du mont Gargano, dans les Pouilles (Italie). La Congrégation des sœurs de saint Michel archange organise en France depuis la fin 2015 les pérégrinations de la statue de saint Michel archange du mont Gargano .

Il serait apparu ensuite à saint Grégoire le Grand le 8 mai 590 au sommet du château Saint-Ange à Rome.

Un sanctuaire est fondé en 708 par saint Aubert au Mont-Saint-Michel en Normandie, à la suite d'une apparition de l'archange.

Vers 1420, saint Michel apparaît à sainte Jeanne d'Arc dans sa maison maison natale de Jeanne d'Arc de Domrémy-la-Pucelle[11]dans les Vosges (voix, apparitions et prédictions de Jeanne d'Arc). Jeanne affirme avoir vu en apparition et entendu les voix célestes de l'archange Michel, et des saintes Catherine d'Alexandrie, Marguerite d'Antioche, lui demandant d'être pieuse, de ramener la paix au royaume de France en le libérant de ses envahisseurs, et de conduire le dauphin de France (Charles VII) sur le trône en le faisant sacrer roi de France par l'église catholique à la cathédrale Notre-Dame de Reims (Jeanne d'Arc de Domrémy à Chinon 1428 - février 1429)... Le , alors que les Anglais capitulent à la fin du siège de Bayonne, une énorme croix blanche, symbole de l'archange, apparaîtrait dans le ciel[12].

Lieux de culte

Dès le IVe siècle, le culte de saint Michel est largement répandu en Orient. Il fait son apparition en Occident à la fin du Ve siècle avec l'élévation d'un premier sanctuaire à Monte Sant'Angelo dans le massif du Gargano en Italie en 492.

Vers l'an mille, de nombreuses chapelles et édifices lui ont été dédiés. Ils sont généralement édifiés dans des lieux élevés[13], pour rappeler que saint Michel est le « chef » des anges. Un des plus célèbres de ces édifices est l'abbaye du Mont-Saint-Michel en Normandie, mais on peut également citer la chapelle Saint-Michel sur le mont Saint-Michel de Brasparts (Menez Mikael) en Bretagne, l'église de Saint-Michel-Mont-Mercure en Vendée, l'église Saint-Michel d'Aiguilhe en Auvergne, la chapelle édifiée sur le St Michael's Mount dans les Cornouailles en Grande-Bretagne, l'abbaye Saint-Michel de Frigolet et le sanctuaire de Monte Sant'Angelo, déjà cité, ainsi que l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse dans le Val de Suse également en Italie[14].

Il est le saint patron de Bruxelles et de sa cathédrale Saints-Michel-et-Gudule de Bruxelles, de Kiev en Ukraine (monastère Saint-Michel-au-Dôme-d'Or), d'Arkhangelsk en Russie... En 1947 a été créé le sanctuaire régional de Saint Michel pour l'Afrique à Goma Tsé-tsé en République du Congo.

Iconographie

L'iconographie chrétienne ancienne présente traditionnellement l'archange Michel de plusieurs manières :

  • Ange psychostase tenant la balance avec laquelle il va peser les âmes des défunts.
  • Ange terrassant un dragon (qui est Satan, d'après l'Apocalypse)
  • Ange terrassant une figure difforme et hideuse qui est Satan.
  • Ange revêtu des habits militaires de l'empereur et plus tardivement d'une armure.
  • Ange revêtu de l'himation ou pallium.

Ange psychostase tenant la balance

La plus ancienne représentation de l'archange Michel dans le domaine occidental (IXe siècle) est un bas-relief taillé dans le sanctuaire souterrain de Monte Sant'Angelo, qui le représente avec une balance pesant les âmes (Pesée des âmes).

Un autre bas relief d'environ 1140 le représente également pesant les âmes dans le tympan du Jugement dernier de la Cathédrale Saint-Lazare d'Autun.

Le Musée d'Art Catalan de Lérida, conserve de même le pan d'un retable du XIVe siècle où l'on voit saint Michel pesant les âmes, et les âmes qui n'ont pas satisfait à la pesée être englouties dans la gueule d'un diable[15].

Ange en armure, terrassant un dragon

Dans l'iconographie médiévale occidentale et les siècles suivants, Saint-Michel est représenté le plus souvent terrassant un dragon[16] qui symbolise Satan, et non pas un simple démon.

D'après l'Apocalypse, en effet, le Dragon est l'un des noms de Satan : Ap. 12, 9 : « Ainsi fut culbuté le grand Dragon, le Serpent primitif, appelé Diable et Satan. » ; Ap. 20, 2 : « Je vis encore un ange descendre du ciel : il tenait à la main la clef de l'abîme et une grande chaîne. Il maîtrisa le Dragon, le serpent primitif, qui n'est autre que le Diable et Satan. »

Toutefois si l'iconographie médiévale, dans ses représentations de Saint Michel, le représente le plus souvent terrassant le dragon[17], le dragon y représente Satan et cela n'a rien de commun avec les saints chasseurs de dragons comme Saint Georges, Saint Géry et d'autres.

Ange terrassant une figure difforme et hideuse qui est Satan

Souvent la figure sur laquelle se dresse l'archange a perdu sa forme de dragon et revêt celle plus anthropomorphe d'un être hideux avec quelques griffes et écailles rappelant le dragon. C'est le cas par exemple dans certaines icônes russes, dans les enluminures des Recognitiones de Saint Clément, un des plus anciens manuscrits du Mont Saint-Michel[18] ou pour le Saint-Michel de Bruxelles.

Ainsi à Bruxelles, au sommet de la tour de l'hôtel de ville, la statue en cuivre de Saint-Michel représente, sous les pieds du saint, un être difforme anthropomorphe, avec une expression diabolique et des écailles, représentant Satan. À Coventry au Royaume-Uni, la statue moderne sur la cathédrale montre Saint-Michel avec Satan dans une forme humaine.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Ange revêtu de l'himation ou pallium ou des habits militaires impériaux

L'archange Michel peux être représenté en vêtement de l'antiquité, debout, revêtu d'une tunique ou chiton, drapé dans un himation ou pallium. Il est reconnaissable à ses ailes déployées et à sa lance souvent crucifère. Il est également souvent représenté en armure d'Empereur romain / Légion romaine, ou médiévale.

Archange Michel dans l'héraldique et la sigillographie

Représentation de l'archange en héraldique, sceaux et phaléristique...

Patronages

Saint Michel est le saint patron de l'Église catholique, des Gaules, de la France, de l'Allemagne, de la Normandie, et de la ville de Bruxelles et de plusieurs corps de métiers anciens, comme les épiciers, les escrimeurs, les manœuvriers, les policiers, les soldats, les bateliers, les boulangers, les pâtissiers, les tonneliers ou plus récents comme les parachutistes (il est d'ailleurs l'emblème du 9e régiment de chasseurs parachutistes) et, plus généralement, des forces armées de l'air, tels que les commandos parachutistes de l'air.

Très populaire parmi les Lombards d'Italie, qui le considéraient comme leur saint protecteur, leurs rois et princes illustraient souvent leurs monnaies à son effigie.

Fêtes

Le songe de saint Aubert d'Avranches.

Il est fêté avec les archanges Gabriel et Raphaël par l'Église latine, le 29 septembre[19].

En Allemagne, la fête religieuse de la moisson tombe souvent à la Saint Michel[20]. Jadis en France, le 29 septembre est la date à laquelle fermiers et métayers payaient leurs fermages après la récolte ; c'est aussi la date traditionnelle d'expiration des baux ruraux, d’où l'expression « à la Saint-Michel, tout le monde déménage. »

Dans l'Église orthodoxe, le 8 novembre est la fête « des Archistratèges de la Milice Céleste, Michel et Gabriel, et des autres Puissances célestes et incorporelles »[21]

L'Église orthodoxe célèbre aussi le 6 septembre le « Miracle de l'Archange Michel à Colosses »[22]: Saint Michel sauve un saint personnage, Archippe, persécuté par des païens et réfugié dans une église dédiée à l'archange. Pour tuer Archippe, les païens déclenchent une grosse inondation en ouvrant les écluses du barrage sur un cours d'eau. Une vague déferlante menace d'engloutir l'église et son réfugié en prière, mais saint Michel la détourne, sauvant l'homme et le sanctuaire.

Dans le passé le 8 mai on célébrait aussi l'apparition de l'archange Michel au pape saint Grégoire Ier le Grand en 590. La grande peste ravage Rome, des processions de pénitence et de rogations sont organisées dans toute la ville et saint Michel apparaît au pape et aux Romains à la fin d'une de ces processions, au sommet du château du mausolée d'Hadrien, remettant son épée au fourreau, montrant par la fin de l'épidémie que leurs prières sont exaucées . Pour commémorer l'événement, on édifie une chapelle et une statue de l'archange au sommet de la forteresse qui prend alors l'appellation de château Saint-Ange. Ce même jour on célébrait la mémoire de l'apparition, vers 493, de saint Michel au Mont Gargan dans les Pouilles, sous le pape Gélase 1er[23]. Cette fête a été supprimée dans la revision du calendrier romain général de 1960.

Tropaires et prières à saint Michel

Dans la confession catholique, plusieurs prières (et non pas une seule) sont destinées à saint Michel. Ces suppliques diffèrent en fonction de l'intention, c'est-à-dire qu'elles dépendent de la nature de la demande du croyant priant lorsque ce dernier implore l'intercession de l'archange. Saint Michel est ainsi appelé au secours en étant explicitement placé dans l'un ou l'autre des nombreux rôles qu'il est censé jouer, dans telle ou telle des multiples fonctions qu'il est appelé à assumer.

Ainsi, la prière catholique générale à saint Michel archange, celle que récite le chrétien catholique pour solliciter l'intervention de saint Michel archange en ce qu'il est, premièrement, celui qui instruit sur la foi en Dieu, soit le chemin à suivre en vue du salut de l'âme (référence à la lumière, synonyme du Bien, antonyme du Mal), en second lieu, celui qui protège préventivement (notamment en cachant sous ses ailes protectrices les personnes qui s'en remettent à lui, les rendant pour ainsi dire invisibles à l'ennemi, c'est-à-dire à Satan et ses suppôts) ou, enfin, celui qui, face à toute adversité, contre toute forme d'atteinte à leur intégrité, aussi bien morale que physique, combat à la tête des milices célestes en faveur de ses protégés (référence à son épée, à son armure militaire dans l'iconographie)[réf. nécessaire].

Jusqu'à l'an 1965 une prière à saint Michel, introduite par le pape Léon XIII en 1884, était prononcée après la messe basse :

« Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat ; soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon. Que Dieu lui fasse sentir son empire, nous vous en supplions. Et vous, prince de la milice céleste, repoussez en enfer, par la force divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde en vue de perdre les âmes. Amen. ».

Elle n'a été jamais incluse dans le Missel romain[24],[25].{{.}}[26].

Les Litanies de saint Michel et tropaire de saint Michel sont également très populaires dans cette tradition religieuse.

Dictons relatifs à saint Michel

  • « À la Saint-Michel la neige est au ciel ; à la Saint-Luc elle est au sud ; à la Toussaint elle descend ; à la Saint-Martin ouvre la porte elle est ici. »
  • « À la Saint-Michel regarde le ciel, s'il se baigne l'aile, il pleut jusqu'à Noël » ou « Pluie de Saint-Michel sans orage, d'un hiver clément le présage. »
  • « À la Saint-Michel, départ d'hirondelles » ou « Les hirondelles à la Saint-Michel, l'hiver s'en vient après Noël. »
  • « À la Saint-Michel, la chaleur remonte au ciel » ou « Saint-Michel emporte le goûter au ciel, Saint-Mathias (24 février) le redescend. »
  • « Bise à la Saint-Michel, octobre sec » ou « Quand le vent est au nord le jour de la Saint-Michel, le mois d'octobre est au sec. »
  • « De Saint-Michel à la Toussaint, laboure grand grain » et « Entre Saint-Michel et Saint-François (4 octobre), prends ta vendange quelle qu'elle soit », « À la Saint-Michel, cueille ton fruit tel quel. »
  • « Pour la Saint-Michel, goûte ton miel » et « À la Saint-Michel sème ton seigle. »
  • « De Sainte-Croix (14 septembre) à la Saint-Michel, la pluie va dévaler du ciel » ou « Toutes les pluies perdues sont à la Saint-Michel rendues. »
  • « Les beaux jours de Saint-Michel sont l'été de Saint-Michel. »
  • « Telle Toussaint, tel Noël, tel jour de Saint-Michel, Pâques au pareil[27]. »
  • « Et par saint Michel, vive les paras ! »

Culture

  • Dans la série télévisée Dominion, L'archange est interprété par l'acteur Tom Wisdom[réf. nécessaire].

Notes et références

  1. Isaïe chap.14; Apocalypse chap.12, versets 7 à 9.
  2. a, b et c Malek Chebel, Dictionnaire des symboles musulmans, Albin Michel, (ISBN 9782226200754, lire en ligne), p. 39
  3. Diane Steigerwald, L'islâm: les valeurs communes au judéo-christianisme, Médiaspaul, (ISBN 9782894203903, lire en ligne), p. 209
  4. Malcolm Clark et Malek Chebel, L'Islam Pour les Nuls, First, (ISBN 9782754026031, lire en ligne), p. 125
  5. Seyyed Hossein Nasr, « Cosmographie en l'Iran pré-islamique et islamique, le problème de la continuité dans la civilisation iranienne », dans George Makdisi (éd.), Arabic and Islamic Studies in Honor of Hamilton A. R. Gibb, Brill, , p. 517
  6. a et b (en) A. G. Muhaimin, The Islamic Traditions of Cirebon: Ibadat and Adat Among Javanese Muslims, ANU E Press, (ISBN 9781920942311, lire en ligne), p. 41
  7. Anne Claude Dero-Jacob, Introduction à l'Islam: pratiques, sectes et mystiques, U.L.B. Institut de Sociologie, Centre de Sociologie de l'Islam, (lire en ligne), p. 27
  8. Djameleddine Feliachi, Les préceptes fondamentaux de l'islam, t. I : Les vertus de la Foi, Lulu.com (ISBN 9781291337525, lire en ligne)
  9. voir le site Apparitions et interventions de saint Michel dans l'histoire
  10. Colette Beaune (dir.), Les Lieux de mémoire, vol. 1, t. La nation, « Les sanctuaires royaux », p. 76
  11. Ces formations géologiques, monts, pics, aiguilles… ayant été elles-mêmes la plupart du temps rebaptisées du nom de l'archange, ainsi que les villes et bourgades qui s'y sont installées.
  12. Il existe une diagonale reliant différents lieux consacrés à Saint-Michel et Jérusalem à travers l'Europe (Irlande, Grande-Bretagne, France, Italie et Grèce).
  13. Abondante iconographie recueillie par : André Vanrie, L'ange à la balance, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 9 à 42. Nombreux clichés publiés
  14. Lire : Michel de Waha, "Le dragon terrassé, thème triomphal depuis Constantin", dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 43 à 117.
  15. M. de Fraipont, Les origines occidentales du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Revue belge d'Histoire de l'Art et d'Archéologie, 1937, VII, p. 289 à 301, ainsi que : G. de Jerphanion, L'origine copte du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1938, p. 367 à 381 et : F. Avril, Interprétations symboliques du combat de saint Michel et des dragons, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 39 à 52.
  16. Saint-Michel terrassant le dragon à figure humaine, 966-991 (Avranches, Bibliothèque Municipale ; Ms 50 f° I ; toutefois dans une enluminure du Commentaire de saint Augustin sur les Psaumes, aussi du scriptorium du Mont Saint-Michel (Avranches, B.M. ms. 76 f° A v°) c'est bien un dragon qu'il écrase (reproductions dans : Saint-Michel et sa symbolique, op. cit.
  17. Service National de la Pastorale Liurgique et Pastorale, Le 29 septembre et le 2 octobre : fête des anges
  18. Voir le site Tourisme en Allemagne
  19. Calendrier Orthodoxe : Novembre
  20. Calendrier Orthodoxe : Septembre
  21. Moréri 1759, p. 526
  22. Les prières léonines après la Messe basse
  23. [http://blog.institutdubonpasteur.org/Recreation-liturgique Philippe Laguérie, "Récréation liturgique", 14 mars 2010[
  24. Instruction Inter oecumenici du 26 septembre 1964, 48 j
  25. Anne-Christine Beauviala, Météo et dictons régionaux, Éd. Christine Bonneton, 2010.

Annexes

Bibliographie

  • 1759 : Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique : ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane, t. 7, Paris, Les libraires associés, , 982 p., p. 526
  • 1898 : Wilhelm Lueken, Michael. Eine Darstellung und Vergleichung der jüdischen und der morgenländisch-christlichen Tradition vom Erzengel Michael, Göttingen, 1898.
  • 1922 : O. Rojdestvensky, Le culte de saint Michel et le Moyen Âge latin, Paris, 1922.
  • 1937 : M. de Fraipont, Les origines occidentales du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Revue belge d'Histoire de l'Art et d'Archéologie, 1937, VII, p. 289 à 301.
  • 1938 : G. de Jerphanion, L'origine copte du type de saint Michel debout sur le dragon, dans : Comptes rendus de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 1938, p. 367 à 381.
  • 1967 : M. Grazia Mara, Michele, arcangelo. (Santo), dans : Bibliotheca sanctorum, tome IX, Rome, 1967, colonnes 410 à 446.
  • 1971 : F. Avril, Interprétations symboliques du combat de saint Michel et des dragons, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 39 à 52.
  • 1971 : G. Weill, Le culte de saint Michel à Saint-Mihiel, dans : Millénaire monastique du Mont-Saint-Michel, Paris, 1971, t. III, p. 325 à 328.
  • 1977 : J. P. Rohland, Der Erzengel Michael, Artz und Feldherr. Zwei Aspekte des vor-und frühbyzantinischen Michaelkultes, Leyde, 1977.
  • 1979 : André Vanrie, L'ange à la balance, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 9 à 42.
  • 1979 : Michel de Waha, Le dragon terrassé, thème triomphal depuis Constantin, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 43 à 117.
  • 1979 : Mina Martens, Symbolisme du culte, dans sa conjonction du sacré et du profane, dans : Saint Michel et sa symbolique, Bruxelles, 1979, p. 119 à 166.
  • 2003 : Pierre Bouet (dir.), Culte et pèlerinages à Saint-Michel en Occident. Les trois monts dédiés à l'archange, Collection de l'Ėcole française de Rome, vol. 316, Rome, École française de Rome, 2003.
  • 2012 : Saint Michel, prières et neuvaines, Émilie Bonvin, Collection Prières et Neuvaines, 2012, (ISBN 9782848911045)
  • 2012 : Autour de l'Archange saint Michel, Actes du colloque tenu à Aiguilhe (Haute-Loire) en octobre 2009. Édition des Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy en Velay.
  • 2012 : Jean-Raphaël Eglin, Saint Michel, conduis-nous au Christ !, éditions Tequi, 2012, Paris, (ISBN 978-2-7403-1755-6)
  • 2014 : O.Stéphane, Archange Michaël, Qui est comme Dieu, éditions Bussière , 2014 , Paris.
  • 2015 : François Eiximenis, Saint Michel Archange, traduit du catalan et préfacé par Patrick Gifreu, Éditions de la Merci, 2015 , Perpignan, (ISBN 979-10-91193-07-8).

Articles connexes

Liens externes