Michaël Gillon

Michaël Gillon
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Michael Gillon en mai 2016.

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Michaël Gillon est un astronome et astrophysicien belge né en 1974 à Liège[1]. Codécouvreur d'exoplanètes telles que WASP-18 b[2] et des anneaux de (10199) Chariclo, il est chercheur à l’Institut d’astrophysique et de géophysique du département d’astrophysique, géophysique et océanographie de l’université de Liège.

Biographie

Michaël Gillon commence ses études supérieures à l’âge de vingt-quatre ans, après sept années d’engagement dans l’armée belge[3]. « J’ai terminé mes [études] secondaires à 17 ans et je ne me sentais pas prêt — ni motivé — pour entreprendre des études [supérieures], déclare-t-il. Après, j’ai regretté »[3]. Il s’inscrit à l’université de Liège et, en cinq ans, y obtient une licence en biochimie et un premier cycle en physique[3].

Attiré par la recherche, il devient, en 2003, doctorant en astrophysique, non sans avoir hésité avec la génétique et la biochimie[3]. En mars 2006, il soutient sa thèse de doctorat sur l’amélioration de la photométrie des transits d’exoplanètes dans le cadre du projet CoRoT[3],[4]. Il quitte alors l’université de Liège pour un séjour postdoctoral de près de trois ans au sein de l’observatoire de l’université de Genève[3]. Lors de ce séjour, il participe à la découverte d’un Jupiter chaud : WASP-18 b[2],[5].

De retour à l’université de Liège en janvier 2009, il y poursuit ses travaux sur la détection d’exoplanètes et leur caractérisation physicochimique[3]. Dans le cadre du projet TRAPPIST, il est responsable scientifique et investigateur principal pour les exoplanètes[3]. Ce projet débouche sur de nombreuses publications ainsi que sur la détection d’une trentaine d’exoplanètes en transit entre fin 2010 et mi 2012[3]. Il a été à l’initiative d’une recherche internationale observant pour la première fois l’émission thermique d’une super-Terre : 55 Cancri e[3],[6].

En 2013, il est nommé membre de l’équipe scientifique de CHEOPS. Il y représente la Belgique avec sa collègue Valérie Van Grootel[7],[8].

Le , la NASA annonce officiellement la découverte de sept exoplanètes par une équipe internationale d'astronomes, dirigée par Michaël Gillon. Ces exoplanètes, appelées TRAPPIST-1 b, c, d, e, f, g, h, ont été détectées au moyen du Spitzer Space Telescope et plusieurs observatoires terrestes dont le télescope TRAPPIST de l'Observatoire européen austral. Ces sept exoplanètes, situées à 39 années-lumière de notre Soleil, gravitent autour de l'étoile naine TRAPPIST-1[9],[10]. Trois de ces exoplanètes avaient déjà été découvertes en 2015 par l'équipe internationale au moyen du télescope Trappist, mais la collaboration avec la Nasa a permis d'étendre ces découvertes.

Récompenses

Chevalier du Mérite wallon Chevalier du Mérite wallon (Ch.M.W.)

Il est par ailleurs classé dans l'édition 2017 de la liste des 100 personnes les plus influentes du magazine Time.

Le , le prix Balzan, doté de 750 000 francs suisses (environ 650 000 euros), lui est attribué par la fondation italo-suisse éponyme pour sa recherche de planètes autour d'étoiles voisines, considérée comme « une étape importante sur le chemin de la découverte de signes de vie en dehors de notre système solaire ». Le prix lui sera officiellement remis à Berne le par Doris Leuthard, la présidente de la Confédération suisse[11].

Notes et références

  1. Henri Dupuis, « Michaël Gillon - Sur une autre planète », FNRSNEWS,‎ , p. 20 (lire en ligne)
  2. a et b « Drame exoplanétaire : une planète s’effondre sur son étoile » [html]sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (mis en ligne le 9 février 2010, consulté le 25 avril 2015)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Michaël Gillon » [html] sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (consulté le 25 avril 2015)
  4. (en) Michaël Gillon, Contribution à la mission CoRoT et à la recherche d’exoplanètes par la méthode des transits photométriques, Liège, Université de Liège, (présentation en ligne, lire en ligne [PDF])
  5. (en) Coel Hellier et al., « An orbital period of 0.94 days for the hot-Jupiter planet WASP-18b » [« Une période orbitale de 0,94 jours pour le Jupiter chaud WASP-18b »], Nature, vol. 460, no 7259,‎ , p. 1098-1100 (DOI 10.1038/nature08245, Bibcode 2009Natur.460.1098H, résumé, lire en ligne [PDF])
  6. « Une super-Terre mise en lumière » [html] sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (mis en ligne le 5 octobre 2012, consulté le 25 avril 2015)
  7. « Valérie Van Grootel » [html] sur Réflexions, le site de vulgarisation scientifique de l’université de Liège (consulté le 25 avril 2015)
  8. (en) « Science team » [html] sur le site de l’université de Berne dédié au projet CHEOPS (consulté le 25 avril 2015)
  9. Daily Science - Sept exoplanètes découvertes par les astronomes liégeois
  10. The Telegraph - 22.02.2017 - Henry Bodkin - Nasa discovers new solar system Trappist-1 - where life may have evolved on three planets
  11. http://www.skynet.be/actu-sports/belgique/article/1793878/un-chercheur-belge-distingue-par-le-prix-balzan-en-suisse

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes