Michèle Gendreau-Massaloux

Michèle Gendreau-Massaloux
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Michèle Gendreau-Massaloux à Paris en 2012.

Biographie
Naissance
Nom de naissance
Michèle Marie-Françoise Massaloux
Nationalité
Formation
Activité

Michèle Gendreau-Massaloux, née Massaloux le à Limoges, est une hispaniste et haute fonctionnaire française.

Elle est secrétaire général adjoint de la présidence de la République française de 1985 à 1988 et porte-parole de la présidence de 1986 à 1988.

Biographie

Fille de François Massaloux, pharmacien-chef de l'hôpital de Limoges, et de Marie-Adrienne Delalais, Michèle Massaloux naît à Limoges.

Elle effectue ses études secondaires au lycée de jeunes filles de Limoges. Après avoir passé avec mention TB les baccalauréats scientifique et de philosophie, respectivement en 1960 et en 1961, elle étudie en Lettres supérieures (hypokhâgne) au lycée Gay-Lussac de Limoges et en Première supérieure (khâgne) au lycée de Versailles. Elle est reçue seconde au concours d'entrée à l'École normale supérieure de jeunes filles en 1963, et major à l'agrégation d'espagnol en 1966. Elle est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris en 1968, et docteur de Troisième Cycle en 1970. Elle soutient en 1975 une thèse d'État en études ibériques sur Francisco de Quevedo, « Héritage et création : recherches sur l'humanisme de Francisco de Quevedo y Villegas »[1].

Elle est nommée assistante à l'Institut d'études hispaniques et latino-américaines de l'Université Paris-Sorbonne en 1967, maître-assistante à l'Université Paris 13 en 1970, puis directrice du Département d'espagnol de l'Université de Limoges, et professeur dans ce département, en 1972. Elle occupe diverses fonctions administratives au sein de cette université dont elle est élue vice-présidente en 1977.

Elle est ensuite, en 1981, nommée recteur de l'académie d'Orléans-Tours par Alain Savary, ministre de l'Éducation nationale. Elle le reste jusqu'en 1984, date à laquelle François Mitterrand l'appelle à ses côtés comme conseiller technique pour l'éducation, avant qu'il ne la nomme secrétaire général adjoint de la présidence de la République en 1985 (première femme à accéder à ce poste[2]), puis porte-parole de la présidence en 1986, deux fonctions qu'elle conserve jusqu'en 1988. Elle est membre de la CNIL en remplacement de Catherine Tasca en 1988, membre du Conseil supérieur de la langue française en France en 1989 et recteur de l'Académie de Paris, chancelier des universités de Paris, de 1989 à 1998. Elle est vice-présidente du Conseil supérieur de l’éducation (France) de 1989 à 1998, présidente de l'Association de préfiguration de la Cité de la Musique de 1990 à 1993.

Elle est nommée au Conseil d'État en 1998. Elle est présidente de la Commission de surveillance et de contrôle des publications destinées à l'enfance et à l'adolescence de 1998 à 2000, membre de la Commission des sondages de 1999 à 2000.

Elle est professeur associé à l'Université de Paris-VIII de 1999 à 2009.

Élue en 1999 recteur de l'Agence universitaire de la francophonie (AUF), elle limite à deux mandats de quatre ans la durée de cette fonction, et la quitte en 2007.

Elle est membre de la Mission Union pour la Méditerranée de 2008 à 2012, de la Délégation inter-ministérielle à la Méditerranée de 2013 à 2014 où elle est chargée de l'éducation, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche. Elle est ensuite conseillère auprès du Secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences (France), vice-présidente du Conseil scientifique pour les relations institutionnelles du Groupement Inter-académique pour le développement (GID).

Elle a présidé le Conseil scientifique de l'Paris-Lumières de 2013 à 2015.

Elle est membre du Conseil de l'Ordre national de la Légion d'Honneur depuis 2005.

Vie associative

Membre du conseil d’administration du Collège international de Philosophie.

Membre du conseil d’administration de l’association universitaire et culturelle franco-italienne Italiques.

Distinctions

  • Médaille de la protection judiciaire de la jeunesse
  • Commandeur de la Légion d'Honneur
  • Grand Officier de l'Ordre national du Mérite
  • Commandeur des Palmes académiques

Docteur honoris causa (Dr h. c.): Université de Toronto, New York University, Université du Chili, Université d’Aberdeen, Université Libre internationale de Moldova, Université Laval de Québec, Université de Sofia, Université de Bucarest, Université de Moncton, Université de Ouagadougou[3], Collège Glendon/York University, Université St Kliment Ohridski de Sofia, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, Université Iuliu Hatieganu de Cluj-Napoca.

Ouvrages

  • Héritage et Création : recherches sur l’humanisme de Quevedo, Paris, Champion, 1977

Notes et références

  1. Ressources numériques en histoire de l'éducation du CNRS de Lyon
  2. César Armand et Romain Bongibault, Dans l'ombre des présidents. Au cœur du pouvoir : les secrétaires généraux de l'Élysée, Fayard, 2016, pages 12-13.
  3. « Docteur honoris causa : et de dix pour Michèle Gendreau-Massaloux », Le Faso, 4 juin 2004

Liens externes