Merlas

Merlas
Merlas
Le village de Merlas et son église en août 2019
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Isère
Arrondissement Arrondissement de La Tour-du-Pin
Canton Chartreuse-Guiers
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays Voironnais
Maire
Mandat
Jean Cailly
2014-2020
Code postal 38620
Code commune 38228
Démographie
Population
municipale
494 hab. (2016 en diminution de 0,4 % par rapport à 2011)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 26′ 44″ nord, 5° 39′ 48″ est
Altitude Min. 400 m
Max. 1 542 m
Superficie 15,64 km2
Localisation

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Merlas est une commune française située dans le département de l'Isère en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La plus grande partie de la commune est perchée à plus de 600 mètres d'altitude, dans la partie septentrionale du plateau jurassien du Grand Ratz[1], au pied du Col des Mille Martyrs, non loin du massif de la Chartreuse. Merlas est une des communes adhérentes à la communauté d'agglomération du Pays voironnais.

Le lac de Saint-Sixte, situé dans un hameau éponyme de la commune. Des découvertes de nature archéologique effectuée dans le secteur immédiat de ce lac ont permis de constater une présence humaine à l'époque romaine.

Les habitants de la commune sont dénommés les Merlantins [2].

Géographie

Plan de Merlas et des communes limitrophes

Situation et description

La commune est située dans le centre-est de la France en région Auvergne-Rhône-Alpes, dans la partie septentrionale du département de l'Isère et plus précisément, au nord de la ville de Voiron, dans une zone de plateau dominant la vallée de l'Ainan.

Le centre du bourg de Merlas se situe, par la route, à environ 16,4 km de Voiron[3]. Le village est également situé, par la route, à 44 km de Grenoble, préfecture de l'Isère, 91 km de Lyon, préfecture de la région Auvergne-Rhône-Alpes, 319 km de Marseille, ainsi qu'à environ 561 km de Paris[4].

Communes limitrophes

Géologie

Le territoire de Merlas se situe entre des collines molassiques dites périalpines de l'avant-pays du Bas-Dauphiné et le prolongement septentrional du chaînon du Ratz.

Le col des Mille Martyrs, traversé par la RD28 et séparant le terriroire de Merlas avec celui de Miribel-les-Échelles, est un simple replat sur la large échine par laquelle se prolonge un ensemble de chaînons jurassiens depuis le plateau du Ratz, au nord de Voreppe, jusqu'à la montagne de l'Épine en Savoie. L'Urgonien affleure presque en dalles structurales sur le flanc oriental de la montagne[5].

Hydrographie

Lac de Saint-Sixte en septembre 2018

C'est sur le territoire de la commune de Merlas que sont situées les sources de deux ruisseaux qui sont des affluents de la rivière de l'Ainan : l'Aigueblanche et le ruisseau de Crozarieu[6].

Un petit lac naturel, le lac de Saint-Sixte, d'une superficie de 5,64 hectares[7], est situé sur le plateau à environ trois kilomètres au sud-ouest du bourg.

Climat

Article connexe : Climat de l'Isère.

La partie du territoire du département l'Isère dans laquelle se situe le village de Merlas et sa région est une zone de bas plateaux entourées de quelques collines de hauteur assez modeste mais présentant un climat un peu plus rude que dans la plaine. Il peut donc neiger sur le territoire de la commune alors que la plaine qu'elle domine peut n'être soumis qu'à un régime de pluie. Du fait du relief peu accentué, les masses d'air venues du nord et du sud circulent assez aisément.

Voies de communication

Le territoire de la commune de Merlas est situé à l'écart des voies de grandes circulation. L'autoroute la plus proche est l'A48 qui relie L'agglomération lyonnaise à celles de Grenoble.

Le territoire est cependant traversé par des routes départementales d'importance secondaires dont :

  • La RD28 qui relie la commune de Saint-Geoire-en-Valdaine à celle de Saint-Laurent-du-Pont après avoir franchi le col des Mille Martyrs, à 874 m d'altitude.
  • La RD28a permet un raccordement du bourg de Merlas à la RD28, au niveau du hameau du Basset.
  • La RD49c relie la commune de Saint-Bueil à celle de Saint-Nicolas-de-Marcherin (hameau de Marcherin) après avoir traversé le hameau de La Chapelle-de-Merlas, le bourg et le hameau de Saint-Sixte. Elle permet, en outre, le raccordement de la RD82 à la RD28 et la RD49.

Transports

La commune est desservie par une ligne du réseau transport du Pays voironnais, service public de transport en commun centré sur la ville de Voiron. Il s'agit de la ligne interurbaine TAD (« transport à la demande ») E1 qui relie Merlas à Saint-Geoire-en-Valdaine et Voiron.

Les deux gares ferroviaires les plus proches de la commune de Merlas sont la gare de Pont-de-Beauvoisin et la gare de Voiron.

Urbanisme

Hameaux, lieux-dits et quartiers de la commune

Risques naturels

Risques sismiques

La totalité du territoire de la commune de Merlas est situé en zone de sismicité n°4, en limite orientale de la zone de sismicité n°3[8].

Terminologie des zones sismiques[9]
Type de zone Niveau Définitions (bâtiment à risque normal)
Zone 4 Sismicité moyenne accélération = 1,6 m/s2

Autres risques

Toponymie

Selon André Planck, auteur du livre L'origine du nom des communes du département de l'Isère, le village de Merlas se dénommait La Chanas durant l'époque médiévale. le nouveau nom, pris en 1680 est liée à la présence de la famille des « Merles » possédant des droits sur la paroisse (du latin « merulus »).[10].

Histoire

Préhistoire et Antiquité

Le dolmen dit la Pierre à la Marte atteste d'une présence humaine sur le territoire de la commune dès le Néolithique.

La région de se situe dans la partie occidentale du territoire antique des Allobroges, ensemble de tribus gauloises occupant l'ancienne Savoie, ainsi que la partie du Dauphiné, située au nord de la rivière Isère.

Des médailles datant de l'époque romaine aux effigies de Jules César et de l'empereur Auguste ont été retrouvés aux abords du lac de Saint-Sixte, situé sur la commune[11].

Révolution française et Empire

En décembre 1790, par ordonnance du directoire du district et confirmée par l'assemblée administrative du département, les trois paroisses de Saint-Sixte, Merlas et La Chapelle se séparent de la commune de Saint-Geoire-en-Valdaine pour former entre elles la commune de Merlas.

Époque contemporaine

Le Château de Saint-Sixte en 1910

La seconde guerre mondiale

Durant l'occupation allemande, de nombreux jeunes français de la région sont appelés pour contribuer au STO. Certains d'entre eux sont réfractaires et cherchent refuge dans les campagnes. Petit à petit, ces groupes s'organisent en mouvements de résistance à l'occupant. Un groupe dénommé AZUR se met en place dans le secteur de Saint-Sixte et celui-ci est dirigé par Élysé Billon-Laroute, ancien maire de Merlas. En avril 1944, ce mouvement reçoit des armes grâce à un parachutage des alliés, mais suite à une dénonciation, les combattants sont menacés par les hommes de la Wehrmacht et le château de Saint-Sixte, considéré comme le quartier général de la résistance est incendié par les soldats allemands, le 21 juin 1944.

Politique et administration

Administration municipale

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1792 (inclus) Marc-Antoine D'Arnoux de Reignier    
1793 1800 Ailloud-Perraud    
28 floréal 1800 9 décembre 1827 Marc-Antoine D'Arnoux de Reignier    
21 mars 1828 21 janvier 1878 Louis Garon-Guinaud    
21 janvier 1878 16 décembre 1888 Jacques Gros-Balthazar    
16 décembre 1888 27 mai 1889 Claude Perrier    
23 juin 1889 21 février 1891 Jacques Gros-Balthazar    
19 avril 1891 16 juin 1903 Alexandre Gros-Balthazar    
16 juin 1903 21 juillet 1907 Germain Ailloud-Goussard    
21 juillet 1907 17 mai 1908 Joseph Garon    
17 mai 1908 17 mai 1925 Jean Burlet-Camborde    
17 mai 1925 19 mai 1929 Elisée Billon-Laroute    
19 mai 1929 7 septembre 1936 Julien-Joseph Gros Coiny    
7 septembre 1936 2 décembre 1942 Joseph Rossat    
21 mars 1943 26 août 1944 Jean Burlet-Camborde    
26 août 1944 31 octobre 1947 Elisée Billon-Laroute    
31 octobre 1947 26 mars 1977 Marius Charat    
26 mars 1977 17 mars 2001 Georges Montagnat-Rentier    
17 mars 2001 30 mars 2014 Bernard Gros-Balthazard DVD  
30 mars 2014 En cours Jean Cailly SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[13].

En 2016, la commune comptait 494 habitants[Note 1], en diminution de 0,4 % par rapport à 2011 (Isère : +3,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9341 0741 0711 0111 2351 2061 1441 1941 128
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
988980980970985921921907888
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
834790709578536533537500491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
424373290320381405458496499
2016 - - - - - - - -
494--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

La commune de Merlas ne comporte aucun établissement scolaire[16] depuis le 30 juin 1977, date à laquelle l'école primaire a fermé, les enfants étant scolarisés dans d'autres communes, notamment l'école de Saint-Bueil, située sur la route de Merlas.

Équipements culturel et sportif

Médias

Historiquement, le quotidien à grand tirage Le Dauphiné libéré consacre, assez régulièrement, y compris le dimanche, dans son édition du Voironnais à la Chartreuse, un ou plusieurs articles à l'actualité de la communauté de communes, du canton et quelquefois du village, ainsi que des informations sur les éventuelles manifestations locales, les travaux routiers, et autres événements divers à caractère local.

Cultes

Église de Merlas

La communauté catholique et l'église de Merlas (propriété de la commune) dépendent de la paroisse Saint-Jacques de la Marche qui comprend vingt autres églises situées dans le même secteur du Voironnais. Cette paroisse est rattaché au diocèse de Grenoble-Vienne[17].

Économie

Secteur agricole et forestier

Le commune fait partie de l'aire géographique de production et transformation du « Bois de Chartreuse », la première AOC de la filière Bois en France[18],[19].

Autres secteurs

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

La Chapelle-de-Merlas et son église
Les ruines actuelles du château de Saint-Sixte

Monuments religieux

  • L'église Saint-Ferréol
  • L'église Notre Dame, située à La chapelle de Merlas[20].
  • La chapelle Saint-Sixte, à crypte mérovingienne, construite à l'emplacement d'un temple d'époque romaine probablement dédié à Hercule[21], dans le voisinage de la motte castrale[22].

Monuments civils

  • Les ruines du château de Saint-Sixte :
résidence d'été de l'industriel André Descours, fondateur du groupe Descours & Cabaud (né en 1854-décédé à Saint-Sixte en 1904, inhumé à Millery-Rhône). Occupé par des maquisards durant la Seconde Guerre mondiale, le château fut incendié par les Allemands en représailles. Des ruines subsistent dans les bois au-dessus du hameau de Saint-Sixte.

Autres monuments

  • la Pierre à la Marte est un dolmen situé au nord-est du bourg.
  • la Pierre à Mata est une grosse pierre naturelle située en limite communale avec Miribel-les-Échelles.
  • les vestiges de la motte castrale de la Poype de Saint-Sixte, du XIe siècle[22].

Patrimoine naturel

La commune, positionné au pied du col des Mille Martyrs (zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, classée sous le numéro régional, no 38000054, sur une surface de 2,6 hectares), fait partie du parc naturel régional de Chartreuse.

Le site du lac de Saint Sixte, situé sur le territoire de la commune de Merlas héberge selon, l'INPN, la ZNIEFF du « Lac et tourbière de Saint Sixte »[23].

Personnalités liées à la commune

Le lac de Saint-Sixte a été immortalisé par cet écrivain français grâce à son roman dénommé Geai.

Héraldique

Escutcheon to draw-fr.svg

Merlas possède des armoiries dont l'origine et le blasonnement exact ne sont pas disponibles.

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Site cartesfrance.fr, page sur Merlas, consulté le 22 août 2019
  2. Site habitants.fr, page sur le nom des habitants des communes de l'Isère, consulté le 22 août 2019
  3. Site verymap.net, page sur la distance entre Merlas et Voiron, consulté le 22 août 2019
  4. Site annuaire mairie, page sur la distance entre les grandes villes françaises et Merlasconsulté le 22 août 2019
  5. site geol-alp.com, page "Miribel, col des Mille Martyrs, Saint-Aupre", consulté le 22 août 2019
  6. « Sandre Portail national d'accès aux référentiels sur l'eau | Fiche cours d'eau », sur services.sandre.eaufrance.fr (consulté le 20 avril 2018)
  7. site du ZNIEFF, page sur le lac et la tourbière de Saint Sixte
  8. Site de la préfecture de l'Isère, carte des zones de sismicité.
  9. Arrêté du 22 octobre 2010 relatif à la classification et aux règles de construction parasismique applicables aux bâtiments de la classe dite « à risque normal » - Légifrance.
  10. André Planck, "L'origine du nom des communes du département de l'Isère", (ISBN 2-84424-043-7) édition L'atelier, 2006, page 116
  11. Académie florimontane (Annecy) Auteur du texte, Revue savoisienne : journal publié par l'Association florimontane d'Annecy : histoire, sciences, arts, industrie, littérature / Jules Philippe, directeur-gérant, Imprimerie Abry, (lire en ligne)
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. « Merlas 38620 dans le département Isère », sur DemarchesAdministratives.fr (consulté le 22 avril 2018)
  17. Site messe info, page sur la paroisse Saint-Jacques de la Marche, consulté le 22 août 2019
  18. Information Presse du 5 novembre 2018 : Le Bois de Chartreuse obtient la première AOC Bois en France. Une première dans la filière bois !, site officiel du Bois de Chartreuse.
  19. Cahier des charges de l’appellation d’origine « Bois de Chartreuse », homologué par l’arrêté du 23 octobre 2018 publié au JORF du 31 octobre 2018, Bulletin officiel du Ministère de l’agriculture et de l’alimentation, n° 2018-46 (.PDF).
  20. « Fiche paroisse, Diocèse de Grenoble - Vienne », sur www.diocese-grenoble-vienne.fr (consulté le 30 mars 2018)
  21. Église de la paroisse de Massieu, www.massieu38.fr, accès le 7 octobre 2016.
  22. a et b Eric Tasset, Châteaux forts de l'Isère : Grenoble et le Nord de son arrondissement, Grenoble, éditions de Belledonne, (ISBN 2911148665), p. 684
  23. Site de l'INPN, page sur le lac et tourbière de Saint Sixte

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

  • Merlas sur le site de l'Institut géographique national

Bibliographie

  • Archives de la mairie de Merlas.
  • Le merlantin, septembre 2010
  • Corinne Bourrillon, 10 000 lieux en pays voironnais, tome 1, 2016 p. 88 à 94