Megan Rapinoe

Megan Rapinoe
Image illustrative de l’article Megan Rapinoe
Megan Rapinoe lors de la Coupe du monde féminine 2019
Situation actuelle
Équipe Drapeau : États-Unis Seattle Reign FC
Numéro 15
Biographie
Nom Megan Anna Rapinoe
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Naissance (34 ans)
Lieu Redding (États-Unis)
Taille 1,67 m (5 6)[1]
Poste Milieu gauche
Pied fort Gauche
Parcours junior
Saisons Club
2004-2008 Drapeau : États-Unis Portland Pilots
Parcours professionnel1
SaisonsClub 0M.0(B.)
2002-2005 Drapeau : États-Unis Elk Grove Pride 00? (25)
2009-2010 Drapeau : États-Unis Chicago Red Stars 038 0(3)
2011Drapeau : États-Unis Philadelphia Independence 004 0(1)
2011Drapeau : États-Unis magicJack 010 0(2)
2012Drapeau : États-Unis Sounders Women de Seattle 002 0(0)
2013-2014Drapeau : France Olympique lyonnais 029 0(8)
2013- Drapeau : États-Unis Seattle Reign FC 073 (32)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
2003-2005 Drapeau : États-Unis États-Unis -20 ans 021 0(9)
2006-Drapeau : États-Unis États-Unis 158 (50)
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels.
Dernière mise à jour : 7 juillet 2019

Megan Rapinoe (née le à Redding, en Californie) est une joueuse de football internationale américaine évoluant au poste de milieu de terrain offensif. Depuis 2013, elle joue pour le Seattle Reign FC. Avec la « USNWT », elle est championne olympique en 2012 et championne du monde en 2015 et en 2019. Lors de cette édition disputée en France et où les USA remportent leur quatrième titre mondial, elle est co-capitaine de sa formation, co-meilleure buteuse avec six réalisations, et désignée meilleure joueuse du tournoi.

Carrière

En club

Megan Rapinoe à l'Olympique lyonnais.

De 2002 à 2005, Rapinoe évolue avec le Elk Grove Pride dans la Women's Premier Soccer League. En quatre saisons, elle marque 25 buts pour son équipe. De 2004 à 2008, elle joue pour l'équipe de son université : les Portland Pilots  de l'université de Portland. L'équipe gagne le championnat de sa conférence en 2004, 2005, 2007, 2008, et le championnat national de la NCAA en 2005.

Lors de la création de la Women's Professional Soccer en 2009, Rapinoe est la deuxième joueuse sélectionnée par les Red Stars de Chicago. Elle joue les saisons 2009 et 2010 avec les Red Stars. À l'inter-saison 2010-2011, les propriétaires des Red Stars annoncent que l'équipe ne repartira pas pour la saison 2011 dans la WPS pour raisons financières, et vont jouer dans la ligue Women's Premier Soccer League (WPSL). Rapinoe est alors recrutée par Philadelphia Independence[2]. En cours de saison 2011, elle est échangée au magicJack[3],[4]. Elle contribue à la qualification de son équipe en série éliminatoire mais MagicJack est finalement éliminé en semi-finale par Philadelphie Independence.

Elle part ensuite en Australie en octobre pour jouer au Sydney FC[5]. Après la suspension des activités de la Women's Professional Soccer en février 2012, elle signe avec les Sounders Women de Seattle[6].

Sur les 10 nominées pour le prix de meilleure Joueuse mondiale de la FIFA 2012, elle termine à la 9e place derrière sa néo-partenaire lyonnaise Camille Abily qui elle, se hisse à la 7e position.

Le 10 janvier 2013, elle s'engage avec l'Olympique lyonnais pour une durée de six mois. Elle rejoint ensuite le Seattle Reign FC où elle est mise à disposition le 11 janvier 2013[7],[8]. Pour sa première apparition sous le maillot lyonnais lors d'un match amical contre Shanghai (5-0), elle marque sur coup-franc. Son premier but en D1 intervient lors de la victoire contre Guingamp (5-1) le 23 février 2013.

En désaccord avec son entraîneur Patrice Lair, elle quitte Lyon en février 2014[9].

Le , la joueuse est nommée parmi les quinze prétendantes au premier Ballon d'or féminin[10] (elle se classera 9e).

En sélection nationale

La première apparition de Rapinoe pour son pays est avec l'équipe nationale des moins de 19 ans. Elle y joue 21 matches et marque 9 buts. Ses apparitions les plus notables sont à la Coupe du monde des moins de 20 ans en 2004.

Rapinoe joue son premier match pour l'équipe nationale sénior des États-Unis, le 23 juillet 2006 dans un match contre l'Irlande. Elle marque son premier (et deuxième) but avec l'équipe le 1er octobre 2006 contre l'équipe nationale chinoise. Rapinoe n'a pas joué pour l'équipe nationale américaine en 2007 et 2008 en raison de blessures sérieuses du ligament croisé. Le 2 juillet 2011, dans un match contre la Colombie, elle marque son premier but en Coupe du monde et célèbre son but en chantonnant « Born in the U.S.A. » de Bruce Springsteen au micro placé au bord du terrain[11].

Lors de la Coupe du monde en Allemagne en juillet 2011, elle évolue en milieu gauche, plutôt offensif avec un rayon d'action très large, défendant et récupérant des ballons en défense, pour porter l'offensive vers ses attaquantes de pointe comme Abby Wambach. Droitière d'origine, Rapinoe frappe des deux pieds. Les principaux corners et coup de pieds arrêtés de l'équipe américaine sont exécutés par elle. Son jeu apporte une note créative et technique à l'équipe nationale qui perd en finale de la compétition face au Japon.

Elle fait partie de l'équipe américaine sacrée championne olympique aux Jeux olympiques d'été de 2012.

Le 13 mars 2013, elle remporte avec sa sélection l'Algarve Cup en écartant l'Allemagne (2-0) en finale. Elle est élue meilleure joueuse du tournoi.

En 2015 et 2019, elle devient championne du monde pour les troisième et quatrième titres planétaire de l'équipe féminine américaine. Lors de cette édition disputée en France, elle marque sur penalty les deux buts de son équipe en huitièmes de finale face à l'Espagne (2-1) et à nouveau les deux buts victorieux face à la France (dont un penalty) en quarts (2-1). Elle ouvre également le score en finale le 7 juillet 2019 à Lyon contre les Pays-Bas, à nouveau sur penalty à la 61e minute, puis Rose Lavelle scelle le score huit minutes plus tard (2-0). Co-capitaine de la formation américaine avec Alex Morgan et Carli Lloyd, elle est la co-meilleure buteuse du tournoi avec six réalisations en compagnie d'Alex Morgan et de l'Anglaise Ellen White[12] et est désignée par la FIFA meilleure joueuse de cette huitième Coupe du monde[12].

Palmarès

En club

Aux États-Unis

Distinctions individuelles

Vie privée

Le , Rapinoe fait son coming out[13] en tant que lesbienne lors d'une interview avec le magazine Out  ; elle y révèle qu'elle est en couple avec la joueuse de football australienne Sarah Walsh depuis 2009[14],[15].

Après environ cinq ans de vie commune, Rapinoe et Walsh mettent fin à leur relation en 2013. Depuis Rapinoe a une relation avec l'artiste Sera Cahoone[16]. En juillet 2017, la basketteuse quadruple championne olympique Sue Bird dévoile sa relation avec Megan Rapinoe[17].

Prises de positions

Depuis le 4 septembre 2016, Rapinoe boycotte l'hymne américain avant les matches, en soutien au joueur de football américain Colin Kaepernick qui proteste ainsi contre les violences policières à l'égard des Afro-Américains[18]. Elle contribue aussi à la protestation contre la différence de salaires entre les joueurs masculins et féminins[19],[20].

Lors de la coupe du monde 2019 en France, elle refuse de chanter l'hymne national américain, en signe de protestation contre la politique menée par Donald Trump concernant les minorités[21]. Elle affirme à plusieurs reprises son refus de se rendre à la Maison Blanche pour répondre à une éventuelle invitation du président Donald Trump après le succès américain.« Je pense que je dirais que votre message exclut des gens. Vous m'excluez. Vous excluez les gens qui me ressemblent. », dit-elle[22]. Le 10 juillet, l'équipe américaine parade sur le Canyon des Héros de Broadway, à Manhattan, New York, sous les confettis devant des milliers de fans. Devant l'hôtel de ville de la « Grosse pomme », elle prononce un discours où elle déclare notamment : « C'est de mon devoir de vous dire cela : nous devons être meilleurs… Nous devons aimer davantage, haïr moins. Nous devons écouter plus et moins parler. Nous devons savoir que c'est de la responsabilité de chacun. C'est de notre responsabilité de rendre ce monde meilleur. Je pense que cette équipe fait un travail incroyable pour porter tout cela sur ses épaules. Oui, on fait du sport ; oui, on joue au football ; oui, on est des femmes athlètes, mais on est beaucoup plus que ça […] Comment rendez-vous vos proches meilleurs au quotidien ? […] Donnez plus, soyez plus grands, meilleurs que vous ne l'avez jamais été. »[23].

Références

Megan Rapinoe célébrant sa victoire à la Coupe du monde féminine de 2015, à New York.
  1. (en) Liste complète des équipes à la Coupe du monde 2019, sur www.fifadata.com
  2. (en) « Independence Signs U.S. National Team Midfielder Megan Rapinoe », sur www.womensprosoccer.com, (consulté le 1er novembre 2011)
  3. (en) « Independence Trade Megan Rapinoe to magicJack », sur www.womensprosoccer.com, (consulté le 1er novembre 2011)
  4. (en) Mike Serviedo, « Independence trade Megan Rapinoe », sur www.phillysoccerpage.net, (consulté le 1er novembre 2011)
  5. « Nouveaux visages et nouvelles en tête », sur fr.fifa.com, (consulté le 1er novembre 2011)
  6. W-League, « U.S. Stars Eager for W-League Season », (consulté le 6 juin 2012)
  7. « Wambach à Western New York », sur fr.fifa.com, (consulté le 12 janvier 2013)
  8. (en) Graham Hays, « NWSL allocation easier said than done », sur espn.go.com, (consulté le 12 janvier 2013)
  9. Rapinoe poussée vers la sortie?
  10. Les 15 nommées au Ballon d'Or féminin France Football
  11. « Chants, danses et buts d'anthologie », sur fr.fifa.com, (consulté le 1er novembre 2011)
  12. a et b N.G., « Megan Rapinoe élue meilleure joueuse de la Coupe du monde », sur lequipe.fr, (consulté le 11 juillet 2019).
  13. (en) Anthony Hernandez, « Megan Rapinoe en vedette américaine », sur Le Monde, (consulté le 9 janvier 2015)
  14. (en) U.S. women's soccer player: 'I'm gay'
  15. (en) As an out U.S. Olympic soccer player, Megan Rapinoe's got balls.
  16. (en) Megan Rapinoe comes out, officially, to OUT
  17. (en) Timothy Rapp, « Sue Bird Comes out as Gay, Announces Relationship with Megan Rapinoe », bleacherreport.com, (consulté le 27 juillet 2017)
  18. « Etats-Unis: la footballeuse Rapinoe boycotte encore l'hymne américain », L'express,‎ (lire en ligne)
  19. « Inégalités salariales : la colère revendicatrice des footballeuses américaines », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 24 juin 2019)
  20. « Coupe du monde féminine 2019 : Megan Rapinoe, forte tête et porte-voix », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 24 juin 2019)
  21. « Pourquoi Megan Rapinoe ne chante pas l'hymne national », sur Le Huffington Post, (consulté le 29 juin 2019)
  22. Ph.L. avec AFP, « Pour Megan Rapinoe, une parade à New York mais pas de Maison-Blanche », sur leparisien.fr, (consulté le 11 juillet 2019).
  23. Goal, « VIDEO - Le discours de Megan Rapinoe devant la foule », sur goal.com, (consulté le 11 juillet 2019)

Liens externes