Mazarine Pingeot

Mazarine Pingeot
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Mazarine Pingeot en .
Nom de naissance Mazarine Marie Pingeot
Alias
Mazarine Marie Mitterrand Pingeot
Naissance (43 ans)
Drapeau : France Avignon
Nationalité Drapeau : France Française
Profession
Conjoint

Mazarine Pingeot, officiellement Mazarine Mitterrand Pingeot depuis 2016 à l'état civil, née le à Avignon, est une écrivaine française. Elle est professeure agrégée et docteure en philosophie et enseigne actuellement à l'université Paris-VIII à Saint-Denis. Elle est par ailleurs chroniqueuse sur des sujets culturels et administratrice de l'institut François-Mitterrand[2].

Auteure de nombreux romans, Mazarine Pingeot aborde régulièrement les thèmes de la famille, de la maternité et de l'enfance dans son œuvre[3].

Elle est la fille de François Mitterrand, président de la République française de 1981 à 1995, et d'Anne Pingeot, historienne de l'art. En 1994, la révélation au grand public de la deuxième famille du président de la République en exercice et de l'existence de Mazarine, sa fille cachée, alors que leur existence était jusque là un secret de Polichinelle, a fait l'objet d'une très large couverture médiatique.

Biographie

Enfance et jeunesse

Fille de François Mitterrand et d'Anne Pingeot[4], avec qui celui-ci a entretenu une double vie pendant plus de 30 ans[5], Mazarine Marie Pingeot effectue sa scolarité à l'école Saint-Benoît et au lycée Henri-IV à Paris. En , elle intègre l'École normale supérieure de Fontenay-Saint-Cloud (classée 4e sur 35). Agrégée de philosophie (reçue en 18e sur 73), Mazarine Pingeot enseigne d'abord à l'université de ProvenceAix-en-Provence)[6], puis au lycée Colbert de Paris 10e, avant d'entrer à l'université Paris-VIII en tant que professeur agrégé.

Elle est reconnue par François Mitterrand devant notaire le [7]. Jean-Edern Hallier aurait tenté, dès 1982, de dévoiler la parenté complète de l'enfant[8],[9] puis veut publier, en , L'Honneur perdu de François Mitterrand, un brûlot qui, au départ, devait d'ailleurs s'appeler Mitterrand et Mazarine ; le président de la République parvient à faire détruire les livres avant leur publication[10]. Ce n'est qu'en que Paris Match publie une photo des paparazzi Pierre Suu et Sébastien Valiela, de Mazarine et son père à la sortie du restaurant Le Divellec[11].

Carrière littéraire

En 1998, elle publie un premier livre intitulé Premier roman, qui bénéficie d'une large couverture médiatique mais qui est diversement accueilli par certains critiques[12]. Cet ouvrage se vend à 60 000 exemplaires. Il est traduit dans plusieurs langues. Tout en assurant une carrière journalistique (elle est un moment détentrice d'une chronique irrégulière dans le magazine Elle), elle publie, en 2000, Zeyn ou la Reconquête, un roman beaucoup moins bien accueilli que le premier mais qui toutefois confirme sa notoriété au point de voir naître quelques pastiches. Au début de sa carrière littéraire, Mazarine Pingeot ne bénéficie pas de l'indulgence des critiques littéraires. Nelly Kaprièlian, des Inrockuptibles examinait son cas d'une formule lapidaire : « Mazarine Pingeot, (...) parce qu'elle est la fille d'un des rares présidents français qui lisaient, a toujours cru et tenté de nous faire croire qu'elle « écrivait » »[15].

En 2003, elle est chroniqueuse littéraire dans l'émission Field dans ta chambre de Michel Field puis, à partir de 2004, dans Ça balance à Paris, toujours avec Michel Field et diffusée sur la chaîne de télévision Paris Première. L'année 2003 voit aussi la publication d'un essai, Ils m'ont dit qui j'étais, qui traite de ses lectures. La forme, des fiches de lecture reliées à ses expériences personnelles, séduit un certain nombre de critiques[16].

En est publié son quatrième ouvrage Bouche cousue chez Julliard. Ce récit autobiographique se présentant sous la forme d'un journal intime se vend à 200 000 exemplaires[17]. D'autres ouvrages suivent.

Elle crée une collection de sciences humaines avec son amie Sophie Nordmann, dans la maison d'édition Robert Laffont, intitulée Les nouvelles mythologies.

Parallèlement, elle fait de la radio - Europe 1 (À trois sur la balançoire avec Constance Chaillet), France Culture (avec Jean-Michel Djian, La Part d'enfance, qui donne ensuite lieu à un livre).

Pour le dixième anniversaire de la mort de son père, en , Mazarine Pingeot signe la préface du livre de Stéphane Trano, Mitterrand, une affaire d'amitié, dans lequel elle croise son témoignage avec celui de son demi-frère Jean-Christophe Mitterrand, pour la première fois. Mais elle préface aussi le livre d'entretien entre son père et Marguerite Duras, Le Bureau de poste de la rue Dupin ainsi que d'autres ouvrages.

Elle intervient toujours avec d'autres chroniqueurs, dans l'émission télévisée Ça balance à Paris sur Paris Première, animée depuis la rentrée 2010 par Éric Naulleau.

Elle a soutenu une thèse sur René Descartes à l'université Paris VIII[18].

Positionnement politique

À l'occasion des primaires de la Gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017, elle apporte publiquement son soutien à Vincent Peillon[19].

Vie privée

Mazarine Pingeot est la compagne du présentateur Ali Baddou entre 1992 et 1998[20].

En 2001, elle rencontre Mohamed Ulad-Mohand à la villa Médicis de Rome, alors pensionnaire de cette académie. Ils ont ensemble un fils, Astor, né le , et deux filles, Tara, née le , et Marie, née le [21]. Ils se séparent en 2014.

Le , Mazarine Pingeot et Didier Le Bret « officialisent » implicitement leur relation en apparaissant ensemble publiquement lors du salon La Forêt des livres à Chanceaux-près-Loches (Indre-et-Loire)[22]. Ils se sont mariés le à Paris 11e, en présence de François Hollande et Julie Gayet[23].

Par décret du 8 , elle obtient le changement de son nom de Pingeot en « Mitterrand Pingeot[24] ».

Œuvre

  • 1998 : Premier roman, Julliard. (ISBN 2-260-01495-X)
  • 2000 : Zeynn ou la reconquête, Julliard. (ISBN 2-260-01512-3)
  • 2003 : Ils m'ont dit qui j'étais, Julliard. (ISBN 2-260-01602-2)
  • 2005 : Bouche cousue, Julliard. (ISBN 2-260-01658-8)
  • 2007 : Le Cimetière des poupées, Julliard. (ISBN 978-2-260-01730-1)
  • 2010 : Mara, Julliard. (ISBN 978-2-260-01764-6)
  • 2011 : Pour mémoire, Julliard, (ISBN 2-260-01831-9)
  • 2011 : Entretien avec Descartes, Plon, (ISBN 978-2-259-21443-8)
  • 2012 : Bon petit soldat, Julliard (ISBN 978-2-260-02035-6)
  • 2013 : La Part d'enfance : 24 entretiens de Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian, Julliard (ISBN 978-2-260-02100-1)
  • 2014 : Les Invasions quotidiennes, Julliard, (ISBN 978-2-260-02118-6)
  • 2016 : La Dictature de la transparence, Robert Laffont, (ISBN 978-2-221-19293-1)
  • 2017 : Théa, Julliard, (ISBN 978-2-260-02944-1)
  • 2018 : Magda, Julliard,
Participations

Bibliographie

  • Le roman Le Bon Plaisir de Françoise Giroud met en scène un président de la République qui a un enfant adultérin. Le livre, sorti le , a été édité par les éditions Mazarine[25]. Ce roman a été adapté au cinéma par Francis Girod, le film est sorti en 1984.
  • Géraldine Catalano et Ariane Chemin, Une famille au secret : le Président, Anne et Mazarine, Paris, Stock, 2005, 264 p., (ISBN 2234058139).

Documentaires télévisés

Divers

  • Depuis le , elle est la marraine du Village du Livre d'Ambierle, dans la Loire.
  • Depuis le , elle présente une nouvelle Web émission confidence intitulée Le Café en partenariat avec Dailymotion, lesinfos.com et Starbucks Coffee France. L'émission est disponible sur Dailymotion.
  • Elle fait partie du comité scientifique du festival Philosophia qui se tient chaque année à Saint-Émilion.

Notes et références

  1. Caroline Michel, « Le compagnon de Mazarine, nouvel homme clé du renseignement », sur L'Obs, .
  2. Conseil d'administration de l'institut François-Mitterrand.
  3. « Mazarine Pingeot », sur Salondulivrebeyrouth.org (consulté le 7 novembre 2011).
  4. « L'histoire de Mazarine Pingeot, la fille cachée de François Mitterrand ».
  5. « Anne Pingeot, la discrète révélée (1/5) : Jeune fille en voie d'émancipation », France Culture,‎ (lire en ligne)
  6. Mazarine Pingeot, France Inter
  7. « La seconde famille de François Mitterrand » sur le site de L'Express.
  8. Livre, puis L'Idiot international.
  9. « Jean-Edern Hallier mord encore », entretien avec Jean-Pierre Thiollet par Sébastien Bataille, Causeur, 8 octobre 2016.
  10. Paul Webster, Mitterrand : l'autre histoire, 1945-1995, Éditions du Félin, , p. 191.
  11. Mazarine Pingeot sur le site du magazine Paris Match.
  12. « [...] un livre touffu, [...] encore un peu embarrassé. », selon Josyane Savigneau, Le Monde, .
  13. [1].
  14. « Autant ses romans sont tartes, autant cet essai littéraire est sympathique. » écrit Éric Ollivier dans Le Figaro le .
  15. Mazarine Pingeot sur le site de La République des Lettres.
  16. Thèses.fr
  17. 6 Medias, « Voyeurisme : la réponse de Karine Le Marchand à Mazarine Pingeot », Le Point,‎ (lire en ligne).
  18. Elise Petter, « Ali Baddou est-il en couple ou célibataire ? », terrafemina.com, .
  19. Chronologie biographique de Mazarine Pingeot sur le site du magazine Gala.
  20. Caroline Michel, « Le compagnon de Mazarine, nouvel homme clé du renseignement », tempsreel.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne).
  21. « François Hollande s'affiche avec Julie Gayet au mariage de Mazarine Pingeot », sur lexpress.fr, (consulté le 21 juillet 2017).
  22. « Journal officiel du 10 novembre 2016 (texte 111- Annonces) - Décret du 8 novembre 2016 portant changements de noms - NOR : JUSN1629212D » (consulté le 22 novembre 2017).
  23. « Mazarine », bibliomonde.com.

Voir aussi

Article connexe

Liens externes

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